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Sept pratiquants transférés en secret après que quatre avocats aient été battus à Jiansanjiang

Mercredi 23 avril 2014 |   Écrit par un correspondant de Minghui de la province du Heilongjiang

(Minghui.org) Onze personnes ont été arrêtées le mois dernier par la police du district de Jiansanjiang dans la province du Heilongjiang. Parmi elles, quatre avocats ont été sévèrement battus et relâchés plus tard en raison d'un tollé général. Les responsables ont transféré les sept pratiquants restants dans d'autres endroits avant l'expiration de leur mandat de détention.

En outre, les responsables ont élargi la persécution à d'autres villes, dont Jiamusi, Harbin et Hongxinglong.

Plusieurs pratiquants (Mmes Wu Dongsheng, Chen Dongmei, Meng Fanli, Ding Huijun, Li Guifang, Wang Yanxin et M. Shi Mengwen) se sont rendus dans un hôtel le 21 mars 2014 pour rencontrer quatre avocats : MM. Jiang Tianyong, Tang Jitian, Wang Cheng et M. Zhang Junjie. Ils souhaitaient travailler avec les avocats pour obtenir de l'aide juridique au nom de leurs proches détenus au centre de lavage de cerveau de Qinglongshan : M. Shi Mengchang, Mme Han Shujuan et Mme Jiang Xinbo.

La police locale a arrêté les sept pratiquants et les quatre avocats à 8 heures. Ensuite, les responsables les ont placés en détention pour une durée de 15 jours.


Les pratiquants détenus le 21 mars lors d'une rencontre avec des avocats pour demander un soutien juridique

Les pratiquants et les avocats torturés, les visites refusées

La police a arrêté ces pratiquants de force le 21 mars :

- Quatre policiers ont étouffé Mme Chen Dongmei qui étaient étendue au sol le visage tourné vers le haut, sous un siège. Un policier s'est alors assis sur elle, lui rendant la respiration difficile. - Plusieurs policiers ont retenu Mme Wang Yanxin au sol, lui tordant les bras dans le dos et l'ont traînée dans le fourgon de police. - Mme Li Guifang, une pratiquante de 60 ans, a été frappée au visage dans le fourgon de police et retenue à nouveau au Département de police de Qixing. - Les policiers ont giflé M. Shi Mengwen au visage jusqu'à ce qu'il soit couvert d'ecchymoses. - Mme Wu Dongsheng a été la dernière à être traînée hors de l'hôtel. Les policiers lui ont tordu les bras dans le dos, lui ont frappé durement la tête deux fois et l'ont traînée en bas depuis le deuxième étage. Quatre personnes lui ont alors couvert la bouche et l'ont poussée sous un siège.

Six femmes pratiquantes ont ensuite été détenues au centre de détention de Tongjiang, tandis que M. Shi Mengwen et les quatre avocats ont été détenus au centre de détention de Qixing.

Les quatre avocats ont été torturés pendant leur détention. L'examen après la libération de M. Tang a révélé qu'il avait subi 10 côtes cassées et des dents brisées. M. Wang Cheng avait une fracture entre la cinquième et la septième côtes. M. Jiang avait des ecchymoses sur tout le ventre. La colonne vertébrale de M. Zhang Junjie avait trois fractures. Les policiers ont également menacé M. Tang de l'enterrer vivant et de prélever son rein pour le vendre.

Les pratiquantes ont été maltraitées encore plus sévèrement. Mme Wu Dongsheng, Mme Ding Huijun et Mme Meng Fanli ont été hospitalisées avec des blessures graves.

Après que les pratiquants et les avocats aient été arrêtés, beaucoup de gens sont allés à Jiansanjiang pour demander leur libération. Cela leur a été refusé et certains ont été menacés d'arrestation.

Les familles sont venues les chercher et ont été faussement informées : « Plus là. »

La peine de détention expirait le 6 avril. Les familles de Mmes Chen Dongmei, Wang Yanxin et Li Guifang sont allées au centre de détention de Tongjiang, le soir du 5 avril. Quand elles se sont rendues à la porte au petit matin, les responsables leur ont dit d'attendre après 8 heures. Lorsqu'elles sont revenues à 8 heures du matin, les responsables leur ont dit que les pratiquantes n'étaient « plus là ».

Juste comme ils s'apprêtaient à partir, ils ont entendu Mme Ding Huijun qui criait à l'aide de l'une des cellules. Les responsables du centre de détention ont refusé de la libérer, en disant que sa famille n'était pas là. Quand la fille de Mme Ding est arrivée plus tard, cependant, les autorités ont toujours refusé de la libérer.

Les responsables ont contraint les avocats à partir le matin du 6 avril. Outre Mme Wu Dongsheng, qui ait été libérée en raison de son état de vie en danger, les six autres pratiquants ont été transférés en secret.

Les responsables de Jiansanjiang ont continué à menacer et à harceler les pratiquants

Après l'arrestation des avocats et des pratiquants, beaucoup de gens sont venus de divers endroits pour les soutenir. Cependant, davantage de policiers ont été placés à proximité des gares et des arrêts de bus pour les bloquer. Ils ont affirmé à tort que les pratiquants se rassemblaient et planifiaient des activités violentes.

Des policiers armés étaient également en garde aux principales intersections de la route et stoppaient les véhicules pour s'assurer qu'il n'y avait pas de pratiquants. Le chef du Bureau 610 de la province du Heilongjiang Gu Songhaï s'est rendu à Jiansanjiang pour superviser ces activités.

Les responsables ont libéré M. Shi Mengchang et Mme Han Shujuan le 28 mars, leur demandant de convaincre leurs fils M. Shi Lei et M. Shi Mengwen de renoncer au Falun Gong. Le couple a été détenu pendant plus de six mois. Au moins six personnes ont été affectées à leur surveillance jour et nuit, même après leur libération.

La pratiquante Mme Jiang Xinbo est toujours maintenue au centre de lavage de cerveau de Qinglongshan. Les responsables ont également envoyé deux personnes pour vivre dans sa maison afin de surveiller son mari 24 heures sur 24, perturbant gravement la vie quotidienne de la famille.

Les responsables ont également arrêté M. Fan Longsheng, M. Zhang Yunhe et son épouse, Mme Liu Qiuling et une femme pratiquante du nom de Zhang. Ils ont aussi contrôlé les pratiquants locaux, en particulier ceux qui avaient été arrêtés dans le passé, pour voir si quelqu'un avait été au centre de lavage de cerveau de Qinglongshan pour soutenir les avocats et les pratiquants détenus.

La persécution s'est propagée à d'autres endroits

- Les responsables de Hongxinglong harcelaient les pratiquants, parfois tous les jours, pour voir si quelqu'un serait allé à Jiansanjiang. - Les policiers de Harbin se sont rendus chez les pratiquants locaux, les menaçant de ne pas communiquer avec les avocats ni d'aller à Jiansanjiang. Certains pratiquants ont été contraints de s'éloigner de chez eux pour éviter d'être arrêtés. - La police de Jiamusi a arrêté Mme Liu Lijie et son mari chez eux le 3 avril Lorsque leur famille et l'avocat sont allés pour demander leur libération, on le leur a refusé. - Le pratiquant de Qiqihar, Jiang Bo, qui travaillait dans la ville de Harbin, a été arrêté récemment. On ne connaît pas sa situation actuelle.

La centrale chinoise du contrôle de la Discipline a dépêché un groupe d'unité opérationnelle à Heilongjiang pour continuer à suivre cette affaire.

Traduit de l'anglais au Canada