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Témoigner en leur nom propre

4 août 2010

(Minghui.org)

Beaucoup de gardes dans les camps de travail et les prisons de Chine se comportent de la même façon lorsqu'il s'agit de torturer vicieusement les pratiquants de Falun Gong. Ils pensent que personne ne va témoigner pour les pratiquants victimes et les gardes déclarent ne craindre aucune poursuite contre eux. Les trois cas suivants montrent bien cette mentalité.


Cas N° 1 : Mme Gao Suying, pratiquante de Changzhi, province du Shanxi


Mme Gao a enduré d'inimaginables maltraitances alors qu'elle se trouvait au Camp de travail pour femmes du Shanxi à Taiyuan. Lorsqu'elle a rédigé une lettre le 8 août 2008 faisant appel de sa condamnation au camp de travail, elle a été brutalement battue. Elle raconte les épreuves de ce jour-là.


« […] Plus de dix toxicomanes et surveillantes [détenues assignées à la surveillance des pratiquantes] se sont précipitées dans la salle de classe. Liu Yanan et Gao Zhihua ont attrapé mon stylo et l'ont utilisé pour m'en piquer le visage et le corps, me causant des blessures partout. Ensuite, elles m'ont couvert de coups de pied et de poing jusqu'à ce qu'elles m'aient assommée. Tous ces gens m'ont sauté sur la poitrine et le corps comme des fous. J'avais si mal que je pouvais à peine respirer.


Ensuite j'ai entendu la voix du capitaine Ji Xiangzhi : « Goa Suying est très forte ! Elle bat tant de gens ! » J'ai lutté pour me lever, en dépit de la douleur insupportable. Après que Ji Xiangzhi soit parti, Chen Chunxiang, le chef de la deuxième équipe est arrivé. Ils ont recommencé à me torturer. Cui Ran m'a attrapé les bras et cogné la poitrine. Chen Chunxiang a demandé en riant : « Qui a été témoin des coups ? » Cui Ran a continué de me frapper et a dit : « Je veux juste vous frapper ! » Le groupe s'est relayé pour me frapper jusqu'à ce qu'elles soient fatiguées. Ce jour-là, elles m'ont aussi traînée entre la salle de classe et la terrasse jusque minuit. »


Mme Gao a été de nouveau soumise à la torture le 24 septembre 2009. Selon ses propos : « Les surveillantes Lin Runtao et Cui Caixia m'ont attrapé les cheveux et frappé au visage. Je me suis reculée jusqu'à côté du lit, mais les toxicomanes Zhang Miao, Lian Linjun et Bai Qiaoling m'ont immédiatement poussée sur le lit et m'ont écorché la poitrine comme des folles. Je me suis débattue pour me lever et je voulais sortir de la pièce en courant, mais elles avaient déjà soigneusement fermé la porte. Elles n'ont pas perdu de temps et m'ont porté une nouvelle série de coups. La chef de la deuxième équipe, Chen Huiru, a ordonné aux toxicomanes de garder la porte fermée. Elle s'est approchée et a commencé à me donner des coups avec ses talons. Elle m'a demandé : « Qui vous bat ? » Elle a ensuite ordonné aux autres personnes : « Écoutez ! Vous allez toutes témoigner en mon nom que c'est elle qui vous a battues ! »


Cas N° 2 : Mme Liu, pratiquante de Shijiazhuang, province du Hebei


Mme Liu a été torturée durant son incarcération au Camp de travaux forcés pour femmes de la province du Hebei entre le 30 juin 2008 et le 19 octobre 2009. Voici des exemples des tortures qu'elle a endurées : elle a été suspendue par les bras sans que ses pieds ne touchent le sol pendant neuf jours. Les gardes de prison lui ont arraché sa chemine et ont utilisé une matraque électrique pour lui choquer les tétons. Un garde a frappé Mme Liu à la tête avec une matraque électrique, qui qui a provoqué de graves saignements. Mme Liu se trouvait dans un état critique au moment où elle a été libérée. Bien qu'elle ait survécu, son visage a été profondément marqué par la torture. La garde Liu Ziwai se chargeait de la plupart des tortures dans le camp de travail.


Elle a déclaré dans une lettre de plainte contre Liu Ziwei et d'autres personnes impliquées dans la persécution : « Liu m'a fait enlever mes chaussures et a commencé à m'en frapper la tête et le visage avec force. Ensuite, elle m'a obligée à me plier complètement et à lever les bras au-dessus de moi afin que ma tête soit complètement tournée vers le bas, et que mes bras et mon dos soient contre le mur. J'ai dû rester dans cette position et elles m'ont ensuite donné des coups de pied dans les hanches.


« Mes mains étaient attachées derrière mon dos et elles m'ont tirées dans une pièce de stockage. Elles m'ont tiré les bras et les jambes en essayant de m'attacher entre deux fenêtres. Mais mes bras n'étaient pas assez longs, elles ont alors attachée une de mes mains à une fenêtre et l'autre à un tuyau de chauffage.


J'ai dit à Liu que les règlements affichés sur les murs précisaient que tout châtiment physique, coup, juron et insulte verbale envers tout détenu était interdit. Mais Liu a continué de me frapper et de jurer contre moi. Elle a répondu : « Qui vous bat ? Avez-vous un témoin ? Je vous accuserai d'avoir attaqué les gardes de prison ! » Elle a menacé de me suspendre pendant 24 h et de me priver du droit d'utiliser les toilettes et de dormir. »


(La lettre de plainte de Mme Liu : )


Cas N° 3 : M. Chen Yanru, pratiquant de Jingiang, province du Jiangsu


Clearwisdom/Clartés et sagesse a récemment publié une déclaration écrite par M. Chen Yanru en avril 2008, peu avant sa mort. À cause de l'environnement sévère en Chine, cela a demandé d'immenses efforts aux pratiquants pour arriver à transférer cette déclaration outre-mer qui détaille les différentes sortes de maltraitances auxquelles il a été soumis.


Voici un rappel des détails postés sur Clearwisdom.net/Vraiesagesse.net : Alors que M. Chen était détenu au Commissariat de Chengbei, Zhang Yixin, chef de police adjoint l'a giflé violemment au visage, ce qui lui a fracturé le tympan gauche. Il a rapidement été transféré au Commissariat de Yuejiang où les policiers lui ont menotté les mains dans le dos en position surélevée sur une haute grille de métal, ses orteils seuls touchant le sol. Ils lui ont placé un casque de moto sur la tête et y ont frappé avec force en utilisant de lourds objets. Ils lui ont aussi attaché les genoux avec deux ceintures et ont sauté dessus sans s'arrêter. La douleur était si intense qu'il a perdu conscience. Les policiers l'ont alors aspergé d'eau froide. Après qu'il ait repris conscience, les policiers ont simplement repris la torture. Ils ne se sont pas arrêtés jusqu'à ce que les ceintures cassent.


Chen Yanru les a sévèrement prévenus : « Vous ignorez la loi et me traitez de façon crapuleuse. Je vous poursuivrai dans le futur. » Ils lui ont répondu en rigolant franchement : « Qui témoignera pour vous ? Vous n'avez aucun témoin, ni aucun enregistrement audio ou vidéo de la torture. Comment pouvez-vous nous poursuivre? » Chen Yanru a plus tard été condamné à la prison où il a été soumis à des tortures encore plus brutales. La prison ne l'a pas libéré jusqu'à ce qu'il soit sur le point de mourir. Malgré la détérioration de sa santé, il a lutté pour rédiger cette déclaration pour dénoncer les crimes de ces policiers.


(La déclaration complète de Chen Yanru : « Les dernières paroles de M. Chen Yanru, un pratiquant de la province du Jiangsu » http://fr.minghui.org/news/1007/27/E118760_20100722_FR.html)


Remarques finales


Les exemples ci-dessus montrent combien les persécuteurs pensent que les pratiquants de Falun Gong n'ont aucun moyen de gagner des poursuites contre eux. Comme ils torturent généralement les pratiquants un à la fois et en secret, ils pensent que les pratiquants n'ont ni témoin, ni enregistrement,audio ou vidéo comme preuve.


De nombreux pratiquants sont morts sous la torture ces 11 dernières années de persécution, donnant aux persécuteurs la fausse impression qu'ils peuvent indéfiniment échapper à la justice pour leurs crimes. Mais est-ce possible ? Non ! Tout ce qui s'est passé sera un jour révélé.



En résumé, lorsque les pratiquants de Falun Gong révèlent les crimes commis contre eux, ils étouffent les forces perverses et réveillent les gens du monde. Leurs récits personnels de ces tortures et maltraitances conduira leurs persécuteurs à être traduits en justice. En d'autres mots, en effet, ils témoignent en leur nom propre.


Traduit de l'anglais en France