Falun Dafa Minghui.org www.minghui.org IMPRIMER

Le récit d’un pratiquant britannique de Falun Dafa harcelé par les agents de la sécurité d’État de Pékin en Chine en 2010

24 décembre 2013 |   Écrit par Liang Yunxiang

(Minghui.org) Je suis un pratiquant de Falun Dafa d’Angleterre. Le 28 juillet 2010, je suis allé à Pékin rendre visite à mes parents. À la minute où je suis arrivé à l’aéroport, j’ai été suivi. Tout au long du mois suivant, les agents de la sécurité d’état se sont entretenus plusieurs fois avec mon père.

Les agents m’ont arrêté trois fois et ils m’ont un jour interrogé pendant sept heures. En fin de compte, ils m’ont forcé à écrire une déclaration de garantie disant que je ne participerais jamais plus à des activités du Falun Gong à l’étranger. Une fois rentré en Angleterre, j’ai reçu un courriel d’agents me demandant de rester en contact avec eux.


La famille menacée par les agents de la sécurité d’état

Le 28 juillet 2010, un agent des douanes est devenu visiblement nerveux en lisant mon nom alors qu’il lisait une information sur l’ordinateur après avoir rentré les données de mon passeport. Il s’est retourné et s’est adressé à un autre agent. Ce dernier a passé un appel téléphonique. Une minute plus tard, j’étais « autorisé » à entrer à Pékin.

Je n’ai pas tardé à être suivi par un homme et une femme, portant tous les deux des chemises noires.

Le lendemain, mon père, qui était en voyage d’affaires, a reçu un appel du Bureau de la sécurité d’État lui demandant s’il savait que j’étais de retour en Chine (mon père travaillait dans l’armée avant de prendre sa retraite). On lui a dit de se dépêcher de rentrer à la maison. Le 3 août, mon père a été interviewé par un homme âgé d'une trentaine d'années du nom de famille de Wei et par un directeur du nom de famille Wu âgé d’une quarantaine d’années.

Les agents de la sécurité d’état m’ont emmené dans un immeuble résidentiel de six étages appelé Tianzhulu, à proximité de l’Aéroport international de la capitale de Pékin, un petit peu après 10h le 4 août 2010. Deux d’entre eux m’ont interrogé à tour de rôle, me posant des questions comme « À quelles activités avez-vous assisté outremer ? » « Où se trouvent les sites de pratique ? » « Où les gens se retrouvent-ils pour étudier ? » « Connaissez-vous des membres de la Fanfare Terre Divine ? » « Êtes-vous allé dans d’autres pays participer à des activités du Falun Gong ? » Ils voulaient aussi connaître les noms des membres de l’Association de Falun Dafa outremer et les numéros de téléphone des pratiquants.

Je leur ai dit que je participais rarement à quoi que ce soit et ne connaissais pas les réponses. Ils ont mentionné les noms de plusieurs pratiquants à l’étranger lesquels étaient de Pékin et m’ont demandé si je les connaissais. J’ai dit que je ne savais rien. Ils m’ont demandé comment je savais où et quand les activités auraient lieu, si je connaissais des pratiquants en Chine et si je les avais rencontrés depuis que j’étais de retour, si j’avais rendu compte de ma situation à des pratiquants à l’étranger et si j’avais la citoyenneté britannique.

Après sept heures d’interrogatoire, ils ont demandé à « voir » où je vivais, disant que mon père avait approuvé cela. Lorsqu’ils sont arrivés là où je vivais, ma sœur a refusé de les laisser entrer et perquisitionner et ils sont partis.


Signer la déclaration de garantie contre ma volonté

Mon père m’a accompagné à Chengdu pour rendre visite à mes beaux-parents le 9 août 2010. Le 15 août, mon père m’a appelé, me demandant de rentrer immédiatement à Pékin. Il a dit que le Bureau de la sécurité d’état avait appelé et dit que je devais être à Pékin d’ici le 19 août. Ils me convoquaient. Si je ne rentrais pas à temps, ils me feraient arrêter par la Sécurité d’État à Changdu qui me ramènerait à Pékin.

Je suis rentré à Pékin le 19 août. Ce matin-là à 10h, mon père m’a emmené voir les agents du Bureau de la sécurité d’État. En plus des deux qui m’avaient interrogé la dernière fois, un homme d’une cinquantaine d’années du nom de famille de Li et une femme habillée en civil étaient aussi présents. Ils m’ont emmené dans la pièce où j’avais été interrogé la dernière fois. J’ai dû m’asseoir sur un petit tabouret tandis qu’ils me parlaient.

Li, un chef du Bureau de la sécurité d’État m’a hurlé après avant que je n’ai dit quoique ce soit, disant qu’ils savaient tout ce que je faisais à l’étranger et que je ferais mieux d’être clair sur ce que je faisais. Il m’a dit que si je ne leur disais pas à quelles activités j’assistais et qu’ils devaient les énumérer pour moi, il y aurait des conséquences. Mon père m’a averti avant que si je ne coopérais pas, ils me dénonceraient aux services de police et me mettraient dans un camp de travaux forcés. J’étais terrifié.

Je n’ai rien dit ce matin-là. Toutefois, l’interrogatoire s’est poursuivi l’après-midi et j’ai progressivement perdu mes pensées droites. Je leur ai dit à quelles activités j’assistais et, contre ma volonté, j’ai écrit et signé une déclaration de garantie dans laquelle j’ai promis de « ne jamais plus assister à aucune activité du Falun Gong que ce soit en Chine ou à l’étranger » et de ne « jamais mentionner ma conversation avec les agents de la Sécurité d’État en la dénonçant » et que je serais « responsable pour toutes les conséquences si je venais à enfreindre ces règles. »

Les agents m’ont emmené dans un immeuble de bureaux près du Pont Guanyuan dans le district de Xicheng de Pékin l’après-midi du 24 août. Je crois que l’adresse était Taoyuan N°2. En marchant dans le couloir, j’ai vu des affiches et des slogans calomniant Falun Dafa.

Cette fois, j’ai révélé les noms de plusieurs pratiquants. Je leur ai également donné le numéro de téléphone de mon parent à l’étranger et mon adresse électronique. Ils m’ont demandé si j’allais revenir à nouveau en Chine. J’ai menti et leur ai dit que oui. Ils ont dit qu’ils me parleraient lorsque je reviendrais. Je savais qu’ils voulaient faire de moi leur espion, que je leur fasse des rapports et leur donne des informations sur les pratiquants de Falun Gong.

Je suis retourné en Angleterre le 28 août. Quelques jours plus tard, un de mes amis d’Australie m’a appelé et m’a dit avoir reçu des messages de harcèlement sur son téléphone portable. Par la suite un collègue de travail, qui est également pratiquant, est retourné en Chine pour affaires. Les agents de la Sécurité d’État l’ont trouvé et forcé à écrire une déclaration de garantie. J’ai réalisé que les agents pouvaient pirater mon compte de courrier électronique sans mot de passe.

Le 8 octobre 2010, j’ai reçu un courriel menaçant d’un agent. Il disait que si je tenais ma promesse de ne jamais assister à des activités de Falun Dafa, ils tiendraient les leurs et que je serais toujours le bienvenu en Chine. Il poursuivait en disant qu’ils voulaient rester en contact avec moi.

L’agent a appelé mon père en janvier 2011 et l’a harcelé. Lorsque mon parent à l’étranger est retourné en visite en Chine, les agents de la Sécurité d’État lui ont parlé et l’ont forcé à révéler mon adresse en Angleterre.

Traduit de l'anglais en Europe