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Un souvenir précieux et inoubliable au fond de mon cœur

Dimanche 26 juillet 2020 |   Écrit par un pratiquant de Falun Dafa dans la ville de Changchun, province du Jilin, Chine

(Minghui.org) L'article suivant a été écrit le 20 juillet, pour marquer la 21e année de la persécution du Falun Dafa (aussi appelé Falun Gong).

En juillet 1999, Jiang Zemin l'ancien dirigeant du PCC (Parti communiste chinois) a lancé la persécution du Falun Gong qui se poursuit toujours. À partir du 20 juillet, les pratiquants de Falun Gong se sont rendus à Pékin ainsi qu'auprès de leurs gouvernements municipaux et provinciaux pour demander pacifiquement aux autorités leur droit constitutionnel de pratiquer leur croyance. Bien que des décennies se soient écoulées, les souvenirs de ces premières manifestations pacifiques restent éternellement dans mon cœur.

J'avais 16 ans en 1999 et je venais de terminer le collège. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'au cours de cet été apparemment ordinaire, je serais confronté à l'une des plus grandes décisions que je n'aurais jamais à prendre, une décision qui changerait ma vie.

Mon chemin commence

Le matin du 21 juillet 1999, les pratiquants ont appris que le PCC avait lancé une campagne de mensonges et de calomnies contre le Falun Dafa afin d'interdire cette pratique. Dans le but de faire connaître la vérité au gouvernement et de protéger le droit constitutionnel des citoyens chinois à la liberté de croyance, plusieurs pratiquants et moi nous sommes rendus au comité provincial du Parti.

Nous sommes arrivés vers midi et de nombreux pratiquants, jeunes et âgés, étaient déjà réunis là. Les deux côtés de la rue Renmin étaient bordés de pratiquants. Tout le monde se tenait sur le trottoir. Certains partageaient leurs expériences de cultivation, d'autres se tenaient simplement tranquilles. Nous n'avons pas entravé la circulation. Peu après notre arrivée, nous avons appris que plusieurs pratiquants étaient entrés et discutaient de la situation.

Nous avons attendu très longtemps, mais il n'y avait pas de nouvelles. Pendant que nous attendions, plusieurs voitures sont arrivées et se sont garées des deux côtés de la route. Des policiers en civil sont sortis et ont commencé à traîner les pratiquants, à leur donner des coups de pied et à les battre. Leur attitude était violente et grossière. Les autres pratiquants et moi-même avons été forcés de monter dans un véhicule.

Le premier jour, on nous a emmenés dans une école de police située à une certaine distance de la ville. Lorsque nous sommes sortis de la voiture, nous avons remarqué que des centaines de policiers étaient déjà sur le terrain d'entraînement de l'académie. Les pratiquants ne cessaient d'arriver et le soir venu, tout l'espace était rempli de pratiquants. Chaque pratiquant qui sortait d'un véhicule s'asseyait calmement sur le sol. L'atmosphère était très calme et ordonnée.

Je me souviens encore qu'un jeune couple de fiancés était assis non loin de moi. La femme était enseignante et il y avait aussi deux lycéens assis tout près. Le soleil brûlant de l'été à Changchun était insupportablement chaud. Nous étions tranquillement assis sur le terrain d'entraînement chaud et brûlant, mais personne ne se plaignait. Certains pratiquants ont commencé à réciter le Zhuan Falun. C'était très paisible. Quelques pratiquants sont allés clarifier la situation auprès des responsables sur place. Mais, après plusieurs heures, ils n'étaient toujours pas revenus. Dans l'après-midi, des policiers armés sont arrivés portant des armes à feu. Ils gardaient l'entrée principale. Ils semblaient tendus. Il y avait aussi des policiers en civil qui patrouillaient devant l'académie.

L'atmosphère tendue ne nous a pas effrayés. Les compagnons de cultivation continuaient à réciter le Fa. Nous n'avions pas peur. Nous étions tous fermes et calmes. Les pensées de chacun étaient simples. Nous voulions juste parler du Falun Dafa au gouvernement et expliquer pourquoi les pratiquants voulaient cultiver et pratiquer. Nous, les pratiquants, ne savions pas que la persécution brutale du Falun Dafa, orchestrée par le régime de Jiang Zemin, avait déjà commencé.

Nous avons passé toute la première journée à l'académie de police. Les pratiquants qui sont arrivés les premiers n'étaient pas préparés. Beaucoup de gens n'avaient rien à manger. L'après-midi, quelques pratiquants ont utilisé leur propre argent et ont acheté de l'eau et du pain à partager avec tout le monde.

Le soir venu, la police et la police militaire sont parties progressivement. Bien qu'ils aient été très féroces en nous entourant l'après-midi, ils ne nous ont rien fait. En y repensant maintenant, je pense que c'est parce que nos pensées justes ont désintégré tout ce qui était négatif. Les pratiquants ont estimé que nous ne devions pas rester assis et attendre passivement, alors vers 22 heures, nous avons été conduits par un pratiquant qui connaissait le chemin. Nous nous sommes entraidés dans les rues sombres en marchant pendant des heures jusqu'à notre retour dans la ville de Changchun.

Bien que nous ayons passé une journée entière sous un soleil de plomb et que beaucoup d'entre nous n'aient rien mangé, nous ne nous sommes pas sentis fatigués. Au contraire, je me sentais très détendu. Avec une légère brise qui soufflait, je me suis senti léger d'une manière difficile à décrire.

Lorsque nous sommes revenus au bâtiment du comité provincial du parti, il était plus de minuit. Les pratiquants avec lesquels j'avais voyagé ont convenu que nous nous reposerions chez un pratiquant et que nous reviendrions le lendemain. Quelques pratiquants que je ne reconnaissais pas ont décidé de s'asseoir à l'entrée du bâtiment jusqu'au matin.

La situation s'intensifie

Le deuxième jour, qui était le 22 juillet, nous sommes revenus au bâtiment avant l'aube. Nous avons vu de nombreux pratiquants venus de l'extérieur de la ville qui avaient voyagé toute la nuit pour être là. Nous avons décidé d'attendre. Au matin, les rues entourant le bâtiment étaient bordées de pratiquants, beaucoup plus que la veille ; ils débordaient sur les trottoirs et les allées à proximité.

Nous étions tout aussi ordonnés que la veille et n'avons pas bloqué les piétons ou les véhicules. Nous avons remarqué qu'il y avait beaucoup plus de policiers que la veille et que de nombreux policiers en civil se promenaient. Plus tard, la police et la police militaire ont installé des bandes de mise en garde dans la rue devant le bâtiment ; certains parlaient avec leurs talkies-walkies. L'atmosphère était beaucoup plus tendue que la veille.

Vers 8 ou 9 heures du matin, la police a commencé à rassembler les pratiquants dans les véhicules de police et s'est préparée à les faire partir. Nous avions appris de notre expérience de la veille et aucun d'entre nous ne s'est exécuté. Nous leur avons dit que nous étions là pour clarifier la vérité sur le Falun Dafa et que nous ne partirions pas avant d'avoir eu une conversation avec les dirigeants. Nous nous sommes donc serré les coudes. La police a alors commencé à nous tirer et à nous traîner dans les fourgons, tout en nous donnant des coups de pied et en nous frappant. Certains d'entre nous ont sauté hors des véhicules en poussant les portes ouvertes, tandis que d'autres ont refusé d'entrer dans les véhicules en s'accrochant aux portes. Par groupes de 3 à 5 personnes, les policiers ont fait monter de force des pratiquants dans les véhicules.

Face à cette brutalité policière, les pratiquants n'ont ni frappé ni répondu. Ceux qui étaient devant protégeaient ceux qui étaient derrière. Tous ont verrouillé les bras et se sont tenus côte à côte, formant des couches de boucliers humains. En même temps, ils appelaient la police, lui demandant de mettre fin à cette brutalité. Plus tard, lorsque les fourgons de police remplis de pratiquants ont commencé à s'éloigner, certains d'entre nous sont passés au-delà du ruban adhésif de mise en garde et se sont assis dans la rue ou sont simplement restés là en formant une barricade pour empêcher les véhicules d'avancer. C'était une véritable scène ; même les policiers étaient stupéfaits.

De nombreux pratiquants ont finalement été traînés jusque dans les fourgons. Avec beaucoup d'autres, j'ai été emmené au stade de Nanling. En sortant, j'ai vu que le stade était rempli de pratiquants. Certains étaient âgés, d'autres étaient des enfants, d'autres encore étaient des employés de bureau, il y avait même une femme enceinte ; en gros, des gens de tous les milieux. Il était impossible de dire combien ils étaient. Comme la veille, tout le monde était tranquillement assis sur le sol. J'ai vu beaucoup de visages familiers – ils avaient été enfermés à l'académie de police avec moi la veille.

Le Maître nous encourage

Vers midi, une scène inoubliable est apparue. Un étudiant universitaire pointait vers le ciel avec un immense sourire sur le visage. Il a dit : « Regardez là-haut ! » Nous avons tous levé les yeux et de nombreux pratiquants ont crié « Maître ! » Au milieu du ciel clair, il y avait un nuage blanc. Beaucoup d'entre nous avons vu le Fashen du Maître, et les larmes coulaient sur nos joues...

Plus tard, on nous a emmenés dans une école primaire près de la place du Peuple. Malgré nos grands efforts au cours des deux derniers jours pour contacter les autorités afin de clarifier la vérité, personne n'est sorti pour nous écouter. Vers le soir, après deux jours d'absence, j'ai décidé qu'il était inutile de rester et d'attendre en vain. Pensant que ma famille pourrait s'inquiéter pour moi, j'ai pris un taxi et je suis rentré chez moi.

Dès lors, le PCC a mené une persécution cruelle et sans précédent contre les pratiquants du Falun Dafa. Beaucoup ont été incarcérés illégalement et leurs maisons ont été saccagées. Ils ont été kidnappés, se sont fait extorquer de l'argent, ont été torturés ou même tués. Certains ont perdu leur emploi ou ont été expulsés des universités. Certains ont même vu leurs organes prélevés de leur vivant ! C'est la crise de l'humanité du siècle. Cette persécution diabolique dure depuis 21 ans et se poursuit encore.

La moralité et le courage sont les qualités les plus précieuses que possèdent les êtres humains. Face à cette persécution brutale, les pratiquants de Falun Dafa ont suivi le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance et ont répondu à l'injustice et au régime autoritaire par Authenticité-Bienveillance-Tolérance, le pacifisme et une haute moralité. Ils ont sauvegardé les qualités les plus précieuses de l'humanité pour tous. Je suis honoré de faire partie de ce groupe. Malgré la persécution brutale que nous avons endurée pendant de longues années, nous n'avons pas eu peur, nous n'avons pas cédé ni fait de compromis. Nous continuons à faire ce que nous croyons être le plus juste, c'est-à-dire clarifier sans cesse la vérité sur la persécution pour les peuples du monde entier et les aider à voir la vraie nature du PCC afin qu'ils puissent éviter d'être impliqués dans ses crimes. Nous voulons que les gens soient en sécurité et aient un avenir radieux.

En avant

Depuis 21 ans, grâce aux efforts persistants des pratiquants du monde entier, de plus en plus de personnes ont pris conscience du mal que représente cette persécution. De plus en plus de personnes se joignent aux efforts pour y résister et en sont venues à réaliser la véritable nature du PCC et ont choisi de s'en tenir à l'écart. À ce jour, près de 360 millions de personnes se sont publiquement retirées du PCC et de ses organisations associées. Au lieu d'être intimidé par cette persécution brutale, le Falun Dafa est pratiqué dans plus de cent pays et régions par plus de 100 millions de personnes. Il a reçu plus de 3600 proclamations, résolutions et lettres de félicitations.

L'histoire a démontré que des régimes apparemment puissants ne durent pas longtemps. Au cours de cette persécution, la droiture et la perversité sont pleinement exposées. Les gens peuvent choisir entre le bien et le mal. Nous espérons que chacun saisira cette précieuse opportunité et fera un choix responsable pour lui-même.

Traduit de l'anglais