(Minghui.org)


Amnesty International a publié un document le 30 avril 2007 intitulé "République Populaire de Chine, le compte à rebours des Jeux Olympiques – la répression des activistes met le voile sur les réformes des médias et de la peine de mort". Le rapport a souligné que le gouvernement chinois utilise la détention et les camps de travail pour éliminer les dissidents, y compris les pratiquants de Falun Gong. Le rapport a mis à jour le cas de Bu Dongwei.

"Amnesty International demeure profondément inquiet que de telles politiques de 'terreur' continuent à être utilisées pour contraindre les activités légitimes de tout une catégorie d'activistes pacifiques en Chine, y compris des journalistes, des avocats et des défenseurs des droits de l'homme. Ce rapport met à jour des inquiétudes dans ces secteurs, illustré par les expériences de plusieurs individus qui ont été détenus ou emprisonnés en violation de leurs droits humains fondamentaux. L'échec des autorités chinoises à aborder les faiblesses juridiques et institutionnelles, qui permettent à de telles violations de se développer partout, continue à entraver les efforts pour renforcer l'état de droit en Chine – une pierre angulaire pour l'harmonie' ou la 'stabilité' – et jette une large zone d'ombre sur d'autres réformes juridiques qui ont été présentées au cours des derniers mois.

De nouvelles mesures ont récemment été introduites concernant les deux questions des droits de l'homme qu'Amnesty International souligne concernant l'accueil des Jeux Olympiques par la Chine: la peine de mort et la liberté de la presse. Dans cette mise à jour, Amnesty International récapitule ces réformes et évalue combien elles remplissent les promesses de la Chine d'améliorer les droits de l'homme dans l'objectif des Jeux Olympiques, qui auront lieu en août 2008. Les instructions comprennent également les développements en ce qui concerne l'utilisation de la "Rééducation par le travail" (RTL) et d'autres formes de détention administrative punitive ainsi que la situation générale des défenseurs des droits de l'homme en Chine. Il y a peu de preuve de réforme dans ces derniers secteurs, avec les Jeux Olympiques agissant apparemment comme un catalyseur pour étendre le rôle de la détention administrative, au moins à Beijing, et une persécution incessante des défenseurs des droits de l'homme, comprenant les droits proéminents des avocats de la défense et de ceux tentant de rapporter les violations des droits humains."

"Affaire mise à jour – Bu Dongwei : On sait maintenant que le pratiquant de Falun Gong, Bu Dongwei, est détenu dans l'établissement de Rééducation par le Travail (RTL) de Tuanhe, où il est sans arrêt forcé à faire du travail d'emballage. Sa famille n'a reçu de confirmation officielle sur l'endroit où il se trouvait qu'à la fin du mois d'août 2006, trois mois après qu'il ait été pour la première fois détenu. Les autorités ont sans cesse affirmé qu'il avait décidé de ne pas faire appel contre sa peine d'emprisonnement de deux ans et demie, mais sa famille réfuse cela. Les fonctionnaires de l'établissement de RTL de Tuanhe ont continuellement demandé à la famille de Bu Dongwei de participer financièrement à ses dépenses quotidiennes – environ 400 yuans par mois (approx. 70 euros).

Bu Dongwei (aussi connu sous le nom de David Bu) a été condamné à deux ans et demie de rééducation par le travail le 19 juin 2006 à Beijing pour "avoir résisté à l'autorité de la loi nationale et perturbé l'ordre social" après que la police ait découvert des livres du Falun Gong chez lui. Les autorités ont initialement refusé de dévoiler le lieu de sa détention à sa famille. Bu Dongwei travaillait à Beijing pour le compte d'une organisation américaine d'assistance, la Fondation Asie, avant d'être enlevé par la police le 19 mai 2006 à son domicile dans le district de Haidian. Amnesty International considère Bu Dongwei comme un prisonnier de conscience, détenu en violation de ses droits humains fondamentaux à la liberté d'expression, d'association et de religion, et continue de faire appel pour sa libération immédiate et inconditionnelle."

"Dans une affaire récente, Gao Zhisheng, un avocat défenseur et un activiste des droits, a été déclaré coupable d'inciter à la subversion' en décembre 2006 en vertu de son activisme, y compris de sa mise en place d'une manifestation de grève de la faim à Beijing en février 2006 afin d'attirer l'attention sur le sort de plusieurs autres activistes qui ont subi des violations des droits humains. Les autorités avaient déjà suspendu les opérations de son cabinet juridique et révoqué sa licence fin 2005 après qu'il ait publié une lettre ouverte appelant à la liberté religieuse et à un arrêt de la persécution 'barbare' de la croyance spirituelle Falun Gong. Inhabituellement, la cour a décidé que sa sentence de trois ans de prison devait être suspendue pendant cinq ans, signifiant ainsi qu'il ne serait pas emprisonné à moins qu'il ne commette des délits criminels durant la période de cinq ans.

Suite a sa 'libération' le 22 décembre 2006, Gao Zhisheng a retrouvé sa famille, mais ils demeurent tous sous étroite surveillance de la police. En avril 2007, Gao Zhisheng a affirmé à d'autres activistes qu'il avait été brutalement traité durant ses quatre mois de détention policière officielle, comprenant d'être menotté et forcé de s'asseoir sur une chaise en fer ou bien les jambes croisées durant de longues périodes, avec des spots de lumière constamment fixés sur lui. Il a dit qu'il avait seulement accepté de confesser son 'crime' dans le but de protéger sa famille."


Traduit de l'anglais de : http://web.amnesty.org/library/index/engasa170152007