(Minghui.org) Je pratique le Falun Dafa depuis plus de vingt ans, et je me rends compte graduellement que la cultivation est vaste et profonde. Au cours des premières années, ma compréhension du Fa était superficielle ; je pensais que si je ne réprimandais ni ne frappais personne, que si je ne volais ni ne dérobais rien à autrui, j’étais considéré comme une bonne personne et un pratiquant. Au fil du temps, en approfondissant mon étude du Fa, j’ai découvert que ce n’était pas du tout le cas.
Prendre conscience que je défendais des principes humains
Le Maître a dit :
« Notre attitude se distingue de celle des gens ordinaires, ceux-ci ne pensent qu’à obtenir des avantages personnels et qu’à savoir comment vivre bien et confortablement. Nous les pratiquants de gong, nous agissons autrement, c’est juste le contraire, nous ne voulons pas chercher à obtenir ce que les personnes ordinaires veulent avoir ; mais ce que nous obtenons, c’est ce que les gens ordinaires ne parviendront pas à obtenir même s’ils le voulaient, à moins qu’ils ne se mettent à cultiver et à pratiquer. » (Quatrième leçon, Zhuan Falun)
J’avais étudié cet enseignement d’innombrables fois, mais ma compréhension restait superficielle. Je n’essayais pas de l’approfondir ni de réfléchir davantage à la manière de relier cet enseignement aux conflits de ma vie quotidienne et de mon travail. Ces dernières années, j’avais senti que ma cultivation avait atteint un point de blocage. J’avais l’impression de tourner en rond face aux conflits. Maintenant que j’y repense, le problème venait en réalité de ma quête.
Je suis un simple employé. Je suis le plus âgé de mon équipe, j’ai le plus d’ancienneté, je possède les meilleures compétences techniques et j’ai les principes moraux les plus élevés. Je suis assidu et fiable, et bon nombre de mes collègues ont autrefois été mes apprentis. J’étais autrefois chef d’équipe, mais comme je détestais la politique interne et les jeux de pouvoir, j’ai démissionné de ce poste il y a des années pour redevenir un simple employé. Je travaille consciencieusement et je n’ai jamais profité des autres, ni exercé de harcèlement ni fait de flatteries, et je suis fier d’éviter ce genre de comportements.
Cependant, l’année dernière, l’entreprise a mis en place un système d’évaluation des performances basé sur un barème de notes. Aucune explication n’ayant été fournie lors de la première évaluation, aucun d’entre nous ne savait même que cela se passait. Environ quatre mois plus tard, lors du versement de nos salaires, j’ai constaté que j’avais gagné environ 700 yuans de moins que mes collègues. Ce n’est qu’après avoir interrogé mon supérieur que j’ai pris connaissance de ce système d’évaluation et découvert que j’avais obtenu la note la plus basse possible.
Je lui ai demandé pourquoi on ne nous en avait pas informés, alors que cette mesure était déjà en vigueur depuis quelques mois. Ce n’est qu’à ce moment-là que le superviseur a demandé, de manière évasive, au responsable de la documentation de partager le document d’entreprise correspondant dans le groupe de travail sur WeChat. J’ai interpellé tous les responsables hiérarchiques, du chef d’équipe au superviseur en passant par le directeur, pour leur demander qui m’avait attribué cette note et pourquoi. Personne n’a voulu l’admettre.
Les supérieurs rejetaient la faute sur leurs subordonnés, tandis que ces derniers rejetaient la faute sur leurs supérieurs. Deux chefs d’équipe ont même insisté à l’unisson : « Tu es la dernière personne à qui nous donnerions une mauvaise note ! » Et pourtant, le fait est que j’avais reçu la note la plus basse. Trois ans se sont écoulés et, à ce jour, personne ne l’a encore admis. Il s’agissait de toute évidence d’un cas de manipulation et de manœuvres sournoises, d’un acte d’intimidation.
D’après ce que m’ont dit mes collègues, le chef de service savait que je pratiquais le Falun Gong, c’est pourquoi il m’avait délibérément pris pour cible.
Par la suite, notre équipe a procédé à un vote interne pour désigner un chef d’équipe et c’est moi qui ai obtenu le plus grand nombre de voix. Cependant, la direction a refusé d’approuver ma nomination. Après un long délai, elle a fini par nommer à ce poste les deux personnes qui possédaient les compétences techniques les plus faibles et dont les performances professionnelles étaient les plus médiocres.
Il y a deux ans, un concours de compétences comprenant quatre catégories a été organisé, et j’ai remporté la première place dans deux d’entre elles. Pourtant, lors de la remise des prix, on ne m’a décerné que deux deuxièmes places. Je n’ai même pas été pris en considération pour les premières places. Il s’agissait d’un événement majeur auquel assistaient de nombreux cadres, notamment le directeur général adjoint de l’entreprise, les chefs de service, le directeur de l’usine et divers responsables. Un collègue de mon équipe s’est alors écrié : « C’est une mascarade ! C’est truqué ! C’est une escroquerie ! » Il s’apprêtait à se disputer avec les dirigeants, mais je l’ai rapidement arrêté en lui disant : « S’il te plaît, n’en dis pas plus. Mes gains ou mes pertes personnels n’ont pas d’importance. Nous devons privilégier l’intérêt général. »
Il m’est également arrivé de ne pas pouvoir garder mon sang-froid et d’aborder les problèmes avec la mentalité d’une personne ordinaire. J’ai perdu mon calme et je me suis joint à mes collègues pour me plaindre et critiquer les personnes mesquines et flagorneuses, ainsi que les cadres grossiers et mal élevés. Mais il m’est aussi souvent arrivé de me rappeler que je suis un pratiquant et que je ne peux donc pas m’abaisser au niveau des personnes ordinaires. Je dois gérer les conflits avec une attitude magnanime. Cependant, mon cœur était encore ému. J’hésitais et oscillais entre l’état d’un pratiquant et celui d’une personne ordinaire, incapable d’éliminer complètement mes attachements. J’avais l’impression que quelque chose n’allait pas dans ma cultivation. Je ne progressais plus aussi vite qu’avant, et j’avais même l’impression de stagner.
Maintenant, je vis uniquement en tant qu’être reconnu par le Maître
Avec le recul, je me rends compte aujourd’hui que mon attitude n’était pas correcte. Je ne me comportais pas comme un pratiquant. Les pratiquants ne devraient pas se disputer sur ce qui est bien ou mal ni se plaindre aux côtés des non-pratiquants.
En tant que pratiquant de Falun Dafa, se contenter d’être une bonne personne parmi les gens ordinaires est loin d’être suffisant. Peu importe mes efforts, je n’étais tout au plus qu’une bonne personne parmi les gens ordinaires. Je n’étais pas à la hauteur des exigences d’un pratiquant de Falun Dafa. Ce que recherchent les gens ordinaires, c’est de mener une vie agréable et confortable et d’obtenir plus d’avantages. Nous, les pratiquants, sommes tout le contraire. Nous ne recherchons pas ces choses-là. Au contraire, nous devons endurer des épreuves, nous mettre en situation de désavantage et nous débarrasser de notre karma afin d’élever notre niveau de cultivation. Face à un gain personnel, nous ne devons pas rivaliser avec les autres, mais laisser plutôt la nature suivre son cours.
Je ne dois pas prendre à cœur le fait qu’ils me méprisent, me maltraitent ou parlent de moi en mal ni y accorder la moindre importance. Je dois m’en tenir au principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance pour mener ma vie et faire face aux difficultés. Je dois regarder au-delà des illusions de ce monde, me débarrasser de toutes les émotions et de tous les sentiments générés dans ce monde, comme la joie, la colère, la tristesse, l’inquiétude, le chagrin, la peur et la surprise, et rester droit, pur et libre de tout attachement, à l’exception de la bienveillance. C’est ce que le Maître reconnaît et ce que l’univers souhaite. Je veux seulement être un être reconnu par le Maître ! Je n’ai pas besoin de l’approbation de qui que ce soit d’autre.
Si mes collègues de travail ne m’avaient pas créé ces conflits, je n’aurais pas découvert que je nourrissais encore en moi des désirs humains aussi vils que la recherche du profit, de la renommée, de la promotion, du respect et des éloges. Je n’aurais pas pu me cultiver, et cela aurait été vraiment terrible. Ces conflits m’ont en réalité permis, grâce à ces collègues, de mettre au jour les attachements et les défauts qui subsistent en moi, afin que je puisse appliquer davantage, à différents niveaux, les principes du Fa dont le Maître a parlé, pour me débarrasser de ces attachements humains impurs, me purifier et m’élever vers des niveaux supérieurs.
Le Maître a dit :
« Dans le xiulian, tout ce que vous vivez est une bonne chose et tout cela établit votre propre vertu majestueuse. » (Enseignement du Fa à la conférence de l’Est des États-Unis)
J’ai tellement honte de moi ! Par le passé, je n’ai pas bien étudié le Fa. C’est grâce à l’aide de mes supérieurs et de mes collègues que j’ai compris ce principe du Fa, bien que tardivement. Je tiens donc vraiment à les en remercier.
D’un autre point de vue, si je ne parviens souvent pas à lâcher prise sur certaines choses, comme le fait que mon salaire et ma prime soient supérieurs ou inférieurs à ceux de quelqu’un d’autre, ou si je m’inquiète de savoir si mon patron me favorise, ne suis-je pas simplement en train de courir après les choses matérielles ? Est-ce que je souhaite toujours mener la vie confortable d’une personne ordinaire ? Est-ce que je ne souhaite pas me cultiver pour quitter ce monde profane ? S’il y a quoi que ce soit auquel je ne parviens pas à renoncer, je ne pourrai pas mener ma cultivation à son terme. Cela deviendra un obstacle qui m’empêchera de retourner dans mon véritable foyer. C’est une affaire sérieuse.
Le Maître a clairement indiqué que les pratiquants de Falun Dafa ne font que rendre service à la société. En dehors de ces trois choses, nous n’avons rien d’autre à faire. Nous n’avons pour seule référence que le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Nous n’avons qu’un seul état d’esprit, celui de la bienveillance. Nous ne demandons ni ne souhaitons rien d’autre. Nous devenons simplement des êtres droits et purs qui atteignent le but de la cultivation et retournent chez eux en suivant le Maître.
Merci, grand Maître bienveillant, de nous avoir fait don de ce grand Dafa universel. Depuis des millénaires et des éons, personne n’a jamais traité l’humanité avec une telle compassion, en nous enseignant ce Dafa profond qui nous permet de nous purifier, de nous élever et de progresser dans notre cultivation, passant des niveaux inférieurs aux niveaux supérieurs. En suivant simplement Dafa, nous pouvons nous purifier et nous élever pas à pas dans notre cultivation, pour ainsi retourner dans notre foyer sacré et merveilleux et retrouver tous nos êtres !
Traduit de l’anglais
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