(Minghui.org) Précédemment, Minghui.org a rapporté la condamnation à quatre ans de prison d’un homme de la ville de Ning’an, province du Heilongjiang, pour sa croyance dans le Falun Gong. Cet article fournit de nouvelles informations sur son arrestation et son procès.
M. Guan Lianbin a été arrêté le 20 août 2025 et condamné à quatre ans de prison à l’issue d’une audience qui a eu lieu le 23 décembre. Son avocat chargé de l’appel s’est rendu au tribunal intermédiaire de la ville de Harbin le 12 janvier 2026 et a déposé une demande d’audience publique. L’avocat a rencontré M. Guan le 30 janvier 2026 et a examiné le dossier le jour même.
Plus d’informations sur l’arrestation de M. Guan
M. Guan a été arrêté par des policiers du Département de police du district de Songbei à Harbin, la capitale de la province du Heilongjiang. On ignore si la police de Harbin s’est rendue à Ning’an (à près de 500 km) pour l’arrêter ou s’il a été arrêté à Harbin.
Les policiers ont pris M. Guan pour cible parce qu’une vidéo de surveillance l’a filmé passant devant un endroit de la ville de Harbin où quelqu’un avait trouvé des documents d’information sur le Falun Gong. Ils l’ont ensuite accusé d’avoir distribué ces documents. Même si la distribution de tels documents est parfaitement légale, M. Guan n’en était pas l’auteur.
La famille de M. Guan a été informée deux semaines plus tard (vers le 3 août 2025) qu’elle pouvait venir le chercher. Elle s’est rendue à Harbin, mais a été stupéfaite d’apprendre qu’il avait été transféré dans un autre établissement.
Le tribunal de première instance enfreint les procédures légales
La sœur de M. Guan a demandé à être désignée comme son défenseur non avocat. Le tribunal du district de Daowai, dans la ville de Harbin, l’a menacée de représailles si elle osait défendre son frère, un pratiquant de Falun Gong. Elle n’a pas reculé et le tribunal l’a informée qu’il n’approuverait sa demande que si elle acceptait une audience le lendemain même. Si elle refusait, elle devrait obtenir plus de 20 signatures (dont plusieurs qu’elle ne pourrait jamais obtenir, comme le tribunal le savait) pour que sa demande soit acceptée. Le tribunal a également menacé d’interdire à sa famille d’assister au procès si elle refusait l’audience du lendemain.
La sœur de M. Guan n’a eu d’autre choix que d’accepter qu’il soit jugé le lendemain (23 décembre 2025).
Le procès s’est toutefois déroulé virtuellement, malgré les objections de M. Guan. Selon la loi, les audiences virtuelles ne sont autorisées qu’en cas de déclaration d’urgence sanitaire (comme pendant la pandémie) ou si le prévenu a des problèmes de santé. Le tribunal doit également obtenir le consentement du prévenu. La juge Wang Tingting n’avait pas obtenu le consentement de M. Guan. Ce dernier était en très bonne santé et n’aurait eu aucun mal à se rendre en voiture du centre de détention au tribunal.
L’avocat de M. Guan a souligné que la police avait violé la clause de double incrimination en poursuivant son client à deux reprises pour la même infraction présumée. Après son arrestation, M. Guan a été placé en détention administrative pendant quinze jours. Cependant, malgré l’absence de preuves supplémentaires, la police l’a maintenu en détention pénale au lieu de le libérer.
Détails du procès
La procureur Fu Ya’nan du parquet du district de Daowai a transmis à l’avocat de M. Guan un dossier incomplet pour qu’il l’examine. Lors du procès du 23 décembre 2025, elle a accusé l’avocat de ne pas avoir regardé la vidéo de surveillance montrant son client passant devant l’endroit où des documents du Falun Gong avaient été trouvés. L’avocat a rappelé à la procureur que la vidéo n’était pas incluse dans le dossier qui lui avait été remis pour examen.
La juge Wang a autorisé la diffusion de la vidéo au tribunal. L’avocat a fait remarquer que la séquence ne montrait que deux minutes de son client s’attardant à cet endroit. Il s’est demandé comment son client aurait pu entrer dans un immeuble pour distribuer huit brochures sur le Falun Gong en seulement deux minutes.
La sœur de M. Guan a également émis des doutes quant aux preuves présentées par l’accusation. Elle a affirmé que la vidéo ne montrait aucun objet dans les mains de son frère, ce qui tendait à indiquer qu’il n’avait rien distribué. La juge Wang a rétorqué : « Les vêtements de votre frère étaient bombés [à cause des documents cachés à l’intérieur]. » La sœur de M. Guan a répondu que M. Guan avait été arrêté en été. Il portait une chemise à manches courtes. Comment aurait-il pu cacher des brochures à l’intérieur de ses vêtements ?
Selon la procureur Fu, les policiers auraient découvert 20 brochures concernant le Falun Gong et plus de 10 dépliants sur le Falun Gong au domicile de M. Guan. Cependant, en Chine, aucune loi ne criminalise le Falun Gong, et il n’y a rien de mal à posséder de tels documents. M. Guan ne possédait toutefois pas lesdits documents. Il soupçonne la police d’avoir placé ces documents chez lui avant de mener la perquisition.
De surcroît, lesdits documents saisis chez M. Guan ne portaient pas ses empreintes digitales. Cependant, les policiers ont toutefois insisté sur le fait que les empreintes digitales trouvées sur des objets lui appartenant suffisaient à prouver sa « propriété » desdits documents.
La sœur de M. Guan a également témoigné de la façon dont le Falun Gong avait transformé son frère en une meilleure personne, un fils attentionné et un frère aimant. M. Guan a toujours refusé les pots-de-vin dans le cadre de son travail de vendeur. Il prenait également bien soin de leurs parents. Lorsque la sœur de M. Guan a reçu un diagnostic de cancer, il est resté à ses côtés pour s’occuper d’elle. Il a également utilisé ses économies de plusieurs dizaines de milliers de yuans pour couvrir ses frais médicaux.
Elle a exigé l’acquittement de son frère. La juge Wang a ajourné l’audience sans rendre de verdict, mais a ensuite condamné M. Guan à une date inconnue.
L’avocat chargé de l’appel de M. Guan a examiné le dossier de l’affaire le 30 janvier 2026 et a constaté que la vidéo de surveillance n’y figurait toujours pas. En d’autres termes, il s’est vu remettre le même dossier incomplet que celui qui avait été remis à l’avocat chargé du procès.
M. Guan a déjà purgé une peine de cinq ans de prison (2003-2008) avant cette dernière vague de persécution. Pour plus de détails sur les persécutions qu’il a subies par le passé, veuillez consulter les articles suivants.
Voir aussi :
La torture dans la prison de Mudanjiang a causé 10 morts et de nombreux handicaps
Les crimes de haine commis par Chen Shougang et Luan Jinghe dans la prison Mudanjiang de la province du Heilongjiang (photos)
(D’autres articles connexes sont disponibles dans la version anglaise de cet article.)
Traduit de l’anglais
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