Sam Cooper, journaliste d’enquête indépendant (Minghui.org)

(Minghui.org) À la suite de l’adoption par le Sénat américain, le 28 septembre 2026, de la loi sur la protection du Falun Gong et des victimes des prélèvements forcés d’organes (S.4009), des élus canadiens et d’autres personnes bien au fait des affaires chinoises ont exprimé leur soutien à cette législation. Parmi eux figurent des députés canadiens, un diplomate taïwanais et des experts des affaires chinoises. Ils considèrent la S.4009 comme un précédent important qui encouragera d’autres pays à renforcer leur propre législation et son application afin de lutter contre les violations des droits de l’homme commises par le Parti communiste chinois (PCC).

La coprésidente du groupe parlementaire des Amis du Falun Gong : Un exemple pour de nombreux pays

Judy Sgro, coprésidente du groupe parlementaire des Amis du Falun Gong et députée libérale de longue date, a déclaré que cette loi constitue « un autre outil permettant de défendre la démocratie » et qu’elle espérait qu’elle « connaîtrait beaucoup de succès et servirait d’exemple à de nombreux pays ».

Elle a déclaré que le Canada avait déjà exprimé publiquement son opposition aux prélèvements forcés d’organes sur des prisonniers de conscience par le PCC, et qu’il était essentiel de sensibiliser la population à ces questions et de veiller à ce que les Canadiens soient informés de ce qui se passe. Elle a aussi souligné que chacun devrait être libre de pratiquer sa croyance, quelle qu’elle soit. Mme Sgro a ajouté : « C’est une valeur démocratique que nous respectons tous. »

Le député conservateur Michael Cooper a aussi exprimé son soutien : « Il est absolument important de s’attaquer aux très graves violations des droits de l’homme commises par Pékin à l’encontre des pratiquants de Falun Gong. Ici, au Canada, un certain nombre de députés ont attiré l’attention sur cette question. C’est un pas dans la bonne direction. C’est un pas important. »

Taïwan a adopté la loi sur la transplantation d’organes humains afin de réglementer le don et la transplantation d’organes. Cette dernière exige que la provenance des organes soit déclarée dans les cas de transplantations effectuées à l’étranger, afin de prévenir le trafic illégal d’organes.

Tseng Hou-jen, représentant du Bureau économique et culturel de Taipei au Canada (Minghui.org)

Tseng Hou-jen, représentant du Bureau économique et culturel de Taipei au Canada, a déclaré que l’expression par le Sénat américain de sa préoccupation face à la persécution des pratiquants de Falun Gong au moyen d’une législation constitue à la fois un soutien au Falun Gong et une condamnation directe des prélèvements forcés d’organes pratiqués par le PCC. Il a exprimé l’espoir que la nouvelle de l’adoption du projet de loi se répandra largement et jouera un rôle important dans la protection internationale des droits de l’homme.

Le Canada doit suivre l’exemple de la législation américaine

Dans une entrevue accordée à The Epoch Times, le journaliste d’enquête indépendant Sam Cooper a déclaré que la loi sur la protection du Falun Gong représente une étape législative importante pour les États-Unis. Selon lui, les États-Unis jouent actuellement un rôle de premier plan essentiel dans la lutte contre la répression transnationale exercée par le PCC et contre les violations des droits de l’homme commises en Chine, et il a dit espérer que le président Trump signera ce projet de loi.

Le 14 décembre 2022, la Chambre des communes du Canada a adopté à l’unanimité le projet de loi S-223 visant à lutter contre les prélèvements et le trafic illégaux d’organes humains. Le projet de loi interdit aux Canadiens de participer au commerce illégal d’organes à l’étranger et refuse l’entrée au Canada aux personnes impliquées dans le prélèvement forcé d’organes.

Dean Baxendale, président d’Optimum Publishing International (Minghui.org)

Dean Baxendale, président d’Optimum Publishing International, a déclaré que l’adoption du projet de loi « constitue une législation marquante aux États-Unis ». Il espère aussi que le Canada adoptera une législation similaire afin de protéger les droits des pratiquants de Falun Gong et des autres communautés de la diaspora.

Il a ajouté qu’il croyait que les États-Unis montrent la voie et que le reste du monde en prendra note et, espérons-le, adoptera des législations similaires.

L’adoption du projet de loi n’est que la première étape; sa mise en application est la clé

Le commentateur de l’actualité sur YouTube Gongzi Shen a déclaré que cette loi reflète l’importance que les États-Unis accordent aux questions relatives aux droits de l’homme. Même si les États-Unis et la Chine entretiennent d’importantes relations commerciales, le Congrès américain n’a pas cessé de porter son attention sur la situation des droits de l’homme en Chine.

Gongzi Shen, commentateur indépendant de l’actualité sur YouTube (Minghui.org)

M. Shen a souligné que la question des prélèvements forcés d’organes en Chine fait depuis longtemps l’objet de préoccupations internationales. Les victimes comprennent non seulement des pratiquants de Falun Gong, mais aussi des Ouïghours. Les questions concernant le nombre de transplantations d’organes, les délais d’attente des patients et la provenance des organes ont aussi attiré beaucoup d’attention à l’étranger.

Il a dit qu’il estimait que l’adoption de cette législation par les États-Unis constitue un modèle à l’échelle mondiale et envoie un signal clair au reste du monde. M. Shen a aussi déclaré que les autres pays devraient suivre cet exemple en adoptant des lois similaires afin de renforcer la surveillance et les mécanismes de contrôle concernant les questions relatives aux droits de l’homme. Il a ajouté que si la persécution reste sans contrôle, elle s’intensifiera.

Selon M. Shen, l’adoption de la loi constitue la première étape. La véritable clé réside dans sa mise en application ultérieure. Si elle est effectivement appliquée, la loi S.4009 pourrait constituer un moyen de dissuasion important contre les violations des droits de l’homme commises par le PCC. À l’inverse, si elle n’est pas appliquée, la loi perdra toute sa portée.

Par conséquent, la prochaine étape consiste à veiller à ce que le pouvoir exécutif mette en œuvre les dispositions de la loi.

Traduit de l’anglais