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Fahui de Minghui | Éliminer la peur dans le repaire sombre

Mercredi 16 novembre 2016 |   Écrit par une pratiquante de Falun Gong de la province du Heilongjiang, Chine

(Minghui.org) J'avais l'habitude d'être peureuse. J'ai aussi souffert de nombreuses maladies et je ne pouvais pas bien m'exprimer. Puis, j'ai commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996, ce qui m'a appris le vrai but de la vie.

Après que le Parti communiste chinois (PCC) a lancé la persécution du Falun Gong, je n'ai pas hésité à parler aux gens des faits à propos de la pratique.

J'ai été arrêtée et condamnée à 13 ans de prison en 2003. Les gens qui me connaissaient ont dit que je souffrirais et que je finirais par mourir en prison. Les gardiens de prison m'ont torturée, ont bloqué les informations de l'intérieur et de l'extérieur et n'ont pas permis à ma famille de me contacter. Les gens de ma ville natale pensaient que j'étais morte et le poste de police avait annulé mon numéro d'enregistrement de ménage.

Cependant, j'étais vivante et j'ai été libérée. J'ai vite commencé à parler aux gens du Falun Gong. Les gens disaient que j'avais changé. C'est le Maître qui m'a protégée et c'est le Falun Gong qui m'a changée.

Abandonner les facteurs de la peur

J'ai été incarcérée dans la prison no 8 pour femmes du Heilongjiang, qui est infâme dans la torture des pratiquantes de Falun Gong. Les pratiquantes étaient battues et suspendue si elles refusaient de faire les travaux forcés.

Après avoir été témoin de la cruauté contre les pratiquantes, j'ai eu grandement peur. Par conséquent, je faisais simplement tout le travail que les gardiens de prison m'assignaient. Je ne comprenais pas pourquoi les compagnons de cultivation refusaient de travailler.

Les gardiens de prison sont venus à notre atelier avec plusieurs policiers anti-émeute. Ils ont traîné dans de petites cellules plusieurs compagnons de cultivation qui refusaient de faire les travaux forcés. Une pratiquante s'est levée pour les arrêter, mais a été battue et a également été traînée dans une petite cellule. Quand davantage de pratiquantes se sont levées pour leurs compagnes de cultivation, les détenues les ont battues.

J'ai arrêté de travailler et je me suis levée pour regarder. Les pensées droites et actions droites des compagnons de cultivation ont ému mon cœur et m'ont réveillée. J'ai réalisé que j'avais tort de faire les travaux forcés !

Le Maître a dit :

« En aucune circonstance on ne doit coopérer aux exigences, ni aux ordres, ni aux instigations de la perversité. Si tout le monde agit ainsi, l’environnement ne sera plus le même. » (« La pensée droite des disciples de Dafa est puissante » de Points essentiels pour avancer avec diligence (II))

Les compagnes de cultivation s'opposaient aux travaux forcés, mais moi je travaillais, ce qui créait plus de pression sur elles et signifiait que je coopérais avec la perversité. J'avais une responsabilité étant donné que les compagnes de cultivation étaient persécutées.

Comment pouvais-je comprendre que je ne devais pas coopérer ? C'était la peur qui me faisait perdre la droiture. Si je continuais à laisser la peur me contrôler, j'allais bientôt tomber et changer du bien en mal.

Le Maître a dit :

« Or n'importe quel esprit de crainte en lui-même est un obstacle qui rend impossible pour toi d'obtenir la plénitude parfaite, c'est aussi un facteur qui te pousse à te transformer et à trahir dans le sens de la perversité. » (« Dafa est indestructible » dans Points essentiels pour avancer avec diligence (II))

En me rappelant la mission d'un pratiquant, je me suis dit que je devais éliminer la peur profondément enracinée.

La police anti-émeute est revenue à l'atelier. Les gardiens de prison ont demandé aux pratiquantes, une à la fois, de venir à leur bureau. Ils ont électrocuté les pratiquantes avec des matraques électriques dans le but de les faire travailler. J'ai été la dernière à être appelée.

Un policier a tenu une matraque électrique et m'a demandé si je voulais travailler, mais j'ai refusé. Il m'a ensuite montré la matraque électrique et a voulu savoir si je comprenais ce que c'était. Je lui ai montré que je n'étais pas émue par sa menace.

Il m'a demandé une seconde fois si je voulais travailler ou non. Alors, je lui ai dit « non » et lui ai demandé de libérer les pratiquantes qui étaient détenues dans les petites cellules.

Il a insinué qu'il allait m'électrocuter avec la matraque. Il m'a demandé encore une fois si je voulais travailler. Encore une fois, j'ai fermement refusé. Il a arrêté son action, a réfléchi un moment et m'a dit de partir.

J'étais très craintive auparavant, même si j'avais une petite épine dans la main, je n'osais pas la sortir moi-même. Ce jour-là, j'ai calmement fait face à une matraque électrique parce que le Falun Gong m'a accordé des pensées droites et que le Maître avait enlevé ma peur.

Le Maître a dit :

« La pensée droite indestructible envers la vérité de l'univers forme le corps de diamant solide comme le roc des bienveillants disciples de Dafa, qui effraie toute perversité, la lumière de la vérité qu'elle émane fait se désagréger chez toutes les vies les facteurs conduisant à une pensée qui n'est pas droite. Autant de puissance de la pensée droite, autant de force majestueuse. » (« Également en deux mots » dans Points essentiels pour avancer avec diligence (II))

Les compagnes de cultivation se sont senties encouragées. Elles ont également déclaré qu'elles n'allaient pas travailler. Nous avons ensuite entamé une grève de la faim et avons exigé la libération des pratiquantes détenues dans les petites cellules. Bientôt, elles ont été libérées et les autorités de la prison ont convenu que les pratiquantes n'avaient pas à travailler.

Lavage de cerveau et coups

Les gardiens de prison ont décidé de nous laver le cerveau. Lorsqu'ils ont lu les documents de lavage de cerveau, nous avons à la place récité le Fa et émis la pensée droite. Les gardes nous ont ordonné de nous asseoir sur de petits bancs, mais nous avons refusé.

Un matin, le capitaine des gardes s'est présenté avec des détenus tenant des cannes en bois. Chaque pratiquante a été traînée dans le couloir et battue.

J'avais peur que mon tour vienne. J'ai continué à esquiver et je voulais me cacher. Une pratiquante a été battue et a perdu connaissance. Je suis allée m'occuper d'elle. Je n'ai pas été battue et je me suis sentie chanceuse. Certaines des pratiquantes n'ont montré aucune peur et ont refusé de s'asseoir sur les petits bancs malgré les coups.

Ils nous ont battues toute la matinée, mais personne ne s'est rendu. La plupart des pratiquantes ont montré de l'intrépidité, alors les détenues ont abandonné et sont parties.

J'ai éclaté en larmes et je me suis profondément blâmée à l'intérieur. Quand mes compagnes de cultivation ont demandé pourquoi je pleurais, je leur ai dit mes pensées égoïstes et lâches. Je ne pouvais pas tolérer mes mauvaises pensées et je me sentais indigne d'être appelée une pratiquante.

« Les pratiquants sont incroyables »

J'ai pleuré le reste de la journée. J'ai décidé que j'allais abandonner ma peur et bien marcher sur mon chemin de cultivation. Je me suis rendu compte que chercher le confort au milieu de la peur me faisait me relâcher. J'avais besoin de faire les exercices et d'émettre la pensée droite pour me purifier.

J'ai fait les exercices et émis la pensée droite dès lors avec plus de discipline. Par conséquent, j'ai été battue, attachée, accrochée et mise dans une petite cellule. Le capitaine et les détenues m'ont traînée dans une chambre d'hôpital. Cinq détenues ont été choisies pour me surveiller. Une équipe de « frappeuses » formée par une douzaine de détenues me battait tous les jours et a affirmé qu'elles étaient là pour m'aider à mettre l'uniforme de la prison.

Un matin, pendant que j'émettais la pensée droite, elles m'ont giflée, m'ont marché sur les pieds et m'ont frappé la poitrine jusqu'à ce que mes côtes soient cassées. J'ai enduré la douleur et émis la pensée droite. Elles m'ont battue pendant deux ou trois heures, j'étais blessée, mais imperturbable. Pourtant, elles étaient essoufflées et couvertes de sueur.

J'avais 60 ans à cette époque. J'étais émaciée car j'avais fait des grèves de la faim pendant sept ans.

Finalement elles ont dit : « Les pratiquants de Falun Gong sont incroyables ! Faites les exercices et nous vous laisserons tranquilles. » Le gardien est venu, de même que le capitaine. Les détenues leur ont dit qu'elles ne pouvaient pas me contrôler. Le gardien n'avait pas le choix et est parti. Le capitaine leur a dit de me laisser faire les exercices.

Les gardiens et les détenues changent

Je voulais que les détenues apprennent la vérité sur le Falun Gong. Chaque jour je récitais Lunyu et des poèmes de Hong Yin. J'ai aussi crié « Falun Dafa est bon. »

Ils m'ont torturée, mais j'ai continué à crier parce que je savais que réciter Lunyu éliminerait rapidement la perversité. Bientôt ils ont cessé de me frapper.

Quand je criais, ma voix pouvait être entendue partout dans la prison. Certaines détenues répétaient parfois les phrases. Certaines criaient aussi « Falun Dafa est bon » quand elles étaient maltraitées.

Le moment le plus horrible de la journée était le soir, quand les gardiens de la prison venaient vérifier chaque détenue. Je pensais que crier « Falun Dafa est bon » à ce moment-là permettrait de réduire considérablement la perversité. Bien sûr, j'ai été plus sévèrement battue. Pourtant, plus ils me battaient sévèrement, plus je criais. Ma voix voyageait loin dans la nuit. Ils m'ont alors laissée seule.

Un soir, un gardien est venu et a dit : « Falun Dafa est bon ! » Tout le monde a ri. Dès lors, certains gardiens disaient « Falun Dafa est bon » quand ils me voyaient.

Beaucoup de détenues ont quitté le Parti communiste chinois et ses organisations affiliées et certaines ont commencé à étudier le Fa.

(Treizième conférence de partage d'expériences par Internet de Minghui pour les disciples de Dafa de Chine continentale)

Traduit de l'anglais au Canada