Falun Dafa Minghui.org www.minghui.org IMPRIMER

Après de multiples arrestations et des tortures brutales, une femme du Liaoning est à nouveau poursuivie pour sa croyance (2e partie)

Samedi 16 octobre 2021 |   Écrit par un correspondant de Minghui dans la province du Liaoning, Chine

(Minghui.org) (Suite de la 1re partie)

Camp de travaux forcés de Shenxin

Mme Zhou et huit pratiquants ont été transférés au camp de travaux forcés de Shenxin, à Shenyang, le 10 mai 2001, et ont à nouveau été victimes de mauvais traitements.

La nourriture qui leur était donnée était à peine comestible, souvent de la soupe aux choux boueuse et des petits pains de farine de maïs moisis à moitié cuits. Ils étaient obligés de marcher sans arrêt, de faire de la gymnastique, d'arracher les mauvaises herbes, et de faire l'appel. Ils étaient également forcés à regarder des vidéos qui diffament le Falun Gong. Après avoir subi un lavage de cerveau, Mme Zhou a commencé à protester en refusant de travailler ou de faire de la gymnastique.

Un jour, alors qu'une vidéo diffamant le Falun Gong jouait, Mme Zhou, faible et fragile après les mauvais traitements subis depuis longtemps, a titubé jusqu'à la télévision et l'a débranchée. Les gardes l'ont entourée et l'ont battue. Puis une autre pratiquante s'est levée et a dit : « Je ne veux pas regarder cela non plus ». Les deux femmes ont été mises à l'isolement et suspendues. Les capitaines Guo Yong et Song Xiaoshi les ont battues à maintes reprises.

Malgré son état fragile et le fait qu'elle ait été suspendue, Mme Zhou a dit aux gardes d'une voix faible de ne pas persécuter les bonnes personnes. En retour, les gardes ont rigolé et se sont moqués d'elle en disant : « Elle a l'air vraiment à l'aise. » Elle a été détenue à l'isolement pendant trois jours.

Une fois, lorsque son mari et son fils sont allés lui rendre visite, un garde a incité son mari à lui laisser 500 yuans pour qu'elle puisse acheter des aliments nutritifs, car elle était en très mauvais état. Mais elle n'a jamais reçu l'argent.

Hôpital de la prison

Deux jours après avoir été libérée de l'isolement, Mme Zhou a été emmenée à la prison de Dabei et détenue dans l'hôpital souterrain. Elle y a vu les pratiquantes Mme Yin Liping et Mme Zou Guirong.

Les gardes ont commencé à refuser à Mme Zhou les visites de sa famille parce qu'elle refusait de renoncer au Falun Gong. Sa famille n'était pas non plus autorisée à faire des dépôts en espèces pour elle, ce qui l'empêchait d'acheter des produits de première nécessité comme du papier toilette et du savon.

Les gardiens ont torturé Mme Zhou et d'autres pratiquantes en les menottant et en les enchaînant, et en les attachant à un lit avec les quatre membres écartés. Lorsque les femmes ont entamé une grève de la faim pour protester contre la torture, les gardiens les ont battues et les ont soumises au gavage forcé avec de l'eau salée et de la pâte de maïs crue. Le tube d'alimentation a endommagé l'œsophage de Mme Zhou et elle a vomi du sang. Des touffes de cheveux lui ont été arrachées. Une infirmière a eu le cœur brisé en la voyant se faire torturer. Elle a apporté du lait en poudre de chez elle pour Mme Zhou le lendemain et a dit qu'elle n'avait pas pu dormir la nuit précédente et qu'elle avait pleuré pendant longtemps.

Au 11e jour de sa grève de la faim, la température de Mme Zhou était de 40 degrés Celsius et son cœur battait 150 à 160 fois par minute. Son ECG était irrégulier et elle était incapable de marcher. On lui a diagnostiqué une insuffisance cardiaque et rénale. Un détenu l'a portée hors du sous-sol.

Sa famille souhaitait ardemment la voir rentrer chez elle vivante et a payé 3000 yuans pour sa libération. Pour fuir leur responsabilité, les responsables de la prison l'ont libérée le 10 août 2001.

Licenciée de son travail

Sa famille, ses amis, et ses collègues ont pleuré en voyant qu'elle n'avait plus que la peau et les os. Lorsqu'elle s'est rétablie, elle a demandé au directeur de son hôpital, Li Xuezhong, de la réintégrer. Mais Li a exigé qu'elle écrive d'abord une lettre pour renoncer au Falun Gong.

Elle a également rencontré Li Meng, le chef du département des ressources humaines de l'hôpital, à maintes reprises au sujet de son retour au travail. Finalement, ils lui ont dit qu'elle n'était plus employée par l'hôpital. Lorsqu'elle a demandé quand cela s'était produit, Li Meng a répondu : « Pas de formalités, c'est un licenciement verbal. » Il a même appelé le poste de police et leur a demandé d'arrêter Mme Zhou.

Arrestation et interrogatoire avec torture

Mme Zhou a été dénoncée aux autorités le 31 octobre 2001, alors qu'elle distribuait des informations sur le Falun Gong. Elle a de nouveau été arrêtée et emmenée au poste de police de Yongzheng dans la ville de Dalian. Lorsqu'un jeune policier lui a demandé son nom et qu'elle n'a pas répondu, il l'a battue. Elle est restée attachée au banc du tigre toute la nuit, menottée.

Deux agents en civil l'ont à nouveau interrogée tôt le lendemain matin et l'ont sauvagement battue. Elle a été transférée au Département de police du district de Jinzhou vers 8 heures du matin et a de nouveau été battue pendant leur interrogatoire. Mais elle a refusé de donner son nom ou de signer un quelconque document.

Mme Zhou a ensuite été emmenée au centre de détention du district de Jinzhou. Lorsqu'elle a entamé une grève de la faim pendant onze jours, elle a été battue et soumise au gavage forcé. Elle a été libérée le 11 novembre 2001, alors qu'elle était extrêmement faible.

Une famille déchirée

Après la libération de Mme Zhou, la police l'a sans cesse harcelée, elle et sa famille, et l'a surveillée. Le mari de sa cousine a été convoqué au poste de police et interrogé après que Mme Zhou a séjourné chez eux pendant quelques jours. Les responsables du camp de travaux forcés de Shenxin l'ont également appelée de temps en temps pour la harceler et la surveiller, et lui ont ordonné de revenir et de finir de purger sa peine. Même sa sœur et son frère recevaient souvent des appels de harcèlement.

Lorsque le gardien Deng Yang du camp de travaux forcés de Shenxin a appelé pour demander le chemin de son domicile, elle est partie pour éviter d'être ramenée au camp. Elle n'a pas osé appeler chez elle.

Incapable de la trouver, la police a continué à l'appeler chez elle et s'est rendue sur le lieu de travail de son mari pour le harceler. Son mari a subi des pressions de la part du poste de police, du camp de travaux forcés, et de ses employeurs et de ceux de sa femme. Il vivait dans la peur, craignant que sa femme ne soit à nouveau arrêtée. Lorsque Mme Zhou est rentrée chez elle un soir, son mari lui a dit qu'il ne pouvait plus vivre comme cela et qu'il voulait divorcer. Leur famille heureuse s'est déchirée.

Sans maison et sans revenu, Mme Zhou a fait des petits travaux pour s'en sortir. Elle comptait également sur l'aide d'amis et de parents. Elle a dû se cacher de la police et a eu du mal à trouver un emploi stable. Un jour, elle a commencé à travailler dans une clinique, mais le patron a dû la renvoyer dès le lendemain après avoir appris sa situation.

Centre de détention de la ville de Tieling

Le 8 octobre 2002, Mme Zhou a été invitée à passer quelques jours dans la maison d'une de ses amies dans la ville de Tieling. Tard dans la nuit, quatre policiers ont défoncé la porte et sont entrés. Ils ont battu Mme Zhou et l'ont arrêtée, ainsi que son amie.

Le lendemain, Mme Zhou a été emmenée au centre de détention de la ville de Tieling. Les gardes lui ont crié dessus par haut-parleur tous les jours. Ils l'ont attachée au sol avec les quatre membres écartés pendant un mois et l'ont torturée 24 heures sur 24. Il faisait -30 degrés Celsius dehors, alors les gardes ont ouvert les fenêtres. Elle ne portait qu'une seule couche de vêtements fins. Les détenues ont reçu l'ordre de la piétiner.

Les gardes ont enchaîné ses pieds et son cou ensemble et ont attaché la chaîne au sol. Elle souffrait atrocement dans cette position. Elle n'a retrouvé la sensibilité de sa jambe droite que six mois après avoir été libérée de cette position.

Le médecin du centre de détention, Qian Dapeng, a brutalement gavé de force Mme Zhou alors qu'elle était attachée au sol. Il l'a giflée lorsqu'il a eu du mal à insérer la sonde gastrique, tout en l'insultant et en criant. Son visage était gonflé et couvert d'ecchymoses. Il l'a gavée de force avec de grandes quantités d'eau des toilettes ou de solutions salines concentrées dans un laps de temps très court afin de faire gonfler son estomac et la faire souffrir. Il n'a pas retiré la sonde gastrique pendant un mois, jusqu'à ce que son estomac saigne et que la sonde soit couverte de pus et de sang.

Au cours de cette période, Mme Zhou a été emmenée trois fois au camp de travaux forcés de Masanjia, mais n'a jamais été admise, car elle a échoué à chaque fois à l'examen médical.

Mme Zhou a été libérée le 9 décembre 2002, alors que sa vie était à nouveau en danger et qu'on lui avait diagnostiqué une insuffisance cardiaque et rénale. Les autorités ont extorqué 4000 yuans à sa famille avant de la relâcher.

Au seuil de la mort lors de la cinquième détention

Après que Mme Zhou a séjourné chez son frère pendant un mois, elle a été de nouveau arrêtée chez une pratiquante le 11 janvier 2003, lorsque des agents du Département de police du district de Zhongshan se sont présentés pour arrêter sa compagne de cultivation. Elle a été détenue au sous-sol du Département de police pendant deux jours avant d'être emmenée au centre de détention de la ville de Dalian.

Après avoir été privée de nourriture et d'eau pendant vingt jours dans le centre de détention, son corps est devenu rigide et froid, et elle pouvait à peine bouger les yeux. La police a extorqué 1000 yuans supplémentaires à sa famille et l'a libérée la veille du Nouvel An chinois, le 30 janvier 2003.

Les souffrances de sa famille et la mort de sa mère

Le beau-frère de Mme Zhou est venu la chercher au centre de détention et l'a emmenée chez son frère. Sa mère, sa sœur, son beau-frère, son frère, et sa belle-sœur étaient tous là, et l'ambiance était sombre.

Outre la pression mentale constante et la détresse causée par ses multiples détentions, ils ont également souffert financièrement. Les familles de sa sœur et de son frère n'étant pas très aisées, et sa mère n'ayant pas de pension, ils ont dû trouver des moyens de trouver l'argent nécessaire pour faire libérer Mme Zhou à chaque fois. On leur a extorqué plus de 13 000 yuans.

Par la suite, Mme Zhou a vécu avec sa mère dans un logement loué et n'a pas communiqué avec les autres membres de la famille pour leur sécurité. Ils ont dû déménager quatre fois au fil des ans pour éviter d'être surveillés. Les circonstances difficiles et la pression mentale à long terme ont détruit la santé de sa mère et l'ont fait vieillir prématurément. Elle est décédée en février 2006.

(Fin)

(Un article connexe est disponible dans la version anglaise.)

Tous les articles, graphiques et contenus publiés sur Minghui.org sont protégés par les droits d'auteur. La reproduction non commerciale est autorisée, mais doit être accompagnée du titre de l’article et d'un lien vers l’article original.

Traduit de l'anglais