(Minghui.org) En février et avril 2026, la police de Chongqing a fait irruption et a perquisitionné le domicile d’une femme de 77 ans parce qu’elle pratique le Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée par le régime communiste chinois depuis 1999.

Chen Hua, chef du poste de police de Chenjiaqiao, Yu Qiao, agent de police de quartier, deux policiers dont l’identité est inconnue, Xie Shaoqing, directeur du bureau de quartier, ainsi que Wang Cui et Yi Ping, du bureau de quartier, ont frappé à la porte de Mme Xu Mingjin à midi le 28 février 2026. Ils ont crié son nom et lui ont ordonné d’ouvrir.

Mme Xu leur a demandé ce qu’ils voulaient et a refusé de les laisser entrer. Les policiers l’ont accusée d’être impliquée dans une escroquerie et ont prétendu avoir un mandat de comparution.

Lorsque Mme Xu a exigé de voir ce document, ils lui ont montré un papier portant un cachet mais aucune signature. Selon la loi, un tel document n’est pas valide sans la signature du chef de la police. Elle leur a dit qu’elle n’était au courant d’aucune escroquerie et qu’elle ne les laisserait pas entrer.

Après que la police a fait appel à un serrurier pour forcer la porte, les agents ont fait irruption. Deux d’entre eux ont traîné Mme Xu dehors. Pendant ce temps, les autres ont fouillé son domicile pendant plus d’une heure. Ils ont confisqué tous ses livres de Falun Gong, une photo du fondateur du Falun Gong et d’autres effets personnels.

Après la descente, la police a emmené Mme Xu au département de police du district de Shapingba. Lorsqu’ils l’ont interrogée sur sa récente visite à la ville de Zouma, où se trouve la prison pour femmes de Chongqing, elle a refusé de répondre. Ils lui ont alors demandé quels avantages elle tirait de la pratique du Falun Gong. Elle a répondu que le Falun Gong enseigne Authenticité-Bienveillance-Tolérance et qu’elle vit selon ce principe pour devenir une meilleure personne.

Elle a exigé de connaître les noms des agents qui l’avaient interrogée, mais ceux-ci ont refusé de les lui donner. Elle a été libérée après 22 heures.

Lorsque Mme Xu est rentrée chez elle, elle a trouvé son appartement saccagé. Ses vêtements et ses effets personnels étaient éparpillés sur le sol. Sa porte d’entrée avait été fracturée et il était impossible de la fermer complètement. Elle a dû faire appel à quelqu’un pour la réparer le lendemain.

Neuf jours plus tard, le 9 mars 2026, les agents de police de quartier Yu Qiao et Zhu Gang ont de nouveau harcelé Mme Xu.

Le 1er avril 2026, le chef de la police Chen Hua et son subalterne Li Xiaogang se sont présentés au domicile de Mme Xu. Ils lui ont ordonné de les accompagner au poste de police pour récupérer ses effets personnels. Elle a refusé d’obtempérer et leur a dit qu’ils devaient lui renvoyer ses affaires. Ils ont de nouveau fait appel à un serrurier, ont forcé l’entrée, ont arrêté Mme Xu et l’ont emmenée au poste de police.

Alors que Mme Xu tentait d’expliquer à la police que cette persécution est illégale, ils ont falsifié son procès-verbal d’interrogatoire et lui ont ordonné de le signer. Au lieu de cela, elle a écrit qu’ils avaient violé la procédure légale en pénétrant sans autorisation dans sa propriété privée. Ils lui ont retiré son stylo des mains et ont quitté la pièce.

L’agent Li est revenu et a déclaré que Mme Xu avait été condamnée à une détention administrative, mais qu’en raison de son âge avancé, cette condamnation ne serait pas appliquée. Il lui a donné un autre document à signer, ce qu’elle a refusé de faire.

Contre son gré, la police a pris des photos de Mme Xu, a relevé ses empreintes digitales et a prélevé un échantillon de son sang avant de la libérer après 17 heures.

Commencer à pratiquer le Falun Gong

Mme Xu, retraitée de l’usine de moteurs électriques de Huxi, dans la ville de Chenjiaqiao, a commencé à pratiquer le Falun Gong en mai 1999. Elle souffrait auparavant de problèmes au cou, à l’estomac et au foie, ainsi que d’excroissances osseuses au niveau des lombaires et de maux de tête chroniques. Elle était également extrêmement sensible au froid. Lorsqu’elle avait une vingtaine d’années, elle a essayé toutes sortes de médicaments et d’exercices pour améliorer sa santé, mais rien n’y a fait. Peu après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong, cependant, elle s’est rétablie. Elle se sentait légère et pleine d’énergie. En étudiant les enseignements du Falun Gong, elle a surmonté son mauvais caractère, et ses relations avec sa famille et ses voisins se sont améliorées.

Persécutions passées

Avant cet acte récent de persécution, Mme Xu avait déjà purgé une peine d’un an dans un camp de travaux forcés, avait été détenue dans un centre de lavage de cerveau, et avait été arrêtée et harcelée à de nombreuses autres reprises. Son mari a subi une telle détresse psychologique que son problème cardiaque et son hypertension se sont aggravés et il est décédé en septembre 2013.

Une peine d’un de camp de travaux forcés

Mme Xu a été arrêtée en mai 2009 car elle avait parlé du Falun Gong à des gens et elle a été condamnée à un an de camp de travail.

Pendant trois mois, elle a été contrainte de se lever à 6 heures du matin et n’avait pas le droit d’aller se coucher avant 3 h 30 du matin. De 8 heures à 18 heures, elle était enfermée dans une pièce sombre et obligée de rester accroupie. Une codétenue était chargée de la surveiller et de l’empêcher de se lever ou de s’asseoir. Lorsqu’elle ne pouvait plus rester accroupie, elle s’effondrait, et la détenue la frappait et l’insultait. La position accroupie a fait gonfler ses pieds de manière considérable, et elle a dû porter des chaussures beaucoup plus grandes. De retour dans sa cellule après le dîner, elle était contrainte de rester accroupie jusqu’à l’heure du coucher. Deux détenues la surveillaient pendant qu’elle dormait. Elles la réveillaient si elle pliait les jambes, car on lui avait ordonné de les garder tendues pendant son sommeil. Après avoir dormi moins de trois heures, elle était contrainte de se lever et de subir la même torture.

Comme Mme Xu refusait de renoncer au Falun Gong, le camp de travail a rejeté à de nombreuses reprises les demandes de visite de sa famille. Son mari s’est rendu au camp de travail à de nombreuses reprises alors que la température dépassait les 40° C (104° F) et a finalement été autorisé à la voir une seule fois. Cependant, lorsque d’autres membres de sa famille ont demandé à lui rendre visite, les gardiens ont déclaré qu’ils n’approuveraient la demande que s’ils parvenaient à persuader Mme Xu de se retourner contre le Falun Gong.

En plus de la torture par la position accroupie, Mme Xu a été contrainte d’effectuer des travaux forcés, notamment d’emballer des bonbons. En été, elle était parfois forcée de rester debout sous un soleil de plomb et ne recevait qu’une seule cuvette d’eau pour se laver et faire sa lessive. En hiver, les gardiennes la faisaient s’asseoir devant une fenêtre ouverte et la laissaient se geler. Le versement de sa pension de retraite a également été suspendue pendant un an.

Un mois dans un centre de lavage de cerveau

En 2011, les autorités de Chongqing ont fixé un quota d’arrestations d’un certain nombre de pratiquants de Falun Gong. La police a interpellé Mme Xu alors qu’elle rentrait chez elle après avoir fait ses courses et l’a emmenée au centre de lavage de cerveau de Qianzhugou pendant un mois.

Dans ce centre, deux employés surveillaient Mme Xu 24 heures sur 24. Ils l’ont forcée à regarder et à lire des documents diffamant le Falun Gong. Ils ont également contraint son fils et son mari à rester avec elle, les menaçant de la condamner à une peine de prison s’ils ne parvenaient pas à la persuader de renoncer au Falun Gong.

Les employés ont également ajouté des substances inconnues à la nourriture de Mme Xu. Sa tension artérielle fluctuait de manière incontrôlable et elle faisait chaque nuit des cauchemars accompagnés de sueurs abondantes. Elle était constamment effrayée et stressée.

Encore d’autres épisodes de harcèlement et de détention

Mme Xu a été arrêtée à nouveau le 19 août 2012, alors qu’elle rendait visite à un autre pratiquant. Le lendemain, la police a fait appel à un serrurier pour forcer l’entrée de son domicile. Ils ont effectué une perquisition et saisi une machine à fabriquer des nouilles.

Mme Xu a été détenue au poste de police de Zhongliangshan pendant deux jours, puis placée sous résidence surveillée pendant un an. La police surveillait ses activités quotidiennes et son utilisation du téléphone portable, la suivant souvent lorsqu’elle sortait. Ils ont également harcelé son mari et son fils et les appelaient fréquemment.

Le stress psychologique a eu des répercussions sur la santé de son mari. Ses problèmes cardiaques et son hypertension se sont aggravés, et il est décédé un an plus tard, en septembre 2013.

Mme Xu a été arrêtée à nouveau le 14 juin 2016 et détenue au centre de détention du district de Shapingba pendant 11 mois. Elle a été libérée le 13 mai 2017.

Le 15 août 2018, alors qu’elle effectuait des démarches administratives pour sa retraite, Mme Xu a été arrêtée par des agents du poste de police de Chenjiaqiao après avoir été signalée par Chen Yueqin et Yi Bing, respectivement directeur et directeur adjoint du comité de quartier. La police a pris une photo d’elle et a menacé de l’emmener dans un centre de lavage de cerveau. Elle s’y est fermement opposée. Chen a menacé de venir « prendre de ses nouvelles » une fois par mois à l’avenir.

Traduit de l’anglais