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L'histoire de cultivation d'une pratiquante de 90 ans

Vendredi 4 décembre 2009 |   Écrit par une pratiquante de la province du Hebei en Chine (raconté par l’auteur et enregistré par un autre pratiquant)

(Minghui.org)

Sixième conférence de partages d'expérience sur Internet pour les pratiquants en Chine

Mes salutations à notre Maître !

Mes salutations à mes compagnons pratiquants!

1. Obtenir la Loi

J’ai 90 ans. J’ai toujours cru dans l’existence des Bouddhas et des Taos parce que mes ancêtres étaient de fervents bouddhistes. Avant que je commence à pratiquer le Falun Gong en 1996, j’ai été une bouddhiste laïque pendant quatre ans. Je suis quelqu’un qui aime toujours faire de mon mieux. Quand j’étais une bouddhiste, je m’efforçais de bien cultiver. Cependant, plutôt que d’être des pratiquants, j'ai vu que de nombreux moines étaient en fait des hommes d’affaires. Ils permettaient aux croyants de vénérer les bouddhas seulement s’ils les payaient. Autrement, ils ne le leur permettaient pas. Le comportement de certains moines était même pire que celui des gens ordinaires. Pour ces raisons, les moines m'ont beaucoup déçue. Néanmoins, ma foi dans les bouddhas et les Taos n’a jamais été ébranlée.

Quand le Qi Gong était très populaire, mes amis m'avaient dit que le Qi Gong pouvait guérir les maladies. Ils m'ont demandé si j’aimerais l’apprendre. J'ai dit non parce que je pensais qu’avoir la foi en Bouddha est mieux que toute autre chose. Plus tard, quelqu'un m’a mentionné le Falun Gong. J'ai été un peu émue quand je l’ai entendu. Je lui ai demandé ce qu’était le Falun Gong. Il m’a dit que le Falun Gong était une pratique de discipline bouddhiste. Quand j’ai entendu cela, j’ai voulu l'essayer, parce qu’à ce moment-là, je n’avais plus aucun espoir dans le bouddhisme et je sentais que je n’avais fait aucun progrès dans ma cultivation même si j’avais été une bouddhiste laïque pendant quatre ans.

Il y avait un site de pratique près de chez moi. Quand j'ai vu un groupe de personnes faisant la pratique, lisant le livre et partageant leurs expériences, j’ai senti que le champ d'énergie était très fort. J'ai été immédiatement attirée vers la pratique. Je suis allée les retrouver. Sans aucune hésitation, ils ont commencé à m'enseigner les exercices. J'ai facilement terminé le deuxième exercice d’une durée de 40 minutes et les pratiquants m’ont félicitée pour mon endurance. Le moniteur est venu me demander si j'étais sincèrement intéressée à pratiquer. J'ai dit oui et je lui ai demandé s'il pouvait m’obtenir une copie du livre. Après avoir reçu le livre, je l'ai lu chaque jour. Bien que j'avais beaucoup de questions, je pensais que c'était un bon livre et il ne me quittait pas. Quand j’ai lu la section qui parle de « Cultiver et pratiquer exige de s’engager dans une seule voie », j'ai compris immédiatement la gravité de cultiver dans une seule voie et j'ai commencé à me débarrasser de toutes les choses que j'avais apprises dans le bouddhisme. J'étais déterminée à cultiver dans le Falun Gong. Ceci est mon expérience de parcourir le chemin pour retourner à ma vraie nature à 77 ans.

Je me suis rappelée que les pratiquants regardaient les vidéos des conférences du Maître. Lorsque je regardais la conférence, le Maître nettoyait mon corps. Je souffrais de migraine depuis des années. Je me suis endormie en regardant la vidéo de la conférence, mais je pouvais pourtant comprendre tout ce le Maître enseignait. Après cette expérience, mes maux de tête ont disparu. Ma cystite a également diminué. Je me sentais bien et pleine d’énergie. Puisque je vivais seule, je pouvais me plonger dans l’étude de la Loi, faire les exercices et répandre la Loi. Je pensais que la vie était magnifique et je me sentais rajeunir.

2. Marcher jusqu’à Pékin pour lancer un appel en soutien du Falun Gong

Le 20 juillet 1999, la persécution de Falun Dafa a commencé. Beaucoup de pratiquants sont allés à Pékin pour faire appel auprès du gouvernement. Des pratiquants ont été arrêtés et certains n’ont plus osé sortir. J'ai tout à coup perdu tout contact avec les pratiquants. Étant inquiète, j’ai voulu également aller à Pékin pour « sauvegarder la Loi. » Mais je ne savais pas comment y aller. Puisque j'étais si inquiète je ne pouvais pas bien manger ni dormir. J'ai fait signe à un chauffeur de taxi et lui ai donné 100 Yuan. Mais il ne voulait pas m’emmener parce qu'il pensait que j'étais trop vieille. Le Maître a probablement vu que je voulais vraiment y aller, Il a donc arrangé pour qu’un autre pratiquant m’accompagne. C’était le 1er octobre 1999. À ce moment-là, je vivais dans la banlieue de Pékin. Nous avons dû faire un détour parce que les policiers gardaient toutes les intersections menant à Pékin et demandaient les papiers d’identité aux gens. Le pratiquant qui m’accompagnait était très étonné. Il m’a demandé : « Êtes-vous certaine que vous voulez y aller ? » J'avais 80 ans à ce moment-là. J'ai dit, « Naturellement, pas de problème. Tant que mon cœur est ferme, le Maître m'aidera. Allons-y. » Et nous sommes partis.

Ma maison est à environ 40 à 50 kilomètres de Pékin. Nous sommes partis vers 8 heures du matin. Nous avons contourné les points de contrôle et sommes arrivés à Pékin vers 18 h. Je savais que le Maître m'aidait en chemin. Je ne me sentais pas du tout fatiguée. Je marchais de plus en plus rapidement. Je n’ai rien mangé ni utilisé les toilettes. J'étais si impatiente d'aider à sauvegarder la Loi et j’aurais aimé avoir des ailes pour voler rapidement jusqu’à Pékin. J’étais très bouleversée chaque fois que je pensais à l'injustice envers le Maître et envers Dafa. J'étais âgée de 80 ans à ce moment-là et j'avais abandonné l’attachement à la vie et à la mort il y avait bien longtemps. Je voulais simplement aller Place Tiananmen pour dire quelques paroles droites au sujet de Dafa. En chemin jusqu’à Pékin, le pratiquant qui m’accompagnait craignait que je ne sois fatiguée et m’a demandé de faire une pause. J'ai refusé et lui ai dit que nous devions marcher plus rapidement parce qu'il allait bientôt faire nuit.

Quand nous nous sommes trouvés proches de Pékin, nous avons pris un autobus pour la Place Tiananmen. À ce moment-là, le ciel était déjà sombre et il n'y avait personne sur la place. A ce moment-là je ne savais pas ce que signifiait sauvegarder la Loi. J'ai pensé que le Maître devait observer les pratiquants du ciel. Alors en regardant le ciel, j’ai dit : « Maître, je suis désolée ! Je suis arrivée tard et j’ai manqué mon occasion de sauvegarder la Loi. » Mes larmes ont coulé sur mon visage et j'ai souhaité être venue plus tôt.

Nous avons passé la nuit à Pékin. Je ne pouvais pas dormir cette nuit là et j’ai passé mon temps aux toilettes à cause de ma cystite. Mais je n'avais pas peur. Je savais que ça irait mieux le matin. Le lendemain matin, je me sentais très bien. Depuis lors, la cystite ne m’a plus jamais tracassée.

Après cela, des pratiquants nous ont demandé à deux reprises d'aller avec eux à Pékin. La troisième fois, j’y suis allée seule. Quand je suis montée dans le train, j’ai parlé ouvertement aux passagers et clarifié la vérité au sujet de la persécution de Dafa. Certains qui connaissaient la vérité se sont inquiétés pour moi. Ils m’ont aidée à transporter mes bagages.

Quand je suis arrivée Place Tiananmen, je me suis assise près de la porte. J’ai récité « Falun Dafa est bon ; L'Authenticité-Bienveillance-Patience est bon » à plusieurs reprises dans mon cœur. Quelques moments plus tard, un policier est arrivé et m’a demandé : « Pourquoi vous reposez-vous ici ? Êtes-vous une pratiquante de Falun Gong ? » J'ai répondu, « Il n’y a rien de mauvais au sujet du Falun Gong. En fait, la pratique est très bonne. » Le policier n’a rien répondu et est parti.

En réfléchissant à mes trois visites à Pékin, je pense que le Maître était toujours à mes côtés et me protégeait. À ce moment-là je ne savais pas comment sauvegarder la Loi en raison de mon niveau limité, du manque de contact avec d’autres pratiquants et du manque d’accès aux nouveaux articles du Maître. Bien que je sois allée à Pékin trois fois, je pense que je n'ai pas validé la Loi. Pour cette raison, j’ai toujours des regrets.

3. Clarification des faits au sujet de la persécution et sauver les êtres

Après le début de la persécution, nous avons perdu notre environnement de pratique et notre groupe d'étude de la Loi. Des pratiquants que je connaissais ont été arrêtés ou n’osaient pas sortir par crainte. Mais je ne me suis jamais relâchée dans les exercices ou pour étudier la Loi. J'ai persisté à sortir pour parler aux gens de la persécution. À ce moment-là, je n'avais pas de documents de clarification de la vérité. Je disais aux gens que le Falun Dafa est bon, et que l'incident de « l’auto immolation » était un coup monté par le régime communiste. Plus tard je me suis rendu compte que ce n'était pas assez et que je devais entrer en contact avec d'autres pratiquants, autrement je ne saurais pas si le Maître avait publié de nouveaux articles. Alors je suis allée dans une petite ville à la recherche d’une pratiquante que je connaissais mais j'avais oublié où elle vivait. J'ai pensé « Je crois dans le Maître et Il m’aidera. » Peu de temps après avoir eu cette pensée, j’ai rencontré cette pratiquante. J'étais très étonnée et j’ai remercié le Maître.

Depuis lors, j’ai non seulement accès aux nouveaux articles du Maître et au Minghui hebdomadaire, mais aussi à d'autres documents de Dafa. Je me suis jointe aux pratiquants locaux et j'émets des pensées droites pour secourir les pratiquants qui ont été arrêtés. Nous sommes sortis pour poser des affiches. Tant que le travail est en lien avec Dafa, je m’implique activement. Les pratiquants envoyaient les documents chez moi quand les circonstances étaient tendues et difficiles. Je les rangeais soigneusement et les donnais aux gens quand j'avais le temps. Je n'ai jamais voulu tarder pour sauver les êtres. Parfois je distribuais des centaines de dépliants à la fois. Même si le sac avec les dépliants était lourd, je pouvais le porter facilement. Plus tard, l'environnement s’est détendu et j’ai organisé un groupe d’étude de la Loi chez moi. Après la réception des documents, je les assignais aux pratiquants. La police est venue me harceler deux fois chez moi. Je n’ai pas coopéré avec elle. Je n'avais pas peur d’eux. Je me tenais sur le pas de la porte et ils n’osaient pas entrer.

Quand je distribuais des dépliants, j'étais toujours très calme. Quelques soient les circonstances, je n’étais jamais émue ni n’avais peur. Je savais que le Maître était toujours avec moi et me protégeait. J'ai rencontré toutes sortes de personnes au cours de toutes ces années de distribution de dépliants de clarification de la vérité. Certaines d'entre elles avaient de très mauvais caractères. D'autres voulaient m’injurier ou me battre. Certaines ont menacé d'appeler la police. Quand cela se produisait, je ne quittais pas les lieux immédiatement. Je leur souriais. J'attendais qu’ils se calment. Je continuais à leur clarifier la vérité s'ils voulaient écouter. Sinon, je partais.

Le Maître a dit lors de l'« Enseignement de la Loi à la Conférence de Loi de Boston en 2002 » « Clarifier la vérité et sauver les êtres, les forces anciennes n'osent pas s’y opposer, l’important est que l'état d'esprit au moment de faire des choses ne leur permette pas de pénétrer par une faille. » En juillet, afin de secourir les pratiquants qui avaient été arrêtés, un pratiquant m'a envoyé six grandes affiches auto-adhésives. Pendant l'heure de pointe à 16 h, je suis sortie poser les affiches. J'ai choisi un endroit où beaucoup de personnes allaient pouvoir voir l'affiche. Ce jour là, j'ai émis des pensées droites et j’ai préparé les coins des affiches (pour faciliter leurs mises en place) avant de sortir. Après avoir choisi l’endroit où je voulais poser l'affiche, pour une raison ou pour une autre, je n’arrivais pas à dérouler l’affiche. J'ai pris une autre affiche mais j’ai eu le même problème. À ce moment-là, mes qualités d'éveil n’étaient pas très élevées. Plus tard, j'ai compris que c'était le Maître qui m’avertissait qu'il y avait un dirigeant de patrouille qui se tenait derrière moi. J'ai entendu quelqu'un derrière me demander : « Que faites-vous ? » C’était juste au moment ou j’allais dérouler l'affiche. Sans me retourner, j'ai répondu : « Sauver les gens » Après avoir posé la première affiche, j'ai commencé à poser la deuxième. Puis, j'ai vu que quelqu'un déchirait celle que je venais juste d’afficher. J'ai rapidement essayé de l'arrêter et j'ai vu que c'était un policier. Je me suis retournée et j’ai vu sa voiture de police garée derrière moi. Il y avait deux autres policiers debout près de la voiture.

J'ai dit : « Oh puisque vous êtes ici, venez, je vais vous montrer quelque chose. » En même temps, j'ai essayé de les empêcher de déchirer les affiches, mais en vain. Ils m'ont dit que c'était leur travail. Je leur ai dit que Falun Dafa est bon. J'ai dit : « Puisque je ne peux pas afficher ici, je vais aller ailleurs et je suis partie. Ils sont montés dans leur voiture et m'ont suivie. Je ne leur ai pas prêté attention. Tout ce qui m’intéressait était que j'avais toujours quatre affiches supplémentaires que je devais afficher. Peu après, j'ai trouvé un autre bon endroit et j’ai posé deux autres affiches. Ils sont sortis de la voiture et se sont précipités pour les déchirer. J'ai essayé de les éloigner et leur ai dit que ce que je faisais était de sauver les gens. Je leur ai dit sévèrement : « Puisque vous ne voulez pas que je mette ces affiches ici ou là, alors, où voulez-vous que je les mette? » En même temps, j'ai commencé à demander l’aide du Maître. Finalement, ils ont cessé de déchirer les affiches et sont partis.

J'ai continué à marcher et j'ai posé les deux autres affiches. Après avoir affiché la première, il me restait toujours la dernière. Pendant que je marchais et choisissais un endroit où la mettre, la police est revenue. Un policier est venu et m’a dit : « Je vous ai déjà dit de ne pas mettre ces affiches. Pourquoi ne m'écoutez-vous pas? » ; J'ai dit : « C'est la dernière. Je veux la mettre ici. » Après l’avoir affichée, je me suis éloignée. Ils m'ont suivie et m'ont demandé : « Avez-vous d’autres affiches ? « « Non. » Ils sont partis et je suis rentrée à la maison.

Après être arrivée à la maison, j'ai senti que ce qui s'était produit ce jour-là était vraiment magique. J'ai été encore une fois témoin de la puissance de Dafa. J'avais placé six affiches devant la police. Le Maître a dit dans « Enseignement de la Loi lors de la Conférence de Loi à Philadelphie aux Etats-Unis 2002 « Bien que les forces anciennes existent, si vous n'aviez pas ces cœurs, alors elles n'y pourraient rien. Quand vos pensées droites sont bien suffisantes, les forces anciennes ne peuvent rien faire. » C’était vraiment ainsi. Chaque fois que je suis sortie pour poser des affiches, j'ai toujours choisi l'heure de pointe afin que plus de gens puissent les voir. Ça m’était égal si on m’arrêtait. Je savais que je n'avais rien à craindre puisque j’avais la Loi dans mon cœur. J'avais abandonné l'attachement à la vie et à la mort il y a bien longtemps.

En regardant en arrière, je me suis rendu compte que je n’avais pas clarifié la vérité au sujet de la persécution à la police. En raison de ma mentalité de compétition, ils ont déchiré trois affiches et ont commis des péchés. Ceci me rend très triste. Si je les revois, je leur clarifierai la vérité. Je leur donnerai des dépliants de clarification de la vérité pour les sauver.

Récemment j’ai étudié les nouvelles conférences du Maître et je sens que je me suis beaucoup améliorée. Je sens que je suis de plus en plus près de l'état du Tao. Je prends légèrement les choses du monde temporel, comme si j’entendais mais n'écoutais pas, comme si je regardais mais ne voyais pas. Je s pas ce que mes enfants disent, bien qu'ils parlent fort. Cependant, quand les pratiquants me parlent, je les entends très bien, particulièrement quand ils partagent leurs expériences de cultivation du point de vue de la Loi. Je ne dois jamais porter de lunettes pour lire les livres de Dafa et les mots sont très clairs. Mais je ne vois rien quand je lis des choses ordinaires. Je ne sais pas si le Maître a prolongé mes années sur cette terre et ça m’est égal. Tout ce qui me préoccupe est d’avancer rigoureusement dans ma cultivation et de sauver plus d'êtres.

Je vis encore seule. A part manger et vivre chez mon fils, je m’occupe de tous les travaux ménagers et ne demande pas d'aide à qui que ce soit. Je me cultiverai bien et deviendrai plus pure afin de mieux sauver les êtres. Comme j'ai un accent très fort, je n’ai pas beaucoup de succès à convaincre les gens à quitter le parti communiste. Je sais que je ferai plus d’efforts à l'avenir.

Bien que j’ai déjà 90 ans, je suis toujours pleine de confiance. Je ferai bien les trois choses et attendrai le retour du Maître quelques soient le nombre d’années que ça prendra. Je n'ai aucun attachement au monde humain. J'ai juste un espoir, c'est celui d’épargner un peu d'argent (pour les frais du voyage) afin que je puisse aller voir le Maître quand il reviendra [en Chine].