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Mme Wu Xiujie de la ville de Jiamusi se souvient des actes de sévices et de mauvais traitements par le PCC

19 janvier 2010

(Minghui.org)

Nom: Wu Xiujie (吴秀杰)
Sexe
: Féminin
Age: Dans les 50 ans
Addresse: Ville de Jiamusi dans la province du Heilongjiang
Occupation: Inconnue
Date de la dernière arrestation: 29 juillet 2008
Dernier lieu de détention: Centre de détention de Jiamusi (佳木斯看守所
)
Ville: Jiamusi
Province: Heilongjiang
Persécution endurée: Détention, domicile saccagé, extortion, travaux forcés

Je suis une pratiquante de Falun Gong de la ville de Jiamusi oû je pratique le Falun Gong depuis 1995. J'ai vécu la persécution cruelle du Parti communiste chinois (PCC) depuis 1999 et subi des incidents qui sont inquiétants pour ma famille et mes amis.

Le fonctionnaire Zhang Zhigang et son chef nommé Gao (nous l'appelions Xiao Gao), du poste de police de Jianguolu, ont envahi mon domicile pour une fouille le 28 septembre 2000. Ils ont confisqué mes livres, enregistrements d'exercices du Falun Gong et d'autres documents. Le lendemain, le policier Zhang Zhigang et le chef adjoint Xu Yanjing sont revenus m'ordonner de renoncer à la cultivation et de fournir une liste des noms des autres pratiquants. Ils m'ont insultée verbalement et tenté de me forcer à signer une déclaration à abandonner la pratique du Falun Gong, mais je n'ai pas coopéré. Cela a abouti à mon arrestation et incarcération au centre de détention de Jiamusi. J'ai été libérée cinq jours plus tard, après que mon mari ait payé une somme d'argent. Il a en fait payé 6 000 yuan aux agents du bureau 610.

Après cela, les responsables du poste de police de Jianguolu ont fréquemment harcelé ma famille. Ils sont venus, jours et nuits et frappaient même à notre porte au milieu de la nuit pour que nos voisins soient perturbés. Mon mari m'a prié d'abandonner la pratique. Il a vécu dans la peur et a développé de nombreuses maladies, comme la pression artérielle et un problème cardiaque.

Il y a quelques années, un jour en 2001 à environ 4h00 du matin, de rapides coups sur la porte m'ont sortie de mon sommeil. Ne voulant pas déranger mes voisins, j'ai ouvert la porte et de nombreux policiers se sont précipités à l'intérieur. Ils venaient soit du département de police de Dongfeng soit du poste de police de Jianguolu. Ils ont fouillé mon domicile, y compris la chambre de ma fille et la salle de bain. J'ai remis en question leur comportement. Ils ont dit que quelqu'un s'était échappé d'un camp de travaux forcés et ils soupçonnaient que cette personne pouvait se cacher chez moi. Toutefois, ils n'ont rien trouvé et ils sont repartis les mains vides.

Chaque fois qu'il y avait une journée sensible, par exemple le 20 juillet ou le 1e octobre, fonctionnaires et policiers pouvaient venir chez moi ou à mon lieu de travail pour me harceler.

Le 23 mai 2008, avant les Jeux olympiques de 2008, des policiers en deux groupes se sont approchés de mon domicile et de mon lieu de travail en même temps afin de m'arrêter. Protégée par les dirigeants du management et par mes collègues de travail, j'ai réussi à m'échapper, mais les policiers sont entrés chez moi et sont repartis avec mon ordinateur, lecteur de VCD, 400 yuan en argent liquide, des livres du Falun Gong et d'autres documents. Ils ont ensuite pris des dispositions pour m'espionner chez moi. Mon frère, Wu Shuangli, a été capturé au moment où il venait me rendre visite. Ils l'ont menacé et interrogé en lui demandant s'il pratiquait le Falun Gong. Mort de peur, il a admis qu'il pratiquait le Falun Gong. La police a alors mis son domicile à sac et l'a arrêté comme « otage ». Ils ont déclaré qu'ils n'allaient pas le mettre en liberté à moins de me capturer.

Ma famille a été profondément perturbée. Mon frère a été libéré après que notre famille ait payé quinze mille yuan à la police. Mon frère gagne sa vie comme conducteur de tricycle, il survit avec les conditions de vie les plus basses. Cet argent a été emprunté à des parents et amis.

J'ai décidé de quitter la maison pour éviter d'être davantage persécutée. La police a fréquemment perturbé ma famille, mes parents et amis, y compris mes anciens camarades de classe et des voisins. Des pratiquants généreux et au grand coeur m'ont gardée chez eux. Le 29 juillet 2008, j'ai quitté la maison pendant plus de deux mois. Ensuite quand je suis retournée à la maison vers 8h00 pour aller chercher des vêtements, j'ai été arrêtée. Je n'avais que mes sous-vêtements et pas de chaussures. Huit officiers m'ont entrée de force dans un véhicule de police. J'ai été transportée au poste de police de Jianguolu et de là au centre de détention de la ville de Jiamusi pendant 15 jours, puis envoyée aux travaux forcés pendant 15 mois.

En faisant le travail forcé j'avais à emballer chaque jour 5 000 paires de « baguettes stériles ». Si je n'atteignais pas le quota, j'étais physiquement et verbalement maltraitée. [Ma main gauche est encore enflée maintenant et me fait mal.] La nuit, je devais apprendre par cœur les règles pénitentiaires et les régulations. Ma nourriture se composait de trois portions de soupe par jour qui étaient souvent mélangées à des bestioles et des saletés. Les gardiens de prison forçaient les pratiquantes à être « réformée ». Ils forçaient les pratiquantes à signer les trois déclarations. La chef de l'équipe Liu Yadong (femme), la chef de la politique Li Xujin (femme) et la chef de la division Mu Zhenjuan (femme) ont été impliquées dans ces activités.

Lorsque j'ai été arrêtée, mon mari souffrait et a été hospitalisé trois fois et ma fille souffrait sans sa mère à ses côtés.

Traduit au Canada de l'anglais