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Un homme du Gansu a été emprisonné pendant neuf ans parce qu'il a voulu garder sa croyance

Mardi 10 novembre 2020 |   Écrit par un correspondant de Minghui dans la province du Gansu, Chine

(Minghui.org) Un homme qui habite la ville de Lanzhou, dans la province du Gansu, a été remis en liberté en juillet 2020, après avoir passé neuf ans à la prison de Lanzhou pour avoir refusé de renoncer à sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale qui est actuellement persécutée en Chine depuis 1999.

M. Chen Deguang, un retraité de 74 ans de la société no 4 métallurgique de Construction métallurgique & Cie a été arrêté en juillet 2011 avec sa femme, Mme Sheng Chunmei, alors qu'il distribuait des DVD de Falun Gong. Les deux ont été condamnés à neuf ans de prison.

La santé de Mme Sheng s'est détériorée suite à avoir été torturée à la prison pour femmes de la province du Gansu. Elle souffrait d'une infection de la vésicule biliaire, d'hypertension et de diabète, et la prison ne l'a libérée qu'au moment où elle était sur le point de mourir. Elle est décédée le 12 octobre 2017, sept semaines après sa libération. Elle était âgée de 65 ans.

Voici ce que M. Chen a raconté de comment il a souffert en prison pendant les neuf dernières années :

Ma femme et moi, nous étions occupés à distribuer des DVD de Falun Gong le 6 juillet 2011, quand quelqu'un nous a vus et nous a signalés auprès de la police. Une personne au grand cœur nous a avertis. Mais avant que nous puissions partir, la police a saisi mon épouse. Lorsque je suis allé l'aider, nous avons tous les deux été arrêtés et emmenés au poste de police de Pingantai.

Au poste de police, un agent m'a donné un coup de pied au tibia et m'a blessé à la jambe. Le lendemain, ma femme et moi avons été transférés au centre de détention de Honggu. J'ai été détenu là pendant six mois avant d'être transféré au centre de détention de Hualinshan. La blessure à ma jambe s'est infectée pendant ce temps.

Afin de protester contre la persécution, j'ai commencé une grève de la faim à deux reprises. La première fois, la grève a duré quatre jours, jusqu'au moment où le procureur a voulu me voir. J'ai exigé d'être remis en liberté sans inculpation. Il a promis de transmettre mon message aux autorités supérieures, mais n'a jamais répondu. Deux mois plus tard, j'ai entamé une nouvelle grève de la faim. Six hommes sont venus me nourrir de force quelques jours plus tard. Ils m'ont maintenu au sol et m'ont versé du lait dans le nez. Une personne m'a injecté une drogue inconnue dans les fesses, par deux fois. Voyant que je ne réagissais pas aux injections, on m'a attaché à un lit et on m'a fait une injection intraveineuse, ce qui m'a fait m'évanouir.

Ma femme et moi, nous avons été condamnés par le tribunal du district de Honggu le 20 avril 2013 et nous avons tous les deux reçu neuf ans de prison. Après que j'ai été ramené au centre de détention, un gardien a demandé si j'avais offensé le juge, parce que la peine était censée être de trois à sept ans.

Après que j'ai été transféré à la prison de Lanzhuou le 21 janvier 2014, un gardien de prison m'a enfermé dans une cellule de gestion stricte avec sept prisonniers qui avaient été condamnés pour crimes. Ils ont coopéré avec le gardien pour me surveiller et me maltraiter.

J'ai été placé dans la 4e salle, aussi appelée salle du diable, où les prisonniers devaient souvent faire des heures supplémentaires et étaient battus à coups de matraques électriques.

Les prisonniers, y compris les mineurs, du 4e service travaillaient de 6 h 40 à 21 h. Le travail assigné devait être terminé quoiqu'il arrive. Les gardiens ont choqué un adolescent avec une matraque électrique pour ne pas avoir fini son travail. Ils ont également battu un prisonnier de 65 ans pour la même raison et l'ont obligé à retourner pour le finir. Il a été menotté cette nuit-là et a continué à travailler le lendemain.

Comme je refusais de travailler et que j'étais vieux et lent, les gardiens m'ont transféré dans une équipe destinée aux personnes âgées, faibles, malades et handicapées. Nous étions une vingtaine, et chaque jour, nous devions encore aller à l'atelier et rester avec le reste des prisonniers.

Les gardes ont incité d'autres prisonniers à me torturer pour me forcer à abandonner le Falun Gong. Les prisonniers m'ont fait fumer des cigarettes et m'ont fait mal en me pliant les doigts en arrière. Les jours froids d'hiver, je n'étais pas autorisé à porter des chaussures. Les gardes, qui portaient de lourdes chaussures en cuir, marchaient sur mes pieds nus et me les tordaient.

Quand je somnolais, ils me torturaient par privation de sommeil et m'ont versé de l'eau froide sur la tête si je m'assoupissais.

La nuit, ils ont utilisé la torture par pendaison sur moi. Les gardes ont utilisé une corde pour m'attacher les poignets dans le dos et ont fixé la corde sur le pont supérieur d'un lit superposé de sorte que mes orteils touchaient à peine le sol. Ils ont ensuite placé un seau sous mes pieds pour me soutenir et ont rapidement chassé le seau à coups de pied, ce qui m'a fait tomber brutalement. Ils ont remis le seau en place et ont répété la torture encore et encore. Ne voulant pas que les autres m'entendent crier à cause de la douleur atroce, ils m'ont enfoncé une serviette sale dans la bouche. Chaque fois qu'ils ont fini de me torturer, ils ont retiré la serviette de ma bouche. Après plusieurs fois, mes dents se sont déchaussées. Elles ont fini par tomber les unes après les autres, et il ne m'en reste plus beaucoup.

Illustration : torture par suspension

Les gardiens m'ont aussi torturé en me mettant des menottes dans le dos. Afin d'intensifier la douleur, ils ont mis des bouteilles d'eau entre mes poignets et mon dos afin de resserrer davantage les menottes.

Illustration de torture : les mains menottées dans le dos

Après plus de 40 jours de torture impitoyable, ils ont brisé ma volonté et j'ai signé une déclaration de garantie de renoncer au Falun Gong. La déclaration a été validée par le service, la prison, le Bureau administratif de la prison et la province. Lorsque les autorités du gouvernement central sont venues vérifier la déclaration, je leur ai dit que le Falun Gong est bon.

Lors de la pandémie de coronavirus en 2020, les autorités pénitentiaires ne m'ont permis d'appeler chez moi qu'une seule fois, après que j'ai fait de nombreuses demandes. Juste après mon appel, ils voulaient que j'écrive une déclaration de renoncer au Falun Gong, ce que j'ai refusé. J'ai alors reçu une décharge électrique et mes mains ont été menottées dans mon dos. Ils ont utilisé cette torture des menottes dans le dos lorsque je refusais de faire des tâches pour eux, comme par exemple ramasser les balles de ping-pong pendant qu'ils jouaient. J'ai été menotté pendant des heures, voire une journée.

Ma peine a pris fin le 6 juillet 2020. De retour chez moi, je me suis rendu compte que ma pension avait été illégalement révoquée des années auparavant. Non seulement les autorités ont refusé de rétablir ma pension, mais quelqu'un du département de la sécurité sociale a dit à ma fille que je devais rendre la pension qui m'avait été délivrée l'année suivant mon arrestation.

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(D'autres articles connexes sont disponibles dans la version anglaise.)

Traduit de l'anglais