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Les journalistes de CCTV doivent avoir été informés au préalable de la mise en scène des auto-immolations

Vendredi 29 janvier 2021 |   Écrit par un pratiquant de Falun Gong

(Minghui.org) Un incendie s'est déclaré dans la nuit du 18 juillet de l'an 64 après J.-C. et a ravagé Rome pendant plus de six jours. Connu sous le nom de Grand incendie de Rome, il a marqué le début de près de trois siècles de persécution des Chrétiens.

Le 23 janvier 2001, la veille du Nouvel An chinois, cinq personnes se sont immolées par le feu sur la place Tienanmen. Le Parti communiste chinois (PCC) s'est empressé de prétendre que les auto-immolateurs étaient des pratiquants de Falun Gong.

Tout comme Néron qui a piégé les Chrétiens avec le Grand incendie de Rome, le PCC a également fabriqué de nombreux mensonges pour attaquer les pratiquants de Falun Gong. L'un des pires mensonges a été l'incident des auto-immolations, qui sera plus tard connu sous le nom de « faux feu ».

Vous trouverez ci-dessous une analyse publiée initialement le 23 janvier 2019 pour démystifier le mensonge des auto-immolations du PCC.

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Le 23 janvier 2001, le Parti communiste chinois (PCC) a mis en scène l'incident des auto-immolations sur la place Tiananmen. Xinhua News, l'agence de presse nationale l'a immédiatement rapporté.

Sept jours plus tard, l'émission Focus de la télévision centrale chinoise (CCTV) a commencé à diffuser l'incident mis en scène dans le cadre de la campagne du Parti pour diffamer le Falun Gong.

Selon Focus, ses journalistes ont filmé des images rapprochées de l'incident. Un post-script à la fin de l'émission Focus sur les présumées auto-immolations indique : « Après les auto-immolations, les journalistes de Focus se sont rendus sur le site et ont recueilli des informations de première main ».

Post-script du programme Focus à propos des présumées auto-immolations

L'incident n'a duré en tout que sept minutes. Des journalistes de Focus étaient sur les lieux plusieurs minutes avant l'arrivée des ambulances. Dans la séquence de Focus, outre le plan rapproché et le gros plan, certaines images ont été prises de beaucoup plus loin.

Les images prises de loin devaient provenir des vidéos de surveillance de la place Tiananmen. Les mots « Caméra 71, 23 janvier 2001 » ainsi que l'heure en minutes et secondes apparaissent dans le coin inférieur droit des images. Cela fournit un indice permettant de déterminer si les journalistes de CCTV ont été informés au préalable.

Les journalistes de CCTV ont-ils eu le temps d'arriver sur les lieux ?

À 14 h 41, Wang Jindong s'est enflammé, et le feu a été éteint en moins d'une minute. Il a été transporté dans une voiture de police et conduit aux urgences. Une fois Wang Jindong parti, les quatre autres personnes ont pris feu à 14 h 47. À 14 h 48, trois ambulances sont arrivées.

Examinons comment le cas de Wang Jindong, qui a duré six minutes au total, a été traité. Pendant la première minute, le feu a été allumé et éteint. À la sixième minute, il a été emmené dans un véhicule de police. Il n'y avait pas encore d'ambulance sur place, mais les journalistes et les photographes de CCTV se sont précipités sur le site. Il a fallu aux journalistes de CCTV quatre minutes pour arriver sur les lieux.

Quand la police a-t-elle contacté les journalistes de CCTV ? C'était impossible à faire à la toute première minute, car tout le monde était occupé à éteindre le feu. Même si elle avait été informée immédiatement, il n'aurait pas été possible pour l'équipe de reportage d'arriver à temps, car elle aurait dû passer le point de contrôle de la place Tiananmen, qui était sous haute sécurité à la veille du Nouvel An, tout en transportant caméras et équipement.

Les images prises par la caméra de surveillance montrent que seuls deux véhicules de police se trouvaient à proximité de la scène. L'équipe du reportage a dû laisser son véhicule en dehors de la place Tiananmen et courir au moins 50 mètres pour arriver sur les lieux. Une fois sur place, ils ont eu à comprendre ce qui s'était passé, qui interroger, puis sortir la caméra et se préparer à filmer. Il ne leur aurait pas été possible de faire tout cela en quatre minutes.

En Chine, il est difficile de prendre des photos sur des sites lors d'événements « sensibles » sans autorisation. Il est impossible d'obtenir des images en gros plan sans approbation préalable.

Si les images vidéo ont été enregistrées de première main par l'équipe de reportage, la seule explication est que l'équipe attendait déjà près du lieu des auto-immolations. En d'autres termes, les journalistes étaient au courant de l'incident à l'avance et se sont coordonnés avec la police pour le couvrir.

Li Yuqiang était l'un des principaux journalistes de CCTV. Un reportage intitulé Li Yuqiang reconnaît qu'une partie de la scène de l'« auto-immolation »est un montage de scène a été publié sur Minghui.org le 14 mai 2003. « Début 2002, Li Yuqiang s'est rendue dans un centre de lavage de cerveau, le soi-disant “centre d'éducation et de formation juridique de la capitale de la province du Hebei” pour interroger Wang Bo. Au cours de sa visite, elle a eu une “discussion” avec des pratiquants de Falun Gong qui y étaient détenus illégalement.

« Les pratiquants l'ont interrogée sur la nature suspecte de l'émission de CCTV contenant la scène des “auto-immolations”. Ils ont mentionné des preuves telles que l'exemple de Wang Jindong, qui avait été gravement brûlé, alors qu'une bouteille de Sprite remplie d'essence était restée parfaitement intacte entre ses jambes.

« Confrontée aux preuves et aux analyses, Li Yuqiang n'a eu d'autre choix que de reconnaître qu'ils avaient placé la bouteille de Sprite entre les jambes de Wang Jindong après qu'il a été brûlé, et que la scène avait été arrangée. Elle a tenté de faire valoir que la mise en scène était dans le but de prouver au public que les pratiquants de Falun Gong avaient commis les “auto-immolations”. Elle a même admis que s'ils avaient su que quelqu'un douterait de son authenticité, ils n'auraient pas tourné la scène ».


Le journaliste Li Yuqiang de CCTV interroge Wang Bo


Li Yuqiang, journaliste de CCTV

Des journalistes occidentaux ont-ils filmé les gros plans ?

Après la diffusion de l'émission Focus, dont les images en gros plan ont été jugées suspectes, CCTV et Xinhua News n'ont apporté aucune précision. Le Yangcheng Evening News a rapporté que les vidéos en gros plan avaient été filmées par des journalistes de CNN sur la place Tiananmen. Mais le directeur de l'information de CNN, Eason Jordan, a nié ce fait et a déclaré que le photographe de CNN avait été arrêté presque immédiatement après l'incident.


Le 9 février 2001, le Washington Post a rapporté que CNN avait nié avoir fourni les images en gros plan diffusées sur Focus.

Les interactions avec la police pendant les prises de vues rapprochées des auto-immolations dans l'émission Focus indiquent que celles-ci n'ont pas été enregistrées par un journaliste étranger. Alors qu'elle prenait des photos de Wang, la police a lentement déplacé la couverture anti-feu d'avant en arrière derrière lui. Comme Wang était assis sur le sol, le photographe a dû se pencher pour prendre ces gros plans.

Liu Siying était allongée sur le sol et appelait sa mère. Comme les images en gros plan ont été prises depuis un angle supérieur, le personnel médical a dû s'éloigner. Après le tournage de la vidéo, plusieurs personnes ont mis Siying sur un brancard. Toute la séquence s'est déroulée en quelques minutes. Il est évident que la police et le personnel médical ont coopéré avec les photographes et que ces gros plans n'ont pas été filmés par des journalistes étrangers.


Séquence vidéo par Focus de Wang Jindong


Vidéo de Focus de Liu Chunling, frappée par un objet lancé par un homme soupçonné d'être un policier en civil.


Vidéo de Focus de Liu Siying appelant sa mère

L'équipe de Focus a-t-elle été informée au préalable ?

Il est évident que l'équipe de Focus a été informée à l'avance, et que la police a coopéré. Sur les lieux, Mme Liu Chunling serait morte des flammes, ce qui était un effort calculé pour inciter l'indignation et la haine du public envers le Falun Gong. Cependant, un examen attentif des images vidéo montre qu'elle a été frappée à la tête par un objet lancé par un homme soupçonné d'être un agent en civil. Tout l'incident a été mis en scène dans le lieu le plus sensible de Chine, la place Tiananmen. Tout cela indique qu'il s'agissait d'une conspiration planifiée au plus haut niveau.

Selon le rapport de Focus sur les prétendues « auto-immolations » : « L'émission a joué un rôle clé dans la lutte contre le Falun Gong, a créé une nouvelle situation dans laquelle l'effort de propagande contre le Falun Gong a été dévoilé, et a jeté les bases des efforts futurs contre le Falun Gong. Le style de l'émission a été hautement apprécié par le plus haut dirigeant du PCC. »

À cette époque, le plus haut dirigeant du Parti était Jiang Zemin, le chef du PCC qui a lancé la persécution du Falun Gong le 20 juillet 1999. Il avait prévu d'éradiquer le Falun Gong dans un délai de trois mois.

Qui étaient les directeurs des coulisses de l'incident des auto-immolations mis en scène ? Les principaux acteurs étaient Jiang, Luo Gan, (alors secrétaire de la Commission des affaires politiques et juridiques du PCC), et le Bureau 610 (une organisation extrajudiciaire responsable de la persécution du Falun Gong).

Li Dongsheng, directeur adjoint de CCTV, était également le directeur adjoint du Bureau 610. Li a été l'une des premières personnes à suivre l'exemple de Jiang dans la persécution du Falun Gong.

Après des années de persécution intensive et sévère, le Falun Gong n'a pas disparu. Aujourd'hui encore, les pratiquants de Falun Gong continuent à clarifier la vérité, à réclamer justice et à brandir des banderoles sur la place Tiananmen. Les gens sont de plus en plus fatigués de la propagande politique du PCC.

Traduit de l'anglais