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Fahui de Minghui | Voyager en mission divine dans les villages éloignés

7 novembre 2015 |   Écrit par une pratiquante de Falun Gong de la province du Shandong

(Minghui.org) Bonjour Maître ! Bonjour compagnons de cultivation !

Je vis dans une ville de niveau de canton. Grâce à mes expériences au cours des derniers dix ans et demi, j'ai vu que ce n'est qu'avec une solide cultivation que nous pouvons bien travailler ensemble et pleinement remplir notre mission d'informer tous ceux qui ont été trompés par la propagande vicieuse du régime communiste.

Considérant que plusieurs endroits en campagne n'ont pas encore entendu notre message, je continue de visiter ces villages ruraux et de parler avec les gens du Falun Gong et de la persécution. Malgré le fait que je suis une étrangère, les chaleureux villageois me traitent bien, comme une invitée spéciale. Une fois, j'ai plaisanté avec eux en disant : « Cet endroit est si éloigné, il semble que seules les divinités viendraient. » Ils ont ri en acquiesçant.

Tirer leçon d'une étude du Fa insuffisante

Une fois, j'ai été arrêtée en 2008 et j'ai été détenue dans un camp de travail. En y réfléchissant, j'ai trouvé que je manquais d'une solide compréhension du Fa à cause de mon étude insuffisante du Fa. Plus spécifiquement, j'étais occupée à produire des documents de clarification de la vérité le jour et à les distribuer en soirée. Souvent, je trouvais du temps pour parler aux gens de l'importance de démissionner du Parti communiste chinois (PCC), en pensant qu'il n'y aurait pas assez de temps pour les sauver autrement. J'étais souvent très épuisée à la fin de la journée et même je m'assoupissais quand j'émettais la pensée droite. Ce n'est pas étonnant que j'échouais à regarder à l'intérieur pour éliminer mes attachements.

Au camp de travail, j'ai essayé de réciter le Fa, mais je ne pouvais pas m'en rappeler beaucoup. Je me suis sentie mal, parce que sans le Fa dans mon cœur, c'était impossible de me tenir debout face au vicieux lavage de cerveau et à la torture. J'ai juré que je réciterais le Zhuan Falun après ma libération.

Avec l'aide du Maître, six mois plus tard, je suis rentrée chez moi. Mis à part le fait que je clarifiais la vérité aux gens, je passais la plupart de mon temps libre à mémoriser le Zhuan Falun. Les autres pratiquants de mon groupe d'étude du Fa faisaient de même et nous nous sommes élevés rapidement en regardant à l'intérieur et en coopérant bien ensemble.

Résoudre des conflits avec les pratiquants

Je pensais que j'avais assez bien fait dans ma cultivation. Cependant, l'année passée, de nombreux tests de xinxing sont arrivés l'un après l'autre. J'ai compris que c'était vraiment difficile de regarder à l'intérieur et d'abandonner ses attachements.

Par exemple, la pratiquante A me fournissait des documents d'information sur une base régulière. Comme je sortais souvent pour aller distribuer des documents, je lui ai donné une clé au cas où je ne serais pas à la maison quand elle viendrait. Sitôt après, elle est venue chez moi deux fois, alors que je n'étais pas là. Elle a pensé que je l'évitais et a dit cela à d'autres pratiquants.

J'étais contrariée en entendant cela. J'ai pensé que je n'avais rien fait de mal et j'ai décidé d'ignorer cela. Ensuite, quelqu'un m'a dit que la pratiquante A ne mangeait pas bien, ni ne dormait bien depuis trois jours à cause des conflits de xinxing. J'étais désolée pour elle et je savais que c'était relié à moi. Que devais-je donc faire ?

Apparemment, je devais lui présenter mes excuses, mais j'hésitais à le faire. Alors, je me suis assise et j'ai émis la pensée droite et j'ai éliminé toutes mes notions humaines en rapport avec la pratiquante A. Sachant que ces notions humaines n'étaient pas moi, j'ai regardé à l'intérieur pour une solution. Après environ 20 minutes, une voix dans ma tête m'a dit : « Si tu continues comme ça [à ne pas t'excuser auprès de la pratiquante A], les forces anciennes seront heureuses, mais le Maître sera triste. » Cette voix m'a atteint au plus profond de mon cœur et j'ai crié : « Maître, je ne veux pas vous rendre triste. Tout cela est ma faute et je vais aller m'excuser maintenant. »

Je suis allée à la gare d'autobus vers midi et j'ai donné à plusieurs personnes des DVD de Shen Yun pendant que j'attendais le bus. En arrivant chez la pratiquante A, je me suis excusée sincèrement auprès d'elle et nos conflits ont ainsi été dissouts par la compassion du Maître. Grâce à cet incident, j'ai compris profondément que tant et aussi longtemps que nous regardons à l'intérieur, le Maître nous aidera.

Je reconnais que j'avais de nombreux attachements, tels que compétitionner avec les autres et ne pas être compatissante envers les autres pratiquants. Sans creuser davantage pour trouver mes notions humaines fondamentales, j'étais incapable de prendre des décisions basées sur le Fa et souvent je blessais les autres. Plusieurs fois, les pratiquants m'ont aussi mal comprise, même s'ils apprenaient plus tard que j'étais innocente. Bien que je n'avais rien fait de mal, je ne me fâchais pas ni ne me défendais. Néanmoins, comme j'échouais à regarder à l'intérieur, un autre test de xinxing, plus gros, est venu.

Critiquée par le coordinateur

Le Maître nous a dit :

« […] je dis souvent que si quelqu’un peut ne prendre que le profit d’autrui comme objectif, et ne garder aucun but personnel ni aucune compréhension personnelle, ses paroles pourront faire pleurer ses interlocuteurs. » (Lucidité, Points essentiels pour avancer avec diligence)

Parce que mes mots n'étaient pas compatissants, ils blessaient souvent les autres pratiquants. Il en résultait que le principal coordinateur dans notre région me l'indiquait aussi occasionnellement. Une fois, après avoir fait une faute dans un projet, le coordinateur principal était très fâché et il m'a réprimandée devant les autres coordinateurs. Ses mots étaient très durs et je ne pouvais pas en prendre plus. C'était la première fois que je vivais une expérience comme celle-là.

J'étais déprimée, avec le sentiment qu'il était difficile de continuer la cultivation. De plus, je manquais de motivation pour la clarification de la vérité ou pour travailler sur des projets avec les autres. Je n'ai pas dormi cette nuit-là et j'ai pleuré pendant deux heures le lendemain. J'avais mal à la tête et je ne pouvais même pas étudier le Fa, encore moins aller clarifier les faits aux gens. Au cours des dix années et plus, en rétrospective, je n'avais pas abandonné ni pleuré en dépit de la cruelle persécution, ni même à l'intérieur du camp de travail. Pourquoi éliminer mon attachement soudainement me semblait si difficile que c'était presque plus difficile que de laisser aller l'attachement à la vie et à la mort ?

C'était clair dans mon esprit qu'il fallait bien travailler avec le coordinateur pour accomplir notre mission, mais j'avais encore des réticences à présenter mes excuses au coordinateur, parce que je sentais que j'avais été lésée. Puis, j'ai regardé la vidéo du Maître de « Enseignement du Fa aux pratiquants d'Australie », ce qui a nettoyé mon esprit à un niveau plus profond.

Dans mon esprit, j'ai dit : « Maître, je sais que j'ai eu tort. Si j'avais bien fait, le coordinateur ne serait pas en colère. De plus, être coordinateur comporte de nombreux défis. Au cours des années, il a fait les choses avec droiture et en conformité avec le Fa. C'est certain. »

Plus j'y pensais, plus je trouvais que j'étais dans l'erreur. J'ai appelé le coordinateur et je me suis sincèrement excusée. Je lui ai dit que tout était de ma faute. J'étais comme une élève de l'école élémentaire et maintenant j'avais à gérer des situations qu'un étudiant universitaire devait rencontrer. Je lui ai demandé de me donner un peu de temps et j'ai promis de m'améliorer pour ainsi répondre au critère. Le coordinateur a aussi été touché et j'ai pu sentir sa sincérité et sa compassion. À partir de là, nous avons pu travailler ensemble avec transparence comme d'habitude.

Depuis, j'ai remarqué quelques changements chez moi. Je peux endurer davantage et ne pas blesser les autres. Je peux voir quelque fois comment je me comportais dans le passé, vu la façon dont les autres pratiquants parlent. Maintenant, je peux parler avec un ton de voix plus doux et avoir plus de considération pour les autres.

Parler aux gens du Falun Gong dans les régions rurales

Lors de mon passage dans des faubourgs proches de ma ville, je pleure souvent en pensant aux nombreuses personnes qui ont eu le cerveau lavé par la propagande haineuse du PCC. Je sais qu'un de ces faubourgs n'avait que trois ou quatre pratiquants. Parmi eux, un avait été forcé d'arrêter de pratiquer le Falun Gong et les autres n'osaient pas parler du Falun Gong aux gens en raison de leur peur. J'ai décidé de faire quelque chose à ce sujet.

Depuis 2001, j'ai fini de distribuer des documents d'information à tous les ménages de deux faubourgs et je travaille sur un troisième, pour un total de 100 villages. J'ai rendu visite aux résidents locaux de porte en porte, quelle que soit la température ou la distance. Ce n'était pas facile, mais je savais que c'était quelque chose que je devais faire. Chaque fois que j'allais dans un village, c'était comme si je parlais avec quelqu'un du Falun Gong pour la première fois. Autrement dit, cela requerrait une bonne étude du Fa et de fortes pensées droites.

La plupart du temps, je distribue les documents dans ma ville et je vais à la compagne une fois par semaine. Les documents que j'apporte aux villages consistent habituellement en 150 à 200 brochures, les Neuf commentaires sur le Parti communiste, des DVD de Shen Yun et quelques fois des logiciels qui contournent le pare-feu de l'Internet. Je livre les brochures à tous les domiciles, alors que je distribue habituellement les DVD de personne en personne et ainsi, je peux leur parler de l'importance de démissionner du Parti communiste chinois (PCC) en même temps.

Quelques-uns des villages ont 700 ou 800 familles et j'ai eu à les visiter plusieurs fois pour rejoindre tous les foyers. Quand il fait chaud, les gens se réunissent habituellement dans les ruelles ou sous les arbres, soit pour discuter ou jouer aux cartes. Je leur souhaite habituellement de bons voeux et leur explique pourquoi quelqu'un devrait couper tous ses liens avec le PCC à cause de ses crimes brutaux contre le peuple chinois. La plupart d'entre eux sont prêts à écouter et acceptent la documentation. Quelques fois, ils étaient très enthousiastes et ne voulaient rien manquer, pas même un seul document. J'étais profondément touchée.

Comme je fais souvent de longs parcours en autobus, les conducteurs me connaissent bien. Ils acceptent mes brochures et mes DVD et acceptent de démissionner de leur adhésion au Parti. Ils me soutiennent quand je parle aux autres passagers du Falun Dafa. Un jour, un nouveau conducteur m'a rappelée que le bus avait une caméra video de sécurité. En voyant qu'il était inquiet pour ma sécurité, je lui ai dit que ce devrait bien aller, parce que la personne qui surveillait la caméra video pourrait apprendre la vérité de cette manière elle aussi.

Une fois, il a commencé à pleuvoir aussitôt que je suis entrée dans le village. J'ai continué à visiter tous les domiciles et à distribuer les documents. En voyant la pluie sur ma tête et mon visage ainsi que la boue sur mon pantalon, des résidents m'ont demandé de rester et d'attendre que la pluie cesse. Je les ai remerciés et leur ai expliqué le pourquoi de ma venue. Ils ont tous accepté les documents et ont décidé de démissionner des organisations du PCC. J'étais si heureuse pour eux.

Certains des villages étaient dans les montagnes où il n'y a pas de bus. Un pratiquant m'y a amenée sur sa motocyclette. La route étroite montait et descendait avec de nombreux virages serrés. C'était effrayant et je n'ai cessé de demander l'aide du Maître pendant tout le voyage. Quand j'ai donné les documents aux résidents du village, ils ont été très gentils avec moi et m'ont traitée comme une invitée d'honneur.

J'ai quitté ce village ce jour-là au coucher du soleil. Tous mes documents avaient été donnés et j'avais une liste de douzaines de noms de gens qui avaient signé pour démissionner du PCC. Après une marche de quelques kilomètres, en descendant, j'ai vu plus de gens. Je leur ai expliqué l'importance de se séparer du Parti communiste et certains d'entre eux ont signé pour démissionner. L'autre pratiquant est venu en moto vers 20 h, comme convenu. J'étais un peu fatiguée, mais j'avais une telle chaleur dans mon cœur !

Accomplir notre mission

Après avoir terminé mon second faubourg, je comptais bien m'arrêter à cause de mon attachement au confort. Un jour dans un rêve, j'ai vu plusieurs brins de fils et des fils brisés. J'ai compris que c'était un indice pour moi de ne pas perdre ma connexion avec les êtres. Quand j'ai regardé sur la carte pour situer le troisième faubourg, j'ai vu qu'il était à environ 112 kilomètres de chez moi. Mais, j'ai décidé d'y aller de toute façon et je continue d'y aller depuis.

Quand je roule en bus et que je traverse les villages, je me sens soulagée parce que je sais que chaque foyer là a reçu une copie des documents qui comprend une brochure et un DVD. Il y a plusieurs efforts derrière cela et ceci fournit à chaque famille l'occasion d'apprendre la vérité. Parfois, même s'il y a juste une famille isolée sur une colline, je me rends là aussi, pour lui livrer les documents. S'il n'y a plus de documents, je note leur l'adresse ou d'autres détails si aucune adresse n'est disponible et je m'assure que ce domicile recevra les documents lors de mon prochain voyage.

La puissance de la vérité

J'ai été arrêtée trois fois quand je suis allée en campagne au cours des récentes années. La première arrestation s'est produite à un marché des fermiers et j'ai été libérée une heure plus tard.

La seconde fois est arrivée dans un village. La police m'a amenée à un poste de police à 10 h et j'ai été libérée 30 minutes plus tard. Considérant que plusieurs personnes avaient été témoin de mon arrestation au comité du village, je ne voulais pas les quitter en leur laissant une impression négative. Alors, je suis retournée et suis arrivée à 11 h. Beaucoup de gens étaient encore là à discuter et ils ont été surpris de me revoir.

« S'il vous plaît, ne vous inquiétez pas », ai-je dit, « Le Falun Gong est droit et bénéficiera à la société. Nous, pratiquants, ne blessons personne et nous venons ici juste pour vous apporter des bienfaits. » Ils m'ont regardée et ils ont hoché la tête. Je suis entrée dans le bureau du comité et j'ai clarifié la vérité aux agents de sécurité.

La troisième arrestation a eu lieu dans un village. Un jeune homme m'a attrapée par le bras gauche et j'ai continué de distribuer des documents avec ma main droite. Puis, je me suis tournée vers lui et lui ai dit avec compassion : « Jeune homme, nous, pratiquants, utilisons notre propre argent et faisons ces DVD. Je vous en prie, laissez-moi finir de les donner. Si la police arrive et les confisque, les documents seront gaspillés et cela ne vous apportera rien de bon. »

« Je vois, ma tante. Dépêchez-vous alors, parce que la police va venir bientôt », a dit l'homme en me lâchant le bras. J'ai continué jusqu'à ce que le fourgon de la police arrive et j'ai pu distribuer les trois derniers DVD que j'avais dans la main. Un policier m'a dit de monter dans la camionnette. Je lui ai souri : « Merci ! Il semble bien que je n'ai pas besoin de descendre la montagne à pied alors. »

Les résidents du village étaient surpris de me voir aussi calme. « Comment pouvez-vous encore sourire ? » a demandé l'un d'eux.

« Ça va bien aller », ai-je dit à la foule. « Ces policiers sont de bonnes personnes et ils ne font que leur travail. »

Les gens ont semblé soulagés par mes paroles.

La police m'a amenée au poste de police et la police du canton m'a envoyée chez moi. Trois jours plus tard, je suis revenue au village pour informer le reste de la population.

Quand je regarde en arrière, je note que ces arrestations se sont produites après avoir eu des conflits avec d'autres pratiquants. Je n'avais pas regardé à l'intérieur immédiatement, à cause d'un esprit de compétition et de l'ego. Grâce à ceci, j'ai compris qu'il est difficile de sauver les gens si notre esprit n'est pas pur.

Sauver des policiers

Grâce à une étude continue du Fa, j'ai compris que les policiers avaient aussi été empoisonnés par la propagange haineuse. Ils devaient eux aussi être sauvés. Le coordinateur m'avait aussi indiqué ma mentalité à l'égard des policiers, parce que seule la compassion pouvait les sauver. Dès lors, j'ai souvent fait des appels téléphoniques aux policiers ou je leur ai envoyé des lettres, leur expliquant pourquoi on ne devrait pas suivre aveuglément le Parti et persécuter les pratiquants de Falun Gong.

Touché par mon attitude sincère, un policier a démissionné du Parti et m'a demandé de toujours mettre les documents du Falun Gong dans un endroit sécuritaire quand je sortais. Je l'ai remercié et je lui ai dit : « Depuis de nombreuses années, plusieurs policiers ont suivi les ordres de Jiang Zemin de maltraiter les innocents pratiquants de Falun Gong. C'est très mal de défier le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. S'il vous plaît, traitez bien les pratiquants et vous serez protégé pour vos bonnes actions. » Il m'a écoutée et a hoché la tête.

Chaque fois, en émettant des pensées droites fortes, j'émets une pensée en espérant que les policiers vont arrêter de faire des choses contre les pratiquants de Falun Gong. J'émets aussi de fortes pensées droites pour éliminer la méchanceté derrière eux afin que ces policiers puissent être sauvés.

Un jour, dans ma chambre, j'ai vu de magnifiques fleurs d'Udumbara avec dix pétales. Quelques jours plus tard, il en est sorti davantage. Quand un pratiquant a pris une photo d'elles, nous avons vu un Falun sur la photo. Je sais que c'est le Maître qui m'encourage pour que je fasse mieux, avec un esprit plus pur.

(Douzième conférence de partage d'expériences par Internet de Minghui pour les disciples de Dafa de Chine continentale)

Traduit de l'anglais au Canada