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Éliminer l'esprit d'insouciance par la cultivation et la pratique

18 novembre 2018 |   Écrit par une pratiquante de Falun Dafa à New York

(Minghui.org)

Bonjour, Maître ! Bonjour compagnons de cultivation !

Un jour, alors que je lisais le Zhuan Falun à propos d'un pratiquant qui avait emmené son fils faire une promenade après le dîner dans la rue piétonne de Qianmen et acheté un billet de loterie, j'ai eu une nouvelle compréhension des dernières phrases de ce paragraphe que je souhaiterais partager.

« De retour chez lui, plus le père y pensait, plus il se sentait mal à l’aise : Ramenons simplement l’argent. Mais une autre idée lui est venue : Les billets ne sont plus en vente, ils risquent de partager cet argent entre eux si je le leur donne. Mieux vaut faire un don à mon entreprise. » (Quatrième Leçon, Zhuan Falun)

Je me suis dit que si j'avais été ce pratiquant, j'aurais rendu l'argent et je n'y aurais plus tant pensé. Je n'aurais pas tenu compte du fait que ceux qui ont vendu les billets de loterie auraient probablement gardé l'argent pour eux. Je me serais dit : « Je t'ai déjà rendu l'argent, alors maintenant je ne perdrai pas de De [vertu] en gagnant ce vélo. » Cela m'a fait réaliser que je faisais preuve d'insouciance — rembourser l'argent juste pour le rembourser, c'est-à-dire faire les choses pour les avoir faites. J'avais un cœur de négligence, voire d'insouciance.

En fait, j'ai toujours été négligente, même quand j'étais étudiante. Quand j'étais au collège, j'avais beaucoup de devoirs tous les jours. Au début, j'étais consciencieuse et je restais debout jusqu'à 3 heures du matin pour les finir. À la fin du semestre, j'étais tellement fatiguée que je ne voulais plus faire ainsi, alors je suis devenue négligente. Le professeur nous a donné comme devoir d'écrire trois fois les nouveaux mots de vocabulaire. J'ai attaché trois stylos ensemble et en écrivant une fois, je pouvais faire trois copies. Je pouvais donc finir mes devoirs avant minuit. J'en étais très fière.

J'ai alors commencé à prendre d'autres choses moins sérieusement et à chercher d'autres raccourcis. Quand j'ai dû me préparer à un test d'anglais avant d'étudier à l'étranger, je me suis inscrite à un cours de révision où les professeurs nous ont montré comment prévoir ce qui pourrait être dans le test. Je me suis donc concentrée à deviner ce qui serait demandé dans le test. Même si j'ai assez bien deviné, mes résultats du test n'ont pas été assez bons pour réussir. Plus tard, j'ai dû réviser par moi-même pendant un mois, en me concentrant sur l'anglais lui-même et non sur l'examen. La deuxième fois, mon score s'est amélioré de 20 points. Ce genre d'insouciance et de raccourcis faisait partie de la « culture du Parti » et ce n'est pas droit. Cela nous rattrapera à la fin.

Lorsque j'étudiais à l'étranger, j'ai rencontré une pratiquante coréenne qui m'a raconté cette histoire : son mari lui avait acheté une paire de chaussures, mais elles ne lui convenaient pas, alors elle les a retournés. Quand son mari a acheté les chaussures, elles étaient soldées. Mais au moment où elle les a rendues, la promotion était terminée. Par conséquent, elle a obtenu le remboursement au prix fort. Elle a dit au magasin que le remboursement était plus élevé que ce qu'elle avait payé initialement, mais le magasin a dit qu'il ne pouvait rembourser l'argent qu'en fonction du prix affiché sur l'ordinateur. Elle a donné l'argent supplémentaire du remboursement pour souscrire à un abonnement au journal Epoch Times et l'a envoyé au commerçant.

Quelques jours plus tard, après avoir entendu cette histoire, le même magasin m'a remboursé trois dollars. D'après l'expérience de ma compagne de cultivation, je ne l'ai pas dit au commerçant et j'ai fait don de l'argent peu de temps après. À l'époque, j'étais très fière de moi, comparé à la situation du billet de loterie.

Mais ensuite, j'ai pensé à la façon dont j'avais fait don de l'argent dès que j'avais quitté le magasin, parce que j'avais eu peur de perdre du De. C'était le reflet de mon égoïsme et de ma mentalité insouciante pour chercher à prendre des raccourcis. J'imitais simplement une autre pratiquante et je ne me demandais pas si ce que je faisais était conforme aux principes du Fa. L'imitation n'est pas la cultivation. Comment cela pourrait-il être aussi simple ?

En décembre dernier, j'ai remarqué dans mes notes quelques numéros de certificats de personnes qui avaient démissionné du Parti communiste chinois (PCC) et de ses organisations de la jeunesse. J'étais très contente et je suis allée sur le site Web de Tuidang d'Epoch Times pour chercher ces certificats. Ce que j'ai trouvé m'a vraiment surprise.

Quand j'étais étudiante, je me rendais souvent sur les sites touristiques pour clarifier la vérité pendant mes temps libres. Quand j'aidais des touristes chinois à démissionner du PCC et de ses organisations de la jeunesse, pour gagner du temps, je n'utilisais que deux pseudonymes : De Fu (Fortune obtenue) ou Ping An (Paix). Lorsque j'ai vérifié les numéros de série des certificats, au moins trois d'entre eux étaient invalides. Les bénévoles du site ont commenté : « Le Maître a dit qu'en créant un pseudonyme pour quelqu'un, il fallait le faire sérieusement. » Puisque j'avais inscrit « De Fu » et « Ping An » plusieurs fois en une journée, les bénévoles ont pensé que c'était irresponsable et ne les ont pas comptés. Je me suis sentie mal ; tout cela était dû à ma négligence et à ma tendance à prendre des raccourcis.

J'ai rapidement répondu au site, m'excusant et expliquant que j'avais vraiment aidé ces gens à démissionner du PCC et de ses organisations de la jeunesse. Finalement, ces numéros invalides ont été vérifiés et comptés. En y repensant, je me souviens que j'allais sur les sites touristiques le matin et que je me précipitais d'aller à l'école l'après-midi. Chaque jour, je devais demander à cette pratiquante coréenne de m'aider à aller sur le site Web Tuidang d'Epoch Times pour enregistrer ceux qui avaient démissionné. Je me demande, parmi toutes les personnes qu'elle m'a aidée à inscrire, combien n'ont pas été inscrites avec succès ? Je le regrette vraiment.

Une fois, j'ai lu un article de partage d'un compagnon de cultivation. L'article citait « Pour qui exister ? » de Points essentiels pour avancer avec diligence :

« Si une vie peut, sur des sujets importants concernés, vraiment juger des problèmes sans aucune conception, alors cette personne peut véritablement se maîtriser elle-même, cette lucidité est la sagesse et se différencie de la prétendue intelligence des gens communs. Si un homme ne peut pas faire ainsi, il est alors dominé soit par des conceptions acquises soit par des idées venues de l’extérieur, il peut même lutter pendant toute la vie pour ça, sans pourtant savoir ce qu’il a fait durant toute la vie en atteignant la vieillesse. Bien qu’il n’ait rien obtenu au cours de toute une vie, il a fait d’innombrables choses erronées sous le contrôle de la conception acquise. De ce fait il remboursera lui-même dans la vie prochaine le karma en fonction des méfaits qu’il a lui-même commis. »

« Cette lucidité est la sagesse et se différencie de la prétendue intelligence des gens communs. » (« Pour qui exister », Points essentiels pour avancer avec diligence)

Cet article a touché une corde sensible en moi et la différence entre la sagesse et l'intelligence m'a été révélée. Mon niveau actuel de compréhension est que l'intelligence lucide est la vraie sagesse, que l'intelligence n'est pas la sagesse et qu'elle peut même être mal utilisée par des personnes mal intentionnées. Cette lucidité est aussi une manifestation d'une forte conscience principale. Nous devrions savoir ce que nous faisons, faire nos propres choix et, surtout, être capables de nous convaincre que ce que nous faisons nous laissera sans regret.

Voilà la question : pourquoi choisir de travailler dans les médias ? Je dis toujours aux autres pratiquants que j'aime beaucoup l'environnement de cultivation dans lequel je travaille. Un jour, j'ai réalisé que c'était basé sur le fait que j'avais besoin de quelqu'un pour me pousser à cultiver, pas comme un parent qui te force à faire quelque chose, mais plutôt pour m'encourager. Je fais souvent les exercices avec mes amis à midi et le soir. Une fois, lorsque mon ami est parti en voyage d'affaires, je me suis immédiatement relâchée. J'étais très paresseuse et j'avais de la difficulté à commencer les exercices. Quand je les ai faits, j'étais très fière de moi. Mais ça s'est reproduit la fois suivante quand j'ai essayé de commencer à faire les exercices. Une fois, quand j'étais la seule à faire les exercices, je n'arrivais pas à avoir l'esprit calme du tout, et finalement, j'ai fini avec les yeux ouverts tout le long. Pourquoi était-ce comme ça ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Pour qui faisais-je ces exercices ? Pour qui cultivais-je ?

Un jour, je suis allée dîner chez une amie et j'ai parlé du fait que mon esprit était trop actif pour que je puisse le contrôler. La mère de mon ami m'a demandé : « Pourquoi cultivez-vous ? » J'étais choquée ! Je n'y avais jamais pensé avant !

Alors cela m'a fait penser : était-ce pour garantir d'être en bonne santé ? Mais je n'ai jamais été malade. Pour être quelqu'un de bien ? Mais je n'avais rien fait de mal. Afin d'aider le Maître dans la rectification de Fa ? Oui, vraiment, mais cette idée était trop grande pour s'aligner directement avec ma routine quotidienne. Alors j'ai compris : c'était de pouvoir m'assimiler à Dafa !

Oui, c'est à moi de m'assimiler à Dafa et non pas de simplement suivre ma mère ou de pratiquer avec des amis juste pour le plaisir ou pour entendre les autres me féliciter. En cultivant le Falun Dafa, je cultive à la fois mon esprit et mon corps. Les exercices transforment mon benti. C'est pour ça que je les fais. Je fais les exercices pour moi-même et non pas pour terminer une tâche que quelqu'un d'autre m'a confiée. Les exercices que le Maître m'a enseignés m'éclaircissent le cœur, purifient mon corps et corrigent tout état anormal. Ce n'est pas pour avoir une heure de temps libre pour penser à des choses inutiles, pour avoir l'esprit vagabond ou pour faire une sieste parce que je suis fatiguée.

Je n'avais même pas réalisé ces principes fondamentaux. Je pense que le processus de la rectification de Fa a atteint une nouvelle période où de plus en plus de pratiquants ont pu rationaliser les difficultés et les tribulations qu'ils rencontrent, pour voir s'ils sont en accord avec le Fa, et si non, pour les corriger en temps opportun. Beaucoup de pratiquants peuvent capter même la plus petite pensée pas droite, à partir de laquelle ils peuvent très diligemment se débarrasser de leurs attachements.

J'ai essayé de me trouver une excuse à plusieurs reprises, en disant : « Je comprends les principes du Fa, mais je ne peux pas le faire. » En y réfléchissant profondément, j'ai réalisé que je comprends le sens chinois du Fa superficiellement, mais je ne peux pas l'appliquer à mes actions quotidiennes. Je me suis demandé : « Que veut vraiment dire le Fa ? Mon comportement est-il conforme à celui du Fa ? Pourquoi ne puis-je pas le faire ? Où est-ce que je me bloque moi-même ? Pourquoi est-ce que je fais des choses qui sont contraires aux principes du Fa ? Qu'est-ce qui m'empêche de suivre le Fa du Maître ? »

Enfin, j'aimerais vous faire part de ma compréhension récente de la compassion. Un manque de compassion se manifeste par la jalousie, le manque de respect, un sentiment d'injustice et des pensées négatives envers les autres. On dit souvent que les gens et les choses autour de nous sont affectés par nos émotions. Quand j'étudiais le Fa, j'ai vu cela dans le Falun Gong :

« On doit avoir un cœur de compassion, et on ne fera pas d’erreurs si l’on agit en toutes circonstances avec ce cœur de compassion. En prenant avec légèreté vos intérêts personnels et en ayant plus de bonté au cœur, vous serez guidé pour éviter de faire du mal. Par contre, si vous êtes toujours irrité, agressif, prêt à vous battre, les meilleures choses se gâteront entre vos mains. » (Falun Gong)

Comme vous l'avez peut-être remarqué, lorsque les gens sont contrariés ou se disputent avec d'autres, leurs mouvements semblent raides, ils ne peuvent pas se concentrer et ils ne peuvent pas faire attention aux détails. J'ai réalisé que lorsque j'étais contrariée, je me concentrais seulement sur la colère et l'injustice. Je ne pouvais pas faire attention aux détails ou même faire attention à tout. Je voulais simplement terminer rapidement les choses que j'avais à faire — sans sincérité — et ensuite me dépêcher de passer à la suivante. Il s'avère que la hâte est en fait du gaspillage. Par contre, quand j'ai de la compassion, je fais passer les autres en premier et je peux calmement et rapidement trouver la solution au problème, souvent sans aucune erreur. Je sens que le Maître m'aide et me donne la sagesse. Je recommande de lire ou d'écouter l'« Hebdomadaire Minghui » lorsque vous vous sentez anxieux.

J'espère que chacun peut être lucide, bienveillant et pur.

Merci, grand Maître bienveillant ! Merci, compagnons de cultivation !

(Présenté à la Conférence de Fa de NTD et Epoch Times 2018)

Traduit de l'anglais en Suisse