(Minghui.org)

Nous sommes la famille de la pratiquante de Falun Dafa Mme Liu Guifu. Nous écrivons cette lettre d’appel dans un état de grande inquiétude car nous ne pouvons accepter le fait que Liu Guifu soit en ce moment tourmentée dans des bâtiments gouvernementaux à cause de sa ferme croyance dans le Falun Gong et de son refus à être « transformée » et ainsi devenir instrument de manipulation et de tromperie à l’encontre d’autres personnes.

Aux environs de 18 heures, le 28 février 2005, l’officier de police Wang Haipeng du poste de police de Qinglongqiao emmenant six personnes du sous-poste de police de Haidian sont entrés de force dans notre domicile. Ils ont fouillé le lieu et ont emmené Liu Guifu. Pendant toute la durée de l’incident ils ne nous ont fourni aucune identification ou motifs pour expliquer son arrestation. Sans nouvelles de Liu Guifu pendant plusieurs mois, nous avons soudainement été notifiés de sa condamnation à deux ans et demi de camp de travaux forcés. Elle est actuellement incarcérée dans le camp de travaux forcés pour femmes de Tiantanghe. C’est la cinquième fois que cette mère de 50 ans a été arrêtée en raison de sa croyance.

Influencés par un grand nombre d’années d’imprégnation dans la culture du parti communiste, nous avions pour habitude de penser que beaucoup d’aspects dans notre vie n’étaient pas si mauvais en Chine. Mais après ce que nous avons vu et entendu nous avons déchanté. Malgré tout cela, nous ne pouvions pas imaginer des officiers des forces de l’ordre violant la loi, piétinant les droits de l’homme fondamentaux et imposant une persécution brutale contre notre famille. La conduite de la police et des autorités de la prison inclut notamment :

1. Les policiers du poste de police de Qinglongqiao n’ont pas montré leur identification ou fourni de motifs pour la perquisition illégale.

2. Parmi les diverses excuses utilisées par le camp de travaux forcés de Xin’an pour empêcher notre famille de rendre visite à Liu on ne nous a pas tenus informés, on nous a retardé ou on a empêché nos visites. Du mois de février, c’est-à-dire du moment ou Liu a été emmenée, jusqu’au mois d’août, nous n’avons été autorisés à lui rendre visite une seule fois. De mai à août, nous avons contacté le camp de travaux et exigé à répétition de pouvoir rendre visite à Liu, mais la gardienne de la prison Song Lili, capitaine de la brigade à laquelle Liu avait été assignée, n’a autorisé aucune visite, aucun courrier ou aucun contact téléphonique avec Liu. Lorsque nous appelions Song, elle refusait de répondre. Depuis le début du mois d’août la famille a exigé à de nombreuse reprise de voir Liu, mais Song a toujours trouvé des excuses empêchant la visite, prétendant que la situation de Liu était particulière.

3. Song a menti pour éviter des visites de famille et a agi de sorte à ce que la famille ne connaisse pas la situation véritable de Liu. Répondant à la question de savoir qu’elle était la condition physique de Liu Song a répondu « Tout est en ordre si ce n’est qu’elle est têtue et refuse d’être transformée. Ne croyez pas les informations sur Internet. » (Les sites Internet de l’étranger ont rapporté la persécution que Liu subissait dans le camp de travaux pour femmes de Pékin)

Aux environs de 14h30 le 16 août, nous avons finalement pu la voir. Liu était maigre comme un clou et nous ne pouvions que difficilement la reconnaître. Elle pesait habituellement environ 70 kilos et là elle ne pesait plus que 50 kilos. Ses cheveux avaient viré au gris. Elle se déplaçait lentement, comme si elle avait vieilli de 20 années depuis son arrestation. Cela n’a pas été difficile d’imaginer quel type de traitements inhumains elle avait dû subir. Le mari de Liu, Liu Baoguo, a demandé au gardien de prison comment elle était devenue si maigre. Le gardien lui a répondu qu’elle était sous pression et ne pouvait pas bien manger.

4. Liu a été torturée par les méthodes suivantes : (1) privation de sommeil (2) être forcée de s’asseoir ou de rester debout dans la même position pendant plus de 20 heures (3) être forcée de prendre des médicaments inconnus (4) être battue férocement et souffrir de tortures psychologiques

Le mari de Liu a par hasard découvert une cicatrice brune sur son bras droit. Sur l’intérieur de son bras droit, se trouvaient encore d’autres cicatrices. Le mari de Liu a continué de poser des questions sur ce qui s’était passé. Au début, Liu était effrayée à l’idée de lui en parler, parce que les gardiens la menaçaient. Puis elle a dit avec réticence qu’elle avait été battue. Le gardien de prison Song Lili a prétendu ignorer la situation. « Qui vous a battue ? Comment ce fait-il que je ne sois pas au courant ? » Liu a dit que plusieurs détenues dont une dénommée Zhou Hong avaient rempli sa bouche avec des chiffons et l’avaient battue. Un autre gardien assis près d’elle a immédiatement empêché Liu de continuer et lui a crié dessus « Que venons nous de dire juste maintenant ? Pourquoi soulever d’anciennes histoires ? »

Le mari de Liu lui a demandé « Que t’est-il arrivé ces trois à quatre derniers mois ? Comment se fait-il que tu sois si maigre ? » Liu a dit « Je n’ai pas été autorisée à dormir. Chaque jour on m’a obligé à rester debout. Au début je pouvais me reposer entre minuit et 4 heures du matin. Plus tard je n’ai plus pu me reposer qu’entre 2 heures et 4 heures du matin. On m’a forcé à prendre des gélules. Je vomissais après les avoir prises. »

Le mari de Liu a, avec insistance, demandé à la gardienne Song Lili « Elle n’est pas malade. Quel genre de médicament lui donnez vous ? » Song a répondu « Ce n’est pas du poison. C’est pour ajuster son système nerveux. Pour l’aider à mieux dormir. » Le mari de Liu lui a dit « Vous êtes officier de police. Vous êtes supposée protéger les gens. Comment pouvez vous traiter d’autres personnes de la sorte ? » Song a continué a dire que ce n’était pas du poison. Mais ils empêchaient une personne de dormir, puis lui donnaient un médicament pour l’aider à dormir. Quelle est la logique dans ces actes ?

Sous les questions insistantes de son mari, Liu lui a dit qu’elle avait été forcée de s’asseoir sur une chaise pendant un mois. La peau sur ses fesses s’est infectée et a commencé à former une croûte jaune.

Pendant la visite de vingt minutes, à chaque fois que Liu commençait à parler de la persécution qu’elle avait endurée, Song la stoppait. En conséquence, Liu a parlé à sa famille pendant moins de dix minutes.

5. Liu a été menacée afin qu’elle ne dévoile pas les faits de sa torture. Nous avons découvert qu’avant notre visite, la police a menacé Liu pour qu’elle ne nous dise pas les faits. Ils l’ont obligée d’accepter à ne pas révéler les faits de sa persécution. Nous sommes inquiets, car la police pourrait se venger contre Liu parce qu’elle a dévoilé les faits.

6. La police a tenté de provoquer des frictions familiales en incitant un membre de la famille à exercer de la pression sur Liu. La police a dit au mari de Liu : « vous ne pouvez pas simplement lui rendre visite. Vous devez exercer de la pression sur elle. Dites lui que vous aller divorcer d’elle si elle refuse d’être transformée. » Song a aussi demandé au mari de Liu si Liu avait des faiblesses. Ce sont des actes si honteux de la part de la police !

Etant membres de la famille de Liu, nous ne pouvons rien faire si ce n’est être inquiets quant à sa situation et craindre le pire. C’est la deuxième fois que Liu a été torturée dans ce camp de travaux. Vu de l’extérieur, ce camp de travaux ressemble à un jardin moderne. Mais qui est vraiment au courant de ce qui se passe à l’intérieur ? Remémorons-nous l’expérience de Liu, lorsqu’elle a été enfermée là-bas.

Selon les dire de Liu Guifu, elle a été forcée de rester debout 18 jours et nuits d’affilée sans dormir. Ces chevilles étaient devenues aussi larges que ses cuisses. Elle portait habituellement des chaussures de taille 23,5 mais à la fin elle ne pouvait pas même enfiler des chaussures qui faisaient du 40. Lorsqu’elle a essayé de mettre ses chaussures, la peau sur ses pieds s’est fendue et du sang a commencé à couler. Pendant les 18 jours où elle a été forcée de rester debout, elle était si fatiguée qu’elle est tombée contre le sol. Son visage était recouvert de sang, mais elle n’est pas parvenue à se réveiller. Ainsi la police lui a versé des seaux d’eau froide dessus. Le capitaine de la police pensait que Liu n’était que parvenue à tenir si longtemps sans craquer parce que quelqu’un l’aidait. Ainsi la police l’a déplacée dans le bureau de la police et l’a obligée de rester encore 6 jours et six nuits de plus debout. Elle n’était pas autorisée à s’asseoir même pour manger ses repas. Plus tard la police a constaté que Liu refusait encore la transformation et ils l’ont alors forcé à s’asseoir avec ses bras étendu en arrière. Elle a été forcée de tenir cette position pendant toute la nuit. Une autre fois, Liu a été battue si violemment qu’elle ne pouvait plus se tenir debout droite. Elle devait ramper pour aller aux toilettes. Chaque fois que la police la battait, ils l’emmenaient au dehors là où personne ne pouvait la voir ou l’entendre. Les policier utilisaient des matraques électriques pour l’électrocuter ou la cognaient eux-mêmes.

Au vu de l’expérience vécue par notre propre famille, il est clair qu’aucune loi n’est appliquée lorsqu’il s’agit de persécuter le Falun Gong. Il n’y a aucun lieu ou nous pourrions faire appel en faveur de Liu. Nous pouvons seulement espérer qu’il y ait encore quelques personnes dans le gouvernement qui se préoccupent de la population et veulent mettre en avant la justice et la moralité par-dessus toute autre chose. Nous leurs demandons d’aider notre famille et d’empêcher que le camp de travail viole les lois et trompe les familles des pratiquants.

La fille de Liu, Meng Xiangji, est une étudiante à l’université de Purdue aux Etats-unis. Elle a écrit des articles dans le but de secourir sa mère. Ces articles ont été publiés dans plusieurs grands médias chinois étrangers et ont attiré l’attention de la communauté internationale.

Dans cet appel, nous formulons les exigences suivantes :

Enquêtez sur les détails des tortures que Liu a subies dans le camp de travaux. Accusez l’officier de police Song Lili de charges criminelles.

Pour ce qui est des familles des pratiquants, de la communication et des visites, le camp de travaux devrait cesser d’avancer toutes sortes d’excuses telles que ne pas fournir l’information et retarder ou empêcher nos visites. Garantissez le droit légal des familles.

Du fait que la santé de Liu est extrêmement mauvaise, du fait que son mari a été malade pendant une longue période et du fait que sa mère, âgée, n’a personne pour prendre soin d’elle, Liu Guifu devrait être immédiatement relâchée et devrait pouvoir bénéficier de la liberté.


Traduit en Suisse de l’anglais le 18 octobre

Glossaire :http://fr.minghui.org/glossaire/glossaire.htm