(Minghui.org) À voir Cindy Su, il est difficile de croire qu’elle n’est pas une étudiante : elle est en réalité une femme d’affaires prospère depuis plus de vingt ans à Taïwan, en Afrique du Nord et dans d’autres régions.

Dans la vingtaine, la carrière de Cindy était déjà bien établie, elle était à la pointe de la mode et très bien rémunérée. Aujourd’hui, à presque cinquante ans, elle paraît toujours jeune. Pourtant, derrière sa réussite se cachent une enfance difficile et une amère déception.

Heureusement, Cindy peut affirmer aujourd’hui qu’elle a laissé tout cela derrière elle, qu’elle a pris un nouveau départ et qu’elle est heureuse.

Victime d’intimidation dans son enfance

Cindy est née dans le comté de Miaoli à Taïwan et, enfant, elle a été victime d’intimidation. Elle se souvient : « Cette expérience traumatisante m’a profondément marquée. Je ne comprenais pas pourquoi les autres me faisaient tant de mal. Je ne faisais plus confiance à personne ; je me demandais même pourquoi j’étais en vie. »

Elle a commencé à faire régulièrement des cauchemars lorsqu’elle était en CE1. Cindy a confié : « Je rêvais qu’on me faisait du mal. » Elle se réveillait souvent en hurlant.

Ne voulant pas que sa famille s’inquiète pour elle, Cindy ne leur a jamais dit ce qu’elle traversait. Au contraire, elle faisait de son mieux pour se comporter comme une « personne normale » devant les autres et cachait son anxiété. « C’était comme si j’avais une double personnalité : l’une était normale, et l’autre celle qui avait été blessée. »

Succès précoce et sentiment de vide

Ensuite, Cindy a fait des études universitaires, après avoir obtenu son diplôme en commerce international, elle s’est rendue au Royaume-Uni pour poursuivre ses études. Elle s’est ensuite installée en Tunisie, en Afrique du Nord, où elle a travaillé dans le commerce, avant de s’installer brièvement à Shenzhen, en Chine.

Ses compétences exceptionnelles étaient très appréciées. Contrairement aux nouveaux arrivants qui commençaient habituellement comme assistants administratifs, Cindy s’est vu confier des responsabilités opérationnelles dès son arrivée dans l’entreprise et a rapidement gravi les échelons jusqu’au poste de responsable.

Cindy travaillait dans le commerce international, où elle était très appréciée. (Minghui.org)

À l’époque, Cindy était alors âgée d’une vingtaine d’années, elle occupait déjà un poste très bien rémunéré. Elle se remémore : « C’était comme si l’argent affluait à chaque respiration. » Jeune et inexpérimentée dans la gestion de sa fortune, elle a commencé à se laisser emporter par les plaisirs matériels de l’existence.

Cindy se rappelle : « J’ai commencé à faire des achats, à acheter les uns après les autres des ensembles de vêtements qui coûtaient des dizaines de milliers de yuans. Je pouvais dépenser plus de 50 000 yuans en une heure. Mais le bonheur que je ressentais après chaque achat ne durait qu’environ cinq minutes. Puis j’allais en acheter un autre et dépenser encore 10 000 ou 20 000 yuans. »

Ses amis et sa famille l’enviaient : un salaire élevé, un poste prestigieux, un petit ami, des soirées, des voyages… Elle avait tout pour elle. Pourtant, sa vie ne lui procurait pas le véritable bonheur.

Cindy se sentait souvent mal à l’aise. Parfois, lorsqu’elle se rendait dans différents pays pour son travail, et se réveillait dans une chambre d’hôtel, elle se figeait soudainement, se demandant : « Dans quelle ville suis-je ? » Lorsqu’elle buvait de l’alcool, elle pouvait perdre soudainement ses repères et se demander : « Qui suis-je ? »

Elle a réalisé que, même si elle avait l’impression d’avoir tout accompli, elle ignorait toujours le véritable sens de la vie : « Je savais m’occuper de tout ce qu’il y avait à faire, et l’on me félicitait au travail. Mais j’ignorais quel était mon but dans la vie. »

Difficile de trouver un « havre de paix »

Dès son plus jeune âge, Cindy avait déjà été témoin de la face cachée du monde des affaires. Son ascension fulgurante a fait d’elle une cible de jalousies et de luttes intestines. Elle a ajouté : « Je faisais simplement bien mon travail, mais parfois, mes collègues se montraient impitoyables. Tout n’est qu’une lutte pour la renommée et le gain. » Elle a été confrontée à des luttes intestines au plus haut niveau, à des détournements de fonds perpétrés par le personnel chargé des achats de la cafétéria et à d’autres humiliations qui l’ont épuisée.

Finalement, Cindy a eu l’impression que ses mains étaient tachées de sang et imprégnées de l’odeur nauséabonde de l’argent, et qu’aucun lavage ne pourrait les purifier. Cindy a réalisé que le monde de la célébrité et de la fortune était trop complexe et elle a décidé qu’il était temps pour elle de partir. Ainsi, après s’être assurée d’avoir une situation financière stable, elle a démissionné de son poste.

Après avoir quitté son emploi dans le commerce, Cindy s’est lancée dans la création de bijoux et a commencé à se distinguer dans les concours. Mais elle était loin de se douter des luttes de pouvoir qui existaient dans le monde du design.

Cindy a découvert que les concours avaient déjà une liste de lauréats toute prête. Lors de deux concours distincts, les membres du jury lui ont confié en privé qu’elle devait initialement remporter la première place, mais que le résultat final avait été modifié à la suite de manipulations internes.

Cindy était très déçue, car elle avait l’impression de ne trouver aucun havre de paix dans ce monde : « Je voulais juste échapper à toutes ces complications, faire quelque chose qui n’ait rien à voir avec l’argent. Mais j’ai fini par comprendre qu’on ne peut pas échapper à la course à la renommée et au gain dans ce monde. » Elle a commencé à perdre ses illusions.

Une vidéo qui a changé sa vie

Alors qu’elle naviguait sur le web, Cindy est tombée sur la vidéo d’un professeur. À la fin de la vidéo, il était assis les jambes croisées, en position du lotus. Cindy était stupéfaite. Elle a dit à son mari : « C’est le geste de la main du Bouddha ! »

Après avoir découvert que le professeur pratiquait le Falun Dafa, Cindy a immédiatement contacté un point de pratique situé à proximité et a participé à un atelier de neuf jours pour s’initier à cette discipline.

Il lui a fallu près d’un mois pour lire le Zhuan Falun (les principaux enseignements du Falun Dafa). Elle n’avait jamais lu un livre aussi lentement auparavant, et elle s’endormait chaque fois qu’elle lisait un passage. Elle a dit : « Après l’avoir lu plusieurs fois, cependant, j’ai constaté que chaque phrase du livre semblait s’adresser directement à l’essence même de l’existence, à des vérités que personne d’autre ne pouvait expliquer. »

Mais surtout, la rancœur et la haine qui l’habitaient depuis de nombreuses années se sont peu à peu dissipées. Cindy a avoué : « Elles semblaient s’effacer couche après couche à mesure que je lisais le Zhuan Falun. Dès l’instant où j’ai véritablement compris le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance, je n’ai pu m’empêcher de fondre en larmes. »

Elle a pris conscience que ses épreuves et ses souffrances étaient profondément enracinées. Elle a confié : « Après avoir commencé à lire le Zhuan Falun, toute la haine qui s’était accumulée au fil des ans a disparu, et j’ai entamé un nouveau chapitre de ma vie. »

Cindy fait les exercices du Falun Dafa. (Minghui.org)

Un esprit ouvert

Cindy, qui a été traumatisée dans son enfance, se méfiait des gens. Elle a dit : « Les gens peuvent se montrer gentils avec toi en apparence, mais ils te font du mal dans ton dos. » Elle a donc toujours fait la distinction entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle, et a refusé de nouer des amitiés profondes. Mais tout a changé après qu’elle a commencé à pratiquer le Falun Dafa, elle a pris conscience que « chaque être humain est une création divine et mérite d’être chéri. »

Graduellement, elle a compris que le mauvais comportement de certaines personnes pouvait trouver son origine dans leur éducation. Elle a expliqué : « Les gens peuvent tromper les autres, mais ils sont capables de changer. On ne peut pas nier la valeur de leur vie. Peut-être apprendront-ils de leurs erreurs. »

Cette prise de conscience l’a poussée à vouloir vraiment faire confiance aux autres et à les traiter avec sincérité. Elle a confié : « Je sais désormais que chacun a un lien prédestiné avec moi. » Elle a constaté qu’en conséquence, elle a maintenant des amis sincères.

Mettre de côté les conflits successoraux

La question de l’héritage familial dans la société actuelle est un sujet qui met à l’épreuve la nature humaine. De nombreuses familles ont vu des divisions se creuser lors du partage des biens, allant jusqu’à des rivalités entre frères et sœurs et à des poursuites judiciaires entre proches parents.

Depuis des années, Cindy était en désaccord avec son père au sujet du partage du patrimoine familial. Son père avait décidé de répartir les biens entre ses autres frères et sœurs, ce qui était inacceptable pour elle.

Mais après avoir commencé à pratiquer le Falun Dafa, Cindy a changé de mentalité : « Le Falun Dafa m’a fait comprendre que ce qui t’appartient sera à toi, et que ce qui ne t’appartient pas, tu ne peux pas l’obtenir, même en te battant pour l’avoir. »

Elle a commencé à comprendre les épreuves auxquelles ses aînés ont été confrontés, ce qui l’a amenée à ne plus accorder autant d’importance aux gains et aux pertes. Elle a dit : « Une fois que j’ai lâché prise, je me suis sentie vraiment libre. »

Cindy a aussi réalisé que, par le passé, elle n’avait fait preuve que d’une apparence de dévouement envers ses parents, sans leur être véritablement dévouée ni obéissante. Par exemple, lorsque son père abordait des questions politiques ou sociales, elle se disputait souvent avec lui. Aujourd’hui, elle l’écoute, respecte ses souhaits et le laisse exprimer ses sentiments. Son père lui exprime également sa reconnaissance et affirme : « Le Falun Dafa est vraiment merveilleux et a si bien éduqué ma fille. »

Un phare dans la vie

Aujourd’hui, Cindy poursuit ses activités dans les domaines du commerce international et de la création de bijoux. C’est aussi une épouse et une fille attentionnée. Elle dit avoir enfin trouvé la paix intérieure.

Elle a affirmé : « Authenticité-Bienveillance-Tolérance, c’est comme l’étoile polaire dans la nuit noire. Même quand il fait noir, on sait où aller. »

Elle s’est également rendu compte que les gens sont comme des pierres précieuses. À force d’être polis, ils peuvent être façonnés et affinés, jusqu’à devenir purs et éclatants. Elle a ajouté : « C’est en fait ce qui fait une personne. »

Autrefois en quête d’un havre de paix, loin des luttes pour la renommée et le gain du monde réel, Cindy a abandonné le commerce international pour se consacrer à la création de bijoux, sans jamais parvenir à trouver son véritable foyer. En tant que pratiquante de Falun Dafa, elle réalise désormais que le véritable paradis ne se trouve pas à l’extérieur de soi. Respecter le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance nous enseigne que le paradis se trouve dans notre cœur.

Traduit de l’anglais