(Minghui.org) Un homme âgé de 56 ans dans la ville de Jinan, province du Shandong, a été jugé le 18 mai 2026 en raison de sa pratique du Falun Gong, une discipline spirituelle que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.

M. Qiao Chenglin, ouvrier dans une usine d’engrais, a été illégalement arrêté à son domicile, le 13 janvier 2026. Cinq policiers du premier poste de police de Shuangshan ont fait irruption à son domicile et l’ont emmené sans même lui permettre de mettre ses chaussures. Ils l’ont pris pour cible après l’avoir vu en train de distribuer des dépliants de Falun Gong plus tôt dans la journée.

Les policiers ont emmené M. Qiao au centre de détention de Guanzhuang et ont soumis son dossier au parquet du district de Zhangqiu. Il a été inculpé à une date inconnue et a été tenu en procès au tribunal du district de Zhangqiu le 18 mai 2026.

Sa famille s’est vu refuser l’accès au palais de justice. Un employé a d’abord permis de les laisser entrer, mais a rapidement menacé de les faire arrêter pour trouble à l’ordre public s’ils insistaient pour assister au procès. Il a également refusé de communiquer le nom du procureur et du juge.

Ce n’est pas la première fois que M. Qiao est pris pour cible en raison de sa croyance à laquelle il attribue la guérison de son psoriasis persistant. Le 21 août 2018, il a été illégalement arrêté chez lui par des policiers du premier poste de police de Shuangshan. Une personne l’avait signalé lorsqu’il avait parlé du Falun Gong à des gens. Il a été détenu au centre de détention temporaire de Zhonggong pendant quinze jours puis a été libéré le 5 septembre.

Le 3 juin 2020, M. Qiao a été illégalement arrêté à son travail par quatre policiers, dont le chef de police Zhang Bingqiang du premier poste de police de Shuangshan et le capitaine Wei Hongbo du Bureau de la sécurité intérieure du district de Zhangqiu. Ils l’ont pris pour cible après qu’une caméra de surveillance l’a filmé en train de distribuer des documents de Falun Gong dans une zone résidentielle le 3 mai de la même année. Il a été libéré sous caution quelques heures plus tard, mais il a été convoqué par le Bureau de la sécurité intérieure le 8 juillet. Le capitaine adjoint Sun Fengguo l’a interrogé.

Le 3 août 2020, Jiao Peng du parquet du district de Zhangqiu a téléphoné M. Qiao et lui a ordonné de se présenter, car son dossier avait été transmis par le Département de police du district de Zhangqiu. Afin d’éviter d’être poursuivi pour sa croyance, il a quitté son emploi et est parti en exil. Le capitaine Wei et des policiers du premier poste de police de Shuangshan ont fréquemment harcelé sa femme et l’ont questionné sur l’endroit où il se trouvait.

Les policiers du premier poste de police de Shuangshan ont plus tard retracé M. Qiao et l’ont arrêté à son nouveau lieu de travail le 15 avril 2022. Ils l’ont interrogé au poste de police et l’ont ensuite libéré sous caution.

Le 13 mai 2022, la procureure Chen Jing a interrogé M. Qiao sous serment. Il a d’abord refusé de signer le dossier, mais Chen l’a trompé pour l’emmener à le faire. Cinq jours plus tard, elle l’a inculpé et a soumis son dossier au tribunal du district de Zhangqiu le même jour.

Quelques semaines plus tard, le 14 juin 2022, M. Qiao a été tenu en procès. Le juge Xu Shanshan lui a commis d’office un avocat et a contraint l’avocat a plaidé coupable contre son gré. Il n’a pas été autorisé à témoigner pour sa propre défense.

Un policier du premier poste de police de Shuangshan a convoqué M. Qiao le 2 août 2022. Lorsqu’il s’y est présenté, il a été emmené pour des examens médicaux. Après cela, il a été placé au quatrième centre de détention de la ville de Jinan et a raté le mariage de sa fille.

À une date que l’on ignore, le juge Xu a condamné M. Qiao à un an. Le greffier Liu Lu et la procureure Chen ont également signé le verdict.

Le 24 février 2023, M. Qiao a été incarcéré à la prison de la province du Shandong. Souffrant de toux fréquentes, les gardiens ont déplacé son lit dans le couloir afin de ne pas déranger les autres détenus. Le couloir était froid et bruyant et il était incapable de dormir. Il faisait des cauchemars et était agité pendant son sommeil. Il lui arrivait aussi de crier, de donner des coups de pied et de frapper des objets. Ces symptômes ont persisté après sa libération le 4 août 2023. Pour ne pas inquiéter sa femme, il est allé vivre avec sa mère à la campagne. Une fois ses symptômes disparus, il est rentré chez lui.

Voir aussi :

Auparavant emprisonné pendant un an, un homme du Shandong risque une mise en accusation pour sa pratique du Falun Gong

Traduit de l’anglais