(Minghui.org) Une femme de 62 ans résidant à Shenyang, dans la province du Liaoning, fait l’objet de poursuites judiciaires en raison de sa pratique du Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

Le 4 juin 2026, alors que Mme Liu Xiaoya passait devant un centre pour personnes âgées, une femme âgée l’a interpellée. Quelques instants plus tard, une voiture de police s’est arrêtée et quatre agents en civil sont sortis. Il s’agissait de Li Junfeng et Luo Hao du poste de police de la zone de développement économique et technologique, et de Wang Cheng et Xu Bo du poste de Zhongchao.

Les agents ont emmené Mme Liu dans plusieurs endroits à proximité, notamment une gare routière et un immeuble résidentiel. Ils l’ont forcée à se tenir debout à côté des affiches du Falun Gong qui se trouvaient à ces endroits et l’ont prise en photo et en vidéo. On ignore qui avait mis ces affiches. Ils l’ont également fouillée et lui ont confisqué certains de ses effets personnels. Aucun des agents n’a présenté de pièce d’identité, de mandat d’arrêt, ni de mandat de perquisition.

La police s’est servie des photos et des vidéos pour accuser Mme Liu d’avoir posé les affiches du Falun Gong. Cet après-midi-là, ils sont entrés chez elle par effraction et ont fouillé les lieux alors qu’il n’y avait personne. Ils ont emporté ses livres de Falun Gong, le portrait du fondateur du Falun Gong et d’autres effets personnels.

Le même soir, ils ont emmené Mme Liu au centre de traitement des dossiers du poste de police de Tiexi. Elle a été interrogée et contrainte de se soumettre à un examen médical. Elle a été envoyée le 5 juin vers 4 heures du matin au premier centre de détention de la ville de Shenyang.

Quelques jours plus tard, la police a transmis le dossier de Mme Liu au parquet du district de Dadong, demandant qu’il délivre un mandat d’arrêt officiel à son encontre.

Les procureurs Ge Mingyi et Wang Tingting ont entendu Mme Liu le 12 juin. Elle a refusé de répondre à toute question et a exigé que les photos et les vidéos que la police avait prises d’elle de force soient retirées des pièces à conviction. On ignore si les procureurs ont déjà pris une décision.

Avant cette dernière persécution, des agents du poste de police de Xita avaient arrêté Mme Liu le 17 juillet 2014, puis en octobre 2015, le tribunal du district de Heping l’avait condamnée à trois ans de prison. Elle a été incarcérée à la prison pour femmes de la province du Liaoning le 5 janvier 2016. Elle y a subi diverses formes de torture et a été libérée en juillet 2017.

Traduit de l’anglais