(Minghui.org) Bonjour, vénérable Maître ! Bonjour, compagnons de cultivation !

Récemment, notre projet lié aux médias sociaux a connu de nombreuses difficultés. De fin 2025 jusqu’au milieu de cette année, nous avons traversé une période particulièrement éprouvante.

Depuis fin décembre 2025, des modifications importantes sont survenues sur diverses plateformes de réseaux sociaux. Tout d’abord, la plate-forme A s’est mise à restreindre la portée de nos publications promotionnelles ; ensuite, la plate-forme B a connu un changement majeur de son algorithme. D’autres changements ont également été observés. Il est devenu extrêmement difficile de faire la promotion de Gangjing World sur les réseaux sociaux, et les techniques précédemment utilisées n’étaient plus efficaces. Cela a entraîné une forte baisse du trafic, et l’ensemble du projet est entré une nouvelle fois dans une période difficile.

De nombreux pratiquants se sont sentis désorientés et déconcertés. Certains sont devenus apathiques et hésitants, tandis que d’autres ont abandonné le projet. J’ai moi aussi ressenti une pression intense. En constatant la baisse continue de la fréquentation, un sentiment de lourdeur s’est emparé de mon cœur : si cela continuait ainsi, comment pourrais-je affronter les coordinateurs et les efforts de mes compagnons de cultivation ? Si je mobilisais des ressources sans atteindre l’objectif consistant à clarifier la vérité et à sauver les gens, je m’écarterais alors du chemin droit d’un pratiquant. J’ai compris qu’il fallait que je regarde à l’intérieur et que je m’ajuste.

Comme je ressentais cette pression intérieure, j’ai eu quelques problèmes de santé et je ne pouvais même plus assister aux réunions du soir. Je me sentais souvent anxieux et, parfois, je n’arrivais pas à maintenir mon xinxing lorsque j’interagissais avec d’autres pratiquants. Parfois, mon ton était accusateur, allant jusqu’à critiquer sévèrement certaines personnes. Mon comportement était loin d’être paisible.

Un échange avec une pratiquante de longue date

Le projet était au point mort, et, en tant que responsable technique, je savais que cela devait être lié à mon état de cultivation. Mais où se situait exactement le problème ? J’ai discuté avec une pratiquante âgée de la région. J’espérais qu’elle me signalerait franchement mes problèmes. Elle a fait preuve de beaucoup de tact et m’a dit que ma pensée droite était insuffisante. Le projet était fortement entravé par le concept de « restriction de trafic », mais nous avions accepté ce concept et ne croyions pas que la pensée droite pourrait le surmonter.

Elle a dit : « Pourquoi ne pas utiliser la pensée droite pour nier cela ?! Émettez la pensée droite pour éliminer cette interférence ! »

Ses paroles m’ont poussé à réfléchir profondément. En repensant aux derniers mois, chaque fois que j’assistais aux réunions de groupe, j’entendais mes compagnons de cultivation répéter à plusieurs reprises que les réseaux sociaux étaient en train de changer : ils restreignaient nos publications et affectaient négativement nos efforts. Ma façon de penser avait été influencée par cela. Je me disais : « Oui, c’est normal que les réseaux sociaux évoluent. Lorsque nous clarifions la vérité en utilisant les médias grand public, nos méthodes doivent s’adapter à ces changements. Cette restriction est peut-être temporaire ; peut-être que la situation s’améliorera d’ici peu. »

Le volume du trafic continuait de baisser. Y avait-il vraiment un problème avec ma cultivation ?

Trouver une issue

Lors de sa conférence « Enseignement du Fa lors d’une réunion de NTDTV », le Maître a dit :

« Ce qui vous a été donné est le chemin le plus droit, mais il est étroit. Quand vos intentions sont erronées ou qu’il y a des problèmes dans votre façon de faire, le chemin va être difficile. Le chemin est très étroit et il peut sembler qu’on ne puisse le suivre. Mais en fait, vous pouvez le faire. » (« Enseignement du Fa lors d’une réunion de NTDTV », Enseignement du Fa dans les conférences IX)

Ma compréhension est qu’il y a un chemin qui peut sembler impraticable, mais que nous pouvons tout de même emprunter. Alors, où se trouve mon chemin ?

Nous ne pouvons pas attendre que ce chemin se présente ni qu’un point tournant survienne seul. Début février, j’ai décidé de trouver une solution en commençant par Twitter où le trafic avait considérablement diminué. J’ai abordé plusieurs problèmes simultanément : premièrement, j’ai commencé à utiliser des vidéos courtes et captivantes comme publications principales ; deuxièmement, pour éviter d’enclencher le mécanisme de limitation du trafic sur Twitter, j’ai apporté des modifications à toutes les URL promotionnelles ; et troisièmement, j’ai cherché comment automatiser le montage de vidéos courtes, la publication, les réponses et l’analyse d’efficacité à l’aide de logiciels. Après environ trois semaines, mon compte Twitter semblait avoir commencé à s’améliorer, avec une augmentation significative du nombre d’abonnés et de vues sur mes publications.

Toutefois, lorsque j’ai présenté ces avancées à l’équipe Twitter, les réactions ont été mitigées. Quelques personnes ont testé ma méthode et ont constaté une diminution significative du nombre de clics enregistrés dans leur système ; elles sont donc revenues à leur approche initiale.

Quelques semaines plus tard, à la mi-mars, j’ai mis au point une méthode complète et créé un outil de montage vidéo simple et facile à utiliser. De plus, j’ai démontré que mon propre compte gagnait en moyenne 1000 abonnés toutes les deux semaines. Cela a enfin incité certains de mes compagnons de cultivation de l’équipe Twitter à passer à l’action. Après un certain temps, certains comptes ont obtenu des résultats similaires aux miens, ce qui a renforcé la confiance de tout le monde, et davantage de pratiquants ont commencé à participer.

Cependant, bien que seuls quelques comptes ont réussi à surmonter la limitation du trafic, cela n’était pas suffisant, car le trafic généré restait limité et l’objectif quotidien de trafic demeurait difficile à atteindre. Nous avons donc élaboré une nouvelle stratégie novatrice, consistant à offrir un accompagnement individuel à certains pratiquants, en les aidant à surmonter les obstacles un par un, en les incitant à modifier leur état d’esprit, en leur montrant comment procéder et en leur démontrant les effets d’une approche correcte. De cette manière, le trafic des pratiquants a commencé à augmenter et, petit à petit, le trafic global s’est rétabli. Ce processus a été véritablement ardu. La principale force de notre projet est composée de pratiquants âgés, dont la plupart sont âgés de 70 à 80 ans, apprennent lentement et ont besoin d’explications répétées. Il leur arrive d’oublier ce qu’on leur a dit, ce qui nécessite de leur réexpliquer, et des problèmes surgissent constamment, que nous traitons ensuite un par un.

Alors que des progrès significatifs ont enfin été réalisés sur le point A, le point B continue de souffrir de restrictions sur de nombreuses pages. Les utilisateurs hésitent à publier leurs contenus, craignant que leurs pages ne soient limitées, voire supprimées. L’ensemble de l’équipe Facebook était au point mort, avec un trafic très faible.

Attendre ne changerait rien, alors j’ai décidé de trouver une autre solution pour B. À partir du mois de mai, j’ai créé ma propre page B, en adoptant la même méthode de publication que pour A. Pour gagner du temps, j’ai également développé un outil de publication afin de simplifier le processus. Cela permet aux utilisateurs de transférer des publications de A vers B en quelques clics seulement, ce qui offre un double avantage pour un seul effort. Dans la pratique, j’ai découvert que B ne présentait pas autant de contraintes que je l’avais imaginé. Au contraire, B s’est avéré être très bien adapté à la promotion, d’autant plus qu’il est relativement facile de s’y lancer. Lorsque nous avons commencé à travailler sur cette page, j’ai constaté qu’elle avait atteint, voire dépassé, le trafic de certaines de nos pages précédentes en l’espace de deux à trois semaines. L’équipe B a emboîté le pas, et les résultats ont été remarquables, avec une augmentation significative du trafic global.

Après des mois d’efforts incessants, l’équipe a réussi à surmonter divers obstacles et à adopter une nouvelle mentalité, et a finalement trouvé une voie à suivre. Le projet a atteint un niveau de trafic jamais vu auparavant.

Face à un défi d’une telle ampleur, où se situait exactement le problème ? J’ai fait le point sur moi-même. Depuis un an ou deux, je me suis principalement concentré sur la construction de la plateforme et le développement d’outils : je n’ai personnellement rien publié. J’ai plutôt délégué les tâches et laissé l’équipe trouver elle-même des solutions. En tant que responsable technique du projet, j’ai manqué à mes responsabilités.

Avec le recul, le facteur le plus déterminant a été les restrictions imposées par les réseaux sociaux à nos comptes promotionnels, à nos communautés et à nos pages, voire la suspension de certains comptes et pages. Cela a eu un impact psychologique considérable sur l’ensemble de l’équipe, entraînant un manque de pensée droite, des attitudes négatives, voire de la peur. Pour les pratiquants, ce sont là autant d’attachements. Lorsque notre peur était particulièrement forte, cela a gravement entravé nos efforts pour sauver les êtres.

En y réfléchissant davantage, pourquoi manquons-nous de pensée droite et pourquoi éprouvons-nous même de la peur lorsque nous sommes confrontés à de telles situations ? J’ai l’impression qu’il y a encore un attachement à l’ego, comme la peur de voir ses comptes ou ses pages d’accueil bloqués ; la peur de perdre des années d’efforts consacrées à ces comptes et pages d’accueil ; la peur d’être tenu pour responsable ; la peur d’être méprisé si des problèmes surviennent, etc. De telles conceptions peuvent facilement transformer des problèmes faciles à résoudre en situations complexes.

De plus, en clarifiant la vérité et en sauvant les gens parmi les gens ordinaires, j’ai constaté que certaines méthodes, expériences, outils et procédures se sont parfois imposés et se sont révélés efficaces. Cependant, les choses restent rarement inchangées ; ces pratiques établies peuvent, à un moment donné, devenir obsolètes ou inefficaces. Si l’on s’obstine à maintenir les anciennes pratiques, et si l’on n’est pas disposé ou si l’on a peur de faire preuve d’innovation et de trouver de nouvelles idées et solutions, cela créera également un obstacle, entravant, voire stoppant, le travail de sauver les gens.

Lors de sa conférence « Enseignement du Fa lors d’une réunion de The Epoch Times », le Maître a dit :

« Plus vous grossissez la difficulté, plus cette affaire devient difficile, puisque l’apparence naît du cœur, donc cette affaire devient plus compliquée. L’apparence naît du cœur, il y a là un autre niveau de signification, c’est que vous lui donnez une position élevée en vous considérant vous-mêmes tout petit. Ne considérez pas ces choses elles-mêmes comme extraordinaires, sauver les gens est une affaire tellement grande, faites ce que vous devez faire, ayez l’esprit tranquille, ne vous en faites pas si vous rencontrez ou entendez des choses qui ne vont pas selon vos souhaits et qui ne vont pas comme vous voulez, faites bien ce que vous avez à faire ouvertement et dignement. Quand vous n’êtes ni perturbés ni entraînés par ce qui est pervers, il ne naîtra chez vous aucun facteur mauvais, la perversité deviendra alors insignifiante, vous-mêmes deviendrez hauts et grands, la pensée droite sera puissante. C’est vraiment comme ça. » « Enseignement du Fa lors d’une réunion de The Epoch Times », Enseignement du Fa dans les conférences X)

En réalité, le Maître nous a déjà enseigné le principe selon lequel « l’apparence naît du cœur », et nous a expliqué comment les pratiquants doivent affronter les difficultés et les épreuves. C’est simplement que nous oublions souvent ce que le Maître nous a enseigné. C’est pourquoi nous trébuchons et tombons en chemin.

Conclusion

Au cours de ma cultivation, j’ai parfois eu l’impression de marcher dans un désert, entouré de difficultés, incapable de voir la voie à suivre. Cela pouvait bien être une occasion cruciale pour moi d’améliorer ma cultivation : une épreuve pour voir si je maintiens ma pensée droite, si je suis capable de persévérer face aux difficultés et si je peux rester inébranlable. Parce que nous sommes les disciples du Maître et qu’il veille toujours sur chacun d’entre nous. Il y aura donc forcément une issue ! L’essentiel est de savoir si nous pouvons avoir une foi inébranlable à 100 %, si nous pouvons aborder ce chemin avec calme et assiduité, et si nous osons abandonner nos anciennes conceptions bien ancrées pour tracer une nouvelle voie.

Le Maître a dit :

« Autrefois, quand je cultivais et pratiquais, de nombreuses personnes d’un niveau élevé m’ont dit : “C’est difficile à endurer, mais on peut l’endurer, c’est difficile à faire, mais on peut le faire.” En fait, c’est ainsi. Une fois rentré chez vous, vous n’aurez qu’à essayer. Quand vous êtes vraiment en plein désastre ou au milieu des épreuves, essayez donc ; c’est difficile à endurer, endurez-le quand même ; lorsque cela vous paraît impossible à faire, ou si on dit que c’est difficile à faire, essayez donc pour voir si c’est vraiment impossible. Si vous pouvez vraiment y arriver, vous découvrirez qu’après avoir passé sous l’ombrage des saules, il y a l’éclat des fleurs et un autre village à l’horizon. » (Neuvième Leçon, Zhuan Falun)

Lorsque nous rencontrons des difficultés, l’essentiel n’est pas de savoir à quel point le problème est difficile ou semble insurmontable, mais de savoir si nous avons la pensée droite et la détermination nécessaires pour trouver une solution. Nous devons nous rappeler que « rien n’est vraiment insupportable ni impossible ». Aucune difficulté ne peut nous arrêter sur notre chemin de cultivation et de salut des êtres.

Ce sont quelques-unes de mes récentes expériences de cultivation. N’hésitez pas à m’indiquer les points sur lesquels je dois m’améliorer.

Merci, Maître ! Merci, compagnons de cultivation !

(Présenté lors de la Conférence de Fa du Canada 2026)

Traduit de l’anglais