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La Cour espagnole accuse les hautes fonctionnaires du Parti communiste de torture et de génocide

Dimanche 20 décembre 2009

(Minghui.org)

Les accusés ont de 4-6 six semaines, pour répondre au mandat d'arrestation international

Dans une décision sans précédent, un juge espagnol a accepté que soit mis en accusation cinq fonctionnaires de haut placés du Parti communiste chinois (PCC) pour leur rôle dans le crime de torture et de génocide commis contre les pratiquants de Falun Gong. Dans son avis, le tribunal indique que s'ils sont condamnés, les intimés auront à faire face à au moins 20 ans de prison et à des condamnations financières.

En 1999, l’ancien chef du PCC, Jiang Zemin, a par lui même incité une campagne «d’éradication » contre la pratique spirituelle du Falun Gong. Les politiques génocidaires de « ruiner leur réputation, les ruiner financièrement, les détruire physiquement et de considérer les décès causés par la torture comme des suicides, » ont eu, comme conséquence qu’un grand nombre de pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés, torturés, battus à mort et sont disparus. Beaucoup ont eu leurs organes prélevés tandis qu'ils étaient encore vivants, pour un commerce lucratif de greffe d'organes. Les quatre autres défendeurs sont tous des partisans dévoués de Jiang. Ces cinq intimés sont les principaux responsables de la persécution brutale de Falun Gong.

Les défendeurs ont 4-6 semaines pour répondre et pourraient plus tard faire face à l'extradition s'ils voyagent dans un pays qui a un traité d'extradition avec l'Espagne. La décision a été prise sous le principe légal de juridiction universelle, qui permet aux Cours internes d'entendre des causes de génocide et de crimes contre l'humanité indépendamment du lieu où elles se produites.

Après une enquête de deux ans, le juge du tribunal national espagnol, Ismaël Moreno, a informé, la semaine dernière, l’avocat Carlos Iglesias, de la Fondation de Loi des Droits de l'Homme (en anglais HRLF) que le tribunal avait accordé une requête pour l’envoi d’une commission rogatoire aux cinq intimés en Chine avec des questions concernant la participation de chaque individu dans la persécution du Falun Gong. Les décisions favorisent les plaignants et font suite à des séries de soumissions au tribunal par Iglesias et d’autres du personnel du HRLF.

L’avocat Me Iglesias a dit : « Cette décision historique par un juge espagnol signifie que les chefs du Parti communiste chinois, responsables des crimes brutaux, sont maintenant à un pas, plus près, d’être traduits en justice. Quand on commet un crime de génocide ou de torture, c'est un crime contre la communauté internationale dans son ensemble et non seulement contre des citoyens chinois. L'Espagne est en train d’émerger comme défenseur des droits de l'homme et de la justice universelle. »

Parmi les accusés se trouvent : l’ancien chef du PCC Jiang Zemin, largement reconnu comme l'instigateur premier de la campagne lancée en 1999 pour « supprimer » le Falun Gong. Également faisant face à l’accusation est Luo Gan, qui a surveillé le bureau 610 : un corps expéditionnaire de police secrète à travers le pays qui a mené une campagne violente. Les avocats chinois ont comparé le bureau 610 à la Gestapo de l’Allemagne nazi, dans sa brutalité et son autorité extrajudiciaire.

Les autres trois accusés sont Bo Xilai, le présent secrétaire du parti pour Chongqing et l'ex-ministre du commerce ; Jia Qinglin est le quatrième du plus haut membre de la hiérarchie du parti et Wu Guanzheng, chef du comité disciplinaire du parti interne. Les accusations contre eux sont basées sur leur avancement proactif de la persécution contre le Falun Gong quand ils étaient en service à titre de fonctionnaires supérieurs à Liaoning, Pékin et Shandong, respectivement.

Dans un article, qui a rapporté à son auteur Ian Johnson, le prix Pulitzer celui-ci a décrit, dans le Journal Wall Street, comment Wu a infligé des amendes à ses subordonnés s’ils ne prenaient pas des mesures répressives suffisantes contre le Falun Gong, ce qui a amené les fonctionnaires à torturer les résidents locaux, dans certains cas, jusqu’ à la mort.

L'autre preuve prise en considération par le juge pendant son enquête, incluaient des témoignages écrits de 15 pratiquants de Falun Gong et des témoignages oraux de sept pratiquants, y compris des victimes de torture et des parents d’individus qui ont été tués sous la garde chinoise. Le juge a également pris en considération des rapports d’Amnesty International, de Human Rights Watch et de la Commission des droits de l'homme de l’ONU pour rendre sa décision, a dit l’avocat Iglesias de HRLF.

Écrit le 20 novembre 2009

Traduit de l’anglais