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Une enseignante de Pékin de nouveau arrêtée après avoir été incarcérée pendant des années pour avoir défendu sa croyance

Samedi 2 octobre 2021 |   Écrit par un correspondant de Minghui à Pékin, Chine

(Minghui.org) Alors qu'elle avait déjà été incarcérée pendant neuf ans en tout, une ancienne enseignante d'une école primaire de Pékin a été arrêtée à nouveau parce qu'elle pratique le Falun Gong, une discipline spirituelle que le Parti communiste chinois (PCC) persécute depuis 1999.

Mme Gong Ruiping, 44 ans, ancienne enseignante primée de l'école élémentaire de Chenguan, a été arrêtée par des agents du poste de police de Yuyang le 20 juillet 2021. Elle est détenue depuis lors au centre de détention du district de Shunyi et a été nourrie de force lorsqu'elle a fait une grève de la faim pour protester contre la persécution. Les gardes l'ont également menottée et enchaînée lorsqu'elle a tenté de clarifier les faits concernant le Falun Gong.

Mme Gong Ruiping

Mme Gong a découvert le Falun Gong en mai 1996. Après avoir regardé les conférences pendant trois jours, son oppression thoracique, son essoufflement, sa neurasthénie et ses douleurs dorsales après accouchement ont tous disparu.

Ayant tant reçu de bienfaits du Falun Gong, Mme Li s'est sentie obligée de partager son histoire avec les gens quand le PCC a lancé la persécution en 1999. En raison de ses efforts courageux, elle a été incarcérée pendant plus de neuf ans, dont quatre ans en prison et plus de cinq ans dans des centres de détention, des camps de travail et des centres de lavage de cerveau. Pendant sa détention, elle a été battue, nourrie de force et on lui a administré des décharges avec des matraques électriques. On lui a injecté des substances toxiques et on l'a forcée à boire de l'urine. Un policier l'a également agressée sexuellement.

Passage à tabac sauvage

Plus de 20 agents et membres du personnel du Bureau de l'éducation du district de Pinggu se sont rendus chez Mme Gong le 2 juillet 2001 et l'ont emmenée au camp de travaux forcés de Xin'an. À son arrivée, les gardes et les détenues l'ont battue.

Mme Gong raconte : « Ils m'ont bourré la bouche de papier, pincé le nez et couvert les yeux. Je ne pouvais plus respirer et j'ai presque perdu connaissance. Puis j'ai entendu quelqu'un dire : “Elle est en danger. Arrêtons.” J'ai pris une profonde inspiration et j'ai repris mes esprits. J'ai réalisé que Wang Qiying me couvrait toujours la bouche. C'était aussi elle qui m'avait bourré la bouche de papier. Quand elle a réalisé que je la regardais, elle m'a bloqué la vue avec un livre. Puis elle m'a frappée encore plus fort. Elle m'a tiré les cheveux, m'a frappé la tête contre le mur à plusieurs reprises et m'a donné des coups de poing au visage. J'ai encore perdu connaissance. »

Illustration de torture : passages à tabac

Mme Gong a ensuite été emmenée dans un centre de lavage de cerveau. Lorsqu'elle est revenue à elle, elle a vu que son visage était tuméfié et couvert d'ecchymoses. Elle pouvait à peine ouvrir l'œil gauche. Ses deux genoux étaient blessés et saignaient. Sa jupe était déchirée.

Le lendemain, Wang Hongjing, le directeur du Bureau 610 du district de Pinggu, Wang Qiying, Li Cuilan et le chef de section Yang (prénom inconnu) du département de police de Pékin l'ont traînée par terre et l'ont battue, essayant de la forcer à renoncer au Falun Gong. Elle a eu des vertiges et a perdu l'ouïe. Wang Qiying lui a crié après et lui a versé de l'eau froide dessus.

Pour protester contre ces mauvais traitements, Mme Gong a fait une grève de la faim, mais elle a été nourrie de force. Les gardes lui ont inséré un tube dans le nez, provoquant des saignements excessifs. Ils ont également ajouté un laxatif à sa nourriture, ce qui lui a causé des diarrhées plus d'une dizaine de fois par jour. Wang Hongjing l'a agressée sexuellement à plusieurs reprises dans la chambre d'hôtel. Pour dissimuler leurs crimes, les autorités n'ont pas laissé son mari lui rendre visite jusqu'à ce que ses blessures soient guéries.

Mme Gong a été transférée au centre de détention de Pinggu le 13 juillet 2001. Le gardien Hu Dongshan l'a battue et lui a donné des coups de pied au ventre, aux jambes et à la tête. Sa cheville droite a été blessée, mais on lui a quand même mis des chaînes aux pieds.

Six jours plus tard, le 19 juillet, les gardes ont tenté de l'emmener à l'hôpital psychiatrique de Hanzhuan pour la persécuter davantage. Mme Gong s'est échappée et a été contrainte de se déplacer d'un lieu à un autre.

Obligée de boire de l'urine dans un centre de lavage de cerveau

Mme Gong a de nouveau été arrêtée le 17 juillet 2001 pour avoir parlé du Falun Gong à des gens. Après l'avoir emmenée dans un centre de lavage de cerveau, la police lui a attaché les mains avec un drap déchiré avant de la suspendre. Elle a été privée de sommeil pendant plus d'un mois. La police a demandé aux détenues de la battre avec une tapette à mouches. À un moment donné, une détenue l'a giflée environ 500 fois.

Les gardiens ont également interdit à Mme Gong d'utiliser les toilettes et l'ont obligée à se soulager dans son pantalon. Elle n'avait pas non plus l'autorisation de changer son pantalon souillé. Un gardien l'a forcée à boire son urine et a également demandé aux détenues Wu Yaxian et Zhang Jin'e de la déshabiller et d'ouvrir les fenêtres pour que le vent souffle sur elle.

Lors d'une autre torture, les détenues ont attaché Mme Gong sur une chaise et ont poussé la chaise vers le bas. Puis elles lui ont fait boire de l'alcool de force, sachant qu'elle ne buvait pas. Wu Yaxian a dit : « Si tu refuses d'être transformée, nous te rendrons folle ou tu mourras. »

Torturée dans la prison pour femmes de Pékin pendant quatre ans

Aux alentours du Nouvel An chinois 2002, Mme Gong a été condamnée à quatre ans de prison dans la prison pour femmes de Pékin. Dès son incarcération, les gardiens lui ont passé les menottes, l'ont battue et l'ont choquée avec des matraques électriques.

Une détenue lui a donné des coups de pied dans la jambe plusieurs jours de suite. D'autres lui ont fouetté le dos avec une ceinture ou lui ont piqué la paume avec un stylo à bille.

Mme Gong se souvient : « Un jour, le gardien de prison Liu Shuping a poussé un groupe de détenues à me sortir du bâtiment en me portant et à m'emmener dans une maison isolée et délabrée. Craignant que quelqu'un n'entre, ils ont verrouillé la maison. Puis ils m'ont attachée avec des sangles de contention et m'ont forcée à m'asseoir sur le sol. Ils ont plié le haut de mon corps vers le bas aussi fort qu'ils le pouvaient. Ma poitrine touchait presque complètement mes jambes. Puis une détenue s'est assise sur mon dos et j'ai senti que mes tendons et mes os étaient brisés. Je n'ai pas pu m'empêcher de crier.

« Quand ils ont défait les liens, j'ai pensé que la torture était terminée. Mais le garde Chen Jing a soulevé ma jambe droite et l'a jetée violemment sur le sol. La douleur était atroce et je n'ai pas pu m'arrêter de crier. Il a fallu plusieurs mois pour que la douleur dans mes jambes disparaisse. Mais depuis, mes cuisses et mes orteils sont engourdis, ce qui m'empêche de marcher normalement. »

Mme Gong a raconté qu'une autre fois, elle a été détenue dans une équipe de transformation intensive pendant huit mois après que le gardien a trouvé une conférence sur le Falun Gong dans son oreiller. Ils l'ont emmenée dans une petite pièce, ont couvert la caméra de surveillance et ont commencé à la battre. Une détenue du nom de Li Cuiwen lui a frappé la tête avec un bâton en bois et lui a percé les oreilles avec une aiguille. Puis ils l'ont attachée au dossier d'une chaise et ont courbé son corps en avant autant que possible. Elle pouvait à peine respirer. Ensuite, ils l'ont poussée avec la chaise dans un coin et ont demandé à une autre détenue de s'asseoir sur la chaise. Elle ne pouvait plus bouger du tout.

« C'était extrêmement douloureux et je ne pouvais pas m'arrêter de crier. Ils ont ri bruyamment », s'est souvenue Mme Gong.

« Comme je refusais toujours de renier ma croyance, ils ont essayé un autre moyen en pliant le haut de mon corps en arrière. Je pouvais à peine respirer. Le gardien Chen Jing m'a tenu les cheveux et m'a frappé la tête contre le mur sans arrêt. Mon front était blessé. Ma cheville droite saignait. J'ai encore des cicatrices sur ma cheville droite », a-t-elle déclaré.

Reconstitution de torture : attachée et coincée sous une chaise.

Huit mois plus tard, Mme Gong a été transférée dans une autre équipe, mais les tortures n'ont pas cessé. Le chef de division Huang Qinghua a demandé à cinq détenues de la torturer. Elle a fait une grève de la faim pour protester contre les tortures et a été à nouveau nourrie de force.

Première période de détention dans un camp de travail

Mme Gong a été arrêtée alors qu'elle rentrait chez elle après son travail, avant les Jeux olympiques de Pékin de 2008. Elle a été condamnée à une peine de camp de travail de deux ans et demi. Après l'avoir détenue dans un centre d'expédition à Pékin pendant un mois, les autorités l'ont emmenée dans le camp de travaux forcés pour femmes de Wuhai, dans la province du Hubei, afin d'éviter les regards insistants de la communauté internationale pendant les Jeux olympiques.

Les gardes du camp de travail de Wuhan l'ont privée de sommeil. Elle a entamé une grève de la faim pour protester contre la persécution et a été nourrie de force. Les gardiens utilisaient un ouvre-bouche sur elle. Ils lui ouvraient la bouche si grand qu'elle avait l'impression que ses joues étaient déchirées. Ses dents se sont également déchaussées à cause de l'alimentation forcée, ce qui lui a causé des difficultés pour manger.

Les gardes lui ont également administré des décharges électriques, l'ont giflée et l'ont suspendue par les poignets au cadre de la fenêtre. Ses bras lui faisaient très mal et elle s'est évanouie.

Reconstitution de torture : suspendue

Mme Gong était également contrainte d'effectuer un travail intensif non rémunéré pendant la journée et était obligée de nettoyer les toilettes ou de rester immobile pendant deux heures la nuit.

Deuxième période de camp de travail

Après avoir été libérée en 2010, Mme Gong a fait des petits boulots pour gagner sa vie. En 2012, elle a trouvé un emploi dans un jardin d'enfants privé de la banlieue de Pékin et y a vécu temporairement. Le 29 août 2012, des agents du poste de police de Henanzhai ont fait irruption chez elle et l'ont arrêtée. Ses livres de Falun Gong, ses documents d'information et ses deux téléphones portables ont été confisqués. Elle a été placée pendant deux ans et neuf mois dans le camp de travaux forcés pour femmes de Pékin, où elle était obligée de s'asseoir sur un petit tabouret sans bouger pendant plus de dix heures par jour. Les détenues la battaient ou l'agressaient verbalement si elle bougeait. Ces tortures lui ont provoqué un engourdissement à long terme dans les jambes.

Voir aussi :

La pratiquante Gong Ruiping s’est vue injecter des substances dangereuses dans la prison pour femmes de Pékin

Mme Gong Ruiping, une enseignante de Pékin qui a souffert de persécution répétée est à nouveau emprisonnée

Quatre professeurs de Pékin condamnés aux travaux forcés en raison de « préoccupations sécuritaires » liées au 18ème Congrès du Parti

Les méthodes barbares employées pour forcer les pratiquantes à renoncer au Falun Gong à la prison des femmes de Pékin (Schémas)

(Un autre article connexe est disponible dans la version anglaise.)

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Traduit de l'anglais