(Minghui.org)

Les enfants des photos ci-dessous sont Jin Panpan (un garçon) et Liu Shuangshuang (une fille). Leurs parents sont des pratiquants de Falun Gong. C'étaient des enseignants respectés de la province du Heilongjiang, au collège d'enseignants de Mudanjiang. Or ils ont été cruellement persécutés et condamnés illégalement à de longues peines de prison.

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Jin Panpan (garçon)


Liu Shuangshuang (fille)

Jin Panpan est né en septembre 2002. Il a un frère plus âgé, Jin Luyi, 10 ans. Quand Jin Panpan a eu 14 mois, ses parents ont été arrêtés parce qu'ils pratiquaient le Falun Gong. La police a attendu jusqu'au 14 février 2004, quand Jin Panpan était âgé de 18 mois, pour commencer un procès [de cette façon, la mère pouvait être condamnée à une longue peine de prison]. Jin Youfeng (le père) a été condamné à 11 ans de prison et Jiang Chumei (la mère) à 14 ans.

Liu Shuangshuang a trois mois de plus que Jin Panpan. Son frère, Liu Chengcheng, a trois ans. Ses parents sont également des pratiquants de Falun Gong. Leur mère, Shen Chunhua, a été condamnée à 11 ans de prison, tandis que le père, Liu Zhiyuan, a été condamné à 14 ans.

La nuit du 22 octobre 2003, la police a fait irruption chez ces deux familles et a enlevé les parents. 70 pratiquants de Falun Gong ont été illégalement arrêtés cette nuit-là. Leurs affaires, telles que les livres de Falun Gong, les documents clarifiant la vérité, les ordinateurs, les dossiers bancaires et l'argent, tout cela a été confisqué. La police a cruellement torturé les pratiquants en détention. Ils ont été frappés, privés de sommeil, nourris de force avec de l'huile de moutarde et « tirés avec des cordes »(1). La police leur a même pointé des pistolets à la tête ou couvert la tête avec des sacs de plastique, jusqu'à ce qu'ils perdent connaissance à cause du manque d'oxygène. Les tortures ont duré pendant 10 jours et il est fréquemment arrivé que plusieurs pratiquants aient perdu connaissance au cours de la torture.

Plus de 30 pratiquants ont été condamnés à des peines entre 5 et 14 ans de prison le 14 février 2004. Ils n'ont pas été autorisés à faire appel. Au cours du procès, tous les pratiquants ont exprimé avec droiture à la cour les moyens cruels utilisés par la police pour les torturer pendant les interrogatoires. Ils ont également vigoureusement défendu leur innocence. Aucun pratiquant n'a accepté de signer un papier quelconque. Les parents de Jin Panpan et de Liu Shuangshuang étaient parmi les personnes reconnues coupables et condamnées injustement.

Au moment où la police a arrêté les parents des quatre enfants, personne de leur famille n'était là pour s'occuper des enfants. La police a forcé les connaissances des enfants à les prendre chez eux, sinon ils auraient été envoyés dans un orphelinat.

Actuellement, Panpan et son frère vivent chez leurs grand-parents à Qiqihar où ils mènent une vie difficile.

Shuangshuang et son frère vivent chez leurs grand-parents. Il n'y a aucun détail pour le moment.

Nous demandons aux personnes de bonne volonté dans le monde d'avoir en conscience la situation de ces quatre enfants et de leurs parents. Il y a énormément d'enfants de pratiquants de Falun Gong en Chine qui souffrent de la même situation désespérée, avec des membres de leur famille emprisonnés illégalement. De nombreux enfants ont perdu leurs parents pour toujours, car ils sont morts à cause de la torture et des mauvais traitements en détention.

(1) « Tiré avec des cordes » : Cette méthode de torture utilise une corde de chanvre de la grosseur d'un doigt et mouillée avec de l'eau. Les tortionnaires la mettent sur la nuque des pratiquants de Dafa et l'enroulent très serré autour des deux bras. Pour augmenter la douleur de la victime, ils déshabillent souvent la victime ne lui laissant que ses sous-vêtements. En général, au moins trois tortionnaires oeuvrent en même temps pour appliquer cette méthode de torture. Quand la corde atteint les poignets, elle est tendue. Ils lui mettent les mains derrière le dos et les deux extrémités de la corde sont insérées dans la portion de corde sur la nuque, ensuite deux tortionnaires tirent en bas avec force les deux extrémités, aussi fort qu'ils peuvent et font un noeud. A ce moment-là, la circulation est coupée et la victime va ressentir une accélération du rythme cardiaque, une douleur extrême dans les deux bras et en quelques minutes, une sueur abondante.

Pour être sûrs que la corde est aussi tendue que possible, les tortionnaires glissent des bouteilles en verre ou des bâtons aux poignets des pratiquants, ainsi la corde va entrer profondément dans la chair. En même temps, ils vont également frapper le pratiquant au visage et le choquer avec des matraques électriques. Chaque séance de « tirer la corde » dure entre dix et vingt minutes. Quand la corde est relâchée, la victime ne sent plus ses bras et cela prend longtemps pour qu'il ait de nouveau des sensations. Ceux qui ont fait l'expérience de cette torture ont souvent de graves handicaps aux bras, ou ils n'arrivent plus à dresser les bras, ou ils ont perdu une partie de leur mobilité. Les marques laissées sur les bras par la corde ne vont pas partir avant un ou deux ans.

Traduit en Suisse le 28 novembre 2004