Falun Dafa Minghui.org www.minghui.org IMPRIMER

Arrêtée et harcelée à plusieurs reprises, une femme du Hebei fait maintenant face à un procès pour avoir lu le livre de sa croyance

Lundi 12 avril 2021 |   Écrit par un correspondant de Minghui dans la province du Hebei, Chine

(Minghui.org) Une habitante de la ville de Xingtai, province du Hebei, fait face à un procès pour la pratique de sa croyance, le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

Le 28 août, Mme Hu, 54 ans, s'est rendue au domicile d'un autre pratiquant pour lire ensemble les livres de Falun Gong. La police l'a suivie et a arrêté quatre autres pratiquants sur place.

La police a pris les clés de Mme Hu et a saccagé son domicile sans la présence d'aucun membre de sa famille. Lorsque son mari et rentré du travail vers 17 h 30, la police était encore là. Son ordinateur, son imprimante et ses livres de Falun Gong ont été confisqués. Le mandat de perquisition que la police a remis à sa famille était vierge et ne contenait aucune information.

À peu près au même moment, douze autres pratiquants ont également été arrêtés, mais la plupart d'entre eux ont été libérés au moment de la rédaction de cet article.

Mme Hu a été maintenue dans un centre de lavage de cerveau pendant cinq jours, avant d'être placée en détention criminelle le 3 septembre, sous l'accusation de « saboter l'application de la loi » et a été transférée au centre de détention no 1 de la ville de Xingtai.

Sa famille et son avocat sont allés voir la police le 24 septembre et ont essayé de demander justice pour elle. Peu après que son avocat a commencé à parler de sa détention au centre de lavage de cerveau, Song Jiaxi, le chef du Bureau de la sécurité intérieure, a ordonné aux agents d'emmener l'avocat plus loin. Song a crié à l'avocat : « Vous pouvez aller de l'avant et déposer une plainte contre moi pour détention illégale de votre cliente. »

L'avocat s'est rendu au centre de détention pour rendre visite à Mme Hu le 25 septembre, mais le gardien en poste lui a refusé l'entrée, exigeant une lettre d'autorisation de la police. L'avocat a tenté de discuter avec le gardien, mais en vain.

Le parquet du district de Xiangdu a approuvé l'arrestation de Mme Hu, Mme Guo Jinzhao et Mme Fu Lihong le 30 septembre. Mme Guo et Mme Fu ont toutes deux été libérées sous caution suite à leur arrestation le même jour.

L'avocat de Mme Hu a examiné les documents de son dossier au parquet le 14 décembre et lui a rendu visite au centre de détention.

Les trois pratiquantes ont été inculpées le 31 décembre et leurs dossiers ont été transmis au tribunal du district de Xiangdu.

Persécution passée

Depuis que le régime communiste chinois a ordonné la persécution du Falun Gong, Mme Hu, une ancienne enseignante, a été prise pour cible à plusieurs reprises pour avoir maintenu sa croyance.

Elle a été interceptée et arrêtée à la fin du mois de juillet 1999 alors qu'elle se rendait à Pékin afin de faire appel pour le droit de pratiquer le Falun Gong. Elle a été brièvement détenue dans le district voisin de Ren. Elle a été ramenée par la suite à Xingtai.

Avec une autre pratiquante, elle est retournée à Pékin pour faire appel au début de l'année 2000, mais elle a été arrêtée de nouveau. Tout l'argent liquide qu'elle avait apporté a été confisqué. Après avoir été ramenée à Xingtai, la police l'a attachée sur une chaise et l'a laissé dehors toute la nuit pour la faire geler. Elle a été libérée après avoir été détenue au centre de détention no 2 de la ville de Xingtai pendant plus de vingt jours. Comme elle a refusé d'écrire une déclaration pour renoncer au Falun Gong, la police a commencé à la surveiller de près.

Mme Hu a été arrêtée de nouveau au cours de l'été 2000 pour avoir pratiqué les exercices du Falun Gong en public afin de protester contre la persécution. Elle a été gardée au poste de police pendant trois jours et puis emmenée au centre de détention no 2 de la ville de Xingtai.

Lorsqu'elle a fait une grève de la faim pour protester contre la persécution, les gardiens l'ont gavée et ont laissé le tube de gavage dans son estomac pour accroître ses souffrances. Les gardiens lui ont également menotté les mains derrière le dos, ce qui a fait gonfler ses mains. Elle avait également des difficultés à respirer et avait des douleurs dans la gorge.

Un mois plus tard, Mme Hu a été transférée dans un bâtiment dédié à la détention des pratiquants de Falun Gong. Un directeur d'un comité résidentiel l'a frappée à la tête avec sa chaussure.

Elle a été transférée au camp de travaux forcés de Shijiazhuang le 13 septembre 2000 et y a été détenue pendant un an et un mois. Parce qu'elle a refusé de faire du travail non rémunéré ou de porter l'uniforme des détenus, elle a été surveillée par les détenues, forcée de s'asseoir sur un petit tabouret sans bouger et n'avait pas la permission de parler aux autres.

Reconstitution de la torture : Assise sur un petit tabouret

La police a surveillé les appels téléphoniques de Mme Hu et l'a arrêtée au printemps 2003 chez sa mère. Son domicile a été saccagé et on lui a extorqué 2000 yuans avant de la relâcher.

Un groupe d'agents est entré par effraction chez elle une nuit de l'été 2004. Ses livres de Falun Gong et des documents connexes ont été confisqués. Elle a été privée de sommeil pendant une nuit. Cette fois, elle a été détenue au centre de lavage de cerveau pendant une semaine et ensuite au centre de détention pendant deux semaines. Le centre de lavage de cerveau lui a extorqué 500 yuans.

La police l'a souvent harcelée lors des dates politiquement sensibles. Une fois, ils ont saccagé son domicile alors qu'elle était sortie. Son mari a été contraint de remettre à la police les seuls 300 yuans qu'il avait.

La police a forcé la porte de Mme Hu et a tenté de l'emmener dans un centre de lavage de cerveau le 20 juillet 2011. Elle s'est échappée et a été obligée de vivre loin de chez elle pour se cacher de la police.

Tous les articles, graphiques et contenus publiés sur Minghui.org sont protégés par les droits d'auteur. La reproduction non commerciale est autorisée, mais doit être accompagnée du titre de l’article et d'un lien vers l’article original.

Traduit de l’anglais