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La fausse histoire des auto-immolations sur la place Tiananmen

L'Appel pacifique du 25 avril 1999
Révéler les crimes de prélèvements d'organes sur les pratiquants de Falun Gong
1400 décès présumés

pratiquants persécutés à mort

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Entretien exclusif à l’occasion du 7e anniversaire du « 25 avril » – M. Zhong Guichun parle des motifs derrière la persécution

 

 

(Minghui.org)

 

Lorsque M. Zhong Guichun était officier de police en Chine.

 

Le 25 avril 2006, c'était le septième anniversaire de l'incident de Zhongnanhai. La persécution du Falun Gong par le PCC dure depuis presque sept ans et les pratiquants de Falun Dafa dans le monde entier clarifient de tout leur cœur les faits à propos du Falun Gong, essayant d'exposer et d’arrêter la persécution, particulièrement des Occidentaux qui demandent « Pourquoi ? ». Voyons comment Zhong Guichun répond à cette question.

 

M. Zhong Guichun était un chef du Bureau de la sécurité politique du PCC dans les services de police de Pékin, jouant un rôle de surveillance de niveau II. Il a commencé à apprendre le Falun Gong du fondateur, M. Li Hongzhi en 1990. En raison de sa pratique et de son soutien du Falun Gong, il a été renvoyé de son emploi entre la fin de 1993 et le début de 1994 devenant donc la première personne à être maltraitée pour sa pratique du Falun Gong et il est la première victime travaillant au sein du système policier en tant que pratiquant de Falun Dafa. Le nom de M. Zhong Guichun est familier aux Chinois particulièrement à Pékin. M. Zhong dut trouver un autre emploi à la Corporation d’importation et d’exportation de produits chimiques de Chine. Après le 20 juillet 1999, le régime de Jiang a commencé à persécuter le Falun Gong. Placé sous étroite surveillance, il perdit toute liberté jusqu’à ce qu’il parte en Nouvelle-Zélande en 2003. Le 25 avril 2006, les journalistes de Minghui.net et de la Radio Minghui ont interviewé M. Zhong Guichun depuis New York.

 

Le 25 avril 1999, 10 000 pratiquants de Falun Dafa se rendirent au Bureau central des appels situé près du complexe de Zhongnanhai à Pékin. Ils demandaient que les fonctionnaires des services de police de la ville de Tianjin libèrent les plus de 30 pratiquants de Falun Dafa arrêtés qui avaient pétitionné dans la ville de Tianjin. Ils demandaient la permission de publier les livres de Falun Gong et d’avoir un environnement de pratique légal et sans danger pour le grand groupe de Falun Gong. Plus tard, cet événement fut caractérisé par le PCC et par Jiang Zemin comme l’incident d’une « attaque de Zhongnanhai (gouvernement) » et fut utilisé comme une des principales raisons pour interdire le Falun Gong, le 20 juillet 1999.

 

Voici l'enregistrement de notre entretien.

 

Le journaliste de Minghui : Comment allez-vous M. Zhong ! Pouvez-vous nous dire quand vous avez commencé à apprendre le Falun Gong ?

 

M. Zhong : J'avais été très intéressé par différentes cultivations et pratiques de qigong depuis 1978, et j'avais également lu des revues sur le qigong. J'ai essayé beaucoup de genres de qigong jusqu'en 1989, lorsque je m’en suis fatigué, et je croyais que tout ça était faux sans aucun véritable enseignement. J’ai renoncé au qigong, et j’ai cessé mes recherches dans ce domaine. Je ne pratiquais plus que les arts martiaux. J’ai eu la chance de rencontrer le fondateur du Falun Dafa, Maître Li, à Pékin en 1990 et j’ai commencé à cultiver et à suivre Maître Li.

 

Le journaliste : Pouvez-vous être plus spécifique ?

 

M. Zhong : J'ai cultivé dans le Falun Dafa et j'ai suivi Maître Li à Pékin depuis 1990. Le Maître a commencé à faire connaître largement le Fa au public en 1992 et il a donné treize enseignements à Pékin. Tout en cultivant, j'aidais aussi le Maître à propager le Fa. J'étais un officier de police à ce moment-là, je protégeais le Maître parce que je pensais que Pékin était un drôle d’endroit pour propager la pratique, car c’était un environnement de qigong compliqué. Le Falun Gong du Maître était si bon et je savais que des gens le maudissaient par derrière pour des motifs inavoués, donc je protégeais secrètement le Maître. Voilà ce que je faisais.

 

Le journaliste : Quelle était la situation quand le système de police vous a congédié ?

 

M. Zhong : J’ai su très tôt qu'ils avaient remarqué le Falun Gong. Il y avait plus de 2 000 différentes sortes de qigong, et parmi eux le Falun Gong de Maître Li Hongzhi, qui était le plus droit. Ses effets curatifs étaient les meilleurs dans tout le pays, et les plus miraculeux parmi tous les autres qigong. Les gens connaissaient tous le Falun Gong et savaient que le Maître était une personne noble, miséricordieuse et bienveillante. Beaucoup de fonctionnaires au niveau de l’État dans le gouvernement, du système du Parti, et de l’armée, aussi bien que des gens de tous les secteurs, tels que des intellectuels et des étudiants de l'université pratiquaient le Falun Gong. Face à une telle situation, la Division de la sécurité politique du PCC et le système de police avaient remarqué le Falun Gong.


Le journaliste : Ceci entre quelle et quelle année ?

 

M. Zhong : Entre les années 1993 et 1994.

 

Le journaliste : Puisque le Falun Gong était si bon et que ses effets curatifs étaient bons, et que beaucoup de gens, depuis le gouvernement central jusqu'au niveau local, voulaient tous l’apprendre et en profiter, pourquoi la police a-t-elle alors développé une attitude aussi hostile ?

 

M. Zhong : En fait, il y avait beaucoup de gens à l'intérieur du système de police qui apprenaient le Falun Gong, et ils savaient tous que le Falun Dafa était bon, et que le Maître du Falun Gong était très gentil. La Division de la sécurité politique du PCC dans le système policier avait une position spéciale : sa tâche de sécurité politique était tout spécialement de travailler pour le pouvoir politique du Parti, ils étaient en quelque sorte les chiens de garde du Parti, devenant ses yeux et ses oreilles. Leur but de tout instant était de servir le Parti. Alors pourquoi donc prêtait-on autant d'attention au Falun Gong puisqu’on savait que le Falun Gong était si bon ? Ce pourrait bien être dû au propre intérêt de la Division de la sécurité politique. Ils pensaient probablement que le Falun Gong pouvait être utilisé à des fins politiques. Ces fonctionnaires de la Division de la sécurité publique comprendront bien ce que je dis, et parmi eux les agents de la sécurité d’État, tous comprennent ce que veut dire « utilisé à des fins politiques ».

 

Le journaliste : Voulez-vous dire que la raison de cette persécution n'était pas liée à la compréhension profonde ou superficielle du Falun Gong par le PCC, ni à l’efficacité de la pratique, mais au fait que le PCC voulait utiliser le Falun Gong, et puisque le Falun Gong refusait de les laisser faire à leur guise, ils ont commencé à persécuter le Falun Gong. Est-ce ce que vous voulez dire ?

 

M. Zhong : Oui, on peut le comprendre ainsi. Les fonctionnaires du PCC ne se souciaient que de leur seul but. Par exemple, ils pouvaient moins se soucier des assassinats ou des incendies ou de la façon dont ils traitent les criminels, parce que ces choses n’ont rien à voir avec leurs promotions, ou avec comment faire de l’argent. Les événements politiques sont habituellement étroitement liés à des promotions si la nature de l’événement est décidée par les hauts niveaux. Les avantages pour eux-mêmes dont j’ai parlé, telle est la raison pour laquelle la Division de la sécurité politique du PCC insiste pour persécuter le Falun Gong. Ils veulent calomnier, fabriquer de fausses preuves, faire des rapports au Comité central du PCC et obtenir l'attention du Comité central du PCC. Ils veulent plaire à leurs supérieurs de haut niveau par la persécution, avec une diffamation et machination systématique et aussi en produisant certaines excuses et preuves pour cette persécution.

 

La persécution du Falun Gong par le système de la sécurité politique du PCC était plus spécifiquement pour plaire à Luo Gan, et Luo Gan a été ainsi promu par Jiang au Politburo central dû à son « mérite » dans la persécution. À l'origine, la Division de la sécurité politique du PCC à l'intérieur du système de police était sur le point d'être combinée avec le système du Bureau de sécurité d'état, mais dû à leur coup monté contre le Falun Gong et la persécution contre le Falun Gong, ceci a eu comme conséquence non pas la réduction de la Division de la sécurité politique du PCC à l'intérieur du système de police, mais leur structure, besoins en équipement, personnel et fonds ont augmenté et leur position à l'intérieur du système de police est ainsi devenue stable. La Division de la sécurité politique du PCC combinée avec le système du Bureau 610 sont devenu le système de sécurité d'État, recevant de ce fait de meilleurs équipement, fonds, et personnels. Ils ont assuré leur position au sein du système policier et ont atteint leur but.

 

Jiang est très jaloux, particulièrement de la popularité de Maître Li. Jiang est très étroit d’esprit et il est très effrayé parce que le Falun Gong a plus de 100 000 000 de pratiquants.

 

La raison pour persécuter le Falun Gong est extrêmement ridicule. Ce que je vous ai dit ce sont tous des faits.

 

Le journaliste : Y a-t-il des documents qui ont directement ordonné et planifié la persécution du Falun Gong ?

 

M. Zhong : Il n'y avait aucun document au début. La raison pour laquelle je suis certain de ce que j’avance est que je travaillais dans ce secteur et que j’étais un chef du Bureau de la sécurité politique, responsable de détecter, enquêter sur d'autres nationalités, religions, personnes d’avis différents, et d'autres partis démocratiques, activistes des mouvements démocratiques, et groupes sociaux de qigong. Le qigong est l'un des groupes que nous surveillions.

 

Le journaliste : Beaucoup de gens qui vivent à l'étranger ont vu un document qui indique que Zhu Rongji, le Premier ministre chinois d’alors, avait reconnu la qualité du Falun Gong et avait dit que le Falun Gong avait épargné à la Chine de grandes quantités de dépenses médicales. Quand les pratiquants de Falun Gong sont allés au Bureau des appels du Conseil d'État, Zhu Rongji a rencontré les représentants des pratiquants et a eu une bonne discussion avec eux. Par la suite, beaucoup de gens ont pensé qu’il était étrange qu'un groupe que le Premier ministre avait aussi franchement reconnu positivement et qui avait bénéficié à l’économie nationale et à la stabilité sociale fut interdit. La relation entre le régime central et le système de sécurité nationale dont vous venez tout juste de parler n'est-il pas un peu étrange ?

 

M. Zhong : Ce n’est pas aussi étrange qu’il y paraît, parce que quand le système de la sécurité politique de la police veut faire quelque chose, s'il prête attention à une organisation sociale, on déposera des dossiers et fera des investigations et des inspections, et fera alors en sorte qu’un ensemble de choses se produise. Les fonctionnaires de niveaux élevés du PCC ne savent pas nécessairement cela. Par exemple, comme Premier ministre du pays, Zhu Rongji mettait l’accent sur l'économie en ce temps-là. Il ignorait ce que les personnes du système de la sécurité politique faisaient. Si je suis le chef d’une section ou un chef de division d'une unité de politique et de sécurité, je souhaiterais avoir tous les ans une nouvelle affaire ; une plus grande affaire qui puisse bouleverser toute une ville ou même toute la nation, quelque chose qui attire l'attention du Comité central du PCC et de mes supérieurs. Cela ne nécessite pas nécessairement la connaissance des fonctionnaires d'État de haut rang pendant le processus de certaines affaires.

 

Le journaliste : Est-ce que l’incident du 25 avril a été créé de cette façon également ?

 

M. Zhong : Pour toutes les opérations du système politique et de sécurité, exécuter toutes ces conspiration, y compris le système national politique et de sécurité de Pékin en descendant jusqu’au Bureau n°1 du Ministère de la sécurité publique, Luo Gan est celui qui avait pleine connaissance de toutes ces opérations parce que Luo Gan était chargé de la politique et des lois.

 

Pour ce qui est de Jiang Zemin, il ignorait tout au début, Jiang Zemin pensait tout simplement que son pouvoir politique était menacé. Jiang Zemin était tout simplement jaloux. Il était extrêmement jaloux du Maître du Falun Gong. Jiang Zemin était étroit d’esprit et envieux. Après, il craignait que trop de gens ne pratiquent le Falun Gong ; 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong. Ceux qui l’entouraient ont effrayé Jiang Zemin, lui disant qu'il perdrait son pouvoir s'il ne réprimait pas le Falun Gong. Voilà ce dont Jiang Zemin avait le plus peur, alors ils ont mené le prétendu incident d’« encerclement et d’attaque de Zhongnanhai » du 25 avril 1999.

 

En fait, l'Appel du 25 avril c’était les pratiquants de Dafa préservant leur droit à la liberté de croyance. Ils demandaient justice au Bureau national des appels. Ils disaient au gouvernement que Dafa est bon pour le pays et le peuple, et qu'il apportait beaucoup d'avantages et n'avait jamais fait le moindre mal à personne. Ils ne faisaient qu’essayer d'informer leurs dirigeants et les organismes gouvernementaux concernés que c’était une pratique merveilleuse avec beaucoup de preuves à l’appui. Selon la Constitution chinoise, n'importe qui peut faire une pétition ; donc, c’était parfaitement légal. La police l'a appelé illégal. C'était une pétition, mais ils l'ont appelé pour le calomnier « encerclement et attaque ». Voilà comment ça s’est passé. Il [Luo Gan ] l’a rapporté ainsi au Comité central du PCC et à Jiang Zemin, et Jiang Zemin l'a cru dès qu'il a obtenu la vidéocassette. Luo Gan – juste comme ça – a créé la [fausse] preuve pour justifier la persécution.

 

Ils ne se soucient pas du tout de la croissance économique, ni des vies des personnes, ni de la stabilité sociale. Ils s'inquiètent seulement de leurs propres intérêts. Ils sont tout simplement comme ça.

 

Le journaliste : Avant cet entretien, vous avez dit que les gens dans beaucoup de domaines, y compris militaire, soutenaient le Falun Gong. Que voulez vous dire par « soutenaient » ?

 

M. Zhong : Ils étaient tout simplement au courant que le Falun Gong est bon. Ils pratiquaient le Falun Gong eux-mêmes, y compris la police armée, et les gens dans l'armée et de quelques autres systèmes. Je les connais. J'ai connu beaucoup de fonctionnaires militaires qui étaient de rangs au-dessus du niveau des divisions et même quelques chefs des corps de l'armée ; certains étaient des fonctionnaires militaires retraités, membres de l'Armée rouge, des fonctionnaires qui avaient combattu dans la guerre sino-japonaise, dans la guerre de Libération, des fonctionnaires militaires à différents niveaux. Eux et leurs familles pratiquaient tous le Falun Gong. J’étais au courant de tout cela.

 

Le journaliste : Vous étiez à Pékin le 25 avril 1999 ?

 

M. Zhong : J’étais à Pékin le 25 avril 1999. J’ai été témoin personnellement de la pétition pacifique du 25 avril 1999 lorsque 10 000 personnes ont fait appel.

 

Le journaliste : Comment avez-vous appris l’information concernant la ville de Tianjin ?

 

M. Zhong : Un compagnon de pratique m’a téléphoné et m’a annoncé que He Zuoxiu avait publié des articles diffamatoires contre Dafa dans une revue. Ce pratiquant avait été à l’agence du Quotidien de Tianjin pour leur clarifier les faits. Le gouvernement de la ville de Tianiin a délibérément refusé de résoudre le problème.

 

J'ai également pensé que la police essayait expressément de créer un incident important de tout cela. Ces gens en position de pouvoir ont engagé les services de plusieurs pseudo scientifiques et pseudo maîtres de qigong pour publier des articles attaquant Dafa dans les journaux, sachant très bien que les pratiquants de Falun Gong ne resteraient pas assis à ne rien faire. Ils savaient cela, ils ont donc fait faire ces choses par des gens attaquant le Falun Gong, à dessein. Le gouvernement de la ville de Tianjin a volontairement refusé de résoudre le problème et laissé la question s’envenimer.

 

Les agents du Département de police de la ville de Tianjin en particulier ont arrêté plus de 50 pratiquants de Falun Gong. Le chef du Département de police a menti et indiqué que le Département de police de la ville de Tianjin n'avait pas arrêté une seule personne. Quelques pratiquants m'ont appelé et m’ont dit que le gouvernement de la ville de Tianjin ne pouvait pas résoudre le problème, et que la police ne libérerait pas les pratiquants. Ils ne pouvaient pas résoudre le problème, et ils nous ont adressé à un niveau du gouvernement plus élevé. Donc, nous n’avions d’autre choix que d’aller pétitionner à Pékin au Bureau national des appels du Comité central. Le pratiquant m’a dit d’en appeler au Bureau des appels du Conseil d'État le 25 avril et de dire au gouvernement que le Falun Dafa est bon, et demander la libération des pratiquants de Falun Gong arrêtés, ainsi que la permission d’imprimer des livres de Dafa, et de pouvoir jouir d’un environnement légal et stable pour que les pratiquants de Falun Gong puissent pratiquer leur croyance. C'est à peu près tout à ce sujet. Alors, j’y suis allé.

 

Le journaliste : Est-ce que les trois demandes ont été faites concernant trois situations d’alors ?

 

M. Zhong : Oui, c’est ce qui s’est passé. Puisque le système de police était impliqué, ils ont dirigé l'incident dès le début. Par la suite, la police a joint le Bureau de la presse et des publications et d’autres agences concernées pour arrêter la publication des livres de Falun Gong. Ils ont envoyé des officiers de police pour harceler les pratiquants de Falun Gong quand ceux-ci faisaient leurs exercices dehors. Les pratiquants n'avaient alors aucun choix que d’aller à un niveau du gouvernement plus élevé et au Bureau des appels pour informer le gouvernement au sujet de cette perturbation et demander un environnement sans restriction pour les pratiquants de Dafa. C'était comme ça !

 

Le journaliste : Il y a des documents qui montrent que beaucoup de pratiquants de Falun Gong faisaient les exercices dans la plupart des secteurs verdoyants dans toutes les villes de la Chine et particulièrement à Pékin, y compris certains parcs au milieu de la ville. Est-ce que tout cela a pris fin en avril 1999 ?

 

M. Zhong : Oui, tout. La police patrouillait, il y avait même la police anti-émeutes et les inspecteurs de la ville pour détruire cet environnement de cultivation et pratique. Ils l’ont fait exprès !

 

La police a envoyé la police armée, les groupes de patrouille et les pompiers pour interférer avec les pratiquants. Certains visaient particulièrement le Falun Gong. Par exemple, quand je me suis joint aux exercices de groupe, nous étions justement de l’autre coté de la rue de la Corporation de Sinochem, le site de pratique à l'Administration océanique d’État. Presque 1 000 personnes faisaient les exercices chaque matin sur ce point de pratique ; c'était vraiment un spectacle à voir. Les passants et les conducteurs, tous nous regardaient, c’était vraiment grandiose. Ceci a disparu même avant le 25 avril. La police avait installé des barricades en métal pour bloquer et détruire l'environnement de pratique. Ils ont envoyé la police et des inspecteurs de la ville pour détruire tous les sites de pratique où nous pouvions faire des exercices en tant que groupes, ainsi nous ne pouvions plus avoir un environnement paisible pour faire les exercices. Ils ont interféré avec nous à dessein. La police ne faisait que ça.

 

Le journaliste : Pour autant que vous le sachiez combien de personnes pratiquaient le Falun Gong avant la persécution de 1999 ?

 

M. Zhong : Avant la persécution, il y avait près de 100 millions de gens qui pratiquaient le Falun Gong. Je le sais très bien !

 

Le journaliste : Combien à Pékin ?

 

M. Zhong : Plus d’un million !

 

Le journaliste : D’après ce que vous nous dites, la persécution totale du Falun Gong a commencé en 1999 mais ne coïncide pas avec la propagande officielle du PCC qui dit que le Falun Gong a attaqué Zhongnanhai le 25 avril et que le Falun Gong préconise la superstition et interdit aux gens de prendre des médicaments.

 

M. Zhong : Oui. Ils fomentaient contre le Falun Gong et trompaient le peuple. La police rassemblait également d'autres informations sur le qigong dont ils puissent se servir pour diffamer davantage le Falun Gong. Ils ont accusé le Falun Gong de tous les problèmes qui arrivaient avec les autres pratiques de qigong. Ils rassemblaient ce genre d'information depuis longtemps.

 

Le journaliste : On dirait que le système policier ne se soucie pas de quelles accusations étaient portées contre le Falun Gong, tant qu’ils pouvaient créer certains incidents afin d’obtenir des promotions ou de l’argent et que les choses se passent telles que prévues. Les accusations n’étaient fabriquées que pour duper le public ?

 

M. Zhong : Oui. Le public ne se rendait pas compte des faits à l’intérieur. Seulement, les gens qui travaillaient dans ce domaine connaissaient les vrais faits à l’intérieur. Aucun de mes collègues qui travaillent dans d'autres domaines ne connaissait les faits intérieurs des initiatives du système de la politique et de la sécurité. Certains de ces collègues travaillent pour la police criminelle, certains sont des investigateurs criminels, certains travaillent au contrôle de la sécurité sociale, à l'administration des ménages, certains sont des officiers de sécurité, des pompiers, et d'autres types de policiers. Même certains chefs de Bureaux ignoraient l'histoire intérieure. Ce sont les gens qui n'étaient pas nécessairement en position principale de responsabilité à cet égard, y compris les chefs de Bureaux qui ne comprenaient pas le domaine de la politique et de la sécurité. Ils n'ont pas commencé leurs carrières dans ce domaine. Seulement les gens travaillant dans le système de la politique et de la sécurité connaissaient « le mieux ».

 

Le journaliste : Pouvez-vous nous donner vos impressions du fondateur du Falun Gong, Maître Li Hongzhi ?

 

M. Zhong : L’impression la plus profonde que j’ai du Maître est son immense compassion et dignité. C'était mon impression. Une autre impression était la droiture et l’honnêteté du Maître. Par exemple, lorsque nous avions affaire à d’autres maîtres de Qigong, souvent ils nous demandaient d’aider avec ceci et cela. Je les aidais dans la mesure de mes capacités. Mais le Maître ne nous a jamais demandé quoi que ce soit. Tout ce que nous faisions n’était que ce que nous voulions faire de notre plein gré. Le Maître ne nous a jamais ni donné d’ordres, ni demandé de faire quoi que ce soit pour lui. Tous les jours lorsque nous sortions, il m’était facile de conduire en raison de mes connections avec le Bureau de la sécurité publique. J’essayais de rendre la vie plus facile au Maître lorsque le Maître donnait des conférences à Pékin, comme conduire le Maître ici et là. Le Maître me demandait toujours : « Xiao Zhong, ça vous va ? Vous pouvez le faire ? » À chaque fois que le Maître demandait : « Ça va ? Est-ce autorisé par votre travail ? » Je voyais que le Maître était si aimable et prévenant en considérant les autres avant tout. À chaque fois je répondais : « C’est bien ! » Le Maître souriait. Je sentais que le Maître avait de la compassion pour les pratiquants, leurs membres de famille à savoir s’ils étaient heureux et si les leaders à leur travail étaient contents. Bien que ce soit de petites choses, le Maître a toujours considéré le bien-être des autres d'abord et non pas si cela lui était commode. Plus nous voyions que le Maître agissait comme ceci, plus nous voulions du fond du cœur tout faire pour l’aider et suivre le Maître pour propager la Loi.

 

Le Maître ne voulait jamais ennuyer ses disciples. À chaque fois qu’il venait à Pékin de Changchun, le Maître prenait l'autobus. Il ne nous informait qu’après l’arrivée de l'autobus à Pékin, parce qu'il ne voulait pas nous déranger pour aller le chercher. Lorsqu’il quittait Pékin, il tentait encore davantage à ne pas nous en informer afin de ne pas nous déranger. Nous savions que le Maître ne voulait pas ennuyer ses disciples. À chaque fois c’était comme ça. Parfois, nous l’apprenions, alors nous allions le cueillir à la gare. Mais la majeure partie du temps nous l'ignorions. Le Maître était toujours comme ça. Dans la vie quotidienne, le Maître s’inquiétait également beaucoup pour nous. À ce moment-là, nos salaires étaient médiocres. Le Maître n'était pas riche non plus. Quand nous sortions avec le Maître, par exemple au temple de Jietai ou à d'autres temples, nous nous arrêtions à des petits restaurants aux bords de la route sur le chemin de retour. Nous commandions une crêpe frite, un bol de nouilles ou quelque chose d’extrêmement simple. Le Maître mangeait avec nous, mais il ne nous laissait jamais payer. Il a toujours payé. De ces petites choses, tout ce que le Maître faisait était très touchant.

 

En parlant de la façon dont le Maître prenait soin de ses disciples, j’aimerais vous raconter une petite histoire. En 1994, le Maître est allé à Chongqing donner des conférences et je suis allé avec le Maître. Il y avait un autre pratiquant plus âgé, Li Xuejun qui avait la responsabilité de montrer les mouvements des exercices. Je suivais le Maître dans tous les endroits où il allait et je l’aidais à maintenir l'ordre, etc. Après quelques jours de conférences, nous avons remarqué que le Maître ne mangeait que des nouilles instantanées chaque jour. Toutes les conférences étaient en soirée. Le Maître ne mangeait jamais avant une conférence, et faisait seulement cuire un paquet de nouilles instantanées avec de l'eau chaude après la conférence. Le Maître a toujours fait ainsi. Naturellement nous mangions également très simplement, puisque le Maître mangeait si simplement. Après quelques jours, le Maître m’a interpellé avec Xuejun, et nous a emmenés à un restaurant au pied de la montagne, un restaurant qui avait un menu. Nous avons obtenu une table et nous nous sommes assis. Le Maître a écrit les commandes lui-même – je me rappelle qu'il n’avait commandé que quatre plats. Quand les plats ont été apportés à la table, le Maître nous a laissés manger, moi et Xuejun. Le Maître n'a pas mangé, et il s'est tout juste assis là et nous a observés, comme si nous étions ses propres enfants. Je ne peux pas oublier cela.

 

De ces choses, nous pouvons voir à quel point le Maître est magnifique et bienveillant. Le Maître prend soin de ses disciples dans tous les domaines. Il y a beaucoup, beaucoup d'exemples comme cela.. Sur certaines choses je ne peux même pas me rappeler les détails. De telles histoires sont abondantes. Non seulement nous, mais également d'autres pratiquants, tous ont senti que le Maître se souciait énormément de nous. Pensez-y, dans Dafa, nous sommes tous pareils, anciens ou nouveaux disciples. Nous tous, baignons dans la lumière de Bouddha. Nous sommes si chanceux !

 

Le Maître est comme ceci. Encore une chose, le Dafa du Maître – le Falun Gong est un champ merveilleux si magique, si vous le pratiquez.

 

Le journaliste : Puisque vous avez pratiqué le Falun Gong, vous avez été mis à pied de votre travail et vous avez perdu votre liberté. Maintenant, vous avez dû quitter votre pays d'origine. Ne le regrettez-vous pas ?

 

M. Zhong : Non, je prends ces choses à la légère ! Je me sens si chanceux et si heureux d’avoir eu l’occasion de devenir un pratiquant de Dafa, de devenir un disciple du Maître, et que je puisse pratiquer Dafa. Plus je pratique, plus je me rends compte que cette occasion est si précieuse qui n’arrive qu’en des dizaines de milliers d'années.

 

Le journaliste : Vous avez commencé la pratique du Falun Gong en 1990. Vous devez connaître beaucoup d'amis pratiquants, et de pratiquants à Pékin. Savez-vous comment ils vont maintenant ?

 

M. Zhong : Oui. Les pratiquants parmi les premiers disciples, dans tout le pays et particulièrement de Pékin, me connaissent tous, parce que j'étais l'un des premiers disciples du Maître. Depuis la persécution illégale, la situation a beaucoup changé. Depuis ces années de rectification de Fa, je crois que maintenant ils comprennent tous ce qu'est le Fa, ce qu'est le PCC, et pourquoi le PCC persécute le Falun Gong. Je crois qu'ils comprennent ou ont commencé à comprendre. Ce que je voudrais leur dire est que nous devrions dire la vérité aux gens à plus grande envergure, et faire connaître à plus de gens les faits de la persécution. En ce qui concerne les pratiquants en Chine continentale, l'environnement pour la pratique et pour la rectification de Fa est très importante. Le Maître a indiqué dans ses conférences en dehors de Chine que les pratiquants en Chine continentale forment le corps principal. J'espère que ces pratiquants en Chine continentale agissent comme le corps principal, et font ce que nous devrions faire jusqu’à la fin de cette persécution.

 

Le journaliste : Bien M. Zhong. Merci de m’avoir accordé cette entrevue pour Minghui.

 


Traduit de l'anglais au Canada

 

Version anglaise : http://en.minghui.org/emh/articles/2006/4/26/72489.html

Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2006/4/25/126079.html