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Wang Bo raconte comment le PCC l’a trompée, lui a lavé le cerveau et l’a utilisée (2e partie)

4 mars 2006

(Minghui.org)


2. Torture – le premier arrangement systématique de haut en bas

Tôt en 2001, au camp de travaux forcés de Shijiazhuang, nous les pratiquants avons fait les exercices de Falun Gong en tant que groupe. Les gardiens ont pensé que j'avais organisé l'activité. Ils ne m'ont pas traité de la même façon que les autres pratiquants. Les autres ont été soumis à de mauvais traitements physiques et verbaux et menottés au gré des abuseurs. Ils m’ont trompée par leur gentillesse envers moi. Zhang, le chef du Bureau juridique de la province de Hebei m'a rendue visite au camp de travail. Ils ont voulu m'inciter à sentir leur « bonté ». Ils ont fait des arrangements systématiques à partir des autorités supérieures jusqu’aux rangs inférieurs dans un effort de me coincer et de m’utiliser. Cette forme de persécution est tout à fait sans scrupule, parce que tandis qu'ils vous apaisent à leur faire confiance, ils vous persécutent. Vous êtes ignorant de leur intention véritable et par la suite, ils vous mettront dans une position où vous préférerez plutôt mourir qu’être en vie.

Tout le temps, les gardiens de camp ont essayé de me «  réformer », mais ils ne pouvaient me convaincre. Plus tard, j’ai pris connaissance de l’incident de « l’immolation à la Place Tiananmen ».Par la suite, à deux reprises, les journalistes de l'agence de nouvelles de Xinhua sont venus au camp de travaux forcés de Shijiazhuang pour interviewer les pratiquants de Falun Gong y compris moi-même. Ils se sont concentrés sur moi et par l’entremise du lavage de cerveau, ils espéraient pouvoir fabriquer, avec moi, des nouvelles pour tromper le public.

Le 3 avril 2001, ils m'ont mise dans une voiture et m’ont conduite au camp de travaux forcés de Xinan. Ils ont menti et m'ont dit que nous allions à une exposition. À ce moment-là, jusqu’à l’instant même où ils m’ont conduite dans la « salle de consultation psychiatrique » de ce camp je n'avais toujours aucune idée ce qu'ils me voulaient. J'ai entendu le mot « réforme » pour la première fois quand ils m'ont forcée à porter l'uniforme d'un prisonnier. Ils m'ont parlé vingt-quatre heures sur vingt-quatre et ne m’ont pas laissée dormir. J'étais extrêmement fatiguée et je pouvais à peine ouvrir les yeux. Ils ne voulaient pas que je dorme, ainsi ils m'ont forcée à me tenir debout. Ils m'ont également forcée à m'accroupir dans un coin sans bouger.

Quand j'étais mi-inconsciente et chancelante en raison du manque de sommeil, ils m'ont forcée à porter l'uniforme de la prison. Lorsque je suis redevenue lucide, j'ai tenté de l'enlever. Les gardiens m'ont incitée à m'asseoir sur une chaise et ils m'ont menottée à un barreau de la chaise situé entre les deux pattes avant de la chaise et à quelques pouces près du sol. Après avoir été menottée de cette façon, mes mains touchaient presque le plancher et le haut de mon corps s’appuyait sur mes cuisses. Après un certain temps mes mains sont devenues noires et enflées. Quand ils ont voulu enlever les menottes, ils n’ont pas réussi car les menottes creusaient profondément dans la chair de mes poignets enflés. L’après-midi de la sixième journée, mon esprit était embrouillé. J’étais somnolente et je ne pouvais penser correctement. J’avais des nausées et je ne voulais que dormir.

3. Manipulation du bon côté de la nature humaine - le deuxième arrangement systématique de haut en bas

J’étais embrouillée en raison du manque de sommeil et de leurs mensonges. À ce moment-là, je pensais qu’une pratiquante devrait toujours voir à l’intérieur plutôt que de regarder les autres. Les gardiens du camp de travail ont tiré profit de ceci, et je me suis égarée.

Le 8 avril lors de mon retour au camp de travaux forcés de Shijiazhuang, je me suis aperçue que tout le camp de travail avait changé et l’ambiance hautement intense s’était évanouie. En fait, ceci faisait parti du schéma trompeur pour me viser, prévu par les fonctionnaires de haut rang et mis en application au camp. Dans l’auto en route vers le camp de travaux forcés de Shijiazhuang, le chef du camp de travail Zhao Yinong m’a dit : « Le camp de travail est absolument différent maintenant ». J’étais si naïve que je l’ai cru. En traversant l’entrée du camp, j’ai été accueillie avec une tel apparat et fanfare que cela me faisait penser à l’accueil destiné à un inspecteur de gouvernement. J’étais suffisamment embrouillée pour les croire.

Tous les détenus du camp ont été transférés ailleurs. J'ai été envoyée au Groupe 304, où je n'ai vu presque aucun des pratiquants de Falun Gong que je connaissais auparavant. Ils ne voulaient pas que j'entre en contact avec les pratiquants connus. Ils m'ont fait voir que tous les pratiquants portaient les uniformes de prison que nous avions refusé de porter auparavant (à de nombreuses occasions, en dépit de la coercition des fonctionnaires du camp de travail).

J’ai pensé que cela était étrange. Un jour, un pratiquant m’a dit en secret : « Saviez-vous que probablement le lendemain de votre trajet à Pékin, les gardiens ont emmené tous les pratiquants de Falun Gong à la cafétéria en bas en plusieurs groupes. Ils ont empilé des uniformes de prison sur les tables et ont demandé à chaque pratiquant de les porter. Ceux qui refusaient, ont été immédiatement placé de côté et sauvagement battus avec des matraques électriques et des bâtons en caoutchouc jusqu'à ce que les pratiquants aient atteint leur limite physique et se compromettent ».

Plus d'un mois plus tard, lorsque nous prenions une douche, je me suis aperçu que beaucoup de pratiquants avaient des ecchymoses bleutées sur les fesses et les cuisses. Bon nombre d'entre eux ne pouvaient pas se coucher sur le dos la nuit et devaient dormir sur le ventre. Je me suis senti horrifiée. Je ne pouvais croire qu’on n’avait même pas épargné les vieillards de 70 ans.

Je me suis sentie affreusement mal d’avoir trahi Dafa. Je n'étais pas parmi ces pratiquants quand ils supportaient un tel abus énorme sous la persécution. J'ai leur ai dit : «Je me sens très mal quand je vous vois. Je sais que vous avez tous souffert énormément. Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix. J’espère que vous pourrez me parler si le cœur vous en dit et que vous pouvez m’aider.» Les gardiens m’ont entendue et m’ont arrêtée.

Ce que j’ignorais et ce à quoi je n’avais pas pensé, est le fait que tous ces gens avec lesquels je vivais maintenant avaient été «transformés» C’était un arrangement de co-habitation voulu par les gardiens. J’avais toujours eu confiance aux gens. J’avais eu le cerveau lavé au point où je ne pouvais discerner le bien du mal. Certains gardiens étaient superficiellement gentils avec nous, ce qui fait que je ne soupçonnais rien et que je partageais avec eux mes doutes ou confusions. Par la suite, j’ai subi un lavage de cerveau jour après jour et avais le supposé «pourparler» quotidiennement. Je n’aurais jamais pensé que le tout avait été soigneusement planifié dans un effort pour cibler une seule personne Plus tard, lorsqu’on me demanda de répondre aux questions sur un papier, je ne voulais pas répondre aux questions. Lorsqu’ils m’ont demandé, « Qui est Maître Li Hongzhi? » J’ai répondu « Je ne veux pas répondre directement à cette question » Ils savaient alors que je n’étais pas entièrement réformée, donc ils n’épargnèrent pas leur peine pour continuer à me laver le cerveau.

Je sentis une grande pression et mon esprit devenait de plus en plus embrouillé. Seulement maintenant je me rends compte que le tourment physique et l'abus ne sont pas suffisants pour inciter quelqu'un à renoncer à sa foi. La souffrance du lavage de cerveau constant et la privation de sommeil par le Parti communiste chinois (PCC) peuvent à la longue nous fatiguer et détruire la volonté.

Bien des pratiquants qui ont refusé d’abandonner la cultivation sous un traitement cruel à d’autres endroits, ont été dupés ici à ce camp de travail. Tout au long de cette détention prolongée à ce camp-ci nous sommes devenus de plus en plus mélangés. Premièrement, on ne nous donnait pas assez de temps pour penser et ils remplissaient complètement notre horaire quotidien. Ils craignaient qu’on puisse réfléchir et partager nos compréhensions sur le Falun Dafa avec les autres pratiquants. Ils voulaient tout simplement nous placer dans une situation telle qu’ils puissent solidifier les résultats de leur lavage de cerveau.

Plus tard les gardiens m'ont demandé si je voulais aller de nouveau à l'école. Je savais qu’en réalité, ils tentaient de gagner des promotions en m'utilisant comme gage. J'ai dit : « Je ne veux pas aller de nouveau à l'école » Ils n'ont pas abandonné la partie et ont continué de me soumettre au lavage de cerveau. J'ai senti des conflits : « J’ai encore à cultiver et pratiquer! Je ne peux pas laisser les gens penser que je ne fais rien et que je ne vais pas l’école. » Et finalement je disais : « Si je peux retourner à l’école, je chérirai cette opportunité. »

Je savais qu’ils voulaient me présenter comme un exemple et le fruit de leur labeur de réforme. Je ne voulais pas qu’ils m’utilisent ainsi mais je n’avais aucune liberté à l’intérieur du camp de travail. Je désirais ardemment sortir. L’ «école» à laquelle on m’envoya, cependant n’était autre chose qu’une « classe» de lavage de cerveau.

4. Les mensonges de la CCTV dans son émission débat « Point Focus »

En novembre 2000 ils m'ont dit que j’avais été relâchée plus tôt, mais en fait ils m'ont envoyée au Centre provincial pour l’éducation légale de Hebei, ce qui est en fait une classe de lavage de cerveau. Ils voulaient que je travaille en tant que «collaboratrice» afin d’aider à laver le cerveau de d’autres pratiquants de Falun Gong. Je croyais être sur la bonne voie alors je suis allée au centre.

Manifestement j'avais une certaine liberté à la classe de lavage de cerveau, mais en réalité je suis devenue encore plus salie de boue contrainte dans de plus grands mensonges et davantage de tromperie. Tout qui arrivait était bien soigneusement conçu. Ils ont fait des plans pour cibler chaque pratiquant selon leurs circonstances personnelles Ils ont différentes façons de cibler vos points sensibles et de vous persécuter. Ils m’ont parlé de mon père. Ils ont dit : « Nous sommes au courant que votre père fait de grandes choses là-bas. S’il se fait arrêter il recevra sûrement une peine d’emprisonnement.» Ensuite, ils m’ont dit : «Un tel a été envoyé au camp de travail» Souvent, ils insinuaient que mon père était en danger, ce qui m’inquiétait énormément. Ils prétendaient également être au courant des allées et venues de mon père et de ses activités et disaient : « [Nous savons tout] c’est juste que nous ne voulons pas l’arrêter maintenant. Nous espérons que vous allez pouvoir faire quelque chose. J’étais confuse en ce temps-là et je ne voulais pas que mon père souffre davantage. Ils m’ont menti et m’ont dit : «Le plus tôt que votre père reviendra à la raison le mieux ce sera.» Je les croyais et j’ai coopéré pour faire arrêter mon père.

J'ai regretté ma décision terriblement après que mon père ait été arrêté. De toute perspective, je n’aurais pas dû leurrer mon père au centre de lavage de cerveau. J'ai pensé alors : «En ce moment, les gens ne me comprennent pas, mais il est fort probable que mon père me comprenne.» Je me trompais!

Au mois de mars 2002, le chef de la classe de lavage de cerveau m'a soudainement révélé que quatre médias principaux venaient pour m'interviewer le lendemain. J'étais prise au dépourvu et j’ai parlé à mon père à ce sujet. Il sentait que tout ceci était bizarre. Le lendemain, des gens de l’émission télévisée de débat Point Focus, le Quotidien du Peuple et l’Agence de nouvelles Xinhua sont venus m’interviewer. J’étais réellement apeurée.

Li Yinqiang, journaliste pour l’Entrevue de Point Focus a mené toute la conversation. Au début il causait avec moi et a dit : «Le gouvernement a pris une décision initiale des plus erronées en réprimant le Falun Gong, tellement de gens sont contre eux maintenant. Comment pensez-vous que le tout va se terminer? Cette décision en soi est erronée» Par la suite, il a changé le ton et a dit : « J’espère que ces pratiquants de Falun Gong vont reprendre leur bon sens » Probablement que c’était ses vraies pensées, peut-être avait-il des motifs ultérieurs mais il a vraiment réussi à me rendre très confuse. Je croyais franchement que je clarifiais la vérité au public et j’avais vraiment foi en ces journalistes. Je croyais qu’en tant que journalistes et médias, le respect des faits réels était primordial. Mon père et ma mère et moi partagions la même pensée sur ce sujet. Par notre entremise, nous espérions éclairer le public sur la pratique du Falun Gong et que ceux qui le pratiquent ne sont pas irrationnels et ne commettraient jamais le suicide par une immolation ou autres. Voilà pourquoi nous avons accepté de faire l’entrevue

 L'entrevue a duré environ trois heures, mais le débat de Point Focus diffusé a été très court.. Bien que certains des mots m’appartiennent, ils les ont cités hors de contexte. Ce n'étaient pas vraiment ce que je voulais dire. Immédiatement, après la diffusion du programme, Li Yinqiang m’a téléphoné de Pékin au centre de lavage de cerveau. Il a dit : « Je craignais que vous ne seriez pas satisfaite de ceci. Vous savez que certaines parties ont dû être censurées. C’est en raison de besoins politiques. J’espère que n’êtes pas fâchée!»

Je veux mentionner en particulier qu'un article édité dans le Quotidien du Peuple contient certains mots très venimeux qui ne sont absolument pas les miens. De tels mots méchants ne sortiraient jamais de ma bouche. Mon père et moi étions indignés après la lecture de l’article car nous n’aurions jamais pensé qu’un tel journal le plus réputé écrirait de tels mensonges. Ils voulaient couper le chemin de mon retour à la cultivation pratique. Je n’ai jamais dit ces mots mais il est vrai que j’avais accepté de faire l’entrevue, donc je dois en prendre la responsabilité.

En raison de ces rapports fabriqués, je ne pouvais faire face aux autres pratiquants. Je pense que les journalistes sont tellement dépréciés qu'ils feraient n'importe quoi pour atteindre leurs buts et font totalement fi de l'éthique. Mon père et moi savions alors que cela avait été un piège et qu’on avait profité de nous.

 [à suivre]


Traduit de l'anglais au Canada : le 18 février 2006