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Une victime de torture au Gansu dépose une plainte pénale contre l'ancien dirigeant chinois

19 novembre 2016 |   Écrit par un correspondant de Minghui dans la province du Gansu

(Minghui.org) « Quand j'ai été libérée, j'étais mentalement confuse suite à la torture brutale que j'avais subie. Je ne pouvais même pas reconnaître mon fils qui était venu m'accueillir. »

Une femme du nord-est de la Chine a écrit la déclaration ci-dessus dans sa plainte criminelle contre Jiang Zemin, l'ancien chef du Parti communiste chinois (PCC). Sous la politique de Jiang Zemin de persécuter les pratiquants de Falun Gong, elle a presque été torturée à mort. Deux de ses sœurs sont décédées sous la pression de la persécution.

Mme Gao Lijin de la ville de Qingyang, province du Gansu, a déposé son action en justice en juin 2015.

Détention et travaux forcés pour avoir adressé une requête auprès du gouvernement

Mme Gao pratiquait le Falun Gong depuis plusieurs années et avait connu une amélioration de sa santé. Cependant, les choses ont changé après que Jiang Zemin a lancé la persécution du Falun Gong en 1999. La police a arrêté Mme Gao et exigé qu'elle fasse une entrevue télévisée pour dénoncer le Falun Gong et son fondateur. Les agents ont menacé de la détenir si elle refusait.

En se basant sur sa propre expérience, Mme Gao ne pouvait dénigrer le Falun Gong. Après une sérieuse réflexion, elle a écrit plusieurs lettres pour expliquer la discipline spirituelle. Elle les a livrées au bureau du gouvernement local et s'est dirigée vers Pékin afin de faire appel pour le Falun Gong.

Elle est arrivée au Bureau des appels de Pékin en mars 2000. La police de sa ville l'a retrouvée et l'a ramenée. Ils l'ont détenue pendant un mois et lui ont donné une amende de 200 yuans (30 dollars US), une somme assez importante pour un Chinois qui vit avec un budget serré.

Mme Gao est allée à Pékin faire appel de nouveau en octobre 2000. Elle a été détenue à Pékin pendant dix-huit jours avant d'être ramenée par la police locale. La police l'a détenue pendant deux mois, puis ils l'ont envoyée dans un camp de travaux forcés pendant un an. La torture au camp l'a rendue si confuse mentalement qu'après sa libération, elle ne pouvait plus reconnaître son fils qui était venu la chercher.

Gravement battue pendant l'interrogatoire

Après sa libération, Mme Gao a recouvré la santé en faisant les exercices de Falun Gong.

Cependant, la police l'a poursuivie et l'a harcelée. Le 27 avril 2003, ils l'ont arrêtée et ont saccagé sa maison.

Les agents l'ont interrogée pendant cinq jours, durant lesquels elle a été placée en centre de détention et n'a pas été autorisée à dormir. Mme Gao a fait une grève de la faim pendant seize jours et est tombée dans un état critique. Le centre de détention l'a ramenée en garde à vue.

La police l'a emmenée en centre de détention, où elle a été menottée à une chaise de fer et interrogée pendant plus de dix jours.

Reconstitution d'un instrument de torture : la chaise de fer

« Parce que j'ai refusé d'admettre que j'étais coupable, le directeur du centre de détention, Yang Zhengkui, a laissé trois autres gardes me battre avec une grosse corde », a dit Mme Gao. « Je me suis évanouie. Yang m'a jetée dans les airs. Quand je suis tombée, il a sauté sur moi pour me battre. Il m'a suspendue à un cadre de porte et m'a battue. Les gardes m'ont mise par terre après que j'ai perdu conscience et ils pensaient que j'étais morte. »

« Quand ils ont découvert que j'étais toujours en vie, ils m'ont suspendue de nouveau et m'ont battue pendant une heure, jusqu'à ce que l'autre équipe arrive. Après ça, je n'ai plus pu bouger mon bras pendant longtemps. J'avais tellement de blessures sur mon corps que toutes les détenues dans ma cellules ont pleuré lorsqu'elles m'ont vue.

Reconstitution d'un instrument de torture : suspension

Une autre pratiquante a noté une description des coups subis par Mme Gao à l'intérieur de son chandail et a essayé de le faire sortir du centre de détention. Les gardes ont découvert le chandail et ont donné plusieurs raclées à Mme Gao pour lui faire dire qui avait écrit le compte rendu. Mme Gao a refusé de leur dire.

Le quatrième jour, les agents sont venus dans sa cellule pour la battre à nouveau. La pratiquante qui avait écrit le compte rendu ne pouvait plus regarder les gardes battre Mme Gao, alors elle s'est rendue elle-même. Les gardes les ont battues toutes les deux. Ils ont suspendu les deux femmes et l'autre pratiquante a cessé de respirer. Les gardes l'ont descendue et l'ont ramenée dans sa cellule sans lui donner d'assistance médicale. Il a fallu deux heures à la pratiquante pour retrouver une respiration normale.

« Nous avons été battues presque chaque jour et certaines fois quatre ou cinq fois par jour. Le jour de mon audience en cour, j'avais de graves blessures à la tête et au visage. Mon visage et mes yeux étaient tous noirs et bleus. »

Torturée en prison

Après avoir été détenue pendant dix-huit mois, Mme Gao a été condamnée à huit ans et demi à la prison provinciale pour femmes du Gansu.

Mme Gao a été mise en cellule d'isolement car elle refusait d'admettre sa culpabilité. Elle a aussi été menottée sur un « banc du tigre » pendant une semaine.

« J'ai été forcée à faire des travaux intensifs de 6 h 30 du matin à 21 h 30. Mes seules pauses étaient les deux demi-heures d'arrêt pour le déjeuner et le dîner. Je n'avais pas de pause toilette. … Je suis devenue de plus en plus maigre et je saignais fréquemment. »

« Je me suis évanouie plusieurs fois. Une fois, je me suis évanouie pendant que je travaillais dans un jardin boueux et mes vêtements étaient pleins de vase. Les gardes m'ont relevée et m'ont forcée à continuer le travail. … Ils ont envoyé des groupes de trois à cinq détenus afin de me surveiller sans arrêt. … La torture m'a rendue étourdie. J'avais les pieds enflés, le nez qui saignait et une douleur à l'estomac qui me rendaient incapable de dormir la nuit. »

Mme Gao a été libérée le 26 octobre 2009.

La perte de deux sœurs

« Ma troisième sœur pratiquait également le Falun Gong. Sous la pression des autorités, son mari l'a battue, a détruit l'enregistrement qu'elle utilisait pour faire jouer la musique des exercices et a brûlé un portrait du fondateur du Falun Gong ainsi que des livres du Falun Gong. Ma sœur n'a pu supporter la douleur. Elle est décédée dans une grande tristesse à l'âge de 46 ans. »

« Ma sœur aînée travaillait dans la ville de Lanzhou, province du Gansu. Elle est venue me rendre visite au camp de travail en 2004. Les gardes ne lui ont pas permis de me voir. Au lieu de cela, ils l'ont menacée, l'ont battue, lui causant une crise cardiaque. En dépit de ce mauvais traitement, elle venait me voir en prison chaque mois. Avant que je ne sois libérée, elle est décédée en raison du stress. »

Historique

En 1999, Jiang Zemin, à la tête du Parti communiste chinois, lançait la répression violente du Falun Gong sans tenir compte des autres membres du comité permanent du Politburo.

La persécution a conduit à la mort de nombreux pratiquants de Falun Gong au cours des dix-sept dernières années. Beaucoup plus auraient été torturés en raison de leur croyance et même tués pour leurs organes. Jiang Zemin est directement responsable de la mise en place et du maintien de la persécution brutale.

Sous sa direction personnelle, le Parti communiste chinois a créé un organe de sécurité illégal, le « Bureau 610 », le 10 juin 1999. L'organisation supplante les forces de police et le système judiciaire dans l'exécution de la directive de Jiang concernant le Falun Gong : ruiner leur réputation, couper leurs ressources financières et les détruire physiquement.

La loi chinoise permet aux citoyens d'être plaignants dans les affaires pénales et de nombreux pratiquants exercent maintenant ce droit de déposer des plaintes pénales contre l'ancien dictateur.

Traduit de l'anglais au Canada