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Décès et torture de pratiquantes de Falun Gong dans la deuxième prison pour femmes du Yunnan

Dimanche 7 février 2021 |   Écrit par un correspondant de Minghui dans la province du Yunnan, Chine

(Minghui.org) La deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan a été créée le 28 décembre 1999. Conçue à l'origine pour garder les criminelles condamnées à perpétuité, les étrangères, les prisonnières atteintes du sida et les criminelles dans le couloir de la mort, la prison est devenue par la suite la seule prison de la province qui incarcère les femmes pratiquant le Falun Gong qui refusent de renoncer à leur croyance.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une pratique méditative ancestrale raffinant le corps et l'esprit qui est persécutée en Chine depuis juillet 1999.

Selon une enquête en cours de Minghui.org, la prison a accueilli au total plus de 300 pratiquantes au cours des deux dernières décennies. Plus de 250 d'entre elles auraient été torturées. Dix sont mortes des suites de ces tortures, dont quatre en prison. Les six autres ont subi de graves traumatismes physiques et psychologiques, qui ont persisté après leur libération. Face à la persécution financière, au harcèlement de la police et des fonctionnaires, et aux critiques des membres de leur famille, six pratiquantes sont mortes après avoir vu leur santé décliner.

La plupart des actes de torture dans la prison ont été perpétrés à la demande du Bureau 610 de la province du Yunnan, une agence extrajudiciaire créée spécifiquement pour persécuter le Falun Gong. La prison a adopté des mesures cruelles pour détruire physiquement et mentalement les pratiquantes afin de briser leur volonté et de leur faire renoncer à leur croyance. Afin de reconnaître la prison pour son rôle actif dans la persécution, le Parti communiste chinois l'a désignée comme « Unité civilisée » dans la ville de Kunming et la province du Yunnan à quatre reprises entre 2012 et 2018.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la manière dont les surveillantes ont torturé les pratiquantes pour tenter de les forcer à renoncer à leur croyance, ainsi que des détails partiels sur les dix pratiquantes qui sont mortes des suites de leur incarcération et qui ont ensuite été harcelées.

Confinement solitaire

Selon l'article 58 de la loi chinoise sur les prisons, les prisonniers doivent être placés en isolement lorsqu'ils perturbent l'ordre de la prison, battent ou insultent les surveillants ou les autres prisonniers, volent, jouent ou se battent. Il stipule également que l'isolement cellulaire doit être de sept à quinze jours à chaque fois.

Les pratiquantes de Falun Gong étaient placées en isolement uniquement parce qu'elles refusaient de renoncer à leur croyance, généralement pour quatre mois à la fois. Certaines ont été confinées pendant des années à chaque fois ; certaines ont passé la quasi-totalité de leur peine de prison en isolement.

Les gardes refusaient de permettre aux pratiquantes de se laver, de se brosser les dents, de prendre une douche ou de faire leur lessive. Les pratiquantes s'asseyaient sur leur lit seize heures par jour et étaient obligées d'écouter des enregistrements forts calomniant le Falun Gong. Les pratiquantes développaient généralement des ulcères cutanés, une perte d'audition, de l'hypertension, des gonflements et des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.

Une gestion stricte

Les autorités mettaient les prisonnières dans différents styles de gestion : gestion générale, gestion détendue ou gestion stricte. La gestion stricte était destinée aux prisonnières qui étaient mentalement instables, avec des tendances à la violence extrême, enclines au suicide ou à la tentative d'évasion. La prison utilisait fréquemment la gestion stricte sur les pratiquantes comme excuse pour les torturer.

1. Être assise sans bouger pendant seize heures sur un petit tabouret chaque jour

Les pratiquantes inébranlables étaient souvent contraintes de rester assises seize heures par jour, les genoux en contact et les mains sur les genoux. Les petits tabourets font environ 20,3 cm de hauteur et 7,6 cm de largeur. Les plus petits font 10,1 cm de hauteur, 5 cm de largeur et 12,7 cm de longueur.

Cette torture provoque la formation d'ampoules sur les fesses de la victime, qui se brisent et s'enveniment, et entraîne une hypertension, un gonflement important des jambes et des pieds, et parfois des blessures permanentes. Les gens ordinaires ne pourraient pas rester assis sur un canapé pendant seize heures par jour, et c'est particulièrement difficile pour les pratiquantes âgées.

Reconstitution de torture : Assis sur un petit tabouret

D'autres prisonnières, à l'instigation des surveillantes, agressaient ou battaient les pratiquantes si elles croisaient les doigts, étiraient leurs membres, bougeaient leur torse, fermaient les yeux ou bâillaient pendant la torture en position assise.

2. Les prisonnières surveillent et harcèlent les pratiquantes

Les surveillantes choisissaient deux ou plusieurs prisonnières pour qu'elles surveillent, harcèlent et battent les pratiquantes à tour de rôle, 24 heures sur 24. Ceci afin de s'assurer que les pratiquantes ne se parlent pas entre elles et ne fassent pas les exercices de Falun Gong. Ces prisonnières sont récompensées par une réduction de peine si elles suivent les ordres des surveillantes.

3. Des droits fondamentaux bafoués

Sous une gestion stricte, les pratiquantes ne pouvaient parler à personne, regarder la télévision, écrire des lettres à la maison ou recevoir des visites familiales. Elles ne pouvaient utiliser les toilettes que trois fois par jour et ne boire qu'une bouteille d'eau.

La prison a mis en place un quartier de gestion stricte en juillet 2019 spécifiquement pour les pratiquantes sous gestion stricte. Une fois qu'une pratiquante entrait dans ce quartier, elle était confinée dans une cellule avec une fine natte et un couvre-lit sur le sol, un petit tabouret et un gobelet. La pratiquante devait s'asseoir dans la cellule et être soumise au lavage de cerveau toute la journée sauf pour aller aux toilettes. Lorsqu'elle dormait par terre la nuit, d'autres prisonnières pouvaient à tout moment venir la réveiller. En hiver, elle ne pouvait pas fermer les fenêtres ni demander une literie plus chaude. On lui refusait les serviettes hygiéniques en cas de besoin.

Lavage de cerveau

Les tactiques de lavage de cerveau utilisées dans la prison comprennent :

1. Injecter ou nourrir les pratiquantes avec des drogues qui endommagent les nerfs

2. Obliger les pratiquantes à écouter des enregistrements forts et à lire des documents calomnieux sur le Falun Gong

3. Obliger les pratiquantes à rédiger et à signer des déclarations de garantie et à renoncer à leur croyance

4. Organiser des séances de critique pour humilier et critiquer les pratiquantes

5. Le recours à divers tortionnaires, l'isolement cellulaire et une gestion stricte pour détruire la volonté des pratiquantes

Formes de torture

Parmi les formes de torture utilisées dans la prison pour briser les pratiquantes, citons :

1. S'asseoir sur de petits tabourets, se tenir debout ou s'accroupir pendant de longues périodes, s'entraîner au soleil et être déshabillée en hiver

2. Les surveillantes battent les pratiquantes ou incitent les autres prisonnières à le faire. Elles pincent les pratiquantes, les étouffent, les poussent, leur tirent les cheveux, leur couvrent la bouche avec des serpillières, les giflent avec leurs mains ou leurs chaussures et leur poignardent les mains et les pieds avec des objets pointus.

3. Les surveillantes ou les autres prisonnières maintiennent les pratiquantes au sol et les gavent de médicaments ou de nourriture. Parfois, elles insèrent même un tube dans l'estomac d'une pratiquante et le laissent à l'intérieur, ce qui met sa vie en danger.

4. Porter des menottes ou des chaînes en permanence. Parfois, les pratiquantes sont menottées dans le dos ou au sol, à des cadres de lit ou de fenêtre.

5. Utiliser des matraques électriques

6. Des médicaments qui endommagent le système nerveux central sont mis dans la nourriture des pratiquantes. Parfois, les médecins de la prison injectent des drogues aux pratiquantes.

7. Un travail intensif pendant de longues heures

Décès de dix pratiquantes

Tous les pratiquantes qui sont décédées à un moment donné ont été placées en isolement et soumises à une gestion stricte et ont subi la torture du petit tabouret, l'injection de drogues inconnues et un lavage de cerveau constant. Mme Shi Xizhi et Mme Yang Cuifen sont mortes alors qu'elles étaient encore en prison ; les autres sont mortes après leur libération.

Après avoir subi des tortures incessantes, beaucoup d'entre elles ont développé des problèmes cardiovasculaires tels que l'hypertension et ont été traumatisées psychologiquement. Leurs symptômes étaient si graves que les autorités pénitentiaires les ont libérées sur parole pour raisons médicales afin qu'elles ne meurent pas en prison. Néanmoins, la persécution ne s'est pas arrêtée là.

Des agents du Bureau 610, des policiers locaux, des procureurs et des fonctionnaires les ont constamment harcelées, elles et leurs familles. Nombre d'entre elles ont perdu leur emploi ou leur pension, ou n'ont pas pu bénéficier de subventions pour les personnes à faibles revenus, ce qui a entraîné des difficultés financières. Leurs familles ne pouvaient pas comprendre leur croyance et les blâmaient pour ce qui s'était passé. En plus de leurs blessures physiques et de leurs traumatismes mentaux, leur santé s'est détériorée et elles sont décédées.

1. Mme Shi Xizhi de la ville de Kunming a reçu des décharges électriques

Mme Shi Xizhi

Mme Shi Xizhi vivait au 402 Second bâtiment du quartier Yinfu, dans la ville de Kunming, province du Yunnan. Parce qu'elle était déterminée à pratiquer le Falun Gong, elle a été arrêtée à son domicile entre avril et mai 2002. Elle a été secrètement jugée et condamnée à quatre ans dans la deuxième prison de la province du Yunnan.

Mme Shi a été placée sous une gestion stricte et en isolement. Les gardiens l'ont obligée à s'asseoir sur un petit tabouret toute la journée et lui ont injecté des médicaments qui endommagent les nerfs.

Tard dans la nuit du 8 mars 2005, la prison a appelé sa fille, lui disant que sa mère était gravement malade. Mme Shi est morte d'une overdose de drogue. Elle souffrait d'hypertension artérielle, les surveillantes lui ont donc donné à dessein des drogues nocives pour sa tension artérielle, ce qui a entraîné sa mort. Selon un prisonnier, une surveillante a donné à Mme Shi des décharges électriques, ce qui a entraîné sa mort. Mme Shi, âgée d'une soixantaine d'années, est décédée tôt le matin du 17 mars 2005.

2. Mme Wang Lianzhi, de la ville de Kunming, est morte après avoir été gavée avec des drogues inconnues

Mme Wang Lianzhi

Mme Wang Lianzhi était une retraitée qui vivait dans la ville de Kunming. Elle a été placée dans la deuxième prison pour femmes le 7 août 2008. Elle devait rester assise sur son lit ou sur un petit tabouret de 6 heures à 22 heures tous les jours. Si elle bougeait ou fermait les yeux, les prisonnières l'insultaient ou la battaient. Elle n'était pas autorisée à se laver, à se brosser les dents, à prendre une douche ou à changer de vêtements.

Trois mois plus tard, le 10 novembre, son fils a enfin pu la voir en prison. Elle était mince et semblait fatiguée, mais toujours saine d'esprit.

Le 27 novembre 2008, le directeur a appelé le fils de Mme Wang et lui a dit de venir à la prison. La chef des surveillantes lui a dit que sa mère était atteinte de schizophrénie, une maladie mentale. Le fils de Mme Wang a été choqué, car 17 jours plus tôt, sa mère allait bien mentalement. Il a demandé qui avait fait le diagnostic, et on lui a répondu que c'était l'hôpital psychiatrique de la ville. La chef a également déclaré que Mme Wang refusait de prendre des médicaments pour son hypertension et qu'ils avaient donc mis le médicament dans sa nourriture. Lorsque le fils a demandé quels autres médicaments ils avaient mis dans sa nourriture, la surveillante n'a rien répondu.

Mme Wang a été libérée sur parole pour raisons médicales le 7 janvier 2009, alors qu'elle était presque dans un état végétatif. Toutes ses dents étaient desserrées ou tombaient, elle avait de terribles maux de tête et elle ne pouvait pas dormir. Le 16 novembre 2009, elle a été transportée d'urgence à l'hôpital du Premier peuple de la ville de Kunming, et elle n'a jamais repris connaissance. Sa famille l'a ramenée chez elle le 25 novembre 2009, car il n'y avait aucun espoir de guérison, et elle est morte le 27 novembre 2009. Elle avait 73 ans.

3. Dr Shen Yueping, de la ville de Yuxi, meurt après trois ans d'isolement et d'alimentation contenant des médicaments inconnus

Dr Shen Yueping

Dr Shen Yueping a travaillé comme médecin traitant à l'hôpital de la santé maternelle et infantile de la ville de Yuxi. Le 28 décembre 2004, des agents du Département de police de Hongta l'ont arrêtée, ainsi que son mari Pu Zhiming. Le tribunal de district de Hongta a condamné Dr Shen à une peine de quatre ans d'emprisonnement, qui a ensuite été illégalement prolongée d'une année supplémentaire. Son mari a été condamné à quatre ans.

Dr Shen a été admise à la deuxième prison pour femmes, où les surveillantes ont essayé à tour de rôle de lui laver le cerveau. Ils l'ont insultée et ont mis les haut-parleurs au maximum pour faire jouer des enregistrements calomniant le Falun Gong. Elle devait s'asseoir sur son lit seize heures par jour et n'était pas autorisée à se lever ou à marcher. Ils ne la laissaient pas se doucher ou faire sa lessive. Elle n'avait pas de serviettes hygiéniques pendant ses règles. Les prisonnières, à l'instigation des surveillantes, la frappaient souvent ou la piquaient avec des aiguilles. Elles mettaient tous les jours des drogues inconnues dans sa nourriture et la forçaient à la manger.

Au bout de huit mois, les poumons de Dr Shen ont développé des trous. Elle ne pouvait pas s'arrêter de tousser. Les gardes ne lui donnaient qu'un bol de nouilles de riz ou un bol de bouillie une fois par jour. Elle est restée affamée jusqu'au jour suivant. Sa famille lui apportait de la nourriture et des fruits nourrissants à la prison, mais elle ne les recevait pas.

Son mari a reçu un appel téléphonique de la prison le 11 mai 2009, disant que l'hôpital avait émis un « avis d'état critique » pour elle. Il s'est précipité au deuxième hôpital affilié du Collège médical de Kunming. Elle était émaciée. Elle était à son dernier souffle et pouvait à peine garder les yeux ouverts, encore moins parler.

Pour éviter de payer des factures d'hôpital onéreuses, les surveillantes de prison ont transféré Dr Shen à l'hôpital central du Bureau pour la réforme par le travail, un hôpital dont l'équipement médical et les conditions sont très médiocres. Le 15 mai, les surveillantes de la prison ont fait en sorte que l'hôpital libère Dr Shen pour raisons médicales. Son mari l'a emmenée à l'hôpital du Troisième peuple de la ville de Kunming vers 10 heures ce jour-là. Elle y est restée jusqu'à sa mort, le 16 juillet à 23 h 30, à l'âge de 49 ans.

4. Mme Yang Cuifen meurt d'une maladie soudaine

Mme Yang Cuifen est née en 1949. Elle a pris sa retraite du Bureau des forêts du canton de Qiubei, à Wenshan, dans la province du Yunnan. Elle était atteinte de lupus depuis son plus jeune âge et avait perdu tous ses cheveux. Les gens l'évitaient à cause de son apparence. Après qu'elle est devenue pratiquante de Falun Gong, la maladie incurable a disparu. Sa famille a été témoin du miracle du Falun Gong et a cru que la pratique lui avait sauvé la vie.

Après le début des persécutions, le régime communiste chinois l'a condamnée à deux reprises à la prison pour un total de neuf ans parce qu'elle refusait d'abandonner sa croyance. Dans la deuxième prison pour femmes du Yunnan, elle devait s'asseoir sur un petit tabouret pendant seize heures chaque jour. Les autorités l'ont également obligée à faire des travaux forcés.

Mme Yang a été mise en prison pour la deuxième fois pendant cinq ans. Peu avant la date prévue de sa libération, sa famille a reçu un appel des autorités de la prison le 2 octobre 2013. On leur a dit que Mme Yang était dans un état critique. Lorsqu'ils sont arrivés à l'hôpital, elle était déjà décédée. Elle avait 64 ans.

Deux jours avant sa mort, le 30 septembre, Mme Yang a appelé son mari et ils ont discuté. Sa famille lui avait rendu visite au cours des quatre dernières années et n'avait rien remarqué d'anormal. En réponse aux accusations de la famille, les autorités de la prison ont affirmé qu'elle souffrait d'hypertension préexistante et que celle-ci entraînait normalement une mort subite.

5. Mme Li Jianying, de la ville de Kunming, meurt trois ans après sa libération

Mme Li Jianying

Mme Li Jianying a travaillé à la Compagnie sidérurgique de la ville de Kunming. Les autorités l'ont arrêtée le 4 avril 2000, lorsqu'elle a déclaré aux commissaires de la province du Yunnan que la persécution était une erreur. Elle a été détenue pendant quinze jours.

La police l'a arrêtée en mai 2002 parce qu'elle avait accroché une banderole disant « Falun Dafa est bon » devant un temple dans le canton de Jinning. Elle a été emprisonnée pendant trois ans et libérée en 2005. Elle est restée malade et ne s'est jamais remise du traumatisme qu'elle a subi en prison. Elle est morte trois ans plus tard, en 2008, à l'âge de 60 ans.

6. Dr Wang Lan de Kunming incohérente après avoir été nourrie avec des drogues inconnues

Mme Wang Lan

Dr Wang Lan était un médecin de la ville de Kunming et une membre retraitée du syndicat de la ville de Kunming. Après le début de la persécution, les agents de la Sécurité intérieure du district de Xishan l'ont souvent harcelée et surveillée et ont mis son téléphone sur écoute. Elle a été arrêtée et détenue à de nombreuses reprises.

Dr Wang s'est rendue au Tibet avec un ami le 2 juillet 2005. La police du canton de Bomi, au Tibet, l'a arrêtée et l'a placée dans la deuxième prison pour femmes du Yunnan pendant quatre ans, au cours desquels elle a été mise à l'isolement trois fois et souvent forcée de s'asseoir seize heures par jour sur un petit tabouret. Les autorités de la prison lui ont administré à plusieurs reprises des médicaments qui endommagent les nerfs et ont provoqué de graves réactions indésirables. Ses réactions se sont ralenties.

Après sa libération, des agents du Bureau 610, des policiers, des fonctionnaires de la communauté et ses superviseurs au travail ont continué à la harceler. Elle a perdu toutes ses pensions et ses allocations. Le traumatisme physique et le stress mental ont entraîné son décès le 1er janvier 2012. Elle était âgée de 56 ans.

7. Mme Huang Tao, de la ville de Yuxi, est décédée après sa libération conditionnelle pour raisons médicales

Mme Huang Tao a été enlevée par des agents de la Division de la sécurité intérieure de Yuxi le 9 janvier 2005, laissant sa mère de 96 ans seule. Elle a été condamnée à l'issue d'un simulacre de procès à quatre ans dans la deuxième prison pour femmes. Elle a développé un grave diabète et a perdu beaucoup de poids. Elle a bénéficié d'une libération conditionnelle pour raisons médicales en décembre 2006.

Les autorités ont continué à harceler Mme Huang après sa libération et lui ont retiré sa pension de janvier 2005 à janvier 2009. Elle est devenue de plus en plus faible. Mme Huang est décédée le 28 juillet 2011.

8. Mme Sun Huaifeng, du canton de Dayao, meurt un an après sa libération conditionnelle pour raisons médicales

Mme Sun Huaifeng était une enseignante qui a pris sa retraite d'une école de la ville de Jinbi, dans le canton de Dayao. Elle a pris sa retraite parce qu'elle était trop malade pour continuer à travailler. Comme elle est devenue plus tard une pratiquante de Falun Gong, elle a recouvré la santé.

Elle a été emmenée au camp de travaux forcés des femmes du Yunnan en septembre 2004 pour avoir refusé de renoncer à sa croyance. Deux ans plus tard, le 9 février 2006, les autorités du camp de travail ont demandé à sa famille de la ramener chez elle, car elle était proche de la mort.

Le harcèlement des autorités a exercé une pression énorme sur son mari. Il a divorcé, ne comprenant pas pourquoi elle ne voulait pas renoncer à sa croyance.

La police locale l'a de nouveau arrêtée lorsqu'elle a parlé aux autres de la persécution. Elle a été condamnée à quatre ans de prison et gravement torturée dans la deuxième prison pour femmes. Elle est devenue extrêmement faible et a été libérée sur parole pour raisons médicales en 2007. Son ancien employeur a refusé de lui verser sa pension. Sa demande de subvention pour faibles revenus a été rejetée. Elle ne pouvait pas prendre soin d'elle physiquement ou financièrement. Elle est décédée en février 2008 à l'âge de 56 ans.

9. Mme Yang Mingqing a développé des problèmes circulatoires en s'asseyant sur un petit tabouret

Mme Yang Mingqing

Mme Yang Mingqing était fonctionnaire en chef du Centre de formation forestière et était très respectée. En raison de la persécution, Mme Yang a été incarcérée pendant neuf ans et deux mois au total pour ne pas avoir renoncé à sa croyance. Pendant l'exposition universelle de Kunming en 1999, la police l'a assignée à résidence avec son mari pendant quarante-cinq jours. Après cela, elle a été arrêtée deux fois, placée une fois dans un camp de travail et emprisonnée deux fois.

Alors qu'elle se trouvait dans le 9e quartier de la deuxième prison pour femmes, elle a été mise à l'isolement pendant quatre mois et forcée de s'asseoir sur un petit tabouret tous les jours. En conséquence, elle a développé de l'hypertension, des jambes enflées, des plaies fébriles dans la région périnéale et une perte d'audition. Le traumatisme physique a persisté après sa libération. Elle est décédée le 8 mars 2019, à l'âge de 67 ans.

10. Mme Ou Xueyun, de la ville de Dali, tombe gravement malade et meurt à 37 ans.

Mme Ou Xueyun

Mme Ou Xueyun était comptable et cadre financier dans une entreprise de logistique aérienne. La police de la ville de Dali l'a arrêtée le 13 mars 2009, parce que quelqu'un l'avait signalée en train de distribuer des tracts de Falun Gong. Au centre de détention de la ville de Dali, les surveillantes l'ont forcée à se laver tous les jours sous leur surveillance et ne lui ont donné qu'un petit seau d'eau.

Elle a été condamnée à trois ans de prison dans la deuxième prison pour femmes. Pendant sa détention, elle a été forcée de s'asseoir sur un petit tabouret pendant seize heures par jour tout en étant soumise à un lavage de cerveau. Elle a dû effectuer un travail intensif. Lorsque sa famille lui a rendu visite, elle était gravement en sous-poids et pâle.

Après sa libération, les autorités ont continué à la harceler et à l'arrêter. Elle subissait une pression énorme de la part de sa famille et sa santé s'est détériorée. Elle est morte à 37 ans en mars 2016.

Voir Aussi :

Les pratiquantes de Falun Gong dans la prison pour femmes no 2 du Yunnan sous « discipline stricte »

Traduit de l'anglais