(Minghui.org) En septembre 2026, Mme Jin Zhimei, âgée de 49 ans et habitant dans la ville de Kunming, dans la province du Yunnan, a été illégalement condamnée à cinq ans de prison en raison de sa pratique du Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale, basée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.
Le 25 mars 2026, Mme Jin a été enlevée à son domicile vers 23 h, par des agents du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Lufeng, du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Chuxiong et du Bureau de la sécurité intérieure du district de Guandu, dans la ville de Kunming. Les villes de Lufeng et de Chuxiong relèvent toutes deux de la préfecture autonome de Chuxiong et se trouvent à environ 160 km de Kunming. Mme Jin a grandi dans la ville de Lufeng.
En septembre 2026, un tribunal local a tenu une audience virtuelle dans le dossier de Mme Jin sans en informer sa famille. Mme Jin a ensuite été condamnée à cinq ans de prison. Les autres détails de la procédure engagée contre elle ne sont pas connus. Elle serait toujours détenue au centre de détention de la ville de Lufeng.
Elle commence à pratiquer le Falun Gong dans un contexte de persécution persistante
Mme Jin souffrait de nombreuses maladies chroniques, notamment de cystite, de pharyngite, d’une grosseur au sein, d’asthme, de sinusite, de rhumes récurrents et de toux. Son mauvais état de santé la rendait aussi irritable et elle avait des conflits incessants avec les membres de sa famille.
En avril 2008, alors qu’elle était hospitalisée à l’hôpital de médecine traditionnelle chinoise de la ville de Kunming, Mme Jin a rencontré un pratiquant de Falun Gong qui lui a parlé des effets bénéfiques remarquables de cette méthode sur la santé. Elle s’y est intéressée et a commencé à lire des livres de Falun Gong et à en pratiquer les exercices.
Tous ses symptômes ont progressivement disparu. Elle est aussi devenue une personne plus calme et plus attentionnée envers les autres.
Une peine de prison antérieure
Dans la soirée du 18 juillet 2017, Mme Jin a été arrêtée après avoir été signalée pour avoir remis deux CD contenant des informations sur le Falun Gong à un passant près du parc Taoyuanhu, dans la ville de Chuxiong. La police l’a fouillée et a saisi 76 CD ainsi que plus de 30 billets de banque sur lesquels étaient imprimés des messages concernant le Falun Gong.
Le lendemain matin, Mme Jin a été transférée au centre de détention de la préfecture de Chuxiong. Des agents du service de police de la ville de Chuxiong ont menacé sa famille, lui intimant de ne pas engager d’avocat pour la défendre, sous peine de voir Mme Jin écoper d’une lourde peine. Ses proches ne se sont pas laissé intimider.
Lorsque l’avocat s’est présenté au centre de détention pour lui rendre visite, l’accès lui a été refusé, car la police avait ordonné au centre de ne permettre aucune rencontre sans son autorisation.
L’avocat a protesté contre cette instruction policière illégale et a insisté pour être autorisé à rencontrer sa cliente.
Le 28 septembre 2017, deux agents chargés de son dossier se sont présentés au centre de détention afin d’examiner le permis professionnel de l’avocat et ses autres documents. Celui-ci a finalement été autorisé à rencontrer sa cliente.
Mme Jin a confié à l’avocat qu’elle serait morte depuis longtemps si elle n’avait pas pratiqué le Falun Gong. Elle a affirmé sa détermination à ne jamais céder aux exigences de la police lui demandant de renoncer à sa croyance.
Par la suite, la police s’est rendue dans la ville de Lufeng pour interroger ses parents et ses frères. Les policiers ont aussi interrogé sa supérieure hiérarchique et ses collègues de travail. Tous ont déclaré qu’elle était une bonne fille, une bonne sœur et une bonne collègue.
Le Département de police de la ville de Chuxiong avait néanmoins l’intention de la poursuivre en justice. Son dossier a été confié au parquet du district de Dayao. Dayao relève aussi de la préfecture autonome de Chuxiong.
Le 22 mars 2018, Mme Jin a comparu devant le tribunal. Son avocat a souligné qu’aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong. Les CD et les billets de banque saisis par la police ne pouvaient pas être utilisés comme preuves à charge contre elle, puisqu’elle n’avait causé de tort ni à qui que ce soit ni à la société dans son ensemble.
Le tribunal du district de Dayao a néanmoins condamné Mme Jin à une peine de prison, dont la durée exacte n’était pas connue.
Voir aussi :
En 2024, 729 responsables impliqués dans la persécution du Falun Gong en ont subi les conséquences
(Des articles connexes sont disponibles dans la version chinoise.)
Traduit de l’anglais
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