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Mme He Xianggu appelle à une aide extérieure après avoir reçu des injections forcées de médicaments détruisant les nerfs dans un hôpital psychiatrique (Photo et enregistrement sonore)

10 novembre 2008 |   Écrit par un pratiquant dans l’agglomération Changsha, province de Hunan, Chine

(Minghui.org)

Cet enregistrement sonore, qui a réussi à sortir de Chine après être passé entre de nombreuses mains, est à propos de Mme He Xianggu, pratiquante de Falun Gong de l’agglomération de Changsha, province de Hunan. Mme He était infirmière dans la salle d’opération des malades en consultation externe de la maternité et l’hôpital de soins pour enfants de la province de Hunan. Elle a été illégalement détenue à l’hôpital des maladies du cerveau de Hunan ( aussi appelé second hôpital du peuple, connu originellement sous le nom d’hôpital psychiatrique de Hunan) pendant plus de trois mois. Les responsables de l’hôpital ont injecté de force des médicaments endommageant les nerfs à Mme He, depuis le 10 octobre 2008.

() (Une photo de Mme He Xianggu, pratiquante de Falun Gong dans l’agglomération Changsha))

Mme He voulait que cet enregistrement sonore expose les crimes du Bureau 610 dans la province du Hunan et des fonctionnaires du Parti communiste Chinois (PCC) de la Maternité et de l’hôpital de soins pour enfants, à la communauté internationale. Depuis le 20 juillet 1999, les autorités du Parti communiste Chinois ont envoyé de force des milliers de pratiquants de Falun Gong dans les hôpitaux psychiatriques et leur ont injecté des médicaments endommageant le système nerveux central. Le système de santé mentale de l’hôpital est devenu un outil que le PCC utilise pour persécuter et torturer les pratiquants de Falun Gong. Nous demandons de l’aide pour soutenir Mme He et les autres pratiquants de Falun Gong illégalement détenus dans les hôpitaux psychiatriques, et espérons que chacun pourra aider à mettre fin à cette persécution de personnes innocentes.

L'enregistrement sonore (3'36", MP3)

Transcription de l’enregistrement de Mme He :

Mon nom est He Xianggu, et je suis pratiquante de Falun Gong. Je travaillais en tant qu’infirmière dans une salle d’opération pour patients en soins externes de la maternité et des soins pour enfants dans la province de Hunan. Le 23 avril, 2008, la police du quartier commerçant de Wujialing m’a illégalement détenue après m’avoir arrêté. Après avoir mené une grève de la faim de 17 jours, la police m’a envoyée dans un camp de travaux forcés à Baimalong pendant deux ans.

A cette époque, le camp de travaux de Baimalong n’a pas voulu de moi parce que j’avais une maladie cardiaque coronarienne. Cependant, après plusieurs discussions avec le personnel du Bureau 610 et mon hôpital, ils ont fini par m’accepter. Après avoir mené une grève de la faim pendant deux mois, j’ai été mise en liberté conditionnelle pour raison médicale. Cependant, mon hôpital et le personnel du Bureau 610 m’ont transférée à l’hôpital cérébral de Hunan (second hôpital du peuple).

Après avoir été envoyée à l’hôpital cérébral de Hunan, j’ai cessé ma grève de la faim et demandé ma libération. Trois mois plus tard, Luo Zhaoping, chef de la division psychiatrique de l’hôpital, a demandé à mon hôpital de pouvoir me renvoyer et leur a demandés de venir me ramener. Cependant, mon hôpital a refusé.

Luo s’est alors entretenu avec le président de l’hôpital et a décidé de me traiter comme une malade mentale. Quatre à cinq personnes m’ont aidée à me coucher et m’ont injectée de force un médicament importé appelé Risperidone. Ils m’ont dit que cela coûtait 1 000 yuans par injection, et que c’était utilisé pour traiter la ‘’maladie mentale sorcellerie.’’ Lorsque j’ai demandé à Luo le nom du médicament, il n’a pas voulu me le dire. J’ai aussi demandé à Chen Zizhen, médecin chef, mais elle a aussi refusé. Elle a demandé : ‘’Pourquoi te dirais-je quoi que ce soit ? Nous devons obéir aux ordres d’en haut, sans quoi M. Lou et moi serons renvoyés.’’

De nombreux patients de l’hôpital étaient bouleversés lorsqu’ils ont vu comment les médecins me traitaient. Les infirmières m’ont dit qu’elles ne voulaient pas me traiter de la sorte, mais qu’elles n’avaient pas d’autres choix. Voyant qu’ils se comportaient comme un gang de voyous irrationnels, j’ai décidé de mener une grève de la faim. En réponse, ils m’ont intubée et m’ont nourrie de force.

J’expose ceci de façon à ce que les gens de l’extérieur puissent comprendre ce qui se passe et m’aident.

Lettre à la maternité et l’hôpital de santé des enfants de Hunan et au personnel de l’hôpital du cerveau de Hunan

Aux directeurs et secrétaires de la maternité et de l’hôpital de santé des enfants à Hunan, de l’hôpital cérébral de Hunan, et au chef de la division psychiatrique, M. Luo :

Moi, He Xianggu, exprime avec des mots ce que j’ai sur le cœur, et j’espère que vous pèserez le pour et le contre de vos actes.

J’ai été relâchée pour raison médicale sous la signature de mon frère aînée He Guirong. Cependant, le Bureau 610 et mon hôpital n’ont pas voulu que ma famille me ramène chez moi. Ils m’ont trompée en disant qu’ils voulaient aider à soigner mes maladies dans l’agglomération Changsha, et qu’ils me trouveraient un emploi après ma guérison. En réalité, ils m’ont envoyée à l’hôpital du cerveau de Hunan, où j’ai été détenue de force. En dépit de la façon dont j’ai été traitée, je ne les hais pas. En tant que pratiquante de Falun gong, peu importe ce qui m’arrive, je n’oublierai jamais les enseignements de mon Maître : Authenticité-Compassion-Tolérance.

Je voudrais remercier M. Luo, chef de la division psychiatrique de l’hôpital du cerveau de Hunan, de ne pas m’avoir traitée comme une patiente malade mentale. Hu Hui, le directeur de l’hôpital, et mes collègues sont venus me voir. Je les en remercie. J’espérais qu’ils comprendraient pourquoi j’ai fait une grève de la faim pour protester contre mon traitement injuste. Les pratiquants de Falun Gong sont de bonnes personnes et de bons citoyens. Je suis innocente, et je pense que chacun peut rationnellement distinguer ce qui est bon et ce qui est mauvais, juste et faux.

M. Luo a promis de me libérer après les Jeux Paralympiques, mais il ne l’a pas fait. Plus tard, il m’a dit qu’il me libérerait après la 11eme Réunion du Congrès National du Peuple. Je l’ai cru, même si je voyais qu’il ne me disait pas toute la vérité. J’ai été très patiente avec lui, et n’ai pas voulu le blâmer d’avoir causé le retard. Une fois, je n’ai plus pu le supporter, et mes larmes ont coulé. Lorsqu’il m’a vu, il m’a tapotée sur l’épaule et est parti avec réticence.

J’ai été illégalement détenue dans l’hôpital cérébral de Hunan pendant plus de trois mois, et la promesse de me libérer n’a pas été tenue. J’ai été maintenue sur un lit par quatre à cinq personnes, qui m’ont injectée de force un soi-disant médicament antipsychotique ‘’maladie mentale sorcellerie’’, depuis le 10 octobre 2008.

Du fait de ma persistance à pratiquer Falun Gong, j’ai été arrêtée et détenue dans l’hôpital du cerveau de Hunan en 2000. Ils m’ont injectée de force un médicament endommageant le cerveau, me causant une grande douleur physique et mentale. Huit ans ont passé, et cet acte inhumain s’est produit à nouveau. Au milieu de la dégénération de la société actuelle, les pratiquants de Falun Gong ont soutenu les principes Authenticité-Compassion-Tolérance. Je crois que c’est notre espoir pour améliorer la moralité humaine. Blesser et tuer les personnes qui croient en Authenticité-Compassion-Tolérance est détruire le peu de conscience morale que les gens ont encore. Face à une telle perversité, je ne ferai pas semblant de ne pas t ou d’y obéir aveuglément. Mais, en tant que pratiquante de Falun Gong, je ne recourrai à aucune forme de violence : Depuis le premier jour où j’ai reçu des injections de force, j’ai décidé de mener une grève de la faim jusqu’à ce que je sois libérée.

Le feu ne peut être enveloppé dans du papier. Je pense que les épreuves que j’ai traversées seront connues dans la société chinoise, ou même dans la communauté internationale. Je crois aussi fortement que tant que la persécution ne cessera pas, l’appel du public pour condamner la persécution ne cessera pas non plus. Je pense que finalement, le bien vaincra toujours le mal.

Bien que j’aie traversé cette expérience douloureuse, je n’ai jamais blâmé quiconque pour cela. Cependant, je sais que personne ne peut échapper aux principes célestes de la rétribution karmique, et les tortionnaires en seront tenus pour responsables. Au nom de votre futur, cessez de commettre des pêchés et repentez-vous de vos crimes.

Je ne suis pas une criminelle, et il n’y a rien de mal dans le fait de croire en Authenticité-Compassion-Tolérance. Personne n’a le droit de priver les autres de la liberté de croyance. Je demande ma libération immédiate, inconditionnelle. Puisque je suis encore employée à la maternité et l’hôpital pour soins de santé des enfants de Hunan, je veux aussi me remettre à travailler.

He Xianggu


Traduit de l’anglais le 5 novembre 2008