Falun Dafa Minghui.org www.minghui.org IMPRIMER

Fahui de Minghui | Abandonner l'attachement à soi-même en secourant les pratiquants

Dimanche 15 novembre 2015 |   Écrit par un pratiquant de Falun Gong de la province du Heilongjiang, Chine

(Minghui.org) En me remémorant mes 18 années de cultivation dans le Falun Gong, tout ce que j'ai fait a été guidé par le Maître. Aussi longtemps que nous saisissons le temps que le Maître a prolongé pour nous dans la rectification de Fa et que faisons bien les trois choses, nous allons marcher en douceur sur notre chemin jusqu'à la fin.

Une famille est contre le secours d'un pratiquant

Un pratiquant de Falun Gong a été condamné à sept ans de prison. Un autre pratiquant m'a dit que ce pratiquant avait été gravement torturé, car il avait refusé de renoncer à ses croyances et était dans un état critique. Il était dans sa quatrième année de prison à ce moment-là. Les pratiquants ont voulu aider à le secourir, mais sa famille s'y opposait. Le père du pratiquant emprisonné était mourant et la famille ne pourrait s'occuper des deux s'il était relâché. J'ai décidé de m'impliquer à faire libérer ce pratiquant.

Nous avons contacté l'enfant du pratiquant d'abord, qui pratique aussi le Falun Gong. Il nous a amené voir sa tante – la sœur du pratiquant. Nous lui avons parlé de la situation de son frère en espérant qu'elle travaille avec nous pour nous aider à le faire libérer. Cependant, elle a dit que la prison donnait une chambre, un lit et des soins médicaux à son frère, et que s'il revenait, personne ne pourrait s'occuper de lui. Elle pensait aussi que les autorités de la prison ne le relâcherait pas sans pot-de-vin. Elle nous a dit d'oublier ça.

Je lui ai dit : « Je ne veux pas que votre neveu perde son père ni que vous perdiez votre frère. Notre Maître nous a demandé d'aider nos compagnons de cultivation. » Je lui ai aussi dit que son frère pouvait perdre sa vie n'importe quand et qu'elle aurait de profonds regrets s'il mourait.

« Votre frère subi une terrible torture aux mains des gardiens », ai-je ajouté. « Comment pourrait-il bien aller ? Il a besoin d'un environnement sécuritaire pour récupérer, n'est-ce pas ? Nous allons aller à la prison demander sa libération. Je vais m'occuper de lui. Aussi longtemps que j'aurai de la nourriture à manger, je vais le placer en priorité. »

Mais, après avoir dit ça, j'ai réalisé que mes mots étaient un peu vantards. J'étais sans-abri à ce moment-là, car j'avais quitté mon domicile après avoir été arrêté et je ne pouvais seulement gagner qu'un peu d'argent chaque mois en faisant quelques petits boulots.

Encourager son ex-épouse à secourir le pratiquant

Nous sommes allés chez le pratiquant le soir suivant. Son ex-épouse a ouvert la porte. Elle avait divorcé de lui quand il était en prison. Après avoir appris que nous étions des pratiquants de Falun Gong, elle a eu un accès de colère et a voulu nous dénoncer à la police.

Elle s'est plainte que sa famille avait été brisée dû à la pratique du Falun Gong de son ex-mari. Elle ne nous permettait pas d'entrer à l'intérieur quand elle parlait. J'ai expliqué que la raison pour laquelle nous étions venus était de lui donner un peu d'argent à elle et à son fils, car le Nouvel An approchait, et voir si elle avait besoin de quoi que ce soit. Elle nous a alors permis d'entrer, mais a continué à pleurer et à se plaindre.

« Ces dernières années, vous avez eu à prendre soin de votre fils seule. Vous avez travaillé très dur », ai-je dit. « Vous pensez que votre ex-mari n'a pas pris soin de sa famille après avoir commencé la pratique du Falun Gong, mais ce n'est pas vrai. Il est une bonne personne. C'est Jiang Zemin qui a initié la persécution du Falun Gong et a fait que votre famille s'est brisée. C'est lui qui a apporté ce désastre à d'innombrables pratiquants de Falun Gong et à leurs familles. »

J'ai continué : « Le Nouvel An approche. Est-ce qu'un responsable des autorités ou agent de police est venu voir si votre fils était correct ? Votre ex-mari est dans un état critique. Nous espérons que vous et votre fils pourrez aller à la prison et demander sa libération. »

Elle doutait que ce serait possible. Cependant, je l'ai encouragée : « Je suis sûr qu'il reviendra aussi longtemps que vous choisirez de travailler avec nous. Et si j'achetais votre billet de train demain, est-ce que vous et votre fils iriez là-bas ? »

La persistance mène à la libération

Nous sommes allés au département politique de la prison. Un garde a été surpris de voir l'ex-femme du pratiquant demander sa libération. Il lui a dit : « Vous êtes divorcée et n'avez rien à faire avec lui. Pourquoi êtes-vous ici ? »

Je l'ai interrompu : « L'enfant est juste d'âge scolaire et a besoin de son père. Il est dans un état critique et nous voulons le ramener à la maison. »

Le chef du département politique a dit : « C'est une prison. Pensez-vous que si vous voulez le ramener à la maison, vous le pouvez ? »

« Mon frère n'est pas un voleur. Il est une bonne personne », a dit sa sœur. « S'il avait enfreint la loi, nous ne serions pas ici. Pourquoi n'écoutez-vous pas ce que les collègues de mon frère et ses voisins disent à propos de lui ? »

Le fils a continué : « Si mon père meurt ici, qui en sera responsable ? Signez le papier et prenez la responsabilité de vos actions. »

Le gardien l'a regardé longuement et a dit : « Votre père est un criminel. C'est tout à fait normal pour les détenus de mourir ici. »

J'ai expliqué que j'avais espéré que le gardien comprenne la requête de l'enfant. Plus tard, le gardien nous a dit d'aller parler au directeur de la prison.

Le directeur était en réunion, alors nous avons attendu. L'enfant et moi avons émis la pensée droite. Nous avons attendu et attendu, en dépit du froid glacial. À la fin, nous sommes retournés à l'hôtel et avons étudié le Fa là-bas.

Nous avons demander à quelques pratiquants d'émettre la pensée droite près de la prison, pendant que d'autres ont écrit des lettres aux départements des autorités pour clarifier les faits à propos du Falun Gong et de sa persécution.

Après quatre mois de persévérance, ce pratiquant a été finalement libéré.

Regarder en arrière pour trouver les insuffisances

L'ex-femme du pratiquant a dit plus tard : « Les gens qui pratiquent le Falun Gong ont une pensée droite et un bon cœur. Je peux vous faire confiance avec mon fils. Vous êtes tous de bonnes personnes ! »

Durant le processus de secourir le pratiquant, nous avons émis constamment la pensée droite et clarifié les faits à chaque département. Nous avons aussi étudié le Fa et fait les exercices.

Nous regardions ce qui était arrivé durant la journée et essayions de trouver nos insuffisances. Plusieurs de nos attachements ont été exposés, tels que les plaintes, la peur et avoir peur des difficultés.

Nous avons aussi coopéré avec nos compagnons de cultivation pour secourir les autres. Nous sommes allés aux départements de police locaux, au Parquet, à la police de la sécurité intérieure pour clarifier les faits à propos du Falun Gong.

Un agent de police m'a demandé de ne pas mettre leur nom sur Internet. Un autre agent de police a dit qu'il se sentait triste maintenant quand on lui ordonnait d'arrêter des pratiquants.

Traduit de l'anglais au Canada