(Minghui.org) Je pratique le Falun Dafa depuis plus de vingt ans. En repensant à mon parcours de cultivation, j’ai réalisé que j’avais abordé de nombreuses épreuves avec des pensées et des émotions humaines ordinaires. Mon xinxing ne s’était pas beaucoup élevé. J’ai causé du souci au Maître.
Après m’être calmée et avoir réfléchi aux raisons pour lesquelles je n’avais pas bien fait ces dernières années, j’ai compris que la raison principale était que je n’étudiais pas bien le Fa. Non seulement je lisais rarement le Fa, mais je n’étais pas vraiment concentrée lorsque je le lisais. Après avoir compris cela, j’ai commencé à étudier et à mémoriser les enseignements afin d’être immergée dans le Fa à tout moment. Puis, lorsque des problèmes surgissaient, je regardais à l’intérieur et j’éliminais de nombreux attachements qui n’auraient pas dû exister. Mon xinxing s’est élevé, et mon environnement de cultivation s’est également grandement amélioré.
Éliminer le ressentiment et la méfiance envers mon mari
Je trouvais que mon mari avait très bon caractère, c’est pourquoi je l’ai épousé. Notre relation était excellente. Même s’il y avait parfois de petits désaccords, ceux-ci n’affectaient en rien nos sentiments l’un pour l’autre.
Je me sentais souvent chanceuse. De nos jours, il n’est pas facile de trouver un mari aussi attentionné, prévenant et digne de confiance. Après la naissance de ma fille, j’ai développé une mastite, puis une gastrite et un reflux biliaire. J’ai terriblement souffert. Il m’emmenait partout pour me faire soigner et supportait aussi mes sautes d’humeur. Comme je me sentais tout le temps malade, je ne pouvais rien faire et j’étais malheureuse, alors je déversais toute ma colère sur lui. Il s’adaptait à moi en tout point. Il s’occupait de toutes les tâches ménagères et me réconfortait sans cesse. Si quelque chose me contrariait, je piquais une crise. Pourtant, il était très patient et ne se fâchait jamais contre moi, quel que soit mon comportement.
Après avoir commencé à pratiquer le Falun Dafa, nos rôles ont soudain changé, sans que je sache vraiment pourquoi. En plus de mon travail, je devais m’occuper des tâches ménagères, m’occuper de notre enfant et prendre soin des personnes âgées de la famille. Il rentrait tard tous les soirs, s’allongeait sur le lit et regardait son téléphone. Ce n’est qu’après avoir fini de cuisiner et que je l’appelais en disant « Le dîner est prêt » qu’il venait manger. Une fois qu’il avait dîné, il se remettait à regarder son téléphone. Parfois même, il me critiquait. Au début, je me disais : « Peut-être que je lui dois quelque chose du passé, et que maintenant je le rembourse. » En pensant ainsi, j’ai laissé passer.
Mais comme j’étais très occupée au travail et que je n’arrivais pas à maintenir mon étude du Fa, j’ai progressivement perdu ma sérénité. J’oubliais souvent que j’étais une pratiquante. Je me sentais déséquilibrée intérieurement, et j’étais silencieusement en colère, mais je ne disais rien. Après avoir tout ravalé pendant un certain temps, j’ai fini par exploser et je me suis disputée violemment avec mon mari. Peu à peu, j’ai développé une profonde rancœur à son égard. Je ne voyais plus que ses défauts, et j’en suis même venue à regretter de l’avoir épousé.
Un après-midi, pendant les heures de travail, mon mari m’a demandé de l’accompagner à son bureau. À notre arrivée, j’ai été choquée par ce que j’ai vu. Une collègue de son service, Ling, a poussé la porte de son bureau avec l’épaule. Elle ne m’a pas adressé la parole, alors que nous nous connaissions. Après que mon mari eut déverrouillé la porte, elle l’a suivi dans le bureau. Elle s’est dirigée vers son bureau, a pris un stylo, a signé un formulaire et s’est dépêchée de sortir. Tout cela s’est déroulé dans la précipitation et m’a paru étrange.
Le comportement de Ling m’a profondément blessée. Je me suis dit : « Pour qui se prend-elle avec mon mari ? » Mon mari était son supérieur hiérarchique. Elle aurait dû frapper et attendre qu’on l’invite à entrer avant de pénétrer dans son bureau. Le fait qu’elle ait poussé la porte avec son épaule m’a semblé tellement désinvolte et impoli. Une fois à l’intérieur, elle s’est comportée comme si c’était son bureau.
Je n’ai tout simplement pas pu accepter son comportement, alors j’ai demandé à mon mari : « Pourquoi est-elle si désinvolte quand elle vient dans ton bureau ? Est-elle toujours comme ça ? »
Mon mari a répondu : « Je ne sais pas. Elle a peut-être des problèmes familiaux. »
Son explication ne m’a pas calmée ; je suis rentrée chez moi en colère. De nombreuses scènes passées me revenaient à l’esprit. Ling avait mauvaise réputation. J’avais entendu dire que son ex-mari s’était remarié et qu’elle avait brisé une autre famille. Elle s’habillait à la mode et de façon provocante, et beaucoup de gens au travail ne l’aimaient pas, mais mon mari semblait souvent l’admirer. Lorsque mon mari se rendait dans une autre ville pour le travail avec un autre collègue masculin, il l’emmenait expressément avec eux. Je voyais souvent des liens vers des articles qu’elle lui envoyait par SMS et des vidéos drôles qu’elle lui envoyait sur WeChat. Tout cela me faisait en vouloir encore plus à mon mari. Pourquoi rentrait-il toujours tard ? Pourquoi ne faisait-il rien à la maison ? Pourquoi me regardait-il toujours de haut ? J’ai soudain eu l’impression de me réveiller d’un rêve : « C’est donc pour ça », ai-je pensé.
Je me suis sentie émotionnellement anéantie et profondément blessée. Je me sentais injustement traitée et j’ai même pensé que j’aurais dû gifler Ling. Mais je savais que j’étais une pratiquante et que je ne pouvais pas agir ainsi. J’ai parlé avec la pratiquante Feng lorsque je suis arrivée à contrôler ma douleur. Feng est une pratiquante plus âgée qui coordonnait auparavant notre groupe d’étude du Fa. Elle m’a conseillé d’aborder cette affaire avec l’état d’esprit d’une pratiquante, d’étudier davantage le Fa et de regarder à l’intérieur. Elle m’a dit que je devais considérer cela comme une bonne chose qui m’aiderait à m’élever. Ses paroles m’ont grandement réconfortée et inspirée. J’ai réalisé que rien n’arrive par hasard. Il devait y avoir des attachements dont je devais me débarrasser.
Je me suis forcée à me calmer et à étudier le Fa, et j’ai demandé au Maître de m’aider. Cette nuit-là, j’ai fait un rêve très réaliste. J’étais assise au bord d’une grande fosse tandis que mon mari et Ling étaient à l’intérieur et m’aidaient à chercher mes chaussures. Le mot « chaussures » m’a rappelé le mot « pervers » en chinois. J’ai compris que je devais avoir des choses mauvaises en moi. J’ai commencé à regarder à l’intérieur de façon inconditionnelle et j’ai découvert une forte rancœur, de la méfiance, de la jalousie, de la compétitivité, le fait de mépriser les autres et le désir de les contrôler. J’ai également découvert que j’avais un profond attachement émotionnel à mon mari. Je voulais qu’il me chouchoute et me place au centre de tout. Après avoir identifié ces mauvaises pensées, j’ai décidé de travailler dur pour les éliminer.
J’ai consacré davantage de temps à la lecture et à la mémorisation du Fa, et je me suis efforcée de ne plus penser à ces choses-là. Je savais que ces problèmes étaient le fruit de mes propres mauvaises pensées. J’ai consacré mon temps à bien faire les trois choses. À mesure que je me corrigeais en suivant le Fa, j’ai senti que tout changeait. Ma relation avec mon mari est devenue plus harmonieuse, et j’ai réalisé qu’il n’était pas tel que je l’avais imaginé. J’ai également commencé à voir qu’il tenait à moi.
Un jour, mon mari est parti se faire couper les cheveux, mais au bout de deux heures, il n’était toujours pas rentré. « Pourquoi une coupe de cheveux prendrait-elle autant de temps ? » Mes pensées méfiantes ont recommencé à refaire surface : « Où est-il allé ? Est-il allé voir cette femme ? » J’ai été immédiatement sur le qui-vive. « À quoi je pense ? C’est une pensée mauvaise et suspicieuse. Je ne veux pas de ça. » J’ai cessé de penser négativement et j’ai laissé aller le ressentiment qui montait envers mon mari. Je me suis dit que je voulais être un être éveillé et ne plus me laisser ébranler par de telles choses.
J’ai réfléchi à ce que j’allais cuisiner pour le dîner. Mon mari aimait la bouillie de maïs, alors je lui en ai préparé. Une fois le repas prêt, il n’était toujours pas rentré. Mon cœur a recommencé à s’agiter. Je voulais l’appeler pour lui demander où il était. J’ai pris le téléphone, puis je l’ai reposé. Je me suis dit : « Je ne veux pas de cette pensée malsaine et méfiante. Je devais avoir confiance dans mon mari et savoir qu’il ne faisait rien de mal. »
Au bout d’une demi-heure, il est enfin rentré. Il m’a dit qu’après s’être fait couper les cheveux, il était allé au centre commercial et avait acheté une paire de chaussures et deux pieds de porc. Je lui ai dit : « Parfait, notre fille rentre à la maison et elle aime les pieds de porc. » Mais il m’a répondu : « Si elle en veut, j’en achèterai d’autres plus tard. Ceux-là sont pour toi. Mangeons-en un au dîner. » J’étais touchée. D’habitude, il achetait la nourriture qu’il aimait. Je ne m’attendais pas à ce que cette fois-ci, il achète mon plat préféré.
Je me suis soudain rendu compte que ce jour-là, j’avais agi conformément aux exigences du Fa et que j’avais préservé mon xinxing. Le comportement de mon mari était un encouragement de la part du Maître. Merci Maître !
Changer ma façon de penser a aidé ma fille à revenir à la cultivation
Ma fille était faible et chétive depuis son enfance. Elle attrapait souvent des rhumes, avait de la fièvre et avait développé une pneumonie. Elle avait fréquemment besoin de traitements par intraveineuse, parfois pendant plus de vingt jours. J’ai commencé à pratiquer Dafa quand elle avait trois ans. Au fur et à mesure que je cultivais, la santé de ma fille s’est miraculeusement améliorée. Je l’emmenais souvent avec moi pour étudier le Fa, distribuer des documents de clarification de la vérité et coller des autocollants contenant des informations sur Dafa.
En grandissant, ma fille était accaparée par ses devoirs et ses examens et n’avait presque plus le temps d’étudier le Fa, surtout après son entrée au collège. J’avais l’impression qu’elle s’était encore plus éloignée de Dafa après son entrée à l’université. Lorsqu’elle rentrait à la maison pendant les vacances, je l’encourageais à étudier le Fa. Chaque jour, nous passions une demi-heure à lire ensemble le Zhuan Falun. Mais je voyais bien qu’elle n’y mettait pas vraiment tout son cœur. Elle ne le faisait que pour me faire plaisir.
Par la suite, elle est devenue très accro à son téléphone et ne pouvait plus s’en passer. J’avais beau lui rappeler, elle n’arrêtait pas. Je me fâchais souvent contre elle et je la critiquais, mais cela ne servait à rien.
En juillet dernier, après son retour de l’université, j’ai de nouveau voulu étudier le Fa avec elle. Mais elle a dit qu’elle avait mal à la tête. Elle est restée alitée toute la journée pendant plusieurs jours à cause de ses règles. Elle souffrait de violents maux de tête et dormait pour soulager la douleur chaque fois qu’elle avait ses règles. J’avais vraiment de la peine pour elle. Comment en était-elle arrivée là ? En repensant à la façon dont elle cultivait avec moi quand elle était petite et jouissait d’une bonne santé, j’avais vraiment de la peine pour elle. À présent, elle était comme une personne ordinaire.
J’ai pris conscience que j’étais en partie responsable de la situation dans laquelle se trouvait ma fille. J’ai identifié mon attachement à son égard. J’avais toujours espéré qu’elle soit en bonne santé et qu’elle mène une vie heureuse, mais il s’agissait là d’un sentiment humain ordinaire ; chacun a son propre destin. Comment aurais-je pu contrôler le sien ? Chaque fois qu’elle rentrait à la maison, je la poussais à étudier le Fa. Derrière cela se cachait mon égoïsme. Je voulais qu’elle bénéficie de la protection de Dafa grâce à l’étude du Fa afin qu’elle soit en bonne santé et qu’elle ait un avenir radieux.
Quelle pensée égoïste ! J’utilisais Dafa. J’ai compris que je devais changer ma façon de penser. Je devais l’aider avec compassion à véritablement obtenir le Fa, à cultiver et à comprendre le sens de la vie. J’ai émis la pensée droite pour éliminer tous les facteurs pervers qui interféraient avec sa cultivation. En même temps, j’ai essayé d’éliminer la culture du Parti communiste chinois en moi. Je ne lui ai plus parlé d’un ton autoritaire ni avec force. Au contraire, je lui parlais paisiblement et gentiment, lui demandant quel moment lui conviendrait pour étudier le Fa et combien de temps elle souhaitait étudier. Elle m’a répondu joyeusement : « Le midi et le soir, ça me va. » Nous avons décidé d’étudier le Fa à midi et de pratiquer les exercices le soir, tous les jours.
Ma fille a tenu parole. Elle a étudié le Fa avec attention et a traité les livres de Dafa avec beaucoup de respect. Elle a également fait preuve d’une grande détermination lors des exercices du soir. La première fois qu’elle a médité, elle est restée assise pendant une heure entière, et je l’ai félicitée. L’exercice qu’elle redoutait le plus était le deuxième. Nous l’avons pratiqué pendant trente minutes, et elle a tenu bon. Bien qu’elle ait été épuisée, en sueur et à faire des grimaces, elle a tenu bon et a semblé très heureuse après coup.
Quelques jours plus tard, ma fille m’a dit : « Maman, je crois que les exercices fonctionnent. Je me sens très détendue. » Je lui ai répondu : « Alors, continuons à pratiquer ! » Elle a acquiescé joyeusement.
Elle m’a dit que les douleurs menstruelles qui la tourmentaient depuis des années avaient disparu. Elle était très reconnaissante envers le Maître. Elle espérait pouvoir continuer à cultiver même loin de la maison.
Une fois encore, je remercie le Maître de ne jamais avoir renoncé à moi, une pratiquante indigne et têtue ! Je ne peux que m’efforcer d’être plus assidue pour être à la hauteur de la compassion du Maître !
Traduit de l’anglais
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