Plus de trente pratiquantes de Falun Gong ont été persécutées jusqu’à l’effondrement mental, dans le camp de travaux forcés de Masanjia (Photos)

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Par un correspondant de Chine

Selon des statistiques incomplètes compilées par Minghui.net (Version chinoise de Clearwisdom), plus de trente pratiquantes de Falun Gong ont souffert d’un effondrement mental lors de leur emprisonnement dans le camp de travaux forces de Masanjia, province du Liaoning. Ce nombre n’inclut pas les pratiquantes décédées dans le camp de travail suite à leurs situations mentales. Parmi celles ayant subi un grave traumatisme mental, certaines n’ont vu aucune amélioration, même plusieurs années après leur libération. D’autres ont connu une amélioration grâce à l’aide de compagnons de pratique, mais n’ont pas totalement recouvré. Nous avons aussi appris que certaines pratiquantes sont décédées peu de temps après avoir été libérées.

Ce qui suit est un récit partiel de la persécution à Masanjia ayant conduit des pratiquantes à un effondrement mental.


Cas 1 : Mme Su Juzhen

 

Mme Su Juzhen était pratiquante de Falun Gong dans le canton de zhong, agglomération de Huludao. Sa vie de famille est devenue harmonieuse après qu’elle ait commencé à cultiver et pratiquer et sa famille a été une fois proposée comme l’une des ‘’Dix familles modèles’’ de l’agglomération de Huludao.

Mme Su a été envoyée dans le camp de travail de Masanjia, le 31 octobre 1999. Le garde Wang Yanping l’a convoquée dans une cellule, déshabillée et électrocutée avec une matraque électrique, une nuit entière. La torture l’a laissée couverte de cloques et de contusions. Ses yeux et son visage étaient gravement enflés. Plus tard, les gardes Qiu Ping et d’autres l’ont emmenée dans le département psychiatrique d’un certain hôpital où ils ont ordonné aux médecins de prescrire des médicaments réservés aux malades mentaux. Dans le camp de travail, Mme Su a été forcée à des prises de médicaments chaque jour, entraînant des dommages dans son système nerveux. Elle a développé un désordre mental. Dans le but d’échapper à leur responsabilité, les fonctionnaires du camp l’ont libérée. Elle n’a rien pu manger les premiers 22 jours après son retour chez elle. Sa famille a découvert des blessures non cicatrisées sur ses parties génitales et des piqûres d’aiguilles sur son corps. Une femme autrefois belle et compétente a été réduite à un état catatonique, des contusions lui couvrant le corps. Elle avait une expression triste, ne pouvait penser, parler ni marcher, et avait perdu la mémoire. Elle devait dépendre des autres pour se nourrir et aller aux toilettes. Mme Su est décédée le 8 avril 2006.

Cas 2 : Mme Li Chunlan

Mme Li Chunan est une pratiquante célibataire de 37 ans du district Qinghe, agglomération de Tieling, province du Liaoning. Après avoir été envoyée dans le camp de travaux forcés de Masanjia à trois reprises, elle est devenue mentalement désorientée. Son père est sans emploi, et sa plus jeune sœur, Li Chunhong, autrefois seul soutien économique de la famille, est actuellement détenue dans le camp de travail Masanjia.

Li Chunlan avant sa persécution

Mme Li Chunlan est actuellement mentalement désorientée après avoir été incarcérée, à trois reprises, dans le camp de travaux forcés Masanjia.

Cas 3: Mme Dong Xiuqin

Mme Dong Xiuqin était professeur à l’école élémentaire Chaoyangjie, agglomération de Lingyuan. A cause des tourments endurés à Masanjia, elle est devenue mentalement perturbée. Le 13 octobre 2009, les gardes ont déclaré qu’elle feignait la maladie mentale et lui ont ordonné d’effectuer des travaux épuisants. Mme Dong ayant refusé, elle a été gravement battue. Lors du tabassage, plusieurs de ses dents sont tombées et des cheveux ont été arrachés. Les gardes l’ont aussi menottée et suspendue par ses poignets menottés.

Cas 4: Zhang Haiyan

Zhang Haiyan

Mme Zhang Haiyan est allée à Pékin en appeler à la justice pour Falun Gong, en septembre 2001 et a été arrêtée. La police de sa région locale l’a ramenée au poste de police local où ils l’ont battue. Elle a été détenue dans le centre de détention Heishan, pendant deux mois avant d’être transférée dans le camp de travaux forcés Masanjia. Mme Zhang a été détenue à Masanjia pendant deux ans et souffert d’un effondrement mental. Elle était de toute évidence mentalement désorientée lorsque sa famille l’a récupéré du camp en mars 2003. Mme Zhang est décédée le 18 janvier 2004.

Cas 5: Li Jinghua

Mme Li Jinghua, 34 ans, est de la municipalité Zhaoduba, district Longcheng, agglomération de Chaoyang. Elle a été envoyée à Masanjia le 30 octobre 1999, et a commencé à montrer des signes de déficience mentale en 2001. Le garde Zhang Yan l’a une fois détenue dans une cellule de confinement et torturé pendant neuf jours d’affilée. En une autre occasion, les gardes ont privé Mme Li de sommeil pendant 24 heures et choqué avec des matraques électriques. Mme Li a été envoyée dans un hôpital psychiatrique pour des mauvais traitements supplémentaires, et, finalement, elle a souffert un effondrement mental. Parmi les gardes responsables de sa torture, se trouvent les responsables de la 3eme division, Yang Yu et Zhang Yan, et le responsable de la 1ere division, Wang Yanping.

Li Jinghua est devenue mentalement perturbée après deux ans passés dans le camp de travaux forcés Masanjia

Cas 6: Zhang Xiaomin

Mme Zhang Xiaomin a été envoyée à Masanjia aux alentours d’août 2002 et a souffert un traumatisme mental peu après. Afin d’échapper à la responsabilité pour son état, les autorités du camp de travail ont ordonné à sa famille de la ramener. Le 28 novembre 2002, après que Mme Zhang soit retournée chez elle, elle est décédée suite à une chute du sixième étage alors que personne ne se trouvait alentour.

Cas 7: Huang Yanjun

Mme Huang Yanjun est de l’agglomération de Lingyuan. Les responsables de division du camp de travaux de Masanjia, Lu Yueqin et Wang Xueqin ont ordonné aux collaborateurs de la battre à tour de rôle, trois fois par jour, avec au moins trois personnes impliquées à chaque fois. Lorsque qu’ils étaient fatiguées, ils utilisaient une planche de bois pour la maintenir à terre. Ils l’ont aussi humiliée en lui suspendant une pancarte autour du cou et lui posant un haut de forme sur la tête. Pour accroitre ses tourments, ils ont aussi accroché un sac rempli de sable autour de son cou. De plus, ils ont frappé Mme Huang au sol et l’ont piétinée, l’ont forcée à rester debout pendant de longues périodes sans dormir, l’ont suspendue par les menottes, et électrocutée avec des matraques électriques. Même ayant perdu tous ses cheveux et gravement meurtrie, Mme Huang était encore déterminée à pratiquer et ‘cultiver.’ Le camp de travail a engagé 30à 40 policiers et les a postés au premier étage, où ils ont brutalement torturé les pratiquantes déterminées, y compris Mme Huang Yanjun. On ne connait pas exactement les mesures qu’ils ont utilisées, mais Mme Huang a souffert d’un effondrement mental durant cette vague de persécution.

Cas 8: Liu Dianqin

Mme Liu Dianqin a été incarcérée dans une salle de stockage du camp où un groupe de personnes l’a bombardée, à tour de rôle, de théories fabriquées, dans une tentative de lui faire subir un lavage de cerveau. Elle est restée ferme dans sa résolution de pratiquer Falun Gong. Les gardes ont menotté Mme Liu et l’ont battue. Ils lui ont aussi ordonné d’insulter Maître Li et Dafa. Le chef de division a appelé quatre gardiens et leur a ordonné d’emmener Mme Liu dans une cellule d’incarcération où ils l’ont menottée à un petit banc pendant 15 jours. Ses mains et ses jambes sont devenues extrêmement enflées. Plus tard, Mme Liu a été ramenée dans la salle de stockage où d’autres personnes ont tenté de lui faire subir un lavage de cerveau. Un matin, deux personnes ont tordu ses bras derrière son dos et les ont menottés à un tuyau de chauffage. Puis, ils l’ont giflée au visage jusqu’à ce qu’il devienne gravement enflé. Ils ont aussi fourré des choses dégoutantes dans sa bouche. Parce qu’elle refusait d’accomplir les exercices physiques qu’ils voulaient lui faire faire, le garde Ren Hongzan a ordonné à deux personne de tordre ses bras derrière son dos, puis de la tirer par les mains. Lorsque ces deux personnes étaient épuisées, un autre groupe prenait la relève pour continuer la torture. Ils ont aussi saisi ses cheveux lors du processus. Dés que cette torture a cessé, ses bras étaient dans une telle souffrance qu’elle ne pouvait plus les bouger. Un jour de décembre 2003, les responsables de division Wang Xiaofeng et Zhang Chunguang ont convoqué Mme Liu dans le bureau pour discuter. Suite à la pression accablante, elle a finalement souffert d’un effondrement mental.

Cas 9 : Zhang Juxiang

Mme Zheng Juxiang vient de l’agglomération de Dalian. Elle était en bonne santé lorsqu’elle a été envoyée à Masanjia en 2004. Parce qu’elle a refusé d’abandonner sa croyance, les gardes ont fait en sorte qu’elle reste dans une équipe composée de collaborateurs, qui l’ont insultée et torturée à tour de rôle. Le garde Lu Yaoqin et d’autres l’ont battue si brutalement qu’elle a souffert un effondrement mental. Ils l’ont enfermée dans une salle de stockage pendant trois mois consécutifs et l’ont bombardée de tentatives de lavage de cerveau. Après cette série de persécution, l’expression de Mme Zheng est devenue triste et elle a eu une atrophie des muscles de ses jambes. Elle marchait en chancelant et sa condition mentale a continué à se détériorer.

Cas 10: Zou Guirong

Mme Zou Guirong, employée au bureau de l’autoroute du canton de Xinbin, agglomération de Fushun, a été envoyée à Masanjia en 2000. Les gardes ont utilisé diverses méthodes pour la torturer durant cinq jours consécutifs. Les gardes Zhang Xiurong et Wang Naimin l’ont électrocutée avec quatre matraques électriques en même temps. Ils l’ont aussi piquée avec une aiguille en acier. Elle était couverte de contusions. Ses cuisses étaient si gonflées qu’elle ne pouvait se lever de son lit. Le chef de la première division, Wang a ordonné à quelqu’un de lui injecter des drogues endommageant son système nerveux. Cinq minutes après l’injection, elle ne pouvait plus bouger et avait une expression triste, sans vie. Elle a été, alors, envoyée dans la quatrième équipe, où le chef d’équipe, Zhang Xiuyun lui a fait subir un passage à tabac sauvage. Les fonctionnaires du camp l’ont finalement transférée dans le camp de travaux forcés Shenxin, puis à l’hôpital de la prison de Dabei, où elle a été brutalement gavée. Elle a alors craché du sang. Voyant qu’elle se trouvait au seuil de la mort, les gardes l’ont libérée. Peu de temps après, cependant, la police locale l’a arrêtée à nouveau et envoyée dans le camp de travaux forcés Wujiabao, agglomération de Fushuan. Mme Zou est décédée à l’hôpital Fushun, fin avril 2002, à l’âge de 36 ans.

Cas 11 : Qi Zhenrong

Mme Qi Zhenrong de l’agglomération de Benxi, est devenu mentalement traumatisée après avoir été torturée à Masanjia.

Cas 12: Tian Shaohua

Mme Tian Shaohua, de l’agglomération de Jinzhu, est devenu si émaciée et faible alors qu’elle se trouvait à Masanjia, qu’elle avait besoin de soutien pour marcher. Même ainsi, les gardes ont déclaré qu’elle feignait, et l’ont suspendue par ses mains menottées. Mme Tian a dû se soulager dans ses pantalons et ses mains et pieds sont devenus engourdis suite à la torture. En dépit de sa condition, les gardes lui ont fait effectuer des travaux épuisants. Finalement, elle a souffert un effondrement mental.

Cas 13: Sun Jinjun

Mme Sun Jinjun était auparavant professeur dans la quinzième école moyenne de l’agglomération d’Anshan. Alors qu’elle était enfermée à Masanjia, les gardes Wang Xiaofeng et Xue Feng l’ont torturée par de nombreuses méthodes, y compris le gavage forcé, être placée en isolement, avoir les bras menottés derrière son dos, la privation de sommeil, et la suspension pendant plusieurs jours d’affilée. Ils ont aussi étendu sa peine de plus de dix mois. Son mari, incapable du supporter la pression mentale a divorcé alors qu’elle se trouvait à Masanjia. A cette époque, leur enfant était âgé de seulement quatre ans. Le tourment mental et les mauvais traitements physiques graves ont mené à l’effondrement mental de Mme Sun Jinjun.

Cas 14: Liu Guiying

Mme Liu Guiying est du canton Qingyuan, agglomération de Fushun. Les fonctionnaires du camp de travail forcé l’ont transféré secrètement, le 1 mars 2000, ainsi que d’autres pratiquantes, dans la section des femmes de Masanjia. Le garde Fang Yehong leur a ordonné de décrire leurs attitudes envers le Falun Gong et d’écrire des rapports. Il a arrangé que des personnes les surveillent en permanence. Ces personnes ont aussi tenté faire subir un lavage de cerveau à Mme Liu. Elle a refusé et a été privée de sommeil par rétorsion. On l'a forcée à s’asseoir sur un petit banc, pour effectuer de soi-disant ‘’études’’, et d'obéir à l’ordre de lire à haute voix des livres calomniant Dafa. Les pratiquantes n’étaient autorisées à dormir qu’à minuit. Six pratiquantes, dont Mme Liu Guiying sont devenues mentalement traumatisées suite aux mauvais traitements.


Cas 15: Zhang Yanqiu

Mme Zhang Yanqiu est devenue mentalement perturbée à cause de la torture et du lavage de cerveau qu’elle a subis à Masanjia en 2003.


Cas 16: Shen Shuwen
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Mme Shen Shuwen, 49 ans, est devenue mentalement instable après une détention et une torture à long terme, à Masanjia, en 2003. Il faisait très froid dans le corridor en hiver, mais les gardes Yu Liancheng et d’autres l’y trainaient ainsi que d’autres pratiquantes en plein milieu de la nuit, ne leur permettant pas de porter des vêtements chauds. Ils ont suspendu Mme Shen à une porte de métal, ses pieds ne touchant pas le sol et ne l’ont détaché que lorsqu’elle a perdu conscience. Finalement, Mme Shen est devenue mentalement instable après la persécution à long terme.

Cas 17: Yang Yuejun

Mme Yang Yuejun, sexagénaire, est de l’agglomération de Yingkou. Elle a été envoyée à Masanjia en 2003. Les gardes Zhang Xiurong et Wang Xiuju l’ont battue à de nombreuses reprises entre le 10 octobre 2003 et le 22 janvier 2004. Ils ont souvent trouvé des excuses pour que ceux qui étaient assignés à la surveiller, quittent la pièce, de façon à pouvoir la maltraiter sans témoins. Mme Yang portait des blessures au visage et ne pouvait pas bouger ses mains. Afin d’empêcher d’autres pratiquants de voir ses blessures, les gardes l’ont empêché de retourner dans sa cellule pendant plus de deux semaines. Wang Xiuju l’a aussi suspendue par les pieds la tête en bas. A la suite de quoi Mme Yang a développé des problèmes mentaux.

Cas 18 : Liu Wenzhi

Mme Liu Wenzhi vit dans la Rue Beigang, dans le district Longgang, agglomération de Huludao. Elle a été envoyée à Masanjia, le 14 avril 2002. Les gardes l’ont privé de sommeil et ont menotté ses mains et ses pieds à un pilier. Elle devait se soulager dans ses pantalons. Afin d’empêcher l’odeur de se répandre, les gardes l’ont enfermée dans un grand sac de plastique, puis ont attaché ses mains et ses pieds. Mme Liu était méconnaissable au 23 avril, et n’a pas reconnu les membres de sa famille. A l’époque où elle a été libérée, elle était gravement affaiblie mentalement.


Cas 19 : Yu Xiuchun

Mme Yu Xiuchun, pratiquante de l’agglomération de Lingyuan, s’est rendue à Pékin pour faire appel au nom du Falun Gong en octobre 2000. Le chef du poste de police de Chengguanzhen, Zhou Qinghua, le responsable politique Liu et le responsable adjoint, Du Jingan l’ont arrêtée. Ils l’ont détenue dans le centre de détention pendant quelque temps avant de la transférer à Masanjia début novembre 2000. Elle a été torturée jusqu’à l’effondrement mental lors de son incarcération à Masanjia. Plus tard, les gardes ont ordonné à sa famille de la récupérer. Mme Yu est décédée huit mois plus tard, le 8 juillet 2001, à l’âge de 47 ans.

Cas 20: Zhang Qilin

Mme Zhang Qilin vient de l’agglomération de Shenyang. Le 7 octobre 2008, les fonctionnaires du camp ont lancé une campagne contre les pratiquantes détenues, pour atteindre le soi-disant ‘’taux de réforme de 100%’’. Sous les ordres du directeur du camp, Zhou, les dirigeants de la première équipe, parmi lesquels Li Mingyu, Zhang Chunguang, Zhao Guorong et Guan Lin, ont commencé à torturer Mme Zhang Qilin, Mme Wang Chunying, Mme Qi Zhenhong, Mme Zhong Shujuan, et d’autres pratiquantes détenues. Les tortures ont duré de six heures à trois jours. Mme Wang ne pouvaient tenir ses mains. Mme Zhang a eu son bras brisé et est devenue mentalement désorientée. Mme Zhong a été attachée dans la position de l’aigle déployé sur un lit pendant deux jours. En plus des gardes susmentionnées (toutes des femmes), deux gardiens, Peng Tao et Zhang Liang, étaient aussi impliqués.



Cas 21 : Qi Zhenjiang

Comme dans le cas de Mme Zhang Qilin, Mme Qi Zhenjiang a aussi été brutalement torturée, le 7 octobre 2008. Elle a été suspendue par ses menottes pendant trois jours après les passages à tabac et en est devenue, mentalement désorientée.

Cas 22: Zhao Suqin

Mme Zhao Suqin, 47 ans, a été transférée de Pékin à Masanjia. Avant la journée mondiale de Falun Dafa, le 13 mai, elle a refusé de porter un badge d’identification de prisonnière et a été brutalement battue par le chef de division Zhang Chunguang. Mme Zhao en est devenue mentalement désorientée, et a été envoyée à l’hôpital où deux gardes la surveillaient en permanence. Au 15 avril 2009, les fonctionnaires du camp n’avaient toujours pas informé sa famille de sa condition.

Cas 23: Li Cuizhi

Mme Li Cuizhi est de la municipalité de Beilu, agglomération de Lingyuan. Le 1 août 2007, les agents du département de police de Lingyuan, parmi lesquels Yang Minghui, Chen Zhi et Li Zhanghua se sont rendus dans la municipalité Beilu, où ils ont arrêtés 42 pratiquants de Falun Gong. Mme Hu Yanrong est décédée lors de l’arrestation et Mme Li Cuizhi est devenue mentalement instable. La police a condamné neuf des pratiquants à la prison et envoyé cinq d’entre eux à Masanjia. La police a extorqué 8.000 yuans à la famille de Mme Li Cuizhi.

Cas 24: Bai Kun
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Mme Bai Kun n'a qu'une vingtaine d'années. Après son arrestation en 2002, elle est devenue mentalement instable et ne pouvait plus s’occuper d’elle-même. Même si, plus tard, elle allait mieux, elle pleurait souvent de façon incontrôlable. Le garde Qiu Ping a profité de la situation et a tenté de la ‘’réformer’’. Après avoir ‘’ été d’accord’’ pour abandonner sa croyance, ils l’ont emmenée visiter chaque cellule, tentant d’utiliser Mme Bai pour ‘’réformer’’ les autres pratiquantes. Désorientée, elle erre chaque nuit entre différentes cellules et reste souvent debout, fixant les pratiquantes dans leur lit.



Cas 25: Cui Zhenhuan

Mme Cui Zhenhuan vient de l’agglomération de Tieling. Après deux ans de détention à Masanjia, d’une femme gentille, elle est devenue mentalement instable et une personne imprévisible sujette à des crises de colère et violente. Sa famille est allée la chercher le 17 novembre 2002, à l’issue de sa peine de deux ans.


Parce qu’elle était mentalement traumatisée, Mme Cui a refusé de rentrer chez elle et a insisté pour rester dans le camp de travail. Finalement, les gardes du camp l’ont ligotée et mise dans la voiture. Sa famille ne pouvait imaginer les mauvais traitements auxquelles elle avait été soumise, induisant un tel comportement. Encore plus douloureux, le camp de travail a déclaré que Falun Gong avait entrainé son effondrement mental. Même maintenant, personne ne connaît les détails sur les mauvais traitements que Mme Cui a expérimentés. D’après ce qu’ils ont appris, sa famille pense qu’un chef d’équipe nommé Dai Yubong est personnellement responsable de sa condition.

Cas 26: Tian Shaoyan

Le 6 mai 2008, Mme Tian Shaoyan a été arrêtée par la division de la sécurité intérieure du canton de Suizhong, et envoyée le 27 mai, dans le camp de travaux forcés Masanjia. A cause de la torture et du lavage de cerveau subis dans cet endroit, elle est devenue mentalement malade avec l'esprit confus. Elle ne peut rester debout ou marcher, ni tenir des objets dans ses mains. Elle a besoin d’aide pour se nourrir. Elle a perdu plusieurs dents. Elle est très maigre et ne s’exprime plus. Mme Tian ne reconnait plus sa famille. Lorsque sa fille la regarde, elle ne manifeste aucune réponse. On a appris que le garde Wang Yanping l’a une fois, suspendue dans le camp de Masanjia.

Cas 27 : Jiang Wei

Mme Jiang Wei est devenue mentalement traumatisée après prés de deux ans et demi de détention à Masanjia. Après sa libération, elle n’avait nulle part où aller et errait. Finalement, Mme Jiang a récupéré avec l’aide de pratiquants de Falun Gong compatissants.

Cas 28: Wang Ling

Mme Wang Ling est devenue mentalement instable après plusieurs années de torture à Masanjia.

Cas 29 : Yin Liping

Mme Yin Liping, pratiquante de l’agglomération de Tieling, a été incarcérée dans six différents camps de travail. Alors qu’elle se trouvait à Masanjia, elle a perdu la mémoire pendant un certain temps. Elle avait une expression triste et vide, des troubles d’élocution et l’esprit embrouillé.

Cas 30 : Hu Ying

Mme Hu Ying, employée du Bureau du nord-est de transport de pétrole, dans l’agglomération de Tieling, a été, à nouveau, arrêtée en juillet 2008, et envoyée alors dans la prison pour femmes de la province de Liaoning, où elle a été maltraitée de façon répétée, après quoi elle a dû être envoyée à plusieurs reprises à l’hôpital. Lorsque sa famille lui a rendu visite récemment, ils ont remarqué qu’elle avait l’esprit confus et qu’elle ne les reconnaissait pas. Les gardes de la prison ont extorqué plus de 300 yuans à sa famille pour de supposées dépenses médicales. Ils ont affirmé qu’on avait diagnostiqué à Mme Hu une schizophrénie et leur ont montré les documents.

Cas 31 : Wang Shuxia

Mme Wang Shuxia, pratiquante de la municipalité Tiefa, a été incarcérée à Masanjia pendant trois ans. En 2002, les fonctionnaires du camp l’ont laissée dans une cellule humide et froide, où ils l’ont menottée et suspendue par les mains. Personne n’était autorisé à avoir des contacts avec elle, et personne ne savait comment elle survivait à une telle épreuve. Peu après, elle a développé des désordres mentaux et a été libérée. En novembre 2007, Mme Wang acheta une télévision et un lecteur DVD sur un marché fermier, prévoyant de montrer un DVD sur les faits au sujet de Falun Gong et la persécution. Avant qu’elle n’ait pu les installer, des agents du poste de police Hongfang l’ont arrêtée et envoyée dans la division de la sécurité intérieure. Les fonctionnaires du tribunal Diaobingshan ont jugé Mme Wang en secret, le 15 janvier 2008, et l’ont condamné à Masanjia. Elle est décédée deux jours après son arrivée au camp, à l’âge de 45 ans.

Nous avons appris recemment qu’une autre pratiquante est devenue mentalement désorientée à Masanjia et envoyée à l’hôpital. Les détails sont en cours d’investigation.

Traduit de l’anglais en France

Version anglaise : http://www.clearwisdom.net/html/articles/2010/4/21/116231.html

Version chinoise : http://minghui.org/mh/articles/2010/4/7/221122.html