(Minghui.org)

Pendant la deuxième session du Conseil des Droits de l’Hommes des Nations Unies à Genève, la pratiquante de Falun Gong Mme Ng Chye Huey de Singapour a exposé aux assistants la brutale persécution du Falun Gong en Chine ainsi que la discrimination et le traitement injuste qu’elle a subi à Singapour. Après le discours de Mme Ng, le délégué de Singapour a immédiatement fait un discours défendant le gouvernement. Plusieurs délégués ont contacté les pratiquants du Falun Gong à la fin de la réunion afin d’en savoir plus sur la situation.

La salle où s’est déroulé le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unis.

Le 20 septembre 2006, après que Mme Yakin Erturk, Rapporteur Spécial de la violence contre les femmes ait présenté son rapport annuel, la pratiquante de Falun Gong de Singapour Mme Ng Chye Huey a sollicité l’autorisation de faire un discours qui lui a été accordée. Mme Ng a d’abord exprimé sa gratitude pour l’aide et le soutien apportés par le Rapporteur Spécial, puis elle a déclaré que le gouvernement de Singapour fait de la discrimination et persécute les pratiquants du Falun Gong sous la coercition du Parti communiste chinois (PCC). L’année dernière, quand Mme Cheng Lu Jin et elle-même ont été envoyées dans une prison pour femme à Singapour, elles ont entamé une grève de la faim pour protester contre le traitement injuste des autorités, mais elles ont été gavées de force et menacées par le gouvernement. Mme Ng a dit : « Plus tard, quand j’ai appris que le Rapporteur spécial négociait mon cas avec le gouvernement de Singapour, ma gratitude a été au-delà des mots. Mais ce que je voudrais dire aussi est que les victimes des violations des droits de l’homme expriment eux aussi leur gratitude pour ce qu’a fait le Rapporteur Spécial pour eux. »

Mme Ng Chye Huey et Mme Cheng Lu Jin ont été menées en justice par la police en 2004 pour avoir distribué du matériel informant le public de la brutale persécution des pratiquants du Falun Gong en Chine dans un lieu touristique à Singapour. Elles ont été accusées « de rassemblement sans autorisation ». Elles ont été déclarées coupables mais avec une réelle insuffisance de preuve. Elles ont été envoyées en prison et elles ont entamé une grève de la faim pour protester contre le traitement injuste qu’elles ont subi. Mme Yakin Erturk a urgemment fait appel auprès du gouvernement de Singapour pour qu’elles soient libérées.

Après que Mme Ng ait fait son discours, le délégué de Singapour a immédiatement demandé un droit de réponse. Dans sa réponse le délégué a ignoré la persécution du Falun Gong par le PCC mais a argumenté sur les accusations des pratiquantes du Falun Gong contre le gouvernement de Singapour. Le délégué a prétendu que Singapour n’a jamais persécuté le Falun Gong.

Concernant les arguments du délégué, le journaliste a interviewé la porte parole pour la Société Falun Dafa de Singapour Dr Wang Yuyi. Mme Wang a démenti les déclarations du délégué de Singapour. Elle a dit que la raison pour laquelle le gouvernement a mené en justice les pratiquantes du Falun Gong n’est pas parce que les actions des pratiquants ont violé la loi. Même dans l’environnement rigide de Singapour, ce qu’ont fait les pratiquantes, à savoir distribuer des dépliants dans la rue, ainsi que la distribution gratuite de VCD faits maison sont des choses qui se voient communément à Singapour. Cependant, le gouvernement de Singapour a accusé les pratiquantes de Falun Gong mais non les autres personnes qui font la même chose. C’est une forme sérieuse de discrimination contre les pratiquants de Falun Gong. Leur motif est de gagner les faveurs du régime communiste chinois pour des profits économiques.

Mme Wang a donné un exemple pour illustrer ce point : « ‘Le rassemblement sans autorisation » est l’accusation la plus fréquemment utilisée par le gouvernement de Singapour contre les pratiquants de Falun Gong. A ce jour il a été utilisé trois fois, y compris lors d’un veillée aux chandelles que les pratiquants avaient tenue en 2001, quand ils ont pratiqué les exercices du Falun Gong, distribué des documents sur un lieu touristique en 2004 et distribué des matériels au centre ville en 2005. L’excuse a été qu’à l’activité il y avait plus de cinq personnes mais pour les autres activités de cinq personnes ou plus comme le piquenique, faire les courses, distribuer des matériels commerciaux etc. on n’exige pas d’autorisation de la police. »

En ce qui concerne l’affaire de 2004, l’une des pratiquantes impliquée Mme Ng Chye Huey a dit pendant l’interview : « Nous irons jusqu’au bout de cette affaire car nous voulons prouver que nous sommes innocentes. Le procès a prouvé que les accusations de la police sont irrationnelles mais le juge suivant les ordres venus de plus haut nous a déclarées coupables et nous a condamnées à la plus haute amende. Quand notre déposition d’appel a été acceptée, le juge a refusé la demande de notre famille de nous libérer sous caution et nous a envoyée en prison. Nous n’avons pas eu d’autres choix que d’entamer une grève de la faim en signe de protestation. A ce moment critique le monde entier a envoyé des appels urgents mais le gouvernement de Singapour a publié un article de menace dans le journal contrôlé par l’état The Straits Times en disant que les prisons de Singapour agiront sévèrement avec ceux qui font une grève de la faim comme par exemple les confiner dans une petite cellule. »

Pour conclure Mme Ng Chye Huey a dit : « Le gouvernement de Singapour prétend assez souvent ’être honnête et juste. J’espère qu’en traitant l’affaire du Falun Gong il le démontrera. Après tout la réunion du Conseil des Nations Unis ne se déroule pas à Singapour où le gouvernement aurait pu fermer les portes pour cacher la vérité à la masse et tromper le public. J’espère qu’ils apprendront à faire face à la réalité et ne feront pas fi de des faits mentionnés plus haut dans les discussions à venir.


Traduit de l’anglais de :