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Enquête préliminaire sur le décès de He Zhi, un pratiquant de la province du Guangxi, pour être soi-disant « tombé du lit »

Dimanche 13 janvier 2013 |   Écrit par un correspondant Minghui de la province du Guangxi, Chine

Nom : He Zhi (何智)

Sexe : Masculin

Âge : 48 ans

Adresse : Ville de Baïse, Province de Guangxi

Profession : Enseignant informatique au collège N° 3 de Baise

Date du décès : Le 8 avril 2009

Date de la dernière arrestation : Le 2 août 2004

Dernier lieu de détention : Prison de Litang dans la Province du Guangxi (广西黎塘监狱)

Ville : Nanning

Province : Guangxi

Persécution endurée : Privation de sommeil, condamnation illégale, passages à tabac, emprisonnement, fouille de domicile, interrogatoire, détention


(Minghui.org) M. He Zhi avait une maîtrise en physique du Collège professoral de Guangxi à Guilin, province du Guangxi. Il enseignait l'informatique au collège N° 3 de Baise. Il était aimable, amical, intelligent et désireux d'apprendre de nouvelles choses. M. He avait commencé à pratiquer le Falun Gong en 1995. Il croyait fermement en Dafa et respectait les principes Authenticité-Bienveillance-Tolérance. C'était un travailleur assidu et il avait gagné la Médaille nationale de bronze de l'accomplissement en science. Sa famille vivait en harmonie et il était très bon avec son épouse, ses enfants et ses parents.

1. La mort soudaine de M. He

Le soir du 2 août 2004, les agents de police Huang Zhifeng du département de police du district de Youjiang à Baise (à présent directeur adjoint du commissariat de Jiefang), Huang Yi (à présent policier au poste de police de Jiefang), Huang Shaoqiang, Huang Hanquan, Yang Yi, Lu Minchi et Tan Bin se sont rendus chez M. He Zhi. Ils ont forcé Xie Jiaqing, principal du collège N° 3 de Baise à utiliser la ruse pour que M. He lui ouvre sa porte. Ils sont entrés par effraction chez M. He et l'ont battu devant sa fille de dix ans. Ils l'ont arrêté et ont pris ses deux ordinateurs, des CD et d'autres biens personnels. Il a été incarcéré dans le centre de détention du district de Youjiang. Il a été insulté et menacé, privé de nourriture et de sommeil. M. He a été interrogé par différents individus, qui l'ont menacé et torturé psychologiquement, faisant pression sur lui pour lui faire admettre sa « culpabilité » et écrire les trois déclarations. M. He était proche de l’effondrement mental. Sous la direction du Comité des affaires politiques et juridiques de Baise et du Bureau 610 du district de Youjiang, le parquet du district de Youjiang a publié un mandat d'arrêt pour M. He, qui a été condamné à huit ans de prison par le tribunaldu district de Youjiang début 2005. Il a été envoyé à la prison de Litang dans la province du Guangxi.


Grâce à ses connaissances techniques, M. He faisait de la réparation informatique et de la programmation de logiciel dans l'équipe « Navigation Mark Newsletter » alors qu'il était dans la prison de Litang. Il a même reçu un prix pour son travail. Il a ensuite été sous placé sous « gestion stricte » parce qu’il persistait dans sa conviction et refusait de s’avouer « coupable ». Il a passé du temps dans les salles de prison N° 3, 5 et 8. M. He a été envoyé dans une classe de
transformation forcée, spécialement destinée à faire renoncer les pratiquants de Falun Gong à leurs convictions. Les détails de la persécution que M. He y a subie ne sont pas clairs.


À 20h le 8 avril 2009, la famille de M. He Zhi a reçu un coup de fil de la prison de Litang les prévenant que M. He se trouvait dans un état critique et que sa famille devait venir tout de suite pour le voir. La famille est arrivée à la prison de Litang à 8h le 9 avril. Un fonctionnaire de la prison a résumé l'incident. M. He était soi-disant tombé du lit vers 16h le 8 avril. Après être revenu de la salle de bains, il s'était assis en position du lotus faisant face au bord du lit. Il était tombé du lit environ 15 minutes plus tard et saignait du nez et de la bouche. Son compagnon de cellule l'a emmené à l'infirmerie de la prison pour les premiers soins et il a ensuite été amené à l'hôpital du peuple N° 9 de Litang pour des soins d'urgence après que son état se soit détérioré. Il est décédé vers 23h. L'incident a été rapporté au Parquet du canton de Binyang et ils ont commencé une enquête à l'hôpital le soir même.

2. La prison empressée de dissimuler l'incident

La famille de M. He Zhi a voulu voir la cellule de M. He dans la section N° 3, mais la prison a refusé. Après que la famille de M. He en ait fait plusieurs fois la demande, trois jours plus tard, un responsable de la prison a accepté de laisser seulement le plus jeune frère de M. He voir la scène à condition qu'il n’ait pas sur lui de téléphone portable et ne converse ni n'ait d’échange avec les autres détenus. Le frère de M. He est entré dans la cellule, mais il n'a pas pu trouver la valise de M. He. Un responsable de la prison a apporté la valise après que le frère de M. He soit parti. Le frère a regardé dans le sac de M. He et remarqué que le contenu avait été fouillé et contrôlé. Le frère de M. He a exprimé sa méfiance : « Tous ses compagnons de cellule étaient témoins, pourquoi ne puis-je rien leur demander ? La carte d'identité, le carnet d'adresses et les numéros de téléphone de M. He ont disparu de son sac. La prison craint-elle que ses renseignements personnels soient transmis à d'autres détenus qui pourraient contacter sa famille pour leur apprendre la vérité sur ce qui s’est réellement passé ? »


La famille de M. He a demandé à voir la vidéo de surveillance du moment où M. He « estt tombé du lit ». Les autorités de la prison ont prétendu qu'ils ne l'avaient pas. Cependant, le groupe de Développement technologique Fengwei de Langfang avait installé un système de réseau surveillance vidéo dans la prison de Litang avant le 7 novembre 2007.


L'après-midi du 10 avril 2009, les autorités de la prison, le chef de section du parquet du canton de Binyang, le médecin légiste et la famille de M. He sont allé voir le corps de M. He au salon funéraire. Les membres de la famille ont remarqué des blessures à l'arrière de la tête de M. He et des signes d'hématome sur son poignet droit. Un morceau de crâne manquait sur sa tête, la famille de M. He a demandé où était le morceau d'os manquant. Les autorités présentes n'ont eu aucune réponse et leur ont dit de demander à l'hôpital N° 9 du peuple de Litang. La famille s'est précipitée à l'hôpital, où le médecin a tiré une tomographie qui montrait une grande entaille sur le crâne. Il a dit qu’ils avaient disposé du morceau de crâne comme déchet médical.


Le Parquet du canton de Binyang n'a produit aucun rapport écrit sur la cause, ni de détails sur la mort de M. He, la famille de M. He voulait qu’une tierce partie fasse une autopsie sur la dépouille de M. He. Le Parquet du canton de Binyang a dit qu'ils ne reconnaîtraient que les résultats d'un secteur privé appointé à Nanning. En plus, la famille devrait payer les frais soit plus de 10 000 yuans. Les autorités ont fait pression sur la famille pour faire immédiatement incinérer le corps, sans quoi la famille serait responsable de tous les frais. La famille de M. He n'est pas riche. Dans ces circonstances, ils ont accepté l’incinération. Après que la famille soit rentrée , ils n'ont pas parlé de la mort de M. He à d'autres personnes.

3. De nombreuses questions sans réponse

Il y a beaucoup d’éléments indiquant que la mort de M. He n'est pas cohérente avec la version de « chute du lit ». Après l'« accident » le 8 avril 2009, un témoin a dit que la bouche et le nez de M. He n'avaient pas saigné et qu'il n'était pas inconscient. Cette description diffère de celle de la prison. Certains suspectent que M. He ait reçu des injections de médicaments qui lui ont fait perdre connaissance et que l'envoyer à l'infirmerie n’a servi qu’à faire diversion. La famille de M. He a posé les questions suivantes à la prison :

1) Si, comme le fonctionnaire de prison l'a prétendu, M. He était assis en position du lotus faisant face au bord du lit, comment a-t-il été blessé à l'arrière de la tête et pas sur le front ? Quand la famille de M. He a vu la dépouille, il était mort depuis trois jours et son corps avait été nettoyé et préparé pour l'enterrement. Sa famille, a toutefois vu des contusions claires sur son poignet droit, suggérant que M. He avait été attaché avant sa mort.

2) Pourquoi la prison n’a pas voulu laisser la famille de M. He regarder la vidéo de surveillance, bien que la prison ait des systèmes de surveillance installés ?

3) Selon ce qu'ont dit les fonctionnaires de la prison et le Parquet à la famille, personne n'a exactement vu comment M. He est tombé du lit, mais quand l'incident a été rapporté au Parquet de Naning, pourquoi y a-t-il eu sept témoins pour attester que M. He était tombé du lit ? Le fonctionnaire de prison a refusé de fournir des renseignements élémentaires tels que les noms et les coordonnées des compagnons de cellules et témoins .

4) Le Parquet du canton de Binyang aurait-il dû signaler l'incident à son supérieur, le Parquet de Nanning, immédiatement ? Était-ce la procédure appropriée que le Parquet de niveau supérieur ne supervise pas le cas ? Quel Parquet ne remplissait pas son devoir ?

5) Seul les résultats d’autopsie provenant d'un secteur privé appointé à Nanning sont reconnus. Les autres institutions ne sont pas reconnues. Cela est-il légal ?

6) Les autorités de la prison n'ont pas rempli leur devoir, ce qui a eu pour résultat la mort non-naturelle de M. He. Ils ont alors retenu les informations pour éviter d'être tenus responsable. Après l'incident, les autorités ont pris l’affaire en mains sans la moindre supervision des niveaux supérieurs. La prison ne devrait-elle pas donc être tenue responsable de la mauvaise gestion ?

7) Selon l'Ordonnance légale, un rapport d’autopsie doit être vérifié par au moins deux experts en médecine légale. Dans ce cas-là, il n'y en a eu qu'un. L'expert du Parquet du canton de Binyang en est rapidement venu à la conclusion de « mort en chutant du lit ». N'était-ce pas trop précipité ? Pourquoi ne s'est-il pas entretenu avec d'autres experts ou son supérieur ? Au lieu de cela, il a conclu lui-même en une demi-heure de temps .


La prison de Litang a d'abord ignoré l'appel. Le gardien et le secrétaire ont ensuite changé de postes de travail et quitté la région.


Dans sa quête de justice, la famille de M. He a envoyé des lettres d'appel au Parquet suprême chinois, à la Cour suprême, au Ministère de la justice, à la Cour provinciale du Guangxi, au Parquet de Guangxi et au Bureau de sécurité publique le 2 janvier 2010 et leur a demandé d'enquêter. La famille a reçu une réponse du Parquet de Nanning le 18 mars 2010, qui prétendait que sept détenus avaient témoigné. Le 25 avril 2010, la famille de M. He a envoyé une deuxième lettre au Parquet suprême chinois, au Parquet de Guangxi et au Parquet de Nanning, mais n'a reçu aucune réponse. La famille de M. He a demandé au Parquet de Nanning le rapport d'autopsie et les réponses à leurs questions dans la lettre, mais l'agence n’a pas répondu. En plus, les agences ont dit à la famille de ne pas sauter les niveaux en envoyant la lettre de pétition. Le Parquet de Nanning a demandé à la famille : « Quelle preuve avez-vous ? » Ils ont alors lu la propagande du « Maintien de la stabilité » à la famille.


Désespérée, la famille de M. He a écrit « Mort en tombant du lit dans la prison Litang à Guangxi » et l'a publié sur un site Internet le 16 juin 2010, pour demander de l'aide au public et à ceux qui pourraient connaître la vérité sur la mort de M. He. La lettre a attiré l'attention d'organisations nationales et internationales de droits de l'homme. Craignant l'opinion publique, le Parquet suprême de Nanning a établi une équipe pour enquêter sur le cas de M. He. L'équipe était dirigée par le chef de la section des appels et le chef de la section réglementaire. Ils sont allés dans la ville de Baise et ont commencé l'enquête. L'affaire n'est toujours pas réglée et ils ont cessé d'y travailler. Quelqu'un a révélé que cet incident ne pouvait pas être vérifié, que personne n’osait le faire, sinon ils feraient face à de gros problèmes.

4. Une famille éclatée menacée

La femme de M. He était une ouvrière d'usine licenciée. Accablée par l’immense douleur de la perte de son mari, elle a non seulement dû vivre d’expédients pour subsister, tout en devant s'occuper de ses beaux-parents âgés et d’un jeune enfant. Le père de M. He a 80 ans et est maintenant alité suite au chagrin de la perte d'un fils.


Après que le frère de M. He ait publié « Mort en chutant du lit dans la prison de Litang à Guangxi » sur le site Internet, il a reçu quantité de menaces téléphoniques. Pour éviter ces appels, il change constamment son numéro de téléphone portable. Il a confié à un ami que quelqu'un avait menacé de l'enlever s'il ne retirait pas la poursuite.


La mère de M. He, âgée de 80 ans, a même reçu un coup de téléphone, lui demandant : « Combien de fils avez-vous ? » La femme âgée a dit qu'elle avait deux fils. L'interlocuteur a alors dit que le PCC avait tué M. He Zhi et qu'ils pourraient aussi tuer son autre fils. Elle a été effrayée et a commencé à pleurer, suppliant son fils vivant de cesser les poursuites.

5. Deux théories sur les circonstances du décès de M. He

Le décès de M. He reste encore un mystère, mais il y a deux théories :


La première suggérée par quelqu'un de la Prison de Litang : « He Zhi a été tué pour qu’il se taise. » De 2005-2006, les systèmes informatiques de la Prison de Litang sont passés par une maintenance complète et une mise à niveau. M. He était très calé en matière d’informatique, la prison lui a donc demandé de les tirer d'embarras avec ce projet. Ils ont promis de raccourcir la peine de M. He à deux ans pour le récompenser. On a dit que M. He ayant travaillé sur les systèmes informatiques de la prison, il avait vu des documents confidentiels internes du PCC et des informations sur la persécution des pratiquants de Falun Gong et d'autres prisonniers. Ensuite, M. He a refusé de participer davantage au projet et déclaré que si la prison le forçait à se transformer, il révélerait tout qu'il savait à l'extérieur. Cela a fait peur à tous ceux impliqué dans la persécution des pratiquants de Falun Gong et d'autres prisonniers dans la prison de Litang. Finalement, la prison a conspiré et l'a tué.


La deuxième théorie est que M. He est mort après que son cerveau ait été prélevé. Une vieille rumeur circulant dans la campagne de Guangxi est que l'ancien chef du PCC Jiang Zemin consomme du tonique de cerveau humain. Si la rumeur est vraie, M. He aurait été un excellent candidat étant parfaitement sain et intelligent. On dit que vers 13h le 8 avril 2009, trois étrangers ont été amenés dans la cellule de M. He dans la salle de prison N° 3. Les gardes ont dit aux compagnons de cellule de M. He d'aller au champ et de ne pas revenir à moins que l'on ne leur dise. M. He a été laissé seul. L'hôpital dans lequel M. He a été envoyé pour des soins d'urgence était l'hôpital du peuple N° 9 de Litang, qui est seulement un petit hôpital municipal (habituellement appelé hôpital de la commune de Litang). Auraient-ils eu l'équipement et l'expertise pour une craniotomie ? De plus, aucun membre de famille n'était présent pour signer un reçu pour la chirurgie et quelle sorte de docteur oserait opérer sans signature ?


Veuillez aider à résoudre ce cas, et prêter attention aux dizaines de milliers de pratiquants de Falun Gong qui sont encore dans les prisons, les camp de travail, les centres de détention et les centres de lavage de cerveau. Leurs vies sont en constant danger!


Nous demandons aux gens qui sont capables d'aider à l'intérieur et à l'extérieur de la Chine de continuer à enquêter sur ce cas, pour dévoiler la vraie cause de la mort de M. He et traduire en justice les individus coupables.


Article apparenté:

M. He Zhi meurt dans la prison de la région de Guangxi, et son épouse est menacée

http://fr.minghui.org/news/0911/01/E110245_20090822_fr.html

Traduit de l'anglais en Europe