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Culture traditionnelle chinoise (Première partie de l’obéissance filiale) : La légende de Shun

Vendredi 25 octobre 2019

(Minghui.org) Les empereurs Yao, Shun et Yu ont vécu il y a des milliers d’années, dans la Chine ancienne. Ils ont régné successivement et ont été reconnus pour avoir une grande vertu. Dans les légendes de la culture traditionnelle chinoise, la plus grande vertu de l’empereur Shun était l’obéissance filiale. On dit que son obéissance filiale indéfectible était admirée par le ciel.

Le nom d’origine de Shun était Yao Chonghua (ce « Yao » est un nom de clan ancestral différent de celui de l’empereur Yao). Son père aveugle était obstiné et irrationnel et le traitait souvent mal. Wodeng, sa mère, était une femme de cœur, qui se souciait de son fils, mais elle est morte quand Shun était très jeune. Son père s’est remarié à une femme qui manquait de vertu et de gentillesse. Elle a donné au père de Shun un deuxième fils, Xiang, et une fille, Ji.

Au fil du temps, le demi-frère de Shun, Xiang, était favorisé par ses père et mère, et les trois maltraitaient et malmenaient souvent Shun. Ils le considéraient comme un étranger, une épine à leurs côtés et parfois lui souhaitaient même la mort.

Obligé de faire tout le travail difficile alors qu’on lui donnait la pire nourriture et les pires vêtements, pour Shun la vie à la maison était remplie de difficultés et de tribulations. Pourtant, il a toujours maintenu une obéissance filiale, a été respectueux envers ses parents et a été un frère aîné responsable envers ses frères et sœurs plus jeunes. Il a essayé de son mieux de maintenir une vie de famille heureuse.

Chaque fois que les parents de Shun le maltraitaient, sa première pensée était de s’examiner lui-même : « J’ai dû faire quelque chose de mal qui les a mis en colère pour qu’ils me traitent ainsi », pensait-il. Il réfléchissait à ses paroles et à ses actes pour découvrir ses insuffisances, tout en maintenant la piété filiale dans l’espoir d’apporter le bonheur à ses parents.

Quand Xiang le maltraitait sans raison apparente, Shun le prenait comme le signe que lui, en tant que frère aîné, ne faisait pas bien en établissant un bon exemple moral. Shun a toujours été strict envers lui-même, s’efforçant de maintenir des normes élevées et un bon caractère, dans ses pensées, ses paroles et ses actes. Pourtant, il ressentait encore parfois de la frustration et il allait souvent dans les champs, en criant haut et fort : « Pourquoi ne puis-je pas apporter la joie à ma famille ? »

D’autres personnes ont vu ce cœur et ont été touchées par sa sincérité, particulièrement chez une personne aussi jeune. On dit que l’authenticité de Shun et son cœur sincère avaient non seulement ému les membres de sa communauté mais avaient aussi atteint les êtres divins dans les cieux et les êtres vivants marchant sur la terre.

On dit dans les légendes anciennes que, lorsqu’il labourait les champs près de la montagne Li, il était en totale harmonie avec son environnement. Un éléphant venait l’aider à labourer, tandis que des nuées d’oiseaux arrivaient pour enlever les mauvaises herbes. Les gens ont été témoins de cette grande vertu et ont été surpris et profondément respectueux. Pourtant Shun se conduisait avec modestie et humilité.

Au fil du temps, la légende de l’obéissance familiale et de la nature vertueuse de Shun se répandit dans tout le pays. Bientôt, tout le monde dans le pays connaissait son histoire.

L’empereur Yao avait 86 ans et, en raison de son âge, cherchait un successeur. Lorsqu’il a demandé conseil à ses fonctionnaires afin de savoir qui serait un candidat valable, tous ont recommandé Shun. Et il l'était. Si en dépit de telles difficultés, il pouvait maintenir son obéissance familiale et bien traiter sa famille, il prendrait sûrement soin de son peuple.

Pourtant, même en tant qu’empereur, Shun trouvait difficile d’être heureux et épanoui. « Même maintenant, mes parents ne m’aiment toujours pas. Quel est l’intérêt d’être un empereur ? »

Son peuple était très touché par de tels propos.

Et à la fin, sa famille aussi. Ils ont été profondément touchés par ces paroles et, finalement, l’ont bien traité.

L’obéissance familiale était une grande vertu dans la Chine ancienne. Si on est maltraité par les parents et la famille, il peut ne pas être facile de pardonner, de faire des sacrifices et de maintenir l’harmonie. C’est une vertu supérieure.

En vivant dans de telles circonstances, il est difficile d’être désintéressé, de s’élever et de faire encore mieux. C’est pourquoi Shun, avec son cœur sincère et son obéissance filiale inébranlable, est exceptionnel.

Traduit de l'anglais