(Minghui.org) J’ai récemment lu plusieurs fois le Hong Ying VI de Maître Li Hongzhi. Le premier poème que j’ai mémorisé est « C’est difficile de se sauver et de sauver les autres », Hong Yin VI :

« L’homme supérieur affronte l’adversité avec un sourire
L’homme moyen ne parvient pas à garder son calme face à l’épreuve
L’homme inférieur ne parvient pas à se détacher de ses cœurs humains »




J’ai encore tant d’attachements. Suis-je l’homme inférieur dont parle le Maître ?

J’ai réfléchi à mon état de cultivation. Non seulement je ne suis pas restée calme lorsque j’ai rencontré des tribulations, mais de nombreux attachements sont apparus, comme la jalousie, l’esprit de compétition, le ressentiment, l’impatience, la recherche des intérêts personnels, la satisfaction de mes désirs et la recherche de la célébrité. Une fois que je les ai trouvés, j’ai essayé de les éliminer un par un, mais je n’ai pas réussi. Je les ai encore tous.

Je pratique le Falun Dafa depuis plus de vingt ans maintenant. Je lis le Fa, je fais les exercices et j’émets régulièrement la pensée droite. En ce qui concerne les efforts pour aider à sauver les gens, j’ai participé à l’élaboration de documents pour clarifier la vérité et je les ai distribués. En ce qui concerne la validation de Dafa, j’écris des articles et j’aide d’autres pratiquants à écrire les leurs. Je pensais avoir suivi la progression de la rectification de Fa, mais je n’ai pas éliminé mes attachements. Au contraire, ces attachements m’ont gênée. Je ne suis même pas sûr d’avoir été sauvée, et encore moins d’avoir atteint l’éveil (ou plénitude parfaite). N’est-ce pas très dangereux ?

Que signifie se cultiver solidement ? J’ai réalisé que cela signifiait s’en tenir strictement aux critères du Fa. J’ai eu des problèmes avec un pratiquant qui avait très peur de sortir pour donner aux gens des informations sur la persécution. J’étais très contrariée et je me suis plainte de lui à d’autres pratiquants. J’avais l’impression qu’il n’était pas diligent. Mais aujourd’hui, je ne m’énerve plus lorsqu’il refuse d’accepter les documents. Je le traite avec compassion. Tout ce qu’il se sent à l’aise de faire, ça me va.

Dans le passé, lorsque j’organisais des partages d’expériences pour d’autres pratiquants, j’étais contrariée parce que certains de ces partages étaient très désorganisés. Je n’avais pas la confiance nécessaire pour les réviser et, parfois, j’avais même envie de les jeter. Aujourd’hui, peu importe que les textes soient fragmentés, dispersés ou désorganisés, je les réécris consciencieusement. Je comprends que même s’ils ont besoin d’être remaniés, ce qu’ils expriment provient du cœur pur d’un pratiquant pour valider Dafa. Il y a des points précieux dans chaque article ! En d’autres termes, si les articles étaient si bien écrits qu’ils étaient prêts à être publiés, personne n’aurait besoin de les réviser.

J’étais imbue de ma personne et je n’hésitais pas à critiquer les autres pratiquants. Je parlais aussi sans arrêt. Aujourd’hui, lorsque des questions sont soulevées par les articles d’autres pratiquants, j’essaie de ne pas leur imposer mes idées afin qu’ils puissent refléter leur propre volonté. J’essaie de voir leurs points forts et de compenser mes propres faiblesses.

Sur le plan familial, j’avais des problèmes avec mon mari. Il est ouvrier et travaille toute l’année. Lorsqu’il rentre à la maison, il est couvert de saleté et de poussière. Dans le passé, j’insistais pour qu’il se nettoie et je l’évitais jusqu’à ce qu’il le fasse. En conséquence, il était généralement très contrarié. Je vois maintenant que ce n’est pas facile pour lui. Il a presque 70 ans et doit encore travailler tous les jours. Lorsqu’il rentre à la maison, je le laisse d’abord se reposer. Il apprécie beaucoup ma compréhension.

Je me rends compte que j’aurais dû le faire bien plus tôt. J’ai souffert de nombreuses maladies dans le passé et c’est mon mari qui s’est occupé de moi. Après que j’ai commencé à pratiquer le Falun Dafa, il m’a beaucoup soutenue. Il a également beaucoup souffert lorsque j’étais persécutée, mais il ne s’est jamais plaint. Il me soutient particulièrement dans mes efforts d’écriture, qui me prennent beaucoup de temps. C’est un homme sympathique, et de nombreux pratiquants parlent de lui en termes élogieux. Même parmi les non-pratiquants, il y a beaucoup d’épouses vertueuses. Je suis une pratiquante de Falun Dafa, je devrais donc faire encore mieux. Désormais, chaque fois qu’il a besoin d’aide, je laisse tomber ce que je fais pour l’aider. Cela fait également partie de la cultivation de soi.

En étudiant le Fa, j’ai pris conscience de l’importance d’éliminer les attachements. Je dois me tenir à un critère élevé et bien étudier le Fa.

Traduit de l’anglais