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Il n’y a pas de petites choses dans le xiulian

Mercredi 18 octobre 2017 |   Écrit par une pratiquante de Falun Gong en France

(Minghui.org) Bonjour vénérable Maître !

Bonjour compagnons de cultivation !

J'ai obtenu Dafa en novembre 2006 en France. Je cultive et pratique depuis onze ans, mais ce n’est que récemment que j'ai compris comment cultiver et pratiquer activement, alors qu'auparavant je cultivais dans la passivité avec l'attachement à accomplir une tâche. Chaque fois qu’un conflit arrivait, ce n'est qu'au moment où je n'avais plus d'autre solution que je cherchais à contre cœur à l'intérieur. Aujourd'hui je voudrais partager avec vous quelques-unes de mes expériences de xiulian.

Il n’y a pas de petites choses dans le xiulian

Depuis toute petite, j’ai été une grosse dormeuse, si quelqu’un me réveillait, je pouvais lui lancer mon oreiller à la figure, me mettre la tête sous la couette et continuer à dormir. Je me trouvais très souvent dans un état de déconcentration, je manquais d'énergie et j’avais envie de me reposer. J’avais besoin de dormir 10 h par jour, parfois même encore plus, comme si mon esprit ne pouvait pas être clair autrement. Plus je dormais, plus ma tête était lourde, et plus j’étais fatiguée.

J’ai découvert que mon esprit originel principal n’était pas assez fort, j'avais l'esprit rempli de pensées désordonnées, je manquais de logique. Peu importe combien de fois mon réveil sonnait, je n'arrivais pas du tout à l'entendre. Mes amis se moquaient de moi, disant que même un tremblement de terre n'aurait pas pu me réveiller. Pendant toutes ces années de xiulian, j’ai essayé de nombreuses méthodes pour me lever tôt pour les exercices, mais les résultats n'étaient pas bons. Je comptais sur les pratiquants qui venaient frapper à ma porte pour me réveiller. J'arrivais rarement à me réveiller.

Le Maître a dit au début de « Enseignement du Fa à la Conférence de Fa de New York à l’occasion du 25e anniversaire de la transmission à grande ampleur de Dafa » :

« En tant que disciple de Dafa, bien faire les trois choses, c’est l’affaire la plus importante. »

J'ai senti qu'il fallait absolument que je me lève tôt le matin pour pratiquer et étudier le Fa. Déterminée à changer, j’ai passé un accord avec une autre pratiquante pour que nous nous entraidions. Nous avons décidé de nous lever plus tôt pour étudier le Fa ensemble le matin. Nous avons fait cela pendant un jour, puis deux, puis une semaine. Nous avions toutes les deux le grand souhait de résoudre ce problème de ne pas pouvoir nous lever tôt le matin. Au bout de deux semaines environ, une autre pratiquante nous a rejointes. Peu à peu, nous pouvions être à l'heure. Trois autres pratiquants ont rejoint le groupe. Nous avons décidé de nous retrouver dès le FZN du matin, pour continuer avec la pratique des exercices puis l’étude du Fa.

J’arrive finalement à entendre mon réveil et à me lever. Au cours de ce processus, j’ai véritablement ressenti que la cultivation exige une envie et une volonté puissantes, en plus de la ténacité. Il n’y a pas de raccourcis. Petit à petit, nous avons fait des progrès en nous encourageant les uns les autres et en formant un champ positif. Je me suis éveillée au fait que le xiulian ne consistait pas à faire de grandes choses, mais à s'assimiler à Authenticité-Bienveillance-Tolérance et à éliminer peu à peu les attachements.

Dépasser les conceptions humaines

Suite à un changement professionnel, je suis allée aux États-Unis pour participer à un nouveau projet. Une fois arrivée, ma première épreuve a concerné le temps. Depuis mon enfance, j’ai grandi avec l’habitude de faire les choses très lentement. Je n’avais pas vraiment la notion du temps ou de l'urgence. Une fois aux États-Unis, j’ai découvert que le rythme de travail là-bas est frénétique, les gens peuvent travailler avec une très grande efficacité sans beaucoup de repos.

Au troisième jour j’étais déjà dépassée. La charge de travail qui m'était assignée dépassait de plus de deux fois ma capacité normale. Je ne savais pas comment faire. Je trouvais que ce que l'on m'avait donné à faire n'était pas raisonnable parce qu'il était absolument impossible que je puisse finir le travail dans le temps imparti.

Un pratiquant m’a expliqué que le planning de travail devait être ainsi pour s’accorder avec les temps de promotion de Shen Yun, car il y avait beaucoup de contenu en lien avec Shen Yun. Résignée, j’ai accepté le planning, mais je ne savais vraiment pas comment faire les choses dans le peu de temps qui était donné. J'étais tellement angoissée que chaque jour, j'avais la sensation que tout mon corps brûlait. Ma température corporelle était très élevée, comme si tout mon être avait été jeté dans un four. La pratiquante qui travaillait avec moi est d’une grande efficacité. Elle a certainement dû beaucoup cultiver la patience dans la période où elle a travaillé avec moi.

À ce moment-là, tous les jours je faisais les trois choses, ma tête était très lucide, je pouvais faire les choses plus vite que d’habitude, mais pas assez pour achever mon travail. Chaque jour, du moment où j’ouvrais les yeux, je commençais à travailler, jusqu’à ce que je ne puisse plus les tenir ouverts.

Mon efficacité n’en a pas été plus miraculeuse, les choses n’étaient pas faites dans les temps. J'étais très déprimée. Une fois, j’ai fait brûler des nouilles instantanées, une autre fois j’ai manqué une marche et roulé en bas d’un escalier. Les souffrances mentales étaient bien pires que les souffrances physiques. Parfois je sentais que je ne pouvais plus continuer, mon corps et mon esprit ne le supportaient plus. J'étais complètement bloquée par ma conception du temps, le temps m'angoissait terriblement.

Un matin au lever, entre sommeil et réveil un paragraphe du Zhuan Falun est apparu dans mon esprit :

« Il y avait autrefois un homme qu’on avait attaché sur un lit, on lui a pris son bras en lui disant qu’on allait le faire saigner. Ensuite on lui a bandé les yeux et on lui a légèrement égratigné le poignet (mais sans du tout le faire saigner), puis on a ouvert un robinet pour lui faire entendre l’eau qui coulait goutte à goutte. Il a cru que c’était son sang qui gouttait et cet homme est mort peu après. En fait, on ne l’avait pas fait saigner du tout, ce n’était que l’eau du robinet qui coulait, c’est son propre esprit qui l’a fait mourir. » (Sixième leçon)

La phrase « c’est son propre esprit qui l’a fait mourir » ne cessait de tourner dans ma tête. Soudain, j'ai compris que si l’esprit pouvait causer la mort, alors en modifiant sa pensée on pouvait vivre. Si j’essayais de modifier ma pensée, si je cessais de me dire que j'avais un caractère lent et que j’étais lente dans l’action, si je cessais d’estimer que je ne pourrais pas terminer le travail à temps, si ces choses-là étaient arrangées par le Maître, alors il y avait forcément une solution pour y arriver.

Je me suis levée d’un bond, j’ai tout de suite commencé mon travail avec une attitude positive. Comme les autres jours, je suis allée chercher mon planning, je n'ai plus pensé au temps, je n'ai rien fait d'autre que de me concentrer sur une tâche après l’autre. À la fin de la journée, j’ai découvert que bien que j’avais dépassé un peu le délai, pour la première fois, j’avais terminé toutes mes tâches planifiées ce jour-là ! Ce soir-là je me suis sentie particulièrement légère. Je n’ai plus eu aussi peur du temps depuis.

Mon efficacité au travail a augmenté parce que j’avais modifié mes propres notions. Le temps limité semblait avoir rallongé, ce qui me permettait de terminer mon travail. Cette expérience m’a énormément encouragée - je peux le faire ! Depuis lors, j'ai changé consciemment les nombreuses autres conceptions que j'avais.

Abandonner l'attachement à l’ego

Comme j’avais déjà travaillé sur un certain nombre de choses, j’avais un peu d’expérience. J’étais responsable d'un groupe du fait de mon expérience. J’avais envie que tout se fasse selon mes propres idées. Mais chaque pratiquant avait un point de vue différent. En tant que responsable, j'insistais sur mes idées, ce qui créait des conflits dans l'équipe. Je n'arrivais pas non plus à communiquer à temps avec les membres de l'équipe, ce qui instaurait des fossés entre nous. Notre travail avançait très lentement.

Face aux difficultés et aux conflits avec les pratiquants, j’ai cherché douloureusement à l’intérieur. J’ai enfin trouvé cet ego que j’avais dissimulé pendant si longtemps. Je pensais toujours que mes pensées étaient formidables et je n'écoutais pas avec attention les opinions différentes des autres. Avec mon attitude supérieure et mon attachement à la compétition, les paroles que je prononçais avaient le ton d’un éducatrice quand je parlais avec les membres de mon équipe. J'étais centrée sur moi-même et je voulais toujours que les autres fassent les choses à ma manière.

Une fois ces attachements trouvés, j’ai souhaité sincèrement changer radicalement dans ma cultivation. Ces attachements, ce n’était pas mon vrai moi. La première étape pour éliminer ces attachements a été de changer ma façon de penser. Les idées de qui que ce soit ne peuvent être parfaites ou complètes. Agir selon ses propres idées n'est pas ce que le Maître veut. Le Maître souhaite que ses disciples abandonnent leur ego et s’harmonisent comme un seul corps. J’ai compris que ce n’est qu’en abandonnant mon ego et en réunissant toutes les bonnes choses de tout le monde qu'il allait être possible de bien accomplir le projet.

J’ai découvert que le point de départ de chacune de mes phrases n’était pas pour que les autres comprennent, mais pour étaler mes connaissances. La cause première de chacun de mes mots était l'égoïsme. J’ai pris la ferme résolution d’éliminer cet attachement coûte que coûte, en commençant par augmenter le temps et la fréquence de l’émission de la pensée droite chaque jour.

Quelque chose de merveilleux est arrivé. Mon téléphone portable s'est mis souvent à sonner pour FZN à des horaires supplémentaires alors que le réveil n’était pas enclenché. J’ai réalisé qu’il n'y avait pas de coïncidence pour un pratiquant, c’est le Maître qui me rappelait d’émettre plus souvent la pensée droite. En renforçant la pensée droite, mon esprit s’est éclairci davantage. Il m'était plus facile de capter chaque pensée incorrecte. Dès que l'ego se manifestait, je l’attrapais immédiatement. Je disais au Maître que j’avais tort, que je n’aurais pas dû avoir une pensée aussi déviée. J’émettais tout de suite la pensée droite pour l’éradiquer.

J'ai aussi présenté mes excuses aux pratiquants avec lesquels j'avais eu des conflits avant et j’ai partagé mes expériences de cultivation. J'ai reconnu que les problèmes venaient de mon ego. Je leur ai dit de m'indiquer directement mes attachements dès qu'ils les voyaient pour que je puisse les éliminer encore plus vite. Tout le monde a partagé certaines expériences de xiulian. Je leur ai également demandé quelle était pour eux la meilleure manière de communiquer et qu'est ce que je faisais avant qui les frustrait le plus. Après des échanges sincères, j’ai senti que la distance entre eux et moi avait disparu. Ils m’ont dit que la plupart du temps, ils ne comprenaient pas précisément ce que j'essayais de faire et il leur était difficile de savoir comment et à quel moment coopérer avec moi.

J’ai compris qu'il est de la plus grande importance de communiquer avec les autres quand on travaille ensemble sur un projet. Nous devons absolument être au courant de la progression et de la situation des uns et des autres, pour que nous soyons tous ensemble sur le même plan.

J’ai commencé à partager mes idées avec les membres de mon équipe et j'ai aussi écouté ce qu'ils avaient à en dire de façon à trouver la meilleure solution. Je me suis davantage intéressée à l’avancement des autres dans leur travail et j'ai offert mon aide quand nécessaire. Tout le monde s’aidait mutuellement dans la cultivation, réglait les conflits et corrigeait les erreurs à temps.

Une fois tout cela mis en place, j’ai découvert que les choses que l’on n’arrivait pas à terminer étaient miraculeusement achevées, le résultat était meilleur et l'atmosphère plus harmonieuse. Je sais que tout a été bien arrangé par le Maître dans la cultivation. Il n'est pas nécessaire d'être particulièrement en souci. Il est impossible qu'une seule personne puisse tout faire. Il faut juste suivre le chemin arrangé par le Maître et coopérer les uns avec les autres. Il n'est pas nécessaire de prendre le travail de quelqu'un d'autre parce que je suis inquiète de l'état de xiulian d'un pratiquant. Les arrangements du Maître sont les meilleurs.

Changer les pensées négatives en une attitude positive

Une fois, une pratiquante a indiqué lors d'une réunion hebdomadaire que j’avais beaucoup de pensées négatives, qu’à chaque fois qu’elle échangeait avec moi, elle se sentait découragée. J’étais très étonnée d'avoir apporté autant d’influences négatives aux pratiquants. J’ai commencé à observer chacune de mes pensées pour creuser jusqu'à la racine. J'ai découvert que j’avais l’habitude de penser à toutes les imperfections de chaque chose. Mes pensées dans mon esprit étaient effectivement remplies de choses négatives, tout ce que je voyais, c’était les points négatifs.

Avant, je me plaignais malgré moi de beaucoup de choses, je voyais un tas de problèmes et je les formulais, les autres n’aimaient pas m'écouter. Mes commentaires n'étaient pas utiles pour régler les problèmes, parfois même, ils les aggravaient. J’ai alors décidé de parler moins et de travailler plus, de ne bien faire que le travail que l'on me proposait. Je parlais avec réticence, même si je sentais qu'on aurait pu faire les choses d'une meilleure façon. J'ai senti qu'il était difficile de changer quoi que ce soit quand tout le monde allait dans une direction, alors, pourquoi s'en préoccuper ? J'ai même écarté mon intention de faire autrement.

Cependant, je voyais quand même toujours un tas de problèmes concernant la manière dont les personnes faisaient les choses. Une fois, après qu’une pratiquante a terminé une tâche, elle m’a demandé de venir voir. Je n’ai rien dit, car je ne voyais que des problèmes. J’ai pensé qu’en ne disant rien, j’allais éviter un conflit mais la pratiquante s’est fâchée contre moi. Elle a dit que je n’avais rien fait d'autre que froncer les sourcils dès que j'étais rentrée dans la pièce, comme si j’étais mécontente de ceci ou cela et que rien ne me satisfaisait. Elle en avait assez de me voir comme cela. Je n'avais pas réalisé que j'avais froncé des sourcils pendant tout ce temps.

Une pratiquante m’avait prise en photo à mon insu. En regardant la photo, j’ai été abasourdie. La personne sur la photo avait l'air angoissée et épuisée, elle n'avait aucune expression dans le regard. Comment pouvait-on y voir l’image d’une pratiquante de Dafa ? Au début, quand j’avais obtenu le Fa, j’étais folle de joie. J'avais un Maître ! J'étais très heureuse, même si je ne comprenais pas complètement le Fa. J’avais le sourire aux lèvres toute la journée. Comment et à quel moment étais-je devenue comme cela ? Après avoir cultivé toutes ces années, pourquoi étais-je de moins en moins joyeuse, avec davantage de notions humaines et que je n’avais plus le même sentiment qu’au début du xiulian ?

Cultiver Dafa c'est cultiver Authenticité Bienveillance et Tolérance et s'assimiler au Fa. Cependant, je pensais toujours à comment faire parfaitement les choses, plutôt que de me cultiver en accord avec le Fa. J'avais toujours peur de ne pas pouvoir sauver les gens si les choses n’étaient pas faites à la perfection.

En fait tout cela vient de mes propres conceptions et attachements humains. Le Maître s'occupe de tout. Tout ce que nous avons à faire est de suivre les exigences du Fa. Si nous ne faisons pas bien, on peut toujours essayer de faire mieux la prochaine fois. Je dois faire un effort pour vérifier chacune de mes pensées, maintenir une attitude positive et regarder les aspects positifs du travail fourni par mes compagnons de cultivation. Tant que nous prenons la responsabilité de nos lacunes et réglons les problèmes dès que nous les rencontrons, nous verrons les améliorations jour après jour.

Chaque jour, je fais quasiment les mêmes choses qu’avant, mais mon état d'esprit est différent. Je ne suis plus attachée à qui a raison ou qui a tort. Je peux accepter les critiques, même quand les erreurs n'ont pas été commises par moi. Rien n'arrive par hasard, peu importe ce qui se passe. Si quelque chose n'est pas bien fait, je la ferai bien la prochaine fois. Ma pensée est devenue plus simple, j'ai abandonné beaucoup d'attachements. En conséquence, les choses vont bien.

Souvent, je n'étais pas contente des autres et je les jugeais pour ceci ou pour pour cela. En fait ce n'était que mes attachements qui étaient touchés. Une fois ces attachements éliminés, je ne suis plus atteinte. Le xiulian est une affaire personnelle. Chercher à l'intérieur et se changer soi-même, c'est ainsi que l'on peut résoudre véritablement un problème.

Cela fait longtemps que je fais des choses dans les projets, j'ai trouvé que ce qui est important dans la réussite d'un projet n'est pas les compétences d'une seule personne. Être capable est une chose importante, mais ce n'est pas suffisant ni le point le plus crucial. L'aspect véritablement critique est de former un corps uni et d'échanger à cœur ouvert entre pratiquants. Ce n'est pas quelque chose de facile à faire pour une personne comme moi, venue de Chine continentale.

Comme Maître l'a dit, les occidentaux, même s'ils viennent de se rencontrer, peuvent parler de tout, même des problèmes de famille ou de problèmes privés. Mais moi j'ai grandi en Chine continentale avec le proverbe chinois : « Il ne faut pas nuire aux gens, mais on ne peut pas ne pas s'en méfier ». C'est seulement après cinq ans de vie en France que j'ai trouvé que ma façon de penser n'était pas comme celle des français. J'avais une forte propension à me protéger qu'il m'a été difficile de détecter. En fait chaque phrase que je dis, chaque pensée est passée par le filtre très strict de ce système d’auto-protection.

Tout cela se reflétait dans mon comportement, les pratiquants ne me trouvaient pas sincère et pensaient que je ne m'intéressais pas aux autres. Les autres ne savent pas ce que je pense. Ils pensent peut-être que je ne souhaite pas échanger ouvertement. Les forces anciennes peuvent facilement utiliser cette lacune pour créer une distance entre moi et les autres pratiquants. Une fois que j'ai eu trouvé cet attachement profondément ancré, j'ai longuement émis la pensée droite, mais sans résultat apparent. Alors que je pouvais identifier cet attachement, je tombais à nouveau dans le piège de l'auto-protection quand un problème survenait. Il n'y avait apparemment aucun changement. Je me suis sentie très découragée.

Le Maître a dit :

« Les gens qui sont sortis des pays du parti pervers ont un très fort attachement à se protéger, et aussi un fort attachement à vouloir s'exprimer sur certains problèmes, mais il n'en est pas de même à l'étranger. » (« Enseignement du Fa à la Journée mondiale du Falun Dafa » 2014)

Dans la salle de conférence, j'ai fondu en larmes. J'ai fait silencieusement un serment au Maître que dans l'année, j'allais éliminer cet attachement à me protéger.

Je faisais très attention à chaque bribe de pensée pour m’assurer qu’il n'y avait pas la pensée égoïste de se protéger, je l'éliminais à chaque fois que je la trouvais. Petit à petit, cet attachement est devenu de plus en plus faible, j'ai aussi commencé à échanger sans réserve avec les pratiquants et j'ai gagné leur confiance.

Dans les spectacles de Shen Yun il y a une histoire tirée du Voyage vers l'Ouest presque chaque année. Certains pratiquants plaisantent sur le fait que travailler sur des projets de Dafa, c'est leur Voyage vers l'Ouest à eux.

Il y a un chef, un moine de la dynastie Tang, qui semble posséder des pouvoirs limités, un membre du groupe avec de grandes capacités d'action comme le Roi Singe, un autre membre avec de nombreux attachements comme le Cochon aux huit vœux, un autre encore calme et sans histoire comme le moine des Sables. C'est vrai, tous les pratiquants qui sont en train de sauver les êtres forment un corps uni. Quel que soit le projet pour lequel on travaille, tous, nous sommes en train de marcher sur le chemin de la rectification de Fa. Il y a des pratiquants avec de grandes capacités, des pratiquants qui travaillent sans faire d'éclat, des pratiquants qui ont beaucoup d'attachements. Mais nous sommes tous des disciples de Dafa, nous avons des responsabilités que nous endossons. Nous vivons au milieu des illusions humaines, nous ne voyons pas nos véritables capacités, mais nous pouvons travailler en étroite collaboration les uns avec les autres pour aider le Maître dans la rectification par le Fa. Nous nous aidons aussi mutuellement dans le xiulian.

Le xiulian consiste en fait à purifier nos propres pensées avec Dafa après avoir vécu pendant tant d'années dans ce monde profane. La sagesse trouvée dans le Fa est un bienfait qui nous a été donné et nous devons l'utiliser pour valider le Fa et sauver les êtres. J'espère que nous travaillerons ensemble pour enlever les fossés qui nous séparent, former un seul corps et travailler étroitement et sérieusement ensemble pour accomplir nos serments préhistoriques.

Ce qui précède est ma compréhension limitée basée sur mes expériences de cultivation. Veuillez m'indiquer avec bienveillance si quoique ce soit est inapproprié.

[Présenté au Fahui européen 2017 à Paris]

Traduit de l'anglais en Europe