"Clarifiez la vérité intégralement, ayez la pensée droite pour éliminer la perversité, apportez le salut aux êtres, préservez résolument la Loi" (La Grande Loi est indestructible).


Il s'est passé presque trois mois depuis les atrocités du mois de juin 2001, concernant les pratiquantes Dafa détenues au camp de Wanjia, ville de Harbin, dans la province de Heilongjiang. Jusqu'à présent, le camp de  travail n'a jamais enquêté, ni tenu qui que ce soit comme responsable.

 Au moment de la tragédie, 3 pratiquantes sont mortes des suites de tortures prolongées et 12 autres  pratiquantes ont été remises sur pied après un état voisin de la mort. A la suite de ce choc, toutes souffraient de pertes de mémoire à différents degrés.

 Bien que ces femmes n'aient pas complètement récupéré de ce qu'elles avaient enduré, le camp les a  enfermées à nouveau en leur imposant la solitude des cachots de l'équipe No 7. Dans ces cachots elles ne  peuvent rien percevoir du monde extérieur. Parmi elles, Chen Yali, Gao Shuyan, Zuo Xiuyun, Xu Lihua, et  Yang Xiuli (toutes des femmes) ont été emprisonnées jusqu'à six mois de plus que leur temps de détention initialement prévu. Pas une des victimes ou des témoins de l'incident n'a été relâché.

 La persécution des pratiquants de Falun Dafa dans le camp de Wanjia a soulevé une indignation mondiale provenant de différents milieux. Toutefois, le régime de Jiang Zemin et les autorités du camp de Wanjia ont  employé les services des médias contrôlés par le gouvernement pour lancer des programmes TV leur  permettant de dissimuler leurs crimes. Le 25 août 2001, une femme dans la trentaine, portant un uniforme de  la police, s'est rendue auprès de l'équipe No 7. Elle demanda à voir la pratiquante Wang Fang, et lui dit qu'elle  voulait connaître les détails de l'incident du 21 juin 2001. Ensuite elle commença à filmer Wang en vidéo  dans  le dortoir de la brigade 3. Plus tard, elle parla avec d'autres pratiquantes, Gao Shuyan, Sun Jie, et Xu Lihua, séparément. Quand les pratiquantes demandèrent son nom, elle leur dit qu'elle était de l'agence Xinhua et que  son nom de famille était Yuan. En ce qui concernait le but des entretiens, elle ne put donner aucune explication  claire. Elle voulut aussi filmer les pratiquantes à ce moment-là, mais elles refusèrent. Le jour suivant, elle interrogea séparément d'autres pratiquantes: Han Shaoqin, Chen Yali, Hao Yunzhu, et Yang Xiuli, afin de connaître les détails sur l'incident du 21 juin 2001.

 Les pratiquantes décrivirent chacune les mauvais traitements qui eurent lieu le 19 et 20 juin dans l'isolement de  l'équipe No 7. A ce moment-là, le camp de Wanjia avait chargé un officier de police nommé Li Min de torturer les pratiquantes en les accrochant de longues heures au-dessus du sol  par les bras, qu'on leur avait  liés dans le dos. Pendant leur torture, les policiers les frappaient et leur donnaient des coups de pied, les  secouaient avec des matraques électriques et les privaient de l'utilisation des toilettes. Les policiers ne les  laissaient même pas redescendre pour les repas. De plus, ils continuèrent à élever la hauteur à laquelle elles étaient suspendues, [depuis la pointe des pieds touchant à peine le sol en montant plus haut pour que leur  poids entier soit tenu par les cordes] et changèrent les cordes pour prendre des cordes de nylon. A la fin, les  cordes de nylon étaient si serrées qu'elles s'incrustaient dans la chair. Le policier Li Min carressait même  sadiquement les seins des pratiquantes pendant qu'elles étaient suspendues. En utilisant de telles méthodes, le  camp cherchait à forcer les pratiquantes à signer la "lettre de garantie" pour abandonner la pratique du Falun Gong; dans le cas contraire, on les assurait que ce même traitement continuerait.

 Le jour du 20 janvier 2001, les gardiens de la grande section No 7 forcèrent les pratiquantes à écrire la "lettre de garantie" et les menacèrent en disant que celles qui n'acceptaient pas, elles seraient séparées des autres et  envoyées en pâture aux gardiens mâles de la section masculine. De plus, les policiers continuèrent à les torturer en les suspendant et en les battant. Quand elles sortirent de leurs cachots, leurs corps étaient lacérés  et couverts de meurtrissures. Leurs mains étaient extrêmement enflées et avaient tourné au bleu-violet en  raison de la période prolongée de leur torture suspendue. Toutes s'effondrèrent sur le sol, incapables de  bouger.

 Le 29 août 2001, après le repas matinal, la gardienne de l'équipe No 7 demanda aux pratiquantes Yang Xiuli,  Xu Lihua, Wang Fang, et Sun Jie de venir faire un tour dehors. Ceci était tout à fait inhabituel puisqu'en temps  normal on ne leur permettait même pas de faire un demi-pas hors de leurs cellules. Elles découvrirent ensuite  que quelqu'un était en train de les filmer en vidéo. Toutes refusèrent d'être filmées et retournèrent en courant

 vers leurs cachots. Plus tard, le directeur du camp, Shi Yingbai, se rendit à leurs cachots avec un groupe de  gens. Il leur demanda de sortir pour être filmées. Les pratiquantes refusèrent.

 Ensuite le directeur demanda à la pratiquante Han Shaoqin de s'entretenir avec lui dans une salle de classe.  Elle y alla et lui demanda pourquoi des gens voulaient les filmer et d'où ils venaient. Il répondit qu'il n'en savait  rien et ajouta: "Ils ont enregistré vos déclarations il y a quelques jours. Ils aimeraient maintenant ajouter vos  portraits". La pratiquante Han demanda:, "Si c'était une interview, pourquoi est-ce qu'ils nous ont enregistrées en cachette? Pourquoi devons-nous être filmées en vidéo? Nous ne connaissons pas le but de l'interview, nous sommes donc en droit de refuser d'être enregistrées et filmées. le directeur répliqua: "Si vous ne voulez pas,  alors nous vous porterons l'une après l'autre pour être filmées.

 Plus tard, le personnel du camp commença à les traîner vers un autre bâtiment pour y être filmées. Chaque  pratiquante fit obstruction en baissant ou en détournant la tête, et refusant de dire un mot devant les enregistreurs. Toutefois, ces gens mirent des caméras vidéo dans la cour, devant le bâtiment, dans le hall et dans les chambres. Les pratiquantes ne voulurent coopérer à aucun moment. La pratiquante Hao Yunzhu eut  une crise cardiaque directement causée par le stress de la situation. Elle tomba dans le hall sans pouvoir se  relever. Respirant à peine, elle fut ramenée au cachot.  Pourtant, ces reporters malveillants ne laissèrent pas la vieille dame tranquille et la suivirent dans sa cellule  pour la filmer.   Les pratiquantes Hao Yunzhu et Xu Lihua refusèrent de coopérer d'un bout à l'autre.

 La situation dans le camp de Wanjia est horrifiante. Une pratiquante du nom de Pan Xuanhua, relâchée  récemment après avoir été illégalement détenue bien au-delà de son temps de détention initial, a été également  obligée de subir une interview vidéo. Pendant ces tournages vidéo, des douzaines de personnes, y compris  Hao, le chef de l'hôpital de Wanjia, les autorités du bureau 610 [un bureau secret du gouvernement qui se  charge de la persécution dirigée contre Falun Gong] et des reporters se précipitèrent dans la maison de la  vieille femme pour prendre des photos et la filmer. Pan Xuanhua ne permit pas d'être utilisée de cette façon.  Le père de Pan était mort pendant qu'elle était emprisonnée. A ce moment-là on lui avait refusé la permission  d'aller assister à ses funérailles. Le jour de l'interview forcée, sa mère, qui était malade et alitée, s'évanouit  quand elle vit tous ces étrangers envahir leur maison. C'est alors seulement que tous ces gens interrompirent

 brusquement leurs activités et sortirent de la maison.

 Les fidèles de Jiang Zemin ont causé des torts considérables aux pratiquants de Falun Gong et à leurs familles,  qui ne pourront jamais être remboursés.  Nous voulons ici rappeler aux gens de bonne volonté que le régime de Jiang Zemin et le camp de Wanjia n'ont  jamais cessé de persécuter les pratiquants de Falun Gong. Nous vous prions de ne pas croire aux preuves truquées, aux programmes TV falsifiés par le gouvernement, concernant la tragédie du camp de Wanjia et aux fausses accusations et calomnies dirigées contre les pratiquants de Falun Gong. Nous faisons un appel à  tous les gens de bonne volonté du monde. Qu'ils tournent leurs regards vers la situation en Chine et la  persécution inhumaine des pratiquants détenus au camp de Wanjia, afin de contribuer à la libération de plus de  400 pratiquantes illégalement retenues dans ce camp. Parmi elles, la plus âgée est une sexagénaire et la plus jeune une adolescente. Ces gens paisibles vivent dans un pays dépourvu de système légal et souffrent de  terribles tortures. Nous espérons que tous les gens bienveillants du monde les aideront à sortir de cet antre du  mal aussi tôt que possible.

 Le 15 septembre 2001

 Liste (Partielle)  des gens qui ont participé à la persécution des pratiquantes de Falun Gong dans le camp de Wanjia :

Lu Zhenshan, directeur du camp de travail de Wanjia, est très dictatorial et sans scrupules. Il a souvent pris part à la persécution des pratiquantes. Il est l'un des responsables directs de la mort des pratiquantes du 20  juin 2001.

 Liu Lun, chef de la section de direction de Wanjia, a persécuté les pratiquantes à de nombreuses reprises en  prenant activement part aux séances de tortures.

 Liang, gardien de la section de direction de Wanjia, a suivi les ordres en participant souvent aux coups et aux  injures des pratiquantes. Ses méthodes de torture sont viles et fourbes.

 Hao, directeur de l'hôpital de Wanjia, a souvent utilisé des méthodes atroces pour persécuter les pratiquantes  en prétextant soigner des maladies.

Song, directeur de l'hôpital de Wanjia, a brutalement battu des dizaines de pratiquantes quand elles étaient  dans un état critique ou ne se sentaient pas bien. Ses méthodes de torture sont vicieuses.

 Li Mi, gardien mâle de l'équipe No 9 de Wanjia, a participé de nombreuses fois aux coups donnés. C'est un  malfrat employé par les forces de Jiang Zemin.