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Un chirurgien chinois se voit retirer son invitation à un sommet international pour une possible implication dans les prélèvements forcés d’organes

Dimanche 2 décembre 2018 |   Écrit par Tang En

(Minghui.org) Dong Jiahong, président exécutif de l’hôpital Tsinghua Changgung de Pékin et ancien chef de l’hôpital général de l’Armée chinoise de libération du peuple s'est vu retirer son invitation au Sommet Chine-Israël sur l’innovation et l’investissement, suite à des plaintes au sujet de sa participation suspectée dans les prélèvements forcés d’organes de prisonniers de conscience chinois.

La prestigieuse conférence, organisée par les gouvernements chinois et israéliens, s’est tenue à Haïfa, la troisième plus grande ville israélienne, entre le 18 et le 20 novembre 2018. Comme les six conférences précédentes, les participants incluent du personnel de l’ambassade chinoise en Israël et des représentants du gouvernement local d’Haïfa et d’Israël, aussi bien que des experts et des entrepreneurs dans les domaines des sciences de la vie, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle.

Dong avait prévu d'assister à la conférence comme spécialiste médical, mais la Coopération économique d’Haïfa (HEC) a retiré son invitation dû à la pression de la International Coalition to End Transplant Abuse in China (ICETAC) et autres groupes. ICETAC est une coalition mondiale d’avocats, d'universitaires, d’éthiciens, de professionnels médicaux, de chercheurs et d’avocats des droits de l’homme dédiée à mettre fin aux prélèvements forcés d’organes en Chine.

Dong et les hôpitaux militaires chinois

Dong Jiahong est un spécialiste des chirurgies hépatiques et des transplantations de foie. Il est membre du comité de l’Association de transplantation chinoise. Avec l’ancien vice-ministre de la Santé Huang Jiefu, Dong est un chirurgien éminent dans le domaine de la transplantation.

Dong a été listé par la World Organisation to Investigate the Persecution of Falun Gong (WOIPFG) comme possible participant aux prélèvements forcés d’organes. Un rapport d’enquête de la WOIPFG montre que Dong a été le chirurgien en chef de plus de 700 transplantations de foie. Entre février 1999 et février 2007, il a participé à 407 cas de prélèvements de foie venant de « donneurs » à l’hôpital Sud-ouest, le premier hôpital affilié à l’Université médicale de l’armée, anciennement connue comme la Troisième Université médicale militaire.

L’hôpital général de l’Armée de libération chinoise du peuple, aussi connu comme l’hôpital 301, dans lequel Dong a été chef, a été lourdement impliqué dans les prélèvements forcés d’organes de prisonniers de conscience, principalement les pratiquants de Falun Gong. Entre 1977 et août 2009, l’hôpital a pratiqué plus de 2159 transplantations. Le ministre chinois de la Santé l’a élevé au rang d’hôpital désigné pour les transplantations de foie et de rein le 23 mai 2007.

La persécution de Falun Gong et les prélèvements forcés d’organes

Le Parti communiste chinois (PCC) a lancé la répression du Falun Gong en juillet 1999. Jiang Zemin, ancien chef du régime communiste, a émis des ordres pour « anéantir les pratiquants de Falun Gong physiquement, ruiner leur réputation et les détruire financièrement. »

Comme la demande d’organes pour les transplantations a augmenté, la police, l’armée et les hôpitaux en Chine ont trouvé une nouvelle façon de faire de l’argent – tuer les prisonniers de conscience pour leurs organes. Dû à la politique nationale contre le Falun Gong, il n’y avait pas de répercussions pour ceux impliqués dans les crimes de prélèvements d’organes. Les informations des prélèvements forcés d’organes sont sorties pour la première fois en 2006.

Les prix demandés aux étrangers pour les organes varient de 30 000 $ pour les cornées à 180 000 $ pour une combinaison foie/rein, selon le rapport Bloody Harvest : Organ Harvesting of Falun Gong Practitionners in China (Revised report).

Les pratiquants de Falun Gong constituent la majorité des victimes des prélèvements d’organes car ils constituent le plus grand groupe de prisonniers de conscience et, de plus, ils sont généralement en très bonne santé dû à leur style de vie sain associé à la pratique.

Des milliers d’appels téléphoniques d’enquête ont conduit la WOIPFG a révéler que les prélèvements forcés d’organes ont été lancés sur l’ordre direct de Jiang Zemin. Jiang est responsable d'avoir donné l'ordre de « militariser et commercialiser » le business de tuer les pratiquants de Falun Gong pour leurs organes.

Le Département logistique de l’Armée de libération du peuple était l’organisation centrale pour les prélèvements d’organes, ayant la charge de la gestion et de la répartition des « donneurs » principalement des pratiquants de Falun Gong détenus – comme cibles des prélèvements forcés d’organes. Les hôpitaux militaires du PCC et de la police sont devenus les principaux hôpitaux pour les transplantations d’organes.

Réponse internationale

Depuis que les informations sur les prélèvements d’organes sont sorties en 2006, les organisations non-gouvernementales, les gouvernements, les compagnies pharmaceutiques la communauté médicale internationale en ont pris connaissance et ont mis en œuvre des mesures pour régler le problème.

Le rapport annuel 2018 de la Commission exécutive du congrès sur la Chine (CECC) indiquait ses préoccupations à l’effet que de « nombreuses transplantations d’organes en Chine ont utilisé des organes de prisonniers détenus, incluant des pratiquants de Falun Gong ».

La Chambre des représentants américains a passé la Résolution 343 (H. Res.343) à l’unanimité en juin 2016. La résolution exprime ses inquiétudes au sujet de l’approvisionnement d’organes de prisonniers de conscience non-consentants, incluant un « grand nombre de pratiquants de Falun Gong et de membre d’autres religions et groupes de minorités ethniques ».

La législation indique que le gouvernement chinois continue à « nier les rapports selon lesquels beaucoup d’organes sont pris sans le consentement des prisonniers, bien qu’au même moment, il empêche une vérification indépendante de son système de transplantation » et nie que « le système de transplantation d’organes en Chine ne se conforme pas avec les exigences de transparence et de traçabilité de l’Organisation mondiale de la Santé quand il s’agit de voies d’approvisionnement ». Parmi ses recommandations, la Résolution 343 exige que la Chambre des représentants encourage la communauté médicale des États-Unis à aider à conscientiser sur les pratiques immorales de transplantation d’organes en Chine.

Le Parlement européen pour condamner et appeler à mettre fin aux prélèvements forcés d’organes des prisonniers de conscience en Chine, la grande majorité de ces derniers étant des pratiquants de Falun Gong.

Au 23e Congrès international de la Société de transplantation à Vancouver, Canada, les participants ont exprimé de graves inquiétudes concernant les prélèvements forcés d’organes de pratiquants de Falun Gong. Amnesty International a demandé aux compagnies pharmaceutiques d’arrêter les études cliniques de médicaments anti-rejets d’organes en Chine. La compagnie pharmaceutique mondiale Novartis a annoncé, selon un article de presse publié le 15 août 2010, qu’elle adoptait un moratoire et travaillerait à unir toutes les compagnies pharmaceutiques sur la question.

Lors du Congrès européen sur le don d’organes tenu à Cardiff, Pays de Galles, en septembre 2010, le problème de tuer des pratiquants de Falun Gong sur demande pour leurs organes a aussi attiré l’attention. Depuis cette date, le Congrès a arrêté d’inviter les chirurgiens chinois.

Ann, une immigrante chinoise de l’État de Pennsylvanie, a dû répondre à des questions nouvelles pendant son entrevue pour obtenir la Carte verte : « Faites-vous partie du Parti communiste chinois ? Avez-vous participé à la persécution des pratiquants de Falun Gong ? » C’est le premier cas rapporté de fonctionnaires de l’immigration américaine enquêtant directement sur certains sujets auprès d'un immigrant chinois.

Le Département d’État des États-Unis a mis à jour son formulaire d’application pour le visa de non-immigrant en juin 2011. Six nouvelles questions ont été ajoutées à section Sécurité et Antécédents du formulaire DS-160. L’une d’elles est : « Avez-vous déjà été directement impliqué dans la transplantation coercitive d’organes humains ou de tissus humains ? »

Traduit de l’anglais au Canada