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Les débuts de la diffamation et de la répression du Falun Gong par le Parti communiste

Samedi 11 mai 2019 |   Écrit par Long Yan

(Minghui.org) Le Parti communiste chinois est bien connu pour contrôler les esprits. Un exemple en est la démolition d'une statue de la Bodhisattva Guanyin de près de 58 mètres de haut dans la province du Hebei. Étant une les plus hautes statues de ce genre, sa construction a nécessité cinq ans et a coûté 17 millions de yuans. Le gouvernement de la province du Hebei a néanmoins envoyé une brigade de dynamitage le 30 janvier 2019 et a détruit la statue deux jours plus tard.

Ce qui est arrivé à la statue s’est produit en raison de sa popularité - des dizaines de milliers de personnes venaient souvent ici pendant les vacances pour vénérer Guanyin. C'était intolérable pour le Parti communiste chinois (PCC). Après tout, le Parti est athée par nature et il dirige constamment les gens au moyen de la brutalité et de la violence.

Une épine dans le pied du PCC

En examinant l'histoire à l'occasion du 20e anniversaire de la date à laquelle le PCC a commencé à réprimer le Falun Gong en 1999, nous avons pu voir une analogie claire entre la démolition de la statue de la Bodhisattva Guanyin et la raison pour laquelle le Parti a décidé de réprimer ce groupe pacifique en 1999.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, a été présenté au public en mai 1992. Les bienfaits miraculeux en termes de santé et le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance ont attiré un grand nombre de personnes. Au moment où il a été persécuté en 1999, le parti estimait le nombre de pratiquants à entre 70 et 100 millions.

Une telle popularité a rapidement été remarquée par les communistes, qui ont commencé à enquêter sur le groupe dès 1994. Les résultats de l'enquête, y compris les rapports d'agents d'infiltration, ont indiqué que le Falun Gong était simplement un groupe de méditation qui valorise l'amélioration de la santé physique et des valeurs morales. Bien que n'ayant rien identifié de négatif, le Parti n'a pas abandonné.

Les débuts de la diffamation et son accélération

Le 17 juin 1996, le Guangming Daily, l'un des principaux journaux en Chine, a publié un éditorial qui diffamait le Falun Gong, sans pourtant fournir aucune preuve. Une telle tactique consistant à lancer une campagne politique au moyen de la diffamation des médias a été fréquemment observée dans n’importe quelle répression antérieure. D'autre part, une telle diffamation contre les pratiquants de Falun Gong innocents et leur principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance a une fois de plus révélé la nature perverse du Parti.

Le ministère de la Propagande a publié un ordre interne le 4 juillet 1996, un mois après la publication de l'éditorial, à l'intention des agences de presse et de publication en Chine interdisant la publication de livres du Falun Gong.

Luo Gan, secrétaire général de la Commission des affaires politiques et juridiques (CAPJ), a donné des instructions au début de 1997 pour une enquête nationale approfondie sur le Falun Gong, dans le but de qualifier le Falun Gong de « secte ». L’enquête et les rapports du système de police n'ont là encore trouvé aucune preuve contre le Falun Gong et l'enquête s'est terminée en vain.

He Zuoxiu, le beau-frère de Luo Gan, a calomnié le Falun Gong en mai 1998 lors d'une émission diffusée par la chaîne de télévision de Pékin. Des centaines de pratiquants de Pékin et de la province voisine du Hebei se sont rendus à la chaîne ou ont écrit aux responsables pour clarifier cette question. Un agent a reconnu qu'il s'agissait de la plus grosse erreur jamais commise par la chaîne. Comme mesure corrective, la chaîne a diffusé peu après une émission montrant les paisibles exercices en groupe des pratiquants.

Sur instruction de Luo Gan, le Premier Bureau du ministère de la Police (responsable de la sécurité politique) a émis la politique 1998-555 en juillet 1998. Intitulée « Avis de lancement d'une enquête sur le Falun Gong », cette politique qualifiait le Falun Gong de « secte » et ordonnait aux agents subordonnés de trouver des preuves à l'appui. En conséquence, certains fonctionnaires ont été induits en erreur et ont commencé à harceler les pratiquants de Falun Gong sur les lieux des exercices en groupe.

Qiao Shi, alors président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, et d'autres hauts fonctionnaires à la retraite ont abouti à la conclusion suivante : « Le Falun Gong profite à notre pays et à notre peuple de nombreuses façons et ne cause aucun préjudice. » Cette recherche s’appuie sur plusieurs mois de sondage et d’enquêtes. Le rapport a été soumis au Politburo du Parti à la fin de 1998.

He Zuoxiu a continué de diffamer le Falun Gong en publiant un article calomniant cette méthode de cultivation et pratique le 11 avril 1999. Paru dans le magazine Youth Science and Technology Magazine, l'article attaquait à nouveau le Falun Gong sans preuve et recommandait que les jeunes ne le pratiquent pas. Constatant que cet article était trompeur et ayant personnellement bénéficié de la pratique, les pratiquants se sont rendus à l’Université d'Éducation de Tianjin du 18 au 24 avril pour des éclaircissements.

La police armée de Tianjin s'est soudainement présentée les 23 et 24 avril pour attaquer les pratiquants. Certains pratiquants ont été blessés et 45 d’entre eux arrêtés. Lorsque les pratiquants ont demandé leur libération, on leur a dit que l'ordre venait de Pékin et que le ministère de la Police était impliqué. Les policiers de Tianjin ont suggéré aux pratiquants de se rendre à Pékin pour résoudre ce problème.

Appel pacifique

L'appel pacifique des pratiquants de Falun Gong à Pékin le 25 avril 1999. Il n'y avait ni banderoles ni slogans et les policiers étaient détendus.

Environ 10 000 pratiquants ont suivi la suggestion des policiers de Tianjin et sont allés au Bureau des appels le 25 avril dans l'espoir d'expliquer les faits à propos du Falun Gong.

Ils ont demandé la libération des pratiquants détenus, l'autorisation de publier les livres du Falun Gong et la liberté de pratiquer le Falun Gong. Après avoir rencontré des représentants des pratiquants, le Premier ministre d’alors, Zhu Rongji, a ordonné la libération des pratiquants détenus et a souligné qu’il ne fallait pas interférer avec la pratique. Les pratiquants ont quitté les lieux vers 22 h, paisiblement et tranquillement, ne laissant derrière eux ni désordre ni saleté.

Cependant, Jiang Zemin, alors chef du PCC, a écrit une lettre au Politburo du Parti communiste plus tard dans la journée pour aggraver cette affaire. Il a ensuite mis sur pied une équipe spéciale chargée de réprimer le Falun Gong le 10 juin, qui est devenue le Bureau 610. Suite à cela, la persécution officielle à l'échelle nationale a été lancée en juillet 1999.

L'histoire ci-dessus indique que le PCC, en particulier Jiang Zemin et ses partisans, tels que Luo Gan, tentaient de réprimer le Falun Gong depuis longtemps. Si l'Appel pacifique du 25 avril n'avait pas eu lieu, ils auraient pu lancer la persécution en utilisant d'autres excuses.

Traduit de l'anglais en Europe