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Trois habitants du Sichuan sont condamnés à la prison pour avoir résisté à la persécution envers le Falun Gong

6 septembre 2017 |   Écrit par un correspondant de Minghui de la province du Sichuan

(Minghui.org) Trois habitants de la ville de Deyang ont été condamnés à la prison pour leur efforts continus afin de résister à la persécution du régime communiste envers le Falun Gong, une discipline spirituelle basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. La cour des appels locaux a rejeté leurs appels sans tenir une audience publique qui avait été demandée.

Mme Jiang Mengmei et Mme Tan Shuhui ont reçu chacune une peine de deux ans et demi et ont été envoyées à la prison pour femmes de Longquanyi. M. Lu Shengli a reçu une peine de cinq ans et a été envoyé à la prison de Jiazhou.

Les trois pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés à quelques heures d'intervalle le 4 juin 2015. Mme Jiang a été attrapée au bureau de poste local en tentant d'aider un compagnon de cultivation à envoyer une plainte contre l'ancien dictateur chinois Jiang Zemin pour avoir lancé la persécution envers le Falun Gong. La police a procédé à l'arrestation de Mme Tan et M. Lu, tandis qu'ils distribuaient des documents sur le Falun Gong avec Mme Jiang.

Le Bureau 610 local a donné l'instruction à la cour de Yanting de secrètement juger les trois pratiquants en procès le 2 mars 2016, mais la tentative a été empêchée grâce à l'objection des avocats de la défense.

Lorsque l'audience a finalement eu lieu le 17 mai 2016, plusieurs agents de police étaient postés à l'extérieur du tribunal et un capitaine de police a menti et a dit qu'ils traitaient un « cas spécial de crime de col blanc ». Seuls neuf membres de familles des trois défendeurs au total ont eu la permission d'assister au procès, tandis que le reste des sièges étaient remplis d'agents de diverses agences gouvernementales.

Le procureur a allégué que les trois pratiquants avaient violé la loi, mais il n'a pas pu dire quelle loi avait été violée. L'avocat de Mme Jiang a souligné le fait que sa cliente avait été arrêtée pour avoir tenté d'envoyer une lettre de plainte, n'était pas mentionné dans l'acte d'accusation, qui accusait plutôt Mme Jiang de propager de l'information sur le Falun Gong.

L'avocat de Mme Jiang a argué qu'aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong et que les citoyens avaient tous le droit de chercher justice contre Jiang pour avoir lancé la persécution en premier lieu. Ainsi, Mme Jiang n'a violé aucune loi en tentant d'aider un compagnon de cultivation à envoyer une lettre de plainte.

L'avocat de Mme Jiang a aussi souligné que la police avait violé la Constitution en arrêtant sa cliente, car tout citoyen a le droit d'envoyer une lettre.

Un juge dans l'audience a été entendu, disant que l'avocat était tellement brave de dire que la police avait violé la loi.

Le juge présidant Du Yaoming a dit que le procureur manquait de preuves suffisantes pour accuser les défendeurs. Il a promis d'annoncer rapidement son verdict.

Les familles des trois pratiquants ont rendu visite à la cour le 19 août 2016 et se sont plaints que leurs proches avait été détenus au-delà des peines légalement autorisées.

Un président de la cour a admis que c'était un cas très spécial et que sa cour ne savait pas comment juger. Il a dit aux familles qu'ils avaient soumis le cas à la cour intermédiaire de la ville de Mianyang, mais la cour plus élevée n'avait pas idée quels verdicts devraient être émis. Le président de la cour a dit qu'ils avaient peur d'être tenus responsables s'ils émettaient des condamnations erronées.

Le cas est resté inactif jusqu'au 3 mai 2017, lorsque la cour a livré ses verdicts et condamné les trois pratiquants à la prison. Les pratiquants soupçonnaient que la cour ait cédé sous la pression du Bureau 610.

Mme Tan et Mme Jiang ont fait appel, et la cour intermédiaire de la ville de Mianyang a statué le 20 juin de maintenir les verdicts originaux, sans faire d'audience publique et sans informer les familles à l'avance. La décision stipulait que les arguments de la défense manquaient de base légale et qu'ils avaient été rejetés.

Voir aussi :

Est-ce un procès ou une manœuvre militaire ?

Traduit de l'anglais au Canada