Parmi les détenus, il y a une petite fille de 5 ans, à qui la maman a été tuée sous détention par la police chinoise; les pratiquants font une grève de la faim.

Le 16 décembre 2005


Des policiers en uniforme et en civil transportent un pratiquant de Falun Gong à Bangkok. Les pratiquants méditaient dans une protestation silencieuse de l’autre coté de la rue de l'ambassade chinoise.

BANGKOK (CIFD) - Trois hommes, deux femmes et trois de leurs enfants âgés de 5, 6 et 14 ans -- tous réfugiés chinois avec des documents de protection de réfugiés des Nations Unies -- ont été détenus aujourd'hui tandis qu’ils méditaient en face de l'ambassade chinoise à Bangkok. Les adultes ont été officiellement accusés. Excepté pour une fille de 14 ans qui a été libérée, ils sont tous actuellement détenus au Centre de détention d'immigration de Bangkok.

Wikorn Jarupruch, un enquêteur de l'immigration thaïlandaise qui a interviewé les pratiquants en détention, a dit aux pratiquants que c'était l'ambassade chinoise qui a donné des directives à la police pour arrêter les protestations.

Les huit étaient parmi plus d’une douzaine de pratiquants de Falun Gong venus ce matin s’assoir sur le trottoir en face de l'ambassade chinoise. Ils protestent à cet endroit quotidiennement depuis le 6 décembre, accentuant sur le double viol des pratiquantes de Falun Gong par un policier chinois et la persécution de six ans du Falun Gong en général.

Au cours des derniers jours, la police thaïlandaise a fouillé les pratiquants et a enlevé leurs banderoles (nouvelles). Dans un incident, on a vu les policiers thaïlandais entrer et sortir de l'ambassade chinoise avant de traverser la rue pour arrêter la protestation silencieuse des pratiquants.

Le 14 décembre, les pratiquants ont rencontré la police thaïlandaise. Pendant trois heures ils ont discuté pourquoi il est si important qu’ils exposent la persécution du Falun Gong en Chine et les autres crimes répugnants du parti communiste chinois. Les fonctionnaires semblaient comprendre et ont sympathisé avec les victimes d'une telle injustice.

Cependant, jeudi matin, peu de temps après 11h00, près de 20 policiers thaïlandais se sont approchés des pratiquants. Certains ont été soulevés avec leurs jambes encore croisées en position de méditation.

La raison officielle, donnée par l'officier Pithipan Krisdakorn, pour arrêter les cinq adultes, est qu'ils n'ont pas montré de preuve appropriée d'entrée légale en Thaïlande. Mais comme de nombreux réfugiés, les pratiquants arrêtés n'ont pas de passeports et à la place ont des lettres officielles de statut de protection du bureau du haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Parmi ceux arrêtés par la force, se trouvent Huang Guohua et sa fille Kaixin de 5 ans.  Luo Zhixiang, la mère de Kaixin, a été tuée sous la garde de la police chinoise, en l’an 2002 lorsqu’elle était enceinte de trois mois. Kaixin a vécu avec ses grands parents en Chine jusqu'au mois de décembre dernier lorsqu’elle a retrouvée son père à Bangkok. Il s'était sauvé en Thaïlande plus tôt après avoir aussi été arrêté et torturé en Chine.

Certains des pratiquants détenus font la grève de la faim pour protester contre leur détention.

Source http://faluninfo.net/displayAnArticle.asp?ID=9317

Date de Parution: 17/12/2005
Catégorie: Nouvelles et activités dans le monde

Traduit de l’anglais le 17 décembre 2005