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Le temps mis par le Parti communiste chinois à répondre à une enquête des Nations Unies sur le prélèvement d’organes génère encore plus d’inquiétude

Jeudi 21 juin 2007 |   Écrit par le Groupe de travail des Droits de l’Homme du Falun Gong

(Minghui.org)

Depuis que les atrocités de prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong vivants imputées au PCC ont été révélées, malgré qu’il soit difficile de croire que de telles atrocités puissent se produire au 21ème siècle, de plus en plus de preuves ont été rassemblées et suggèrent que tout ceci est une réalité.

Peu après que les atrocités aient été révélées, le Rapporteur spécial sur la torture et autres traitements inhumains et dégradants aux Nations Unies, Manfred Nowak, a dit aux médias qu’il allait enquêter. Nowak est le seul Rapporteur spécial sur la torture aux Nations Unies ayant fait une visite en Chine pour mener une investigation. Il a dit que les cas de persécution de pratiquants de Falun Gong comptaient pour 66% de tous les cas de torture se produisant en Chine et que la persécution du groupe du Falun Gong est la plus répandue et brutale.

Poussés par leur conscience, l’avocat canadien des droits de l’homme David Matas, et l’ancien Secrétaire d’Etat (pour l’Asie et le Pacifique) David Kilgour ont mené une investigation indépendante sur les allégations de prélèvement d’organes. Leur rapport a conclu que ces atrocités s’étaient bel et bien produites en Chine et continuaient à se produire.

Bien que le rapport ait suscité amplement l’attention, de nombreux gouvernements n’ont pas pris position sur cette grave question de droits de l’homme. Au lieu de cela, ils ont renvoyé la balle aux Nations Unies, et attendu les résultats de l’enquête des Nations Unies.

Pour nombre de rapporteurs, le prélèvement d’organes est un nouveau niveau du crime. L’an dernier, les atrocités de prélèvement d’organes ont attiré l’attention de trois rapporteurs spéciaux aux Nations Unies, qui ont, à plusieurs occasions, contacté le PCC et demandé des explications et une clarification.

Trois rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont envoyé des documents d’appel à la Chine concernant les atrocités de prélèvement d’organes.


Le rapporteur special sur la torture et autres traitements cruels,
inhumains ou dégradants, Manfred Nowal (à gauche)
Le Rapporteur spécial sur la liberté de religion, Asma Jahangir (à droite)

Dans le Rapport annuel des Nations Unies le plus récemment publié, certaines activités des rapporteurs spéciaux aux Nations Unies sur les atrocités de prélèvement d’organes et certaines lettres correspondantes ont été dévoilées. Selon ce rapport, le 11 août, outre Nowak (Rapporteur spécial sur la torture) et Sigma Huda (Rapporteur spécial sur le trafic de personnes) Asma Jahangir, Rapporteur spécial sur la liberté de religion a questionné le régime communiste chinois à propos des allégations de prélèvement d’organes . Ci-dessous le document d’Appel original (http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/G07/117/05/PDF/G0711705.pdf?OpenElement, page 28):

"Communication envoyée le 11 août 2006 ensemble avec le Rapporteur spécial sur la question de la torture et le Rapporteur spécial sur le trafic de personnes, en particulier les femmes et les enfants.

Le Rapporteur spécial a attiré l’attention sur l’information qu’ils avaient reçue concernant le prélèvement d’organes. Selon les allégations reçues, le prélèvement d’organes a été infligé à un grand nombre de pratiquants de Falun Gong non consentants à une grande variété d’endroits, dans le but de rendre disponibles des organes pour les opérations de transplantation. Des organes vitaux incluant des cœurs, des reins, des foies et des cornées ont été systématiquement prélevés sur des pratiquants de Falun Gong à l’Hôpital Sujiatun, à Shenyang, dans la province du Liaoning, dés 2001. Les pratiquants ont reçu des injections induisant un arrêt du cœur, et ont été par conséquent tués au cours des opérations de prélèvement d’organes où immédiatement après.

On rapporte que des employés de plusieurs centres de transplantation ont indiqué qu’ils avaient utilisé les organes de pratiquants de Falun Gong vivants pour les transplantations. Après que les organes aient été prélevés, les corps ont été incinérés, et il ne restait pas même de cadavre permettant d’identifier la source de l’organe transplanté. Une fois les organes prélevés ils étaient acheminés aux centres de transplantation pour être utilisés pour des greffes sur des patients aussi bien chinois qu’étrangers. Les fonctionnaires de plusieurs établissements de détention ont indiqué que les cours de justice ont été impliquées pour administrer l’utilisation des organes de détenus du Falun Gong.

On rapporte qu’il y a beaucoup plus de transplantations d’organes que de sources identifiables d’organes, même en prenant en compte les chiffres pour les sources identifiables, à savoir les estimations de prisonniers exécutés annuellement donateurs d’un pourcentage élevés d’organes, selon la déclaration de 2005 du Vice Ministre de la Santé, M. Huang Jiefu, les donateurs consentants de membres de familles, lesquels, pour des raisons culturelles, sont souvent réticents à faire don de leurs organes après la mort, et les donneurs en état de mort cérébrale. De plus, la publicité de temps d’attente dits être particulièrement courts pour des organes parfaitement compatibles suggèrerait l’existence d’un système informatique de compatibilité pour les transplantations et d’une vaste banque de potentiels donneurs d’organes vivants.

Il est allégué que l’écart entre les organes compatibles et les nombres des sources identifiables est expliqué par les organes prélevés sur des pratiquants de Falun Gong et que l’accroissement des transplantations depuis l’an 2000 coïncide et est en corrélation avec le début de la persécution de ces personnes.

S’agissant des transplantations, en général, il a été rapporté qu’en mars 2006, a été introduite une législation interdisant la vente d’organes humains et exigeant que les donneurs donnent une permission écrite. La législation limite aussi les transplantations à certaines institutions, qui doivent vérifier la source des organes. Cette loi a été implémentée le 1er juillet 2006. Contrairement à l’assertion du Gouvernement selon laquelle la vente des organes humains a été prohibée, en accord avec les principes directeurs de WHO de 1991, il a été rapporté que jusque là les lois chinoises ont autorisé l’achat et la vente d’organes, n’ont pas exigé d’autorisations écrites des donneurs pour la transplantation de leurs organes, qu’il n’y a pas eu de restriction sur les institutions qui pouvaient s’engager dans le prélèvement d’organes pour les transplantations, ni d’impératifs, pour ces institutions engagées dans les transplantations, de vérifier que les organes transplantés venaient de sources légales et qu’il n’y avait pas d’obligation de faire approuver à l’avance toutes les transplantations par ces comités d’éthique.

La réaction tardive du PCC soulève davantage de questions

1.Après que le document d’appel ait été émis, il a fallu plus de 3 mois au regime communiste chinois pour répondre formellement aux Nations Unies.

2. Il déclarait dans la réponse: "Afin de clarifier les faits, le Gouvernement du district de Sujiatun a mené une investigation à l’hôpital ; des medias domestique et étrangers parmi lesquels NHK du Japon, et le Réseau satellite Phoenix de Hong Kong et Ta Kung Pao, ont conduit des interviews sur place, et deux visites ont été faites par le personnel consulaire de l’ambassade des Etats-Unis. Sur la base des résultats de ces investigations on a découvert que l’hôpital n’avait que 300 lits et était totalement incapable d’héberger plus de 6000 personnes … et il n’y a aucune preuve montrant qu’il est utilisé pour tout autre but que sa fonction d’hôpital public."

Le bon sens veut qu’il y ait une différence conséquente entre "visite "et " investigation. " Les investigations demandent des professionnels internationaux et doivent être effectuées selon les standards internationaux. Comment les médias et des fonctionnaires consulaires font ils une investigation efficace ? De plus, parmi les médias invités, les médias de Hong Kong sont connus pour être procommunistes et NHK du Japon n’a jamais rapporté cette visite.

Entre temps, les rapporteurs spéciaux ont questionné plusieurs grands hôpitaux vraisemblablement impliqués dans la transplantation d’organes prélevés sur des pratiquants de Falun Gong. Le PCC n’a pas eu de réponse pour expliquer cet aspect, impliquant que de telles allégations étaient vraies.

3. Dans le document d’appel, les rapporteurs spéciaux ont demandé pourquoi le PCC avait promulgué une nouvelle régulation sur la transplantation d’organes humains après que les allégations de prélèvement d’organes aient été faites. Le PCC a argué que la régulation était pour réitérer l’agrément de 19991 avec WHO. Cette réponse est parfaitement absurde. Pourquoi l’agrément de 1991 n’a-t-il pas été effectivement implémenté dans les 15 dernières années (la régulation devait prendre effet le 1er juillet 2006) ? Ceci suggère seulement que la communauté internationale devrait examiner si le PCC s’est acquitté des engagements pris avec toutes sortes d’organisations internationales

4.Dans leur réponse, le PCC prétendait également :" Les agences concernées du gouvernement chinois mettent au point des réglements pour la transplantation d'organes humains afin de créer la régulation nécessaire de la donation d'organes, de l'enregistrement, la compatibilité et des greffes." A nouveau, cette déclaration révèle que le régime essaie de dissimuler ses crimes.

En résumé, la réponse du PCC aux inquiétudes des Nations Unies à propos des allégations de prélèvement d'organes est : Nous élaborons davantage de lois pour réguler la transplantions d'organes humains en Chine. Celà ne suggère-t-il pas que toutes les allégations de prélèvement d'organes étaient vraies.