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Autrefois battu par 17 détenus et de nouveau arrêté - L'épreuve d'un homme du Shandong et de sa famille en raison de leur croyance

10 juin 2019 |   Écrit par un correspondant de Minghui de la province du Shandong, Chine

(Minghui.org) Parce qu'il a refusé de renoncer à la pratique du Falun Gong, M. He Lifang a été détenu à de nombreuses reprises et a été une fois presque battu à mort par 17 détenus. Cet habitant de la ville de Qingdao, province du Shandong, a également vu sa carte d'identité annulée et a été contraint de rester loin de chez lui pendant plus de 10 ans.

Le 5 mai 2019, M. He, 45 ans, a été arrêté de nouveau lorsqu'il s'est rendu au poste de police de Bei'an pour demander une nouvelle carte d'identité. Son avocat est allé le voir au centre de détention de Pudong le 22 mai et l'a vu transporté sur une civière. Il portait un masque sur le visage et ne répondait pas aux questions de l'avocat.

L'avocat a appris des parents de M. He, tous deux octogénaires, que M. He avait fait une grève de la faim pour protester contre la détention arbitraire et qu'il avait été gavé. Ses parents ont demandé sa libération, mais personne n'a tenu compte de leur demande.

Il n'est pas le seul membre de sa famille à avoir été pris pour cible en raison de sa croyance dans le Falun Gong, une pratique du corps et de l'esprit persécutée par le régime communiste chinois depuis juillet 1999. Sa sœur aînée, Mme He Shurong, est décédée à l'âge de 50 ans en avril 2014, après avoir été soumise à deux reprises aux travaux forcés et avoir été une fois suspendue et battue pendant huit jours d'affilée. Sa deuxième sœur aînée, Mme He Xiuxiang, a été condamnée à trois ans de prison en juin 2015.

Madame He Shurong

M. He, qui est toujours célibataire, a également été affligé par le traitement que son ex-fiancée a subi de la part du PCC. Elle a été condamnée à trois ans de travaux forcés en 2001 en raison de sa pratique du Falun Gong. Autrefois bonne et digne, elle a abandonné sa croyance sous une pression intense et a pris le parti des gardiens du camp de travail pour essayer de forcer d'autres pratiquants détenus à renoncer au Falun Gong.

M. He tient Jiang Zemin, ancien chef du Parti communiste chinois, pour responsable de l'épreuve subie par sa famille. Il a déposé plainte contre Jiang Zemin pour avoir ordonné la persécution du Falun Gong. Voici des extraits de sa plainte, soumise au Parquet populaire suprême le 20 juin 2015.

Tous les organismes gouvernementaux du bourg concernés

Lorsque Jiang Zemin et ses partisans ont diffamé le Falun Gong et arrêté les pratiquants en juillet 1999, j'ai décidé de me rendre à Pékin pour faire appel, mais j'ai été arrêté à une gare ferroviaire avant d'atteindre ma destination.

J'ai d'abord été emmené au poste de police de Changzhi dans la ville de Jimo et ensuite au bâtiment gouvernemental du bourg de Changzhi. Plus de dix fonctionnaires m'ont ordonné d'abandonner ma croyance et je me suis exécuté contre ma volonté.

Des représentants de divers organismes gouvernementaux du bourg, y compris du service de police, du développement des affaires, de la fiscalité, de l'agriculture, de la construction et de la justice, venaient régulièrement me harceler après mon retour à la maison. Ils se garaient chez moi toute la journée et parfois ils sont venus dans un fourgon de police au milieu de la nuit pour voir si j'étais chez moi. Une fois, le policier Wang Qimin est même venu dans un camion de pompiers.

Une voisine me surveillait et téléphonait à la police trois fois par jour

J'ai décidé de me rendre à Pékin en novembre 1999 pour faire appel pour le Falun Gong. Dès mon arrivée à Pékin, j'ai été arrêté et renvoyé au poste de police de Changzhi dans ma ville natale. Le policer Wang m'a ordonné de m'accroupir sur le sol en béton froid, sans mon manteau pour être interrogé. Après cela, j'ai été gardé seul dans une pièce avec une fenêtre ouverte. Ma mère, sexagénaire, a été envoyée dans la même pièce le lendemain après avoir été arrêtée pour s'être rendue à Pékin pour faire appel pour le Falun Gong.

Pour se réchauffer la nuit, on partageait mon seul manteau. Nous avons tous les deux fait des grèves de la faim, et ma mère a été libérée quatre jours plus tard quand elle est devenue trop faible. J'ai été libéré le septième jour, après avoir été en danger de mort.

De retour chez moi, je n'avais aucune liberté, car une voisine était payée pour me surveiller quotidiennement. Elle signalait ce que je faisais par téléphone jusqu'à trois fois par jour. Quand quelqu'un me rendait visite, elle venait me demander qui c'était et l'incluait dans son rapport. À cause du stress, je n'arrivais parfois pas à dormir la nuit. Je l'entendais marcher de chez elle jusqu'à ma porte pour me surveiller. Lorsque j'ai été arrêté de nouveau par la suite, j'ai vu dans un registre le nombre de fois où elle a signalé à la police si j'étais à la maison et s'il y avait quelque chose d'inhabituel.

Toute la famille arrêtée à répétition

Diao Shufeng, directeur du Bureau 610 du faubourg de Changzhi, et d'autres fonctionnaires m'ont emmené ainsi que mes livres de Falun Gong au bâtiment gouvernemental du bourg au cours de l'automne 2000. J'ai été libéré seulement après avoir fait une grève de la faim pendant sept jours.

He Shigang, ancien secrétaire du Parti de mon village, est aussi venu avec d'autres fonctionnaires pour me harceler à de nombreuses reprises. Ils ont arrêté ma fiancée et m'ont humilié.

Entre le 20 juillet 1999 et la fin 2000, ma famille et moi avons été harcelés à de nombreuses reprises. Surtout les jours fériés, ils détenaient toujours toute ma famille, nous libérant seulement après que nous ayons entamé une grève de la faim. Mes parents ont souvent été arrêtés sans aucun motif.

J'ai dû abandonner l'entreprise que j'avais depuis six ans et rester loin de chez moi en raison du harcèlement incessant. J'ai quitté la maison juste avant le Nouvel An chinois 2001, et, après cela, mes parents, qui étaient déjà dans la soixantaine, ont souvent été harcelés par les autorités. Ils ont été détenus pendant sept jours début 2002, puis leur domicile a été perquisitionné deux mois plus tard. Leurs biens, y compris des livres de Falun Gong, un magnétophone, des centaines de yuans, un sac de vêtements et deux poules, ont été confisqués.

Arrêté alors qu'il vivait loin de chez lui

Le 18 juillet 2001, la police a arrêté ma fiancée de l'époque, moi et plusieurs autres pratiquants dans un appartement loué. Ils m'ont attaché, battu et emmené au poste de police de Chaohai avant de me transférer au poste de police de la zone de développement de Jimo, où j'ai été interrogé par un policier dénommé Zhao. Sur ses instructions, deux jeunes policiers m'ont attaché à une chaise en métal, m'ont mis un casque malgré la chaleur et ont frappé le casque. Ils m'ont ordonné d'insulter le fondateur du Falun Gong, mais j'ai refusé. Puis Dong, chef du poste de police, est sorti et m'a giflé.

À ce moment-là, il était tard dans la nuit. J'avais sauté quatre repas et j'avais sommeil. Lorsqu'un homme détenu pour avoir traité avec condescendance une prostituée lui a demandé de la nourriture, un policier lui a donné quelque chose à manger, mais m'a crié dessus en disant que je n'aurais pas de nourriture parce que je pratiquais le Falun Gong. Les policiers Zhao et Dong ont continué à m'interroger et m'ont dit que je serais puni pour ne pas avoir coopéré avec eux. J'ai secoué la tête et refusé de céder.

Battu par 17 détenus

Plus tard, on m'a couvert les yeux et j'ai été emmené au centre de détention de Jimo. Le policier Zhao m'a montré du doigt et a dit aux détenus avant de partir : « C'est un pratiquant de Falun Gong. Prenez bien soin de lui ! »

Lorsque j'ai refusé de réciter les règles du centre de détention, le chef de la cellule a ordonné à quatre détenus de me dépouiller de mes vêtements et de me tenir sur un lit. Les détenus n'arrêtaient pas de me frapper, et je criais de douleur. Ils ne se sont pas arrêtés, mais je n'ai pas cédé non plus.

Le chef de cellule a alors ordonné aux 17 détenus de me battre, faute de quoi ils seraient punis. Cette fois, ils m'ont poussé contre le mur, tandis que certains m'ont frappé à coups de poing et d'autres à coups de pied ou avec leurs genoux. Au début, je criais de douleur, mais plus tard, je n'avais plus de force et je sentais que j'allais mourir à tout moment. Ils n'arrêtaient pas de me frapper, et j'avais l'impression que mon dos, mon ventre et tous mes organes internes étaient arrachés.

Certains détenus étaient réticents à continuer quand ils ont vu mon état, mais le chef de cellule leur a ordonné de continuer. Quand je me suis évanoui, ils m'ont emmené aux toilettes et m'ont versé de l'eau froide sur la tête et le corps. Dès que j'ai repris connaissance, ils ont recommencé à me battre. Ils l'ont fait encore et encore.

Je n'étais qu'un amas déchiqueté et je me suis allongé par terre comme un morceau de viande ensanglantée. C'était comme si le temps s'était arrêté, et chaque respiration était aussi longue qu'une saison.

M. Sun, le directeur du centre de détention est venu plus tard et s'en est pris aux détenus pour m'avoir frappé si fort. Néanmoins, il ne m'a pas obtenu de traitement médical.

Tentative d'emprisonnement

Plus tard, j'ai appris que je n'avais été emmené à l'hôpital qu'après avoir été dans le coma pendant une semaine. À ce moment-là, les médecins n'ont pas réussi à trouver de veine pour me faire une injection, et je vomissais tout ce avec quoi on me gavait. Un médecin a dit que j'avais une défaillance organique systémique. « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené plus tôt ? » a demandé le docteur.

Lorsque j'ai été transféré pour la première fois à l'hôpital du nord de Jimo, les policiers du Bureau 610 ont envoyé des gens pour me surveiller jour et nuit. Plus tard, les médecins ont contacté ma famille pour qu'elle vienne me chercher, disant que j'étais au-delà de toute aide. À ce moment-là, les gens du Bureau 610 de Jimo, du Bureau 610 de Changzhi et de l'administration du village étaient tous partis, se dérobant à leurs responsabilités. Mon père était furieux : « Je veux un fils vivant, pas un mort ! Où a-t-il eu de telles blessures ? » Mais personne ne lui a répondu.

Ma famille a demandé que je reçoive d'autres soins médicaux, mais un médecin a dit qu'il n'y avait pas beaucoup d'espoir, puisque mon cerveau avait été privé de sang et d'oxygène et que j'avais une défaillance systématique des organes. Mais chaque fois que je reprenais connaissance, je lisais les livres de Falun Gong et je récupérais rapidement ma santé.

Diao, chef du Bureau 610 de Changzhi, venait chez moi de temps en temps, souvent sans prévenir. Quand il a vu que je me rétablissais, il a ordonné à quelqu'un de rester chez moi pour me surveiller 24 heures sur 24.

L'un de mes proches a appris que le Bureau 610 de Jimo avait approuvé ma détention dans un camp de travaux forcés vu que mon état s'améliorait. Quand j'ai entendu ça, j'ai choisi de m'échapper.

Transformé en citoyen de seconde classe

Outre la torture physique, ce que j'ai subi mentalement n'a pas été moins douloureux. Après avoir à peine survécu aux coups de 17 détenus et m'être échappé, le Bureau 610 de Jimo a eu vent de là où je me trouvais et a distribué des listes de personnes recherchées dans ce secteur pour m'arrêter. Ma carte d'identité a été confisquée, une autre façon de me priver de liberté et de droits de l'homme fondamentaux.

Les fonctionnaires ont également harcelé, interrogé et arrêté mes parents à de nombreuses reprises, les forçant à fournir des informations sur moi. Chaque année, lors du Nouvel An chinois, des fonctionnaires envoyaient des gens près du domicile de mes proches pour tenter de m'arrêter.

Mon entreprise était très florissante lorsque la persécution a commencé en 1999. Mais à cause de la propagande diffamatoire, beaucoup de mes clients ont été trompés et m'ont traité comme un ennemi. Un voisin, qui avait été amical autrefois, nous insultait, moi et ma famille. Même les enfants nous insultaient parfois parce qu'eux aussi avaient été influencés par la propagande diffamatoire.

Les retombées se sont étendues à de nombreux aspects de notre vie. Comme ma famille pratique le Falun Gong, mon neveu n'a pas réussi l'examen politique pour rejoindre l'armée. Quand son père - mon frère aîné - n'a pas réussi à forcer mes parents à abandonner leur croyance, il a cassé toutes leurs fenêtres et a prévu de travailler avec l'administration du village pour faire démolir leur maison, tout en menaçant de les tuer. Par conséquent, chaque fois qu'ils entendaient sa voix, mes parents se cachaient dans les bois et n'osaient pas rentrer chez eux.

Voici la politique de Jiang Zemin concernant la persécution des pratiquants de Falun Gong : ruiner leur réputation, couper leurs ressources financières et les éliminer physiquement. Lui et ses partisans devraient être tenus responsables de leurs crimes.

Organismes responsables impliqués dans la persécution de M. He et de sa famille :

Poste de police Bei'an : +86-532-66583682, +86-532-66583683

Comité des affaires politiques et juridiques de Jimo : +86-532-88552373, +86-532-88551529

Poste de police de Jimo : +86-532-88512061, +86-532-88512251

Parquet de Jimo : +86-532-83012672, +86-532-83012685

Voir aussi en chinois :

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Traduit de l'anglais au Canada