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Dafa et le Maître ont le dernier mot

Mercredi 6 février 2019 |   Écrit par une pratiquante de Falun Gong dans la province du Heilongjiang, Chine

(Minghui.org) Le 9 novembre 2018, j'ai été arrêtée et conduite dans un poste de police. Le chef de poste a menacé de détruire ma source de revenus cette fois-ci, il faisait référence à ma détention antérieure dans un camp de travaux forcés. Cela avait à voir avec le fait que je n'avais pas abandonné le Falun Gong (aussi appelé Falun Dafa), depuis que le Parti l'avait interdit. Tous ces commentaires négatifs me mettaient beaucoup de pression.

Pendant mon séjour au centre de détention, j'ai continué à mémoriser le Fa, à regarder à l'intérieur de moi et je n'ai pas coopéré aux demandes des gardiens. Après avoir été détenue illégalement pendant douze jours, je suis rentrée chez moi saine et sauve.

Cet incident m'a appris que le Maître et Dafa règnent en maîtres - ils sont responsables dans toutes les situations.

Refuser de coopérer

Cinq policiers sont entrés chez moi par effraction un peu après 6 heures du matin le 9 novembre. Le chef du poste de police a montré sa carte d'identité et a déclaré que j'allais être arrêtée en raison de ma pratique du Falun Gong. J'ai résisté, mais j'ai été maîtrisée et traînée dans une voiture. Une fois à l'intérieur du centre de détention, ils ont tenté de m'interroger et d'enregistrer le processus. Cependant, j'ai refusé de dire ou de signer quoi que ce soit. À la fin, ils ont noté « pas de réponse » et « refus de signer ».

Pendant ma détention, j'ai été interrogée trois fois. La première fois, j'ai devancé l'interrogatoire en demandant au policier d'où il venait. À la suite de sa réponse, je lui ai demandé quel était son nom. Il a répondu : « Je ne te le dirai pas. » Cette réaction m'a rappelé à point nommé que je ne devais en aucun cas coopérer avec eux.

Le Maître a dit :

« En aucune circonstance on ne doit coopérer aux exigences, ni aux ordres, ni aux instigations de la perversité. » (« La pensée droite des disciples de Dafa est puissante », Points essentiels pour avancer avec diligence II)

Le stylo et le papier à la main, ils m'ont posé toutes sortes de questions, y compris mon nom et mon âge, et pourquoi je pratiquais le Falun Gong. Je suis restée silencieuse et j'ai refusé obstinément de répondre à aucune des questions. De plus, j'ai pu voir que les mots imprimés en haut de leur document étaient des mots incriminants tels qu'« illégalité » ou « infraction criminelle ». Je ne voulais pas que même les mots « Falun Dafa est bon » apparaissent dans leur dossier, car ce serait porter atteinte à la dignité du Falun Dafa. Une feuille de dossier vierge signifiait qu'aucun enregistrement n'avait été pris – c'était ma seule façon de sauver ces gens. J'ai continué avec la même tactique tout au long des trois séances d'interrogatoire.

Parfois, j'étais troublée par les interrogateurs – par exemple lorsqu'ils m'appelaient par mon nom. Pour rester calme, je récitais à plusieurs reprises :

« …un cœur sans agitation peut maîtriser dix mille agitations. » (Enseignement de Fa à la conférence de Fa de San Francisco 2014)

Quand ils menaçaient de me torturer si je ne coopérais pas, je pensais à ce que le Maître avait dit :

« Dans la religion bouddhiste, on dit que tous les phénomènes de la société humaine sont des illusions, qu’ils n’ont pas de réalité. » (Deuxième leçon, Zhuan Falun)

Les paroles du Maître m'ont rappelé que ces interrogatoires et ces menaces sont illusoires et irréels. Les policiers n'étaient que des marionnettes dans cette dimension, ils étaient contrôlés et manipulés par les forces anciennes, et le spectre pervers du Parti dans d'autres dimensions. J'ai donc dirigé ma pensée droite vers l'élimination de ces éléments pervers, ce qui a permis aux policiers de devenir plus humains et plus mesurés.

Grève de la faim

Le soir du jour de mon arrestation, j'ai été emmenée dans un centre de détention au niveau de la ville. Je n'ai pas coopéré en refusant de porter les uniformes de la prison, de faire la queue ou de manger – j'ai fait une grève de la faim.

Je me suis allongée sur mon lit de camp les yeux fermés, ignorant toutes les règles qui m'entouraient. De cette façon, j'ai eu tout le temps de réfléchir. J'ai réfléchi aux raisons pour lesquelles j'avais été la cible de la perversité et j'ai fait quelques recherches auprès de mon âme pour identifier mes attachements. Je restais en alerte en tout temps, afin de mieux me concentrer sur l'émission de la pensée droite.

En émettant la pensée droite, j'ai découvert que j'avais encore du ressentiment dans mon cœur et que je recherchais un résultat que j'avais en tête. Par exemple, j'aurais voulu que le Maître m'aide à éliminer tous les éléments pervers et exiger une rétribution immédiate pour le chef de police qui m'avait arrêtée à la suite d'un accident de voiture. Ces pensées impures et méchantes n'avaient aucune force pour détruire la perversité !

J'aurais dû me rendre compte que les policiers sont aussi des victimes et qu'il fallait tout de même les sauver. Ils n'ont pas compris la vérité et ont mal agi en raison de l'endoctrinement du Parti. J'ai dirigé ma pensée droite vers les minuscules êtres vivants au sein du chef de police. Je les ai suppliés d'agir gentiment envers les disciples de Falun Dafa et de ne pas les aider et les encourager dans la persécution afin d'éviter de perdre leur propre vie à l'avenir.

Des pensées perturbatrices ont aussi été soulevées très souvent. Par exemple, une telle pensée m'est venue à l'esprit de façon aléatoire : « J'ai encore des cartes expliquant le Falun Gong et des notes sur papier à la maison. Pourquoi ne les ai-je pas distribués plus tôt ? Pourquoi ne les ai-je pas entreposés en toute sécurité ? » Que je regrette ou pas, des pensées comme celles-ci interfèrent avec mon effort pour émettre la pensée droite.

J'ai dû me vider la tête et me corriger – les cartes de Falun Gong et les notes sur papier servent à sauver des gens, et non à être utilisées par mes persécuteurs comme preuve contre moi.

Le Maître a dit :

« Tout ce qui pouvait empêcher les gens d’entrer dans le recueillement, de cultiver et de pratiquer, était considéré comme un dérangement grave » (Septième leçon, Zhuan Falun)

Chercher la raison de mon arrestation

Pendant ma détention, j'ai passé beaucoup de temps à réfléchir sur les lacunes que je pouvais avoir dans ma cultivation et pratique et qui ont abouti à mon arrestation.

Une question m'est venue à l'esprit. Un petit nombre de pratiquants de notre région se sont lancés dans des programmes pyramidaux sans scrupules. Quand je l'ai découvert, je n'ai pas agi correctement, c'est-à-dire que je n'avais pas regardé à l'intérieur pour dénoncer et abandonner mes attachements en premier lieu avant de discuter de la question avec les personnes concernées. J'avais fait le contraire, tout comme l'endoctrinement du Parti me l'avait inculqué. J'ai enquêté sur les personnes impliquées et j'ai révélé leur acte.

Je regardais à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur de moi et j'ai fait preuve d'un manque total de compassion.

Le Maître a dit :

« Si vous voulez atteindre la tranquillité par telle technique ou tel moyen, je dis que c’est chercher en dehors de soi. Dans ce cas, la pratique de gong tombe justement dans la déviation ou s’engage dans une voie perverse, cela indique que la personne a cherché en dehors d’elle-même. En particulier dans le bouddhisme, si vous cherchez à l’extérieur, on dit que vous vous engagez dans une voie démoniaque. » (Neuvième leçon, Zhuan Falun)

Les mesures à prendre après avoir été libérée de prison

Lorsque j'ai été retenue prisonnière, ce qui m'a le plus peinée, c'est la perte de la liberté d'étudier le Fa. Je n'avais qu'une compréhension générale du Fa et je ne pouvais pas me rappeler les paroles exactes du Maître qui sont dans le Zhuan Falun. Je regrettais profondément de ne pas avoir mémorisé le Fa à la lettre.

La situation n'était pas moins pénible pour émettre la pensée droite. Je n'avais pas de montre, donc je ne pouvais pas le faire aux heures prévues et je ne pouvais pas m'asseoir pour le faire correctement.

Dès mon retour à la maison, j'ai profité de chaque moment offert pendant un mois entier pour mémoriser le livre Zhuan Falun du début à la fin. En outre, j'ai émis la pensée droite à chaque heure et j'ai prolongé le temps passé à le faire aux quatre heures quotidiennes désignées. Avec le temps prolongé, j'ai eu pour objectif spécifique d'aider les pratiquants locaux qui avaient été enfermés.

Demeurer calme face aux conflits

Le troisième jour après mon retour à la maison, la colère refoulée de mon mari a finalement explosé. J'allais me disputer avec lui jusqu'à ce que je me souvienne que je m'étais promis qu'à mon retour à la maison, je m'efforcerais d'étudier le Fa et de traiter les gens ordinaires avec compassion.

Face à la colère de mon mari, je me suis dit de rester calme et de ne pas être affectée par ce qui se passait dans cette dimension. J'ai ouvert le Zhuan Falun et les paroles du Maître m'ont sauté aux yeux :

« Par exemple, parmi les gens ordinaires on vous insulte, mais vous ne dites rien, vous restez intérieurement tout à fait calme; on vous flanque un coup de poing, et vous ne dites toujours rien, vous passez par-dessus en souriant – alors votre xinxing se trouve déjà à un niveau très élevé. » (Première Leçon, Zhuan Falun)

Alors que je lisais le Fa, l'envie de me disputer m'a quitté. Le lendemain, mon mari semblait avoir changé. Sa voix est devenue plus douce et son comportement s'est beaucoup amélioré. C'était la preuve que :

« Pour un pratiquant, regarder à l'intérieur est un trésor de la Loi. » (« Enseignement de la Loi à la Conférence internationale de Loi de Washington DC 2009 »,Enseignement de Fa dans les conférences (IX))

Traduit de l'anglais au Canada