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Le 20 juillet il y a seize ans

Mercredi 22 juillet 2015 |   Écrit par une pratiquante de Falun Gong de Chine

(Minghui.org) C'était une journée chaude et humide, il faisait presque trop lourd pour respirer. Mon vol était en retard et il était déjà 2 h du matin au moment où je suis arrivée à l'hôtel. Toute la nuit j'ai eu le même rêve, qui semblait si réel : Des soldats et des policiers portant des armes patrouillaient les toits autour de la place Tiananmen, alors que nous, les pratiquants, étions debout à l'extérieur de la place.

Dans le rêve, je me suis demandé : « Devais-je y aller ? Ai-je peur ? » Mes battements de cœur rapides dans le rêve étaient tellement réels. Dans le rêve, je me suis avancée.

J'étais calme quand je me suis réveillée le matin. Je ne savais pas ce qui allait se passer, mais je savais ce que je devais faire. J'ai raconté mon rêve à Hui, Fan et Yang. Nous avons toutes souri : « Nous devions y aller aujourd'hui, simplement pour demander justice pour le Falun Gong. »

Après avoir fait les exercices, il était 9 h 30. Nous, les quatre filles, avons pris un taxi pour la place Tiananmen.

Nous ne savions pas que le 20 juillet 1999 entrerait dans l'histoire comme l'un des jours les plus sombres. Nous ne savions pas que c'était le début d'une campagne de persécution brutale. En ce jour ignominieux, que personne ne devrait oublier, j'ai été témoin de la compassion et de la perversité, de la paix et de la violence dans la ville historique de Pékin.

Le taxi a suivi la rue Chang'an vers l'est. Tout à coup, nous avons vu des voitures de police partout. La rue avait été bloquée quand nous sommes arrivées à la zone de Xidan, nous avons donc tourné vers le nord en nous dirigeant vers la porte arrière de la Cité Interdite. Mais nous avons vite fait face à d'autres blocus.

Nous sommes sorties de la voiture en nous dirigeant vers la place Tiananmen. Beaucoup de gens marchaient avec nous. La plupart d'entre eux semblait être des agriculteurs de la campagne. La foule a bondi en avant, et l'ambiance est devenue tendue. Des groupes de policiers arrêtaient les gens et posaient des questions.

Les pratiquants ont expliqué pacifiquement, dans divers accents, à la police, pourquoi ils étaient venus - « Pour dire au gouvernement central que le Falun Gong est bon, nous en avons tous bénéficié ; s'il vous plaît, restaurez la réputation du Falun Gong. » Les policiers criaient, injuriaient et les poussaient dans des files de bus à perte de vue.

Je voulais dire la même chose. Je ne pensais pas à ce qui pouvait m'arriver si j'étais poussée dans un bus. Nous ne nous sommes pas arrêtées et avons continué de l'avant. Ce fut un long voyage de dix minutes. Les gens autour de nous étaient emmenés dans les bus, un par un. Il restait de moins en moins de personnes devant nous. Enfin, nous avons été stoppées.

« Qu'essayez-vous de faire ? Êtes-vous du Falun Gong ? »

« Nous toutes sommes des pratiquantes de Falun Gong » « Nous voulons juste dire au gouvernement central que le Falun Gong enseigne [le principe] Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Il est bénéfique à la fois physiquement et spirituellement. »

« Regardez-vous. Vous semblez être bien éduquées et vivre une bonne vie. Pourquoi pratiquez-vous le Falun Gong ? »

« Beaucoup de pratiquants de Falun Gong sont des intellectuels. Nous toutes avons fréquenté l'université. Vous avez sans doute des malentendus sur le Falun Gong. Il élève l'esprit. »

Nous avons toutes été emmenées vers un bus plein de pratiquants de partout dans le pays. Simplement pour parler du fond de nos cœurs, nous nous étions réunies là ce jour-là.

Le bus nous a emmenées dans un lycée vide à 11 h. Nous avons été envoyées dans des classes différentes, chacune contrôlée par sept ou huit policiers. Des téléviseurs diffusaient la propagande du poste de télévision central chinois au volume maximum, attaquant et calomniant le Falun Gong avec les mots les plus désobligeants et des mensonges éhontés. Nous avons été contraints de visionner la propagande et ensuite d'écrire nos compréhensions dessus

Personne étant allé faire appel pour le Falun Gong sur la place Tiananmen, en ce jour, n'avait prévu cela. Les policiers criaient sur nous. Je me suis demandé : « Qu'est-ce que je crois ? Ma conviction est-elle vraiment erronée ? » La réponse était évidente pour moi : Authenticité-Bienveillance-Tolérance n'était pas erroné. J'ai vu tant de miracles parmi les compagnons de cultivation. Tellement de maladies terminales incurables ont été guéries. Il n'y avait rien de mal à pratiquer le Falun Gong. »

J'ai écrit ce que je pensais honnêtement, et puis j'ai été emmenée à nouveau sur un bus.

Nous avons été emmenés au Stade des ouvriers. Sept ou huit bus pleins de pratiquants y étaient garés. Un policier a hurlé dans sa radio : « C'est plein ici. Allez ailleurs. » « Qu'en est-il du district de Fengtai ? » a demandé un policier dans notre bus. « C'est plein également. Essayez le district de Shijingshan. »

À 14 h, nous avons été emmenés au Stade du district de Shijingshan, où nous avons été divisés en groupes en fonction de nos provinces d'origine. Nous étions tous assis sur la pelouse, et des policiers nous encerclaient.

Le soleil était au zénith. J'ai regardé autour du stade tout entier, tous les sièges et le terrain étaient remplis de pratiquants de toute la Chine. Des hommes et des femmes, des personnes âgées et des jeunes. Certaines des femmes portaient des bébés ou des enfants en bas âge. Je ne pensais pas que tant de gens viendraient ici pour défendre la réputation du Falun Gong avec leur compassion et leur sincérité.

Nous nous sommes assis tranquillement. La plupart d'entre nous lisaient le Zhuan Falun, le livre principal du Falun Gong. C'était une scène si merveilleuse et paisible. Il semblait que tout le monde ignorait les risques, les dangers et les policiers nerveux avec des fusils.

Avant la nuit, les haut-parleurs à volume élevé dans le stade hurlaient de nouveau leurs mensonges pervers. Sorti de nulle part, quelqu'un a commencé à réciter Lunyu (l'avant-propos du Zhuan Falun). Tout le monde y a participé. Nos voix ont complètement noyé les haut-parleurs. Avec les larmes me couvrant le visage, j'ai récité Lunyu fort, encore et encore.

Un policier a soulevé sa matraque et a commencé à battre un pratiquant. D'autres pratiquants se sont précipités et l'ont couvert de leur propre corps, en criant : « Ne le battez pas ! » D'autres policiers sont venus avec leurs matraques et ont battu ces pratiquants.

Un pratiquant a commencé à réciter un poème de Maître Li Hongzhi, le fondateur du Falun Gong :

« Vivre sans désirs,

Mourir sans regrets ;

Balayer les pensées illusoires,

Cultiver pour devenir Bouddha n'est pas difficile

(« Rien ne reste » de Hong Yin)

Tout le monde a fait l'écho de ces lignes. Leurs voix ont éclaté dans la nuit sombre et atteint le sommet du dôme.

J'ai essuyé mes larmes et les ai rejoints. À ce moment-là, ma vie a été élevée. La vie et la mort étaient au-delà de ma considération. Je me suis rendu compte que, en tant que pratiquante, ma tâche était de protéger la vérité de l'univers, dans laquelle ma conviction était solidement enracinée.

Traduit de l'anglais au Canada