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Une femme du Liaoning meurt trois ans après avoir enduré dix ans d'emprisonnement et de tortures constantes

Mercredi 31 mars 2021 |   Écrit par un correspondant de Minghui dans la province du Liaoning, en Chine.

(Minghui.org) Lorsque Mme Wang Sumei a été libérée le 21 juillet 2018, après avoir purgé une peine de dix ans de prison pour sa pratique du Falun Gong, ses cheveux étaient devenus gris, quatre de ses dents étaient tombées, sept s'étaient déchaussées et sa vue était devenue trouble.

Malgré son état, la police revenait sans cesse pour la harceler et lui ordonnait d'écrire des déclarations pour renoncer au Falun Gong. Son mari avait eu une liaison et l'avait abandonnée, la laissant dans un profond désespoir. Elle est restée chez sa sœur, qui s'est occupée d'elle. Après avoir lutté contre une mauvaise santé pendant près de trois ans, cette habitante de la ville de Shenyang, dans la province du Liaoning, est décédée le 12 mars 2021, un jour après que son fils l'a ramenée chez elle. Elle avait 59 ans.

Apprendre le Falun Gong

Mme Wang souffrait de migraines, de problèmes gynécologiques et d'autres affections. Après avoir épuisé les économies de la famille, elle a emprunté de l'argent à des proches pour poursuivre son traitement médical, mais n'a pas pu guérir ses maladies. En 1998, la découverte du Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle également connue sous le nom de Falun Dafa, a marqué un tournant pour Mme Wang. Tous ses maux ont disparu en un mois après avoir commencé la pratique.

Une peine de dix ans

Depuis que le régime communiste a ordonné la persécution du Falun Gong en juillet 1999, les autorités arrêtent et harcèlent les pratiquants autour des anniversaires liés au Falun Gong et des grands événements nationaux.

Avant les Jeux olympiques de Pékin de 2008, Mme Wang a été arrêtée le 21 juillet lors d'une opération policière et son domicile a été mis à sac. Ses livres sur le Falun Gong, ses documents d'information, la photo du fondateur du Falun Gong et trois imprimantes ont été confisqués.

Le tribunal du nouveau district de Shenbei l'a inculpée le 8 octobre et l'a jugée le 5 novembre 2008. Elle a été condamnée à dix ans de prison.

Torturée en prison

Mme Wang a d'abord été détenue dans la Division 8 après avoir été emmenée à la prison pour femmes du Liaoning le 3 mars 2009. Elle a reçu peu de nourriture pendant trois mois. Chaque jour, elle était obligée de travailler au moins douze heures, à confectionner des pulls de 7 heures à 19 heures. Le soir, elle était forcée de rester debout immobile jusqu'à 1 heure du matin avant d'être autorisée à se coucher.

Les gardiennes de la prison plaçaient les détenues par groupes de trois – si l'une d'entre elles était jugée désobéissante, les trois étaient punies. Pour forcer les pratiquantes à renoncer à leur croyance dans le Falun Gong, les gardiennes mettent souvent ensemble deux détenues et une pratiquante. Pour s'attirer les faveurs des gardiennes, les détenues maltraitent souvent les pratiquantes.

Alors que Mme Wang restait fermement attachée à sa croyance, les gardiennes changeaient constamment les détenues qui l'accompagnaient et leur ordonnaient d'utiliser différentes méthodes pour la torturer. Certaines d'entre elles l'ont suspendue suffisamment haut pour que ses pieds ne touchent pas le sol. Parfois, elles la tiraient par les cheveux et lui plongeaient la tête dans un seau rempli d'eau, jusqu'à la limite de la noyade. D'autres la giflaient au visage et lui pinçaient les cuisses quotidiennement. Même lorsque Mme Wang effectuait des travaux forcés, les détenues la battaient parfois sans raison.

Une détenue emprisonnée pour homicide a torturé Mme Wang en lui forçant la bouche ouverte et en poussant sur ses dents. Bien qu'il n'y ait pas eu de blessures visibles, les dents de Mme Wang se sont déchaussées et ont commencé à lui faire mal.

Pour empêcher Mme Wang de faire les exercices de Falun Gong, les détenues l'ont souvent menottée les bras derrière le dos, même pendant son sommeil. Parfois, elles déchiraient les draps de lit et l'attachaient dans son lit. Elles l'ont attachée si serré que ses poignets ont été blessés. Parce qu'elle a crié, « Falun Dafa est bon », pour protester contre la persécution, les détenues lui ont scellé la bouche avec du ruban adhésif.

Reconstitution de torture : Menottée dans le dos

Les détenues lui disaient souvent : « Si nous ne parvenons pas à te contrôler, nous aurons nos points déduits et nous ne pourrons pas voir nos peines réduites. »

Compte tenu des violences physiques et mentales incessantes, auxquelles s'ajoutaient douze heures de travaux forcés par jour et une mauvaise alimentation, on a diagnostiqué chez Mme Wang une hypoglycémie. En conséquence, elle a été transférée dans l'unité de la Division 11 pour personnes âgées et handicapées le 25 janvier 2012. Les gardes ont continué à la forcer à faire un travail non rémunéré, cette fois en fabriquant des cotons-tiges.

Tant que les pratiquantes de Falun Gong restaient fidèles à leur croyance, elles étaient torturées, malgré leur âge avancé ou la faiblesse de leur état physique. Les autorités auraient également attribué un quota de décès à la Division 11, ce qui signifie que les gardiennes ne seraient pas tenues pour responsables si les pratiquantes mouraient à cause de la persécution.

Parce que Mme Wang a refusé d'abandonner sa croyance, elle a été torturée de plus de vingt façons différentes pendant ses dix années d'emprisonnement. Elle a notamment été privée de sommeil, placée à l'isolement et attachée sur un lit de mort. Parfois, les détenues l'ont arrosée d'eau glacée, l'ont traînée par les cheveux, l'ont suspendue en hauteur, lui ont piétiné le dos, l'ont privée de l'accès aux toilettes ou à l'eau pour se laver, lui ont interdit d'acheter des articles de soins personnels ou l'ont humiliée d'autres manières. Elle saignait souvent de la bouche après avoir été giflée. À un moment donné, son poids a chuté à environ 36 kg.

Au cours de son emprisonnement, la famille de Mme Wang a demandé à plusieurs reprises à lui rendre visite, mais leur demande a été rejetée à chaque fois.

Même trois mois avant sa libération, une détenue a giflé Mme Wang au visage et lui a bourré la bouche avec un chiffon, après que les gardiennes eurent réprimandé les détenues parce que Mme Wang tenait fermement à sa croyance.

Lorsque sa sœur est venue la chercher devant la prison, elle pouvait à peine reconnaître la femme qui se tenait devant elle.

Voir aussi :

Arrêtée avant les Jeux olympiques de Pékin en 2008, une femme du Liaoning a été détenue et torturée pendant dix ans pour sa croyance

Mme Wang Sumei refuse d'arrêter de faire les exercices du Falun Gong en prison

Un jugement déraisonnable a été rendu dans la ville de Shenyang, au nord de la Chine, en 2008

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Traduit de l'anglais